Hannibal Lecter : du chef d'œuvre au nanar, une saga cannibale culte

La Rédaction | 2 mai 2020 - MAJ : 02/05/2020 19:41
La Rédaction | 2 mai 2020 - MAJ : 02/05/2020 19:41

Du Sixième sens à la série Hannibal, en passant par Dragon rouge et Le Silence des agneaux, le personnage de Thomas Harris est riche.

Alors qu'une nouvelle série est développée autour de Clarice Starling incarnée cette fois par Rebecca Breeds, la saga Hannibal Lecter continue à passionner et nourrir l'imaginaire cannibale. Largement popularisée par Le Silence des agneaux et son succès phénoménal, le personnage de Thomas Harris a donné lieu à de nombreuses versions plus ou moins mémorables et connues.

La rédaction retrace cette histoire d'amour et de chair, qui a donné des merveilles et un peu de nanar aussi.

 

photo, Jodie FosterAllo ? Clarice va revenir, encore ?

 

LE SIXIÈME SENS

De quoi ça parle : De Will Graham, brillant agent du FBI et profiler surdoué, capable de déterminer le fonctionnement d'un tueur à partir d'infimes détails d'une scène de crime. Inquiet de la pression qu'il subit et des conséquences familiales de son emploi, il s'est retiré. Mais une affaire particulièrement sanglante met ses petits camarades en échec et le convainc de retourner au front, en demandant l'appui d'un certain Dr Lecter, psychopathe cannibale qu'il a lui-même fait arrêter après qu'il ait failli se faire boulotter.  

Le film est l'adaptation du roman Dragon Rouge de Thomas Harris. 

Comment ça a été reçu : A sa sortie, la presse y a surtout vu un manifeste plastique plutôt creux, considérant que Michael Mann se perdait dans un style trop vulgaire et démonstratif. Parallèlement, le box-office n’a pas été des plus cléments. Avec 8 millions de dollars amassés sur le sol américain le film est le 76e succès de l’année 1986, une piètre performance pour son producteur, Dino de Laurentiis, dont la société pédale alors dans la semoule, entraînant une sortie désorganisée et très étalée dans le temps.  

 

photo"Tu vas voir, ça va bien se passer"

 

Pourquoi c’est bien : On a beaucoup reproché au film de se focaliser sur la forme, mais c’est ce qui en fait aujourd’hui une œuvre si étrange et importante. Tout d’abord parce que le fétichisme du film colle parfaitement à son époque, mais surtout aux deux tueurs en série qui l’habitent. Tous deux narcisses en puissance bâtissant un grand œuvre de chair et de sang, ils donnent le sentiment de pirater totalement le récit, grâce au charisme plus en retrait de William Petersen, auquel on reprocha un peu trop vite de ne pas avoir les épaules pour le rôle. 

C’est aussi une des plus intéressantes représentations du redoutable Hannibal, parce qu’il ne prend jamais la main sur l’intrigue, il peut la contaminer progressivement, tandis que son interprète Brian Cox en propose l’interprétation la plus trouble, la plus sobre, mais aussi la plus menaçante et anxiogène. Certes, ce bon docteur a toujours du charme, mais il ne fait ici aucun doute que l’artiste de la dévoration n’attend qu’une bonne occasion pour se repaître de ses interlocuteurs. S’il n’est pas la version la plus célébrée du personnage, c’est sans doute une des plus fortes. 

Échelle du cannibalisme : On s’en lécherait les phalanges, après en avoir dégusté la pulpe revenue avec un peu de vinaigre de Xerès. 

 
 

photo, Brian CoxPour les fèves au beurre et le délicieux Chianti, on repassera

 

LE SILENCE DES AGNEAUX

De quoi ça parle : L'habit ne fait pas le moine. Buffalo Bill, par exemple, n'est pas un cow-boy. Son truc à lui, c'est plutôt de tuer les gens et découper leur peau. Clarice Starling, jeune stagiaire du FBI, est chargée par ses supérieurs de se renseigner sur l'affaire en allant discuter avec un détenu nommé Hannibal Lecter. Celui-ci, au contraire, est doté d'un patronyme très révélateur. Il apprécie la compagnie d'un bon livre et se sert très régulièrement de la sauce Hannibal.

Le Silence des agneaux est l'adaptation du livre de Thomas Harris du même nom, deuxième volet des aventures du Docteur Lecter après Dragon Rouge. Rien à voir cependant avec le film de Michael Mann : les deux œuvres ne sont pas officiellement liées.

 

photo, Anthony HopkinsGeste barrière niveau 10

 

Comment ça a été reçu : En 1992, le long-métrage remporte 5 Oscars avec meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleure actrice et meilleur scénario adapté (soit le cinq majeur, en faisant un des trois seuls à l'avoir réalisé avec New York - Miami et Vol au-dessus d'un nid de coucou). La presse américaine ne tarit pas d'éloge sur le thriller, qui va devenir grâce à sa réception un petit classique. Forcément, niveau box-office, le succès est au rendez-vous. Hors inflation, il récolte 272,7 millions de dollars dans le monde pour un budget estimé à 19 millions.

Pourquoi c'est bien : Comme le roman sans répit dont il est adapté, le film culte de Jonathan Demme s'attèle avant tout à décortiquer la question du mal, confrontant un personnage principal peu au courant de sa propre innocence à deux monstres impitoyables.

La première séance de dialogue avec Anthony Hopkins, largement commentée en raison de la force du jeu de l'acteur, est en général la plus célèbre des séquences du long-métrage et Lecter est clairement devenu une figure phare de la pop-culture grâce à elle. Néanmoins, c'est bien dans le rapport entre les deux tueurs que réside le génie de la narration de Harris et par conséquent de Demme, qui s'est surtout montré restitueur de génie, comme le prouvent d'ailleurs ses captations de concert. Lubrique ou distingué, sale ou beaucoup trop soigné, le mal prend toutes les formes dans cette épopée malade. Clarice, chargée de résoudre le mal par le mal, va donc faire une expérience traumatisante et finalement très existentielle: mettre à l'épreuve sa morale de la pire des façons possibles. Forcément, le spectateur est invité à faire de même.

Echelle de cannibalisme : À manger et remanger sans modération.

 

photo, Jodie FosterUne scène culte

 

HANNIBAL

De quoi ça parle : Hannibal s'est installé à Florence pour reprendre une vie presque normale, et Clarice continue la sienne au FBI. Mais Lecter éveille malgré lui les soupçons d'un policier trop curieux, tandis que suite à une bavure, Starling est contactée par Mason Verger, qui cherche à se venger à tout prix du cannibale qui a ruiné son visage.

Comment ça a été reçu : Assez mal par principe, puisque Le Silence des agneaux était et reste tellement respecté que passer après semblait suicidaire. Le succès est là (plus de 350 millions au box-office, pour un budget d'environ 90), mais aucun prix, aucun Oscar, aucun prestige réelle pour l'équipe ici.

 

Photo Julianne MooreJulianne Moore, magnifique Clarice

 

Pourquoi c'est magique : Ridley Scott n'est pas là pour singer le film de Jonathan Demme, et de la même manière que le roman Hannibal a désarçonné voire choqué beaucoup de lecteurs (notamment la fin, où Clarice mange la cervelle de Krendler avant de coucher avec Lecter), le film ne pouvait que diviser, et appeler les comparaisons.

Hannibal est pourtant à voir et juger comme un film à part entière. Et quel film. Le Silence des agneaux était un modèle de film policier et de face-à-face intellectuel autour de la monstruosité, et cette continuation est un conte romantique envoûtant, une chasse entre la Belle et la Bête, racontée comme un lent et long cauchemar. Le travail sur le montage (Clarice qui arrive à Verger comme dans un rêve, dans son manoir habillé de brume), la photographie de John Mathieson et la musique de Hans Zimmer, participent à créer cette atmosphère douce et ténébreuse, qui culmine avec un accès d'horreur et d'érotisme pur dans la dernière partie.

Le film est d'une beauté renversante, aussi bien visuellement ou thématiquement, puisque la relation entre Hannibal et Clarice est intensément tordue et excitante. "J'ai traversé la moitié du monde pour vous voir fuir, Clarice..." Anthony Hopkins a eu l'Oscar pour Le Silence des agneaux, mais il n'est pas impossible de trouver sa prestation encore plus sensationnelle et belle ici, face à une Julianne Moore formidable en Clarice, et qui n'a pas à palir face à Jodie Foster.

Le dossier complet et complètement amoureux sur Hannibal est par là.

Echelle de cannibalisme : À consommer l'estomac bien accroché, et le palais prêt pour de telles saveurs.

 

Photo Anthony HopkinsUn final magnifique et ténébreux

 

DRAGON ROUGE

De quoi ça parle : C’est une deuxième adaptation de Dragon Rouge, dont l’intrigue ne subit pas de violentes modifications, même si on sent que le film souhaite aussi recycler quelques jolies idées de la précédente version signée Michael Mann. 

Comment ça a été reçu : On ne peut pas dire que le film s’est fait éviscérer par la critique, mais cette dernière n’en a pas moins souligné combien le travail de Brett Ratner était limité en comparaison des cinéastes qui l’avaient précédé, faisant à l’époque de cet épisode le vilain petit canard de la série. Sans être un échec commercial avec 200 millions de dollars de recettes à l’international, le métrage a néanmoins entamé la viabilité commerciale de la saga, rapportant 150 millions de moins qu’Hannibal. 

 

photo, Edward Norton, Anthony HopkinsUn duel au sommet

 

Pourquoi c’est pas si nul : Indiscutablement, la mise en scène marque ici le pas, et on sera bien en peine de trouver une seule séquence marquante qui ne doive pas énormément au casting en général, à l’héritage des précédents volets, voire carrément à Michael Mann, sur lequel se repose l’oeuvre quand le metteur en scène panouille gentiment. Néanmoins, avec Edward Norton, Emily Watson, Philip Seymour HoffmanHarvey Keitel et Ralph Fiennes, difficile de faire la fine bouche, tant ce beau monde nous réserve de succulentes préparations. 

Quant à Anthony Hopkins, il assume désormais complètement la dimension grand-guignolesque de son personnage, formidable monstre de foire dont il maximise tous les effets. Le résultat flirte avec le grotesque et ne convoque plus la peur, mais assister à ce féroce numéro de cabotinage a de quoi mettre en appétit jusqu’aux cinéphiles rassasiés. 

Échelle du cannibalisme : Ce sont des restes, un peu trop cuits, mais comme la recette d’origine demeure excellente, on finit son assiette. 

 

photoLe plus beau pour aller manger

 

HANNIBAL LECTER : LES ORIGINES DU MAL

De quoi ça parle : Des origines viandardes du cannibale le plus swag du 7e Art, dont nous découvrirons qu’il a pris goût à la violence suite à un traumatisme copieux, à savoir le meurtre puis la dégustation de sa famille par des soldats soviétiques affamés, en pleine Seconde Guerre mondiale. Un affront qu’il décidera de venger, se frottant pour la première fois au meurtre et à ses applications jubilatoires. 

Comment ça a été reçu : Comme un grand cuisinier qui se fait choper à réchauffer des plats au micro-onde. Recraché par la critique, le film est le premier bide de la saga. Avec 50 millions de budget hors promotion, les 82 millions de dollars qu’il a amassé à l’international lui interdisent d’être rentable et bannissent le psychiatre cannibale du grand écran pour un moment. 

 

photo, Gong LiQuand Gong lit

 

Pourquoi c’est imbouffable : Comme un steak vegan au festival de côte de porc. Véritable négation de tous les acquis de la saga, ce prequel commet l’erreur de sortir complètement le personnage de son rôle de présence fantomatique et fascinante, lui donner le premier rôle le banalisant instantanément. Pire, en le faisant agir par vengeance et en n’explorant finalement pas du tout la psyché d’Hannibal, le récit lui retire sa perversité, et in fine sa dangerosité.  

Se rêvant sans doute en succès mainstream, le métrage recule même devant la violence, jamais graphique, explicite, ou à la hauteur des chapitres précédents, quitte à anesthésier complètement le spectateur. De même, opter pour le récit de vengeance revient à abandonner les mécaniques de la traque, de l’investigation propre à la licence. Quant au casting, malgré la bonne volonté de Gong Li et Gaspard Ulliel, il est si absurde et éloigné des représentations que nous connaissons qu’il enterre définitivement la chose. 

Échelle du cannibalisme : Personne n’a envie de mâchouiller un truc pareil, autant se payer une overdose de fenouil tiède. 

 

photo, Gaspard UllielSouriez, vous êtes un navet !

 

HANNIBAL LA SÉRIE

De quoi ça parle : La rencontre entre Will Graham et Hannibal Lecter, avant qu'il ne soit démasqué. Recruté par Jack Crawford pour l'aider à pister les tueurs en série, grâce à son talent d'empathie extrême qui lui permet de se projeter dans ces esprits tordus, Will est suivi psychologiquement par Lecter. Fasciné par lui, le cannibale va le manipuler et jouer avec lui.

Comment ça a été reçu : Malgré un succès modeste, qui l'a finalement condamnée à être annulée après 3 saisons miraculeuses sur NBC, la série créée par Bryan Fuller a été chaleureusement accueillie par des fans, et largement aimée. Reste qu'elle a été étonnamment boudée par les cérémonies type Golden Globes et Emmy, où les acteurs auraient largement mérité une place.

 

photo, Hugh Dancy, Mads MikkelsenJe t'aime moi non plus

 

Pourquoi c'est fantastique : Une telle série sur une telle chaîne, c'est déjà un miracle en soi. Extrêmement violente, sanglante et noire, Hannibal a été diffusée et surtout soutenue durant trois saisons par NBC, plus connue pour New York, unité spéciale, This Is Us, ou Brooklyn Nine-Nine. Mais au-delà de cette anomalie sur le marché, la série de Bryan Fuller est une merveille, qui rend magnifiquement justice à l'ambiguité des mots et personnages de Thomas Harris.

Qui aurait cru que la plus grande histoire d'amour de Hannibal Lecter par delà les livres, serait dans l'adaptation libre de Dragon rouge, avec Will Graham ? Le face-à-face entre Mads Mikkelsen et Hugh Dancy est d'une puissance et férocité fantastiques, et le jeu psychologique du chat et la souris, palpitant. Au fil des meurtres, manipulations, découvertes et chocs, la confiance des deux hommes (en eux-mêmes, en leur vision du monde), se fissure jusqu'à l'irréparable, créant des émotions intenses.

Mikkelsen, bien sûr, enfile le costume du cannibale avec une aisance impressionnante, recréant sa version alambiquée du personnage, mais Hugh Dancy tire son épingle du jeu dans le rôle a priori moins sensationnel de Will Graham.

 

photo, Hugh DancyLa série a offert des tableaux de sang et de chair incroyables

 

La série est en plus une merveille visuelle, avec un travail ahurissant sur l'image et le son. C'est sans doute l'un des objets les plus beaux des dernières décennies télévisuelles, avec un soin digne d'un grand film. Michael Rymer, Guillermo Navarro, Vincenzo Natali, David Slade, Neil Marshall ou encore John Dahl se sont succédés derrière la caméra, et Hannibal a offert des visions particulièrement folles, de ses scènes de meurtre semblables à des tableaux, à des moments-clés brillamment mis en scène.

A noter que Bryan Fuller comptait avancer vers Clarice Starling si la série avait continué, ce qui est de toute évidence un dossier classé pour NBC, qui développe une série en ce sens, mais sans cette belle équipe.

Echelle de cannibalisme : À bouffer en entier, pour avoir un plat copieux et complet de trois saisons.

 

photo

commentaires

Marc
03/05/2020 à 17:01

Le Silence des Agneaux un classique Jody Foster incarne Clarice Starling a la perfection. Pour le reste les séries les suites même Ridley Scott c'est cassé les dents avec Hannibal tous est a jeter aux oubliettes ! Un pure chef-d'oeuvre du cinéma.

Mx
03/05/2020 à 13:04

Lol, et la mise en scène, le jeux subtil des acteurs, le suspense, la mise en tension du spectateur, la musique, t’en fais quoi?!

Apprends le ciné, mec.

oldskool
03/05/2020 à 11:45

Perso, j'ai JAMAIS mais alors JAMAIS compris le statut de film culte du Silence des agneaux... OK les gars un bon film avec une nouvelle race de tueur en série certes emblématique du 7ème art : Oui mais parce que 4 films de cinéma derrière... Mais perso 1 : HANNIBAL, 2 DRAGON ROUGE, 3 SIXIÈME SENS, 4 LE SILENCE DES AGNEAUX... 5... En plus 5 Oscars... Ça restera pour moi ma plus grande énigme de cinéma... Désfois c'est mieux ainsi...

Geoffrey Crété - Rédaction
03/05/2020 à 10:28

@Zocha

Au-delà de la question de savoir s'il faut maîtriser pour pouvoir critiquer (fort heureusement, on peut critiquer un journaliste, un politique ou un cuisinier, sans être de ce métier), une bonne partie de l'équipe a déjà travaillé sur des plateaux à différents postes, de la machinerie à la prod en passant par la régie et l'écriture :)

Zocha
03/05/2020 à 08:27

J'ai voulu être critique cinéma... puis je me suis orientée vers la technique en me.disant que c' était absurde de critiquer un film quand on ne connait pas le travail...
Le silence des agneaux est mon film préférés de tous les temps je pense... par contre je ne trouve absolument pas que dragon rouge ( version norton keitel fiennes) soit un navet ... ni les.origines du mal ( qui a vraiment un intéret sur l' historique du personnage ,mm si ce n' est vraiment pas mon préféré)
Pour Hannibal je comprends que Jodie Foster ait refusé le rôle... vraiment... mm si j' adore le film car retrouver Hannibal a Florence est un vrai régal... pour moi Clarice c'est Jodie... mais je suis sans jugement par rapport à la future série parce que quand j' ai vu la série Hannibal j' ai trouvé Mikkelsen parfait... j' ai tres hate de decouvrir cette série... mm si pour moi le duo parfait c'est Jodie- Anthony. Premier film loué de ma vie... j' avais pas l' age j' ai menti et regardé trois ou quatre fois sur la journée... un bon souvenir bien goutu!

Dougie Jones
02/05/2020 à 22:15

Excellente rétrospective en phase avec mon avis sur la saga

Kyle Reese
02/05/2020 à 20:46

6 eme sens longtemps un de mes films préféré pour l’atmosphere unique et l’esthétisme de Mann et ses néons (que j aimaî bcp dans Miami vice la série).
Pour Willem Peterson intriguant anti hero dépressif tout en retenue.
La scène avec le tigre ...magique.

Le silence des agneaux plus pour Jodie Foster qu’Hopkins, Clarice d'apparence si fragile se révélant si forte et déterminé avec une intelligence rare. Un personnage de femme assez inédit pour l’époque. Très touchante. Très bonne adaptation, le film est le livre à qq détails près.

Hannibal pour Hopkins grandiose, la photo sublime et cette musique et cet air d’opera si beau.
Un film magnifiquement cruel qui nous montre bien plus le côté du mal que les 2 précédents.
Une partie du livre n’a pu être adapté car on y visitait l esprit incroyablement riche et complexe d.Hannibal. Malgré cette absence compréhensible l adaptation est très bonne.

J.avais à chaque fois par hasard lu les livres qq mois avant la sortie des films.
Pas voulu voir Dragon rouge malgré le talent de Norton car pas la peine tellement l’original est parfait même s’il très daté 80’.

Pas vu ni lu les Origines du mal ni vu la série, ma période films de serial killer s’étant brusquement arrêté après Seven qui m’a définitivement fait passer l’envie de ce genre de film.
Je ne vois pas comment on peut faire mieux et surtout quel intérêt.
Seul Manhunter a éveillé la curiosité mais je ne suis pas sûr de vouloir me replonger dans ces horreurs tristement réelles.

Willemoftrun
02/05/2020 à 19:58

Dites les amis : quelqu'un saurait si il est possible de trouver la version TV US de Hannibal ?
Je crois que le film est rallongé de longues, longues minutes !
Merci

Geoffrey Crété - Rédaction
02/05/2020 à 19:41

@Andarioch1

Je vais clairement foutre une baffe aux personnes qui ont écrit et relu ça, indigne de Clarice.

Andarioch1
02/05/2020 à 19:29

Clarisse, pas Claire. De rien, c'est cadeau.
Sinon oui, excellente série de film (à un détail près) et le silence est LE film qui a popularisé le film de psychopathe comme Halloween a porté le slasher au pinacle. On prend soudain conscience que le mal peut être doté d'un cerveau en parfait état de marche, que les barbares ne sont pas forcement des imbéciles, et ça fait peur.
Brrrr....!

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