Dune : la malédiction des adaptations enfin terminée ?

La Rédaction | 22 mai 2020
La Rédaction | 22 mai 2020

Le retour de Dune, avec Denis Villeneuve, est l'occasion de revenir sur le roman un peu maudit de Frank Herbert.

Du projet fantasmé et avorté de Jodorowsky jusqu'à Dune de Denis Villeneuve, attendu en salles le 23 décembre, en passant par le film de David Lynch qu'il renie, le roman culte de Frank Herbert a gagné une belle réputation au panthéon des œuvres quasi inadaptables.

L'occasion parfaite pour revenir sur les différentes tentatives et adaptations plus ou moins connues, satisfaisantes, respectables et intéressantes.

 

photo, Timothée Chalamet, Rebecca FergusonDécembre est loin à l'horizon

 

PREMIER ESSAI

Le roman Dune est publié en 1965, et ce sera le début d'une saga littéraire, confirmée dès 1969 avec la première d'une longue série de suite, Le Messie de Dune. Le troisième opus n'est pas encore sorti quand l'idée d'adapter tout ça arrive. En 1971, la société de production APJAC International achète les droits, et c'est à peine étonnant : c'est la boîte derrière la franchise La Planète des Singes, dont la suite Le Secret de la planète des singes a vite été lancée suite au carton du premier à la fin des années 60.

Le producteur Arthur P. Jacobs voit les choses en grand, et parlait d'un budget de 15 millions, énorme pour l'époque. Il voulait David Lean (Lawrence d'Arabie) pour réaliser Dune, mais celui-ci refuse. Le scénario est en cours d'écriture, et l'idée est de tourner en 1974, avant que l'option sur le roman ne s'envole. Sauf que Jacobs meurt en 1973. Le projet est alors naturellement oublié, et finalement abandonné.

 

photoAutre point commun : le sable

 

LA CATASTROPHE JODOROWSKY

Après avoir découvert La Montagne sacrée en 1973, le producteur français Michel Seydoux propose à Alejandro Jodorowsky de produire son prochain film. Ce dernier souhaite adapter Dune, dont les studios américains cèdent volontiers les droits, peu convaincus par le potentiel commercial du roman. Rapidement, le metteur en scène franco-chilien décide de s’éloigner du texte original et des canons de la science-fiction de son temps pour se lancer dans un projet pharaonique. 

Il refuse le concours du romancier Frank Herbert, préférant s’entourer d’une pléthore d’artistes européens prestigieux. Aux côtés de H.R. Giger, Jean Giraud, Chris Foss ou encore le spécialiste des effets spéciaux Dan O’Bannon, il lance une surréaliste turbine créative, qui a l’ambition d’aboutir à une SF nouvelle, organique et poétique. Les croquis et concepts de plus en plus fous s’accumulent, les idées fusent, tandis qu’il rassemble un casting aussi hétéroclite que prestigieux.

Au fil des années, il parvient à convaincre Charlotte Rampling, Alain Delon, Mick Jagger, Orson Welles, Udo Kier, Amanda Lear, jusqu’à Salvador Dalí, qui rejoint le projet à la condition d’être payé 100 000 dollars par minute de présence à l’écran. Toujours prompt à mettre sa famille à l'épreuve, Jodorowsky choisit son propre fils pour interpréter Paul Atreides, qu'il contraint à s'entraîner aux arts martiaux pendant deux ans.

 

photoUne autre vision de l'espace

 

Côté musique, grandeur et folie s’entrechoquent également puisque Mike Oldfield, Tangerine Dream ou encore Pink Floyd, pour ne citer que les plus prestigieux, montent à bord de cette arche spatiale qui devient chaque jour un peu plus démente. Pour fou que soit le projet, il n’en est pas moins en passe d’être financé, puisque Michel Seydoux a réussi à rassembler 10 millions de dollars sur les 15 qu’il estime nécessaire pour mener à bien le projet. 

Malheureusement, les studios américains refuseront de participer à cette entreprise, causant son arrêt de mort en 1977, au désespoir d’Alejandro Jodorowsky. Paradoxalement, son Dune est devenu une œuvre majeure, en cela que les innombrables artistes qui s’y sont cassés les dents ont progressivement recyclé leurs créations et trouvailles, permettant au projet d’essaimer à travers le cinéma de genre des décennies durant (les sœurs Wachowski grefferont d’ailleurs à leur Jupiter Ascending plusieurs designs et échantillons de ce Dune avorté). 

Il reste désormais de ce film fantasmé une trace fascinante, le documentaire Jodorowsky's Dune, qu’on vous recommande chaudement. 

 

photoOn ne comprend pas du tout pourquoi les américains ont flippé

 

L'ESPOIR RIDLEY SCOTT

Quand Dino De Laurentiis récupère les droits de Dune en 1976, auprès de Jean-Paul Gibon et sur le cadavre encore bien frais du Jodorowsky, il veut vite relancer la machine à épice. Il s'adresse à Herbert lui-même pour écrire l'adaptation, qui arrive à un scénario mastoque en 1978, équivalent d'un film de trois heures.

De Laurentiis jette son dévolu sur Ridley Scott pour réaliser le film. Il vient d'être révélé par Les Duellistes, et a tourné le premier Alien, qui secoue le monde en 1979. Scott se met à l'ouvrage pour apporter sa touche à Dune, clairement conçu comme un Star Wars, avec en tête deux films pour adapter le premier roman. Le scénariste Rudy Wurlitzer (Pat Garrett et Billy le Kid) reprend le travail de l'écrivain pour l'alléger.

Giger, lui, est toujours dans l'équation. De Laurentiis veut allier son travail et celui de Ridley Scott, qui a donné des merveilles sur le xénomorphe. L'artiste reprend des idées déjà lancées par Jodorowsky, notamment pour le mobilier des Harkonnen.

Mais c'est le cinéaste qui décide de quitter le projet, comme il l'a expliqué depuis dans le livre de Paul M. Sammon :

"Après sept mois, j'ai quitté Dune. A ce stade, Rudy Wultitzer avait rendu une première version du scénario qui était selon moi une distillation satisfaisante de celui de Frank Herbert. Mais j'ai aussi compris que Dune allait demander beaucoup plus de travail, au moins deux ans et demi. Et je n'avais pas le cœur de m'y lancer, mon grand frère Frank venait de brutalement mourir d'un cancer pendant que je préparais le projet. Franchement, ça m'a fait flipper. Donc je suis allé voir Dino et je lui ai dit que le scénario était à lui."

La magie va opérer pour le réalisateur, puisqu'il adaptera à la place un autre auteur culte, Philip K. Dick, avec Blade Runner en 1982. Et la boucle sera totalement bouclée puisqu'avant de partir sur Dune, Denis Villeneuve aura mis son nez dans Blade Runner 2049.

 

Photo XénomorpheAlien a une part de presque-Dune quelque part

 

LE CAUCHEMAR DE LYNCH

Mais qu’est allé faire David Lynch dans cette galère ? Le réalisateur d’Eraserhead et Elephant Man s’est fait un nom en seulement deux films, qui ont énormément impressionné Raffaella De Laurentiis, fille du producteur éponyme et proche collaboratrice du nabab. C’est elle qui imposera le metteur en scène, qui, ironie de l’histoire, venait de refuser la direction du Retour du Jedi 

En 1983, après des mois d’écriture fastidieuse, le tournage peut démarrer. Mais en dépit des moyens en apparence titanesques déployés par De Laurentis, la production ne sera pas un long fleuve tranquille. Le producteur profitant des gigantesques plateaux dont il dispose pour tourner en parallèle, le funeste Conan le destructeur, l’organisation se dérègle régulièrement, entraînant de nombreuses tensions. Parallèlement, les accidents se multiplient, comme le révèlera Raffaella De Laurentiis à L’Express en 1985. Six personnes manquèrent d’y laisser leur peau, dont le premier assistant de Lynch, qui à la suite d’une chute d’une vingtaine de mètres, faillit “s’écraser comme une tortilla”.

 

photo, Kyle MacLachlan"Elle démarre vraiment bien ma carrière"

 

Le montage ne sera pas plus paisible. Le cinéaste parvient à assembler une première version de quatre heures, à la durée inexploitable en salles. Il parviendra à resserrer son récit sur trois heures, mais c’est encore trop pour la production. Pour pouvoir aboutir à un montage de deux heures, les De Laurentiis procèdent à des coupes massives, retournent des scènes et ajoutent une voix off, censée fluidifier la narration.

Le résultat, aussi kitsch que confus, recevra un accueil mitigé de la critique et glacial du public (en dépit d’un score honorable de plus de 2 millions d’entrées dans l’Hexagone). Dans la foulée, une version alternative remontée pour la télévision afin d'atteindre les 3h, scindée en deux segments, voit le jour. Elle provoquera l’ire du réalisateur, qui ne veut plus retoucher au film et exige de voir son nom retiré du générique. 

Pour découvrir les autres secrets de ce film mal-aimé de David Lynch, direction notre dossier.

 

PhotoLe kitsch de De Laurentiis, l'étrangeté organique de David Lynch

 

LA SÉRIE SCI-FI

Pour beaucoup, les mini-séries Dune et Les Enfants de Dune sont de petites réussites, bien plus remarquables que le film de Lynch. Tout est parti du producteur Richard P. Rubinstein, qui s'était déjà frotté à d'ambitieuses adaptations avec Le Fléau ou Les Langoliers de Stephen King. Il estime qu'adapter une telle œuvre en un film de deux heures est une erreur totale, et pense que la formule d'une mini-série est parfaitement adaptée. D'autant qu'à cette époque, la chaîne Sci-Fi (ancienne Syfy) veut monter d'un cran en terme d'ambition, comme le prouveront Disparition et Battlestar Galactica.

Commandée en 1999, la mini-série Dune adapte le premier roman. John Harrison écrit et réalise les trois parties, pour une durée totale d'environ 4h30 (quasiment 5 heures en director's cut), avec un joli petit budget estimé à 20 millions. Si William Hurt attire l'attention en Leto Atréides, le casting est composé de visages inconnus, avec notamment Alec Newman en Paul Atréides et Saskia Reeves en Jessica.

Quelques libertés sont prises, avec un Paul plus âgé et une place plus importante donnée à la princesse Irulan, afin de préparer la suite. Diffusée fin 2000, la mini-série est un énorme succès pour Sci-Fi, et reste parmi les records de la chaîne encore aujourd'hui. L'accueil est globalement positif, et la comparaison avec le film de Lynch sert la série.

 

photo, Alec Newman, DuneAlec Newman est Paul Atréides

 

Sci-Fi avait la foi avant même la diffusion, et avait demandé à John Harrison de commencer à écrire Les Enfants de Dune. Il choisit d'office d'adapter en un bloc Le Messie de Dune et Les Enfants de Dune, pour former une grande histoire sur le destin des Atréides. Ce sera encore une fois en trois épisodes, le premier étant consacré au deuxième roman.

Alec Newman reprend son rôle, avec néanmoins quelques visages bien connus autour de lui, comme Alice Krige en Jessica, James McAvoy (alors inconnu) en Leto II, et surtout Susan Sarandon en princesse Wensicia. La mini-série est diffusée en 2003, et c'est là encore un énorme succès. La critique salue les mêmes qualités, mais également les défauts, avec une écriture et une dramaturgie un peu trop grossières, pour faire de tout ça un divertissement aguicheur.

 

photoOn avait oublié Susan tiens

 

LES RE-TENTATIVES AVORTÉES

Après la série, Paramount annonce en 2008 lancer officiellement une nouvelle adaptation en long-métrage de Dune, avec à la tête du projet Peter Berg. Le cinéaste qui sort Hancock la même année assure que son projet n'aura rien à voir avec les versions précédentes : « Je pense que j'ai une lecture du livre très différente de celle de David Lynch. Mon interprétation sera vraiment différente de la sienne et de celle de la mini-série diffusée par Syfy. », dit-il en 2009 lors du Television Critics Association summer Press Tour de Californie. Son film aurait été "plus musclé, audacieux, violent et peut-être même un peu plus marrant". Rien à voir, donc, avec la grandiloquence de Jodorowsky.

Mais quelques mois plus tard, aucune nouvelle. Les rumeurs vont bon train. Le cinéaste ne serait plus attaché au projet, remplacé par Neill Blomkamp ou encore Neil Marshall, comme si être prénommé Neil donnait une appétence particulière pour l'épice. Finalement, Berg est bien débarqué (il se console avec le stupide Battleship), mais son successeur, annoncé en 2010, n'est autre que Pierre Morel.

 

Photo Alexander SkarsgårdL'American dream de Battleship

 

Le technicien est bien connu pour avoir été directeur de la photographie sur une flopée de productions Besson et surtout pour avoir commis quelques méfaits à la réalisation, toujours pour Europacorp, comme Banlieue 13Taken ou encore From Paris with Love. Mais le projet a pris trop de retard, et selon Deadline, Paramount a perdu les droits en 2011. Pour Richard P. Rubinstein, chargé de gérer les droits du roman, "Les options de Paramount ont expiré et nous n'avons pas pu trouver d'accord." Après quatre ans de tentatives, le studio abandonne définitivement l'aventure Dune. Vu les noms convoqués et leur pedigree à l'époque, c'est peut-être pour le mieux.

Après ces mésaventures, les droits d'adaptation resteront inaccessibles pendant plus de quatre ans. Les évènements à suivre seront autrement plus excitants.

 

photo"Comment ça, on a plus les droits ?"

 

LA RENAISSANCE MASSIVE AVEC VILLENEUVE

Tout repart fin 2016 quand Legendary Entertainement achète les droits d'adaptation, pour le cinéma et la télévision. Un mois après, le nom de Denis Villeneuve est sorti, pour être confirmé en février 2017. Hasard ou secrets bien gardés au fil des négociations : le réalisateur parlait de son rêve d'adapter la saga dès septembre, avant l'officialisation d'un nouveau projet par Legendary.

Très vite, l'idée d'un projet qui va au-delà d'un seul film est là. Villeneuve confirme en 2018 qu'il s'agira de deux films. Le budget n'est pas encore connu, mais c'est de toute évidence une ambition énorme de franchise, avec un casting hollywoodien : Timothée Chalamet en Paul, Rebecca Ferguson en Jessica, Oscar Isaac en Leto, Josh Brolin en Gurney Halleck, Jason Momoa en Duncan Idaho, Javier Bardem en Stilgar, Stellan Skarsgård en Baron Harkonnen, Zendaya en Chani.

Legendary annonce en 2019 une série en marge des films, intitulée Dune : The Sisterhood, centrée sur les Bene Gesserit, ce mystérieux ordre féminin dont fait partie Jessica, la mère de Paul. Un projet exclusivement destiné à HBO Max, le service de streaming de Warner Bros. lancé en fanfare pour contrer Netflix. Villeneuve est censé réaliser le pilote, lié à son film, puisque ce sera un prequel officiel. Pas un mot sur la participation probable d'acteurs du film, notamment Charlotte Rampling qui sera la révérende mère Mohiam.

 

photo, Rebecca FergusonLe mystère Bene Gesserit

 

Le réalisateur de Premier contact et Incendies assume déjà quelques libertés, notamment côté féminin. Le personnage de Liet Kynes est ainsi devenu une femme, comme expliqué par son interprète Sharon Duncan-Brewster : "Ce que Denis m'a dit, c'est que son casting manquait de personnages féminins, et il a toujours été très féministe, tourné vers les femmes, et voulait écrire le rôle pour une femme. Cet être humain a en gros réussi à instaurer la paix entre de nombreux personnages. Les femmes sont très fortes pour ça, donc pourquoi Kynes ne pourrait-elle pas être une femme ? Pourquoi ne devrait-elle pas ?"

Le rôle de Jessica a lui aussi été développé. Rebecca Ferguson expliquait à Vanity Fair : "C'est une mère, une concubine, une soldat. Denis est très respectueux du travail de Frank dans le livre, mais la qualité de beaucoup de personnages féminins a été amenée à un nouveau niveau. Il y a quelques changements dans ce qu'il a fait." Le cinéaste a également choisi de ramener Baron Harkonnen vers quelque chose de plus réel : "J'aime profondément le livre, mais j'ai senti que le baron flirtait trop souvent avec la caricature. Et j'ai essayé de lui donner un peu plus de nuance. C'est pour ça que j'ai casté Stellan Skarsgård. Il a quelque chose dans les yeux."

D'ici la sortie le 23 décembre, nul doute que les prochaines images et la première bande-annonce feront couler beaucoup d'encre, entre craintes et excitation.

 

photo, Timothée ChalametLa toute première image lâchée par le studio

commentaires

Opale
24/05/2020 à 09:48

Oui, j'ai caricaturé le propos mais, globalement, c'est plutôt vrai tout ça...

@Opale
23/05/2020 à 14:29

Il faut y ajouter un peu plus de nuances, mais je suis d'accord avec toi brother !

Marin
23/05/2020 à 14:20

Z'avez pas vu mon fils?

pere colateur
23/05/2020 à 13:28

pour qu'un blockbuster soit rentable aujourd'hui , il faut qu'il soit tres con. Alors avec Villeneuve peu de chances !

Marc
23/05/2020 à 01:39

Nous sommes tous impatient de voir en salle Dune et Pourquoi dès qu'on parle de Denis Villeneuve ont se pose la question est il a la hauteur !? Je me souviens a l'époque de la sortie du Seigneur drs Anneaux mais qui est Peter Jackson ? Les septique disaient que c'etzit impossible d'adapter la trilogie de Tolkien ! Peter Jackson avec son studio Weta puis Weta Digitale a réalisé la plus grande Saga du Cinéma. J'espère que Denis Villeneuve est à la hauteur du roman et comme il a prévu une trilogie pour Dune croisont les doigts qu'il réussit ce pari fou. Rendez vous en décembre.

Marc
23/05/2020 à 00:09

@Chris11

Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve est la suite de Blade Runner de Ripley Scott son film est prétentieux vide de sens comme l'agent K ont s'ennuie ferme ! Visuellement c'est une claque des plans aérien de la ville les Hologrammes la copine virtuel JOY sexy . Faire un film prétentieux c'est faire croire qu'on a compris l'univers de BLADE RUNNER et ce n'est pas le cas..... La scène finale où Batty tiens le bras de Deckard dans le vide on vois dans son regard je le laisse mourir ou je laisse cet humain vivre !? Batty il lui reste peux de vie dit a Dechard :

«  J’ai vu tant de choses que vous, humains, ne pourriez pas croire… De grands navires en feu surgissant de l’épaule d’Orion… J’ai vu des rayons fabuleux… Des rayons C briller dans l’ombre de la porte de Tannhäuser… Tous ces moments se perdront dans l’oubli… comme… les larmes dans la pluie… Il est temps de mourir. »

Chris11
22/05/2020 à 20:29

@Davmey : tu voudrais qu'il réalise un blockbuster rentable? Mais quelle horreur.
C'est quoi un film prétentieux? Un film que tu ne comprends pas?
Villeneuve a son style, on peut ne pas aimer, moi j'adore (Premier Contact, BR 2049). Ca + le casting d'acteurs de rêve + le casting technique de rêve, je ne peux qu'être hyper impatient.

caribou
22/05/2020 à 20:18

@ opale
A cent pour cent en phase avec toi.

Davmey
22/05/2020 à 18:44

Aucune chance que Villeneuve réalise un blockbuster rentable. Ses films sont froids, prétentieux et chiants. Ce sera le cas ici aussi.

Opale
22/05/2020 à 18:10

Tout est discutable mais le BR 2049 surclasse n'importe lequel des blockbusters de ces dernières années. En fait il y a un moyen de calculer la qualité d'un film, il faut partir du postulat de base qui est le suivant: le public, au niveau mondial, est de plus en plus con. C'est la base de tout. Con, inculte, sans nuances, impatient, neuneu et bouffeur de pop-corn. Donc, on applique ma théorie: on fournit des films débiles, laids mais faciles a consommer comme autant de hamburgers (Marvel and co), résultat ça cartonne! Symbiose avec le public. Spectacles débiles pour débiles. BR 2049 ça marche aussi: film, long, lent, demandant de la patience, de la réflexion, une certaine introspection: résultat échec! Ça marche PRESQUE à tous les coups, films débiles (Fast and furious, Stars Wars, Aladdin, etc) = cartons quasi assurés. Films bons (Lost city of Z, Vorace, Ad Astra, First man, Blade Runner à l'époque) mais demandant un minimum au spectateur = échec. Simple.

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