Gremlins : le rejeton démoniaque de Spielberg et Joe Dante

Simon Riaux | 3 octobre 2020
Simon Riaux | 3 octobre 2020

Il compte parmi les succès les plus importants et imprévisibles des années 80. Revenons sur la fabrication de Gremlins, le monstrueux carton d’Amblin ainsi que sur les ingrédients de sa réussite, qui ne se dément pas, plus de 30 après sa sortie. 

Steven SpielbergJoe Dante, Chris Columbus... Derrière cet énorme succès de 1984 se cachent trois grands noms du divertissement américain qui ont contribué à forger l'imaginaire de toute une génération. Premier succès international de la société Amblin à ne pas être réalisé par son fondateur, Gremlins est une oeuvre au souvenir encore bien vivant chez plusieurs générations de cinéphiles et cinéphages. Film impertinent et remuant, il va secouer ses spectateurs, les plus jeunes, mais aussi leurs parents, au point de pousser le comité de classification américain (MPAA) à se réformer.

Mais comment ce faux film de Noël a-t-il pu sortir des tuyaux de l'industrie hollywoodienne ?

 

Affiche officielleUne affiche restée légendaire

 

GENÈSE BALÈZE 

Pour arriver au petit miracle que nous connaissons aujourd’hui, il aura fallu une suite de hasards, coups de chance ou du sort, et quelques belles intuitions. Quand sort Gremlins, en 1984, la société de production Amblin est dans une position bien particulière. Toute jeune, elle a déjà un énorme succès à son actif, le glorieux E.T. l'extra-terrestre de son fondateur Steven Spielberg. Mais il faut assurer sa viabilité sur d’autres projets que ceux du jeune réalisateur, et comme il est à la recherche d’un long-métrage horrifique à petit budget, le scénario d’un certain Chris Columbus tombe à pic. 

Ce dernier n’a pas rédigé Gremlins en pensant pouvoir un jour le transformer en long-métrage, tant il considère son idée comme bizarroïde. Son scénario a été pensé à la manière d’une carte de visite, preuve d’inventivité et de maîtrise narrative, imaginée par celui deviendra le metteur en scène de Maman j'ai raté l'avion quelques années plus tard. 

 

photoDeux sales, deux ambiances

 

Mais quand Steven Spielberg tombe dessus, il s’amourache de ce script efficace, créatif et retors. Il faut dire qu’il a voulu monter il y a peu Dark Skies, un projet dans lequel une famille banlieusarde était assiégée par de petites créatures venues des étoiles, et que le scénario qu’il a entre les mains va lui permettre de transformer et faire aboutir ce concept. Il décide d’en amoindrir certaines séquences qu’il juge un peu trop cruelles (le chien de la famille se faisait dévorer, Gizmo se transformait en Gremlins et la mère du héros était sauvagement décapitée par les vilaines bébêtes) et se met en quête d’un réalisateur pour mettre tout cela en boîte. 

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commentaires

Totemkopf
16/10/2020 à 14:17

@televore

c'est trop dur de devoir le découvrir quelques lignes plus bas ?

televore
16/10/2020 à 13:51

c'est trop dur de mettre "réservé aux abonnés" au début de l'article?

Pat Rick
06/10/2020 à 11:49

J'aime bien les 2 Gremlins,
Parmi les meilleurs films pop-corn des années 80.

Cépafo
03/10/2020 à 11:15

Quel film. Une véritable satire. Des créatures devenues cultes. Un Joe Dante en forme.

Toute ma jeunesse, et le côté satirique je ne l'ai compris que bien des années plus tard. Bref des monstres plus vrais que nature. La scène au cinéma ou celle dans le bar sont juste cultissimes.


Grand film. Et même le 2 c'est quelque chose. Moins dans l'émotion. Mais extrêmement drôle.

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