X-Men : classement de tous les films de la saga avant Dark Phoenix, du pire au meilleur

La Rédaction | 31 mai 2019
La Rédaction | 31 mai 2019

Retour sur la saga X-Men pour classer les films de groupe - sans Wolverine et Deadpool donc.

En deux décennies, entre le premier X-Men en 2000 et la fin d'une époque avec X-Men : Dark Phoenix et le rachat de la licence par Disney, les mutants auront connu des hauts et des bas. Entre prequel, soft reboot et timeline différente, les sept films de groupe n'auront pas facilité la tâche niveau chronologie et cohérence.

La rédaction s'est penchée sur les films X-Men (et donc sans X-Men Origins : WolverineWolverine : le combat de l'immortel et Deadpool), pour les classer, du pire au meilleur.

AVERTISSEMENT : Classement établi par la rédaction, par vote. Nous déclinons toute responsabilité en cas de crise.

 

  

6. X-MEN : APOCALYPSE

Ce qui se passe : Il y a bien longtemps en Egypte, le premier mutant de l’humanité est aussi un pharaon pas sympa. Il est emprisonné dans une pyramide. Il est réveillé en 1983, mais il est encore moins sympa qu’avant : il devient le colossal Apocalypse, mutant surpuissant à la peau bleue, sauf que comme il est joué par le tout petit Oscar Isaac, et que son lourd costume encombrant le rend tout pataud, il ressemble plutôt au Schtroumpf Grognon.

Apocalypse forme une équipe de winners avec notamment Magneto et Tornade, pour préparer la fin du monde depuis Le Caire. Le demi-dieu enlève Charles Xavier pour prendre possession de son corps, et ainsi régner sur tous les esprits. Les X-Men, menés par Mystique superstar, arrivent pour sauver la situation. Ils y parviennent, mais c’est au prix d’une avalanche de CGI et de cosplays cheap de Mortal Kombat.

A la fin, Jean libère sa force pour sauver le monde et anéantir Apocalypse, annonçant l'étendue potentiellement terrifiante de ses pouvoirs.

 

X-Men ApocalypseEtouffer les bonnes idées 

 

Ce qui va : Beaucoup, beaucoup d'effets spéciaux balancés pour offrir du gros spectacle, et parfois donner des images spectaculaires. Longtemps associée à du blockbuster mou, la saga assume ici totalement son cahier des charges. Pour une fois, la bande de super-héros est relativement bien utilisée, chacun ayant l'occasion de briller-brûler-taper-exploser-courir. D'autant qu'une fois n'est pas coutume, il y a des victimes et beaucoup de casse dans cet épisode.

Il y a aussi Wolverine, une dernière fois, même si son apparition est nulle et inutile. Et le film nous réserve une grosse surprise : sa meilleure scène avec Magneto, à Auschwitz, est profonde et impressionnante.

Ce qui va pas : X-Men : Apocalypse n’est qu’une cascade de problèmes qu’on n’a pas le temps de soulever en détail mais on va essayer de résumer. Le premier truc qui fracture le cristallin, dès la première séquence du film, c’est la facture visuelle de l’ensembleX-Men : Apocalypse est apocalyptiquement moche. CGI précipitées, prothèses et maquillages ratées et mauvais goût kitsch assumé, le film fait très carton pâte, genre épisode de Power Rangers sur TFou.

 

photoJe. Suis. Coincé.

 

Que Bryan Singer se copie lui-même, avec une nouvelle scène autour de Quicksilver, illustre bien le manque d'inventivité à l'œuvre. Avoir encore une fois Magneto du-côté-des-méchants-mais-finalement-non, démontre à quel point tout ça tourne en rond. Et en voulant pencher du côté blockbuster pur et dur avec scènes de destruction massive, afin de maintenir le cap face à la concurrence, le film se plante.

En plus de sa direction artistique à deux doigts de Gods of EgyptX-Men : Apocalypse se plante sur ses nouveaux personnagesSophie Turner incarne une Jean Grey chouineuse et passive, tandis que Tye Sheridan/Cyclope se perd dans l’interprétation atone d’un personnage déjà extrêmement lisse.

Mais la plus grosse déception reste Apocalypse, désespérant en microbe vénère. Même le charismatique Oscar Isaac n'y peut rien, paralysé par un costume trop lourd qui l’empêche de bouger - il l'a confirmé. Le scénario est incapable d'assumer ce mutant surpuissant capable de maîtriser la matière et détruire tout et n'importe quoi, si bien que la menace qu'il représente est au mieux floue, au pire ridicule. 

 

X-Men ApocalypseAttention, au loin, la déception !

 

5. X-MEN : L'AFFRONTEMENT FINAL 

Ce qui se passe : Une organisation découvre un traitement pour "guérir" les mutants. Pendant ce temps, Wolverine part de nouveau s’exiler comme un loup solitaire, Malicia regarde les gens depuis sa fenêtre, Scott pleure toujours l’amour de sa vie Jean Grey. Tout s’arrange, ou presque, lorsque cette dernière réssurgit des eaux, tel Jésus le jour de pâques. Seulement, la puissante X-Men n’est plus comme avant et semble abriter en elle une force cosmique redoutable : la Phoenix Force.

Jean devient si incontrôlable qu'elle anéantit Charles, et rejoint Magneto par colère. Lui essaie d'arrêter les humains qui veulent "guérir" les mutants. C'est la grosse baston sur l'île d'Alcatraz, et Magneto perd ses pouvoirs. Devenue incontrôlable, Jean demande à Wolverine de la tuer. Tornade reprend la tête de la fondation des X-Men, et comme tout est bien qui finit bien, la fin du film montre que Magneto retrouve ses pouvoirs et que Charles n'est pas vraiment mort.

 

Photo Hugh Jackman, Halle BerryLe fight final

 

Ce qui va : En 2006, X-Men : L'Affrontement final est un événement et marque la fin (théorique) d'une trilogie. C'est en plus l'adaptation d'un arc majeur et précieux des comics. Il y a donc à l'écran l'effort d'un grand spectacle épique, dopé par un budget alors énorme (plus de 200 millions), et une équipe renforcée. A coup de grands effets pyrotechniques, de guerre entre humains et mutants, de révolte des X-Men pour tente de sauver l’un des leurs, et de multiples morts symboliques ou réelles (quoique), X-Men : L'Affrontement final se place comme le point d'orgue de la saga.

Succéder à Bryan Singer, réalisateur respecté (du moins à l'époque) et célébré par la critique, n'était pas chose aisée. Brett Ratner s'est pris une volée de bois vert pour ça, mais emballe quelques scènes solides, entre humour et grands instants tragiques. Malgré ses défauts majeurs, L'Affrontement final est une conclusion épique de cette première trilogie, qui cherche à être sombre, intense, et poignante. 

 

Photo Famke Janssen, Patrick StewartUn potentiel incompris et jamais égalé je sens en toi, Jean

 

Ce qui va pas : Difficile de nier que le film de Brett Ratner a de gros problèmes, à différents niveaux. Le premier et plus important est le personnage de la talentueuse Famke Janssen : la renaissance incongrue de Jean Grey resurgissant des eaux ainsi que le traitement de Dark Phoenix. Vu l'ampleur de l'arc dans les comics, prendre des libertés était indispensable, mais dans X-Men : L'Affrontement final c'est plus que de raison. D'autant que le scénario double cette intrigue d'une autre, autour d'un vaccin contre les mutants, qui alourdit le scénario et éparpille les enjeux.

Au lieu de s’attarder sur des mutants déjà présentés et qui auraient mérités d’être approfondis, le film veut présenter de nouveaux personnages dans le but de préparer sa grande guerre humains-mutants. C’est bien, mais on s’y perd facilement et ces mutants ne servent finalement à rien ou presque. Là encore, le sentiment d'un film lourd et bancal demeure. Et que dire d’ailleurs de son caméraman sensiblement atteint de Parkinson qui réussit l’exploit de trembler dans toutes les scènes d'action du film ? 

Malgré un arc incroyablement riche et passionnant, inspiré de la saga du Phoenix Noir de Chris Claremont, Brett Ratner rate totalement le coche et ne parvient qu’à effleurer du bout de l’ongle cette anthologie de renom.

Un scénario bancal voire honteux pour tout amateur de comics, un trop-plein de personnage, des facilités scénaristiques, une écriture pas très fine sur les héros...  X-Men : L'Affrontement final laisse un arrière-goût très amer en bouche. Que le film ait été lancé en urgence, dans de très mauvaises conditions (Matthew Vaughn a quitté le projet lorsqu'il a senti qu'il n'y avait simplement pas le temps de peaufiner quoi que ce soit vu la date de sortie programmée), explique en partie cette impression de semi-bordel.

 

Photo Ellen Page, Shawn AshmoreEn attendant que Dark Phoenix fasse mieux, ou pas. 

 

4. X-MEN

Ce qui se passe : Une fugueuse dotée de la capacité d’absorber l’énergie vitale des humains et les pouvoirs des mutants fait la rencontre de Wolverine. Ensemble, ils sont recueillis par le professeur Xavier et ses X-Men. De son côté, Magneto a mis au point une technologie pour provoquer la mutation de tous les humains. Mais son dispositif risque de provoquer une extinction de masse. Tout le monde se bat, les gentils gagnent.

Ce qui va : Plus que côté depuis le succès de Usual SuspectsBryan Singer y applique sa méthode, et construit une narration centrée sur les personnages et leurs conflits intérieurs. C’est la meilleure approche pour adapter les X-Men, personnages aux dilemmes moraux profonds et aux questionnements politiques essentiels.

 

photo, Hugh JackmanWolverine, seule constante de la franchise

 

Tout cela fonctionne si bien que les carrières de Ian McKellen et Patrick Stewart sont relancées, tandis que Hugh Jackman se transforme instantanément en super-star. Même Anna Paquin, dans un rôle assez ingrat, éclate en pleine lumière. La réussite du film en salles (environ 75 millions de budget officiel et plus de 296 au box-office) est telle qu’elle va lancer une profonde révolution hollywoodienne, les studios voyant dans le succès de l’entreprise la preuve que le grand public peut se passionner pour des héros moins connus des néophytes que Batman ou Superman. La première franchise super-héroïque, tel que le Spider-Man de Sam Raimi la cristallisera deux ans plus tard, est lancée, et contient déjà en son sein les graines de la notion d'univers étendu. C'est une sacrée performance.

Ce qui va pas : Bryan Singer n’est à l’aise ni avec les effets spéciaux (pourtant parfois impressionnants), ni avec les chorégraphies complexes, et a toujours grandement galérer à faire monter la sauce lors de ses climax. Ces problèmes handicapent le film, rendant certaines scènes d’action quasiment illisibles. Bonne chance pour comprendre ce qui se déroule lorsque Logan et Malicia rencontrent les copains de Magneto la première fois, tant l’espace et les rebondissements sont mal agencés.

Le constat est encore plus triste lors du dernier tiers du film, où le réalisateur enchaîne les morceaux d’action mollasson, ne parvenant jamais à faire exister les enjeux qu’il a pourtant fort bien bâtis préalablement. Toutes les scènes sur Liberty Island restent ainsi tristement plates et hormis un affrontement séduisant entre Wolverine et Mystique (personnage excellent qui apporte un peu de vie et suspense), l'utilisation des pouvoirs des héros et leurs réactions sont peu satisfaisants.

 

photo, Rebecca RomijnMystique, première (et meilleure) édition

 

3. X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST 

Ce qui se passe : Dans le futur, c'est le bordel. Les mutants et tous les humains porteurs du gène sont traqués, parqués dans des camps ou tout simplement tués par des Sentinelles imitoyables, capables d'assimiler tous les pouvoirs pour les contrer. La dernière poche de résistance décide d'utiliser les pouvoirs de Kitty Pride pour renvoyer Wolverine dans les années 70 en mode Terminator, pour qu'il empêche Mystique de tuer Stephen Trask, à la tête du projet Sentinelle. Après bien des aventures et l'aide de Magneto, Mystique renonce à son plan.

La timeline apocalyptique est effacée, tout rentre dans l'ordre et même les mutants morts dans X-Men : L'Affrontement final sont de retour. Mais une nouvelle menace pointe déjà le bout de son nez : Apocalypse. 

 

photo, Ellen Page, Shawn AshmoreLe futur, ça craint

 

Ce qui va : X-Men : Days of Future Past, en plus d’adapter un des plus glorieux arcs du comics, est un pari audacieux de la Fox pour remettre de l’ordre dans une saga qui avait pris un nouveau virage avec X-Men : Le Commencement et fait le choix, ô combien risqué, d’en faire un reboot-prequel mais à la sauce comics. Bien avant Avengers : Endgame, le film nous fait le coup des timelines différentes et alternatives, au risque d’embrouiller le spectateur. Mais il s’en sort très bien au final, et témoigne d'une superbe ambition.

Evidemment, l’autre grand intérêt de Days of Future Past est de réunir les deux périodes de la saga en faisant revenir pour un dernier tour de piste les figures les plus emblématiques des premiers films, tout en leur donnant enfin une conclusion digne de ce nom. Et, encore une fois, ça fonctionne du tonnerre. Le tout emballé dans une aventure haletante et dramatique, aux enjeux forts et aux séquences anthologiques (la scène avec Vif-Argent est devenue une référence), point de convergence de deux époques, de deux publics enfin réunis en un seul film. Enfin, Bryan Singer semble être en pleine possession de ses moyens, de ce matériau et son potentiel spectaculaire. Un soft reboot intelligent et sincère fait par des fans et pour des fans. C’est suffisamment rare pour être souligné.

Ce sera le plus gros succès de la saga, avec plus de 747 millions récoltés au box-office.

 

Photo Hugh JackmanWolverine, le seul et l'unique

 

Ce qui va pas : A jouer avec le temps et les paradoxes, forcément, Days of Future Past se prend parfois les pieds dans le tapis et révèle quelques incohérences problématiques. Notamment Stephen Trask, auparavant incarné par Bill Duke et ici campé par Peter Dinklage.

Le film nous perd aussi sur de nombreux points, comme par exemple la destinée de Wolverine, récupéré par le Général Stryker qui est en fait Mystique. On ne voit pas trop ce que cela veut dire pour la suite, ni comment Logan obtiendra son adamantium vu que cela va contre l’histoire du projet Weapon X. Autre élément pas assez développé : le fait que Kennedy ait été un mutant. Voilà une information capitale qui aurait dû avoir des répercussions sur l’univers X-M mais dont le film ne s’embarrasse pas.

Enfin, de gros problèmes de rythme existent, le film semble décousu par moment et inutilement complexe. Des torts qui seront réparés plus tard, en vidéo, grâce au Rogue Cut, qui remet en place beaucoup de choses et achève de faire de ce film l’un des meilleurs de la saga, toute époque confondue.

 

Photo QuicksilverLA scène du film

 

2. X-MEN 2

Ce qui se passe : Suite à l'attaque du président des Etats-Unis par un mystérieux mutant, les X-Men affrontent William Stryker, un militaire qui a un gros problème avec les mutants. Le manoir est attaqué et seule une poignée de héros est épargnée. Très vite, les gentils et l'équipe de Magneto s'unissent pour se battre ensemble puisque Stryker veut simplement anéantir tous les mutants en manipulant Charles Xavier.

Magneto essaie de profiter de l'occasion avec Mystique, pour retourner la machine et cibler tous les humains, sans succès. Jean se sacrifie finalement pour sauver tout le monde. Le président accepte symboliquement les mutants, et Jean, elle, s'annonce de retour en phoenix.

 

photo, Hugh JackmanL'attaque très réussie du manoir

 

Ce qui va : X-Men a été un premier pas timide, puisque risqué, et son succès a clairement donné l'impulsion nécessaire à ce X-Men 2 qui pousse tous les curseurs. Cette fois, il y a un vrai film d'aventure, de super-héros, de groupe, construit autour d'enjeux passionnants, et qui n'hésite pas à rebattre les cartes pour nourrir une superbe dramaturgie.

C'est aussi l'un des meilleures adaptations du sous-texte inhérent aux X-Men, et leur valeur sociale. Qu'un parent lâche un déchirant "As-tu essayé de ne pas être un mutant ?", ou que Mystique justifie son refus de se cacher dans la masse grâce à ses pouvoirs par un terrible "Parce qu'on devrait avoir le choix", et le film frappe droit au cœur.

Il y a beaucoup d'éléments qui cohabitent dans ce X-Men, entre la quête d'identité de Logan, l'éveil et le basculement de Jean Grey, la lutte omniprésente entre les deux clans des mutants et leur place dans le monde, ainsi que l'importance de nouveaux personnages, mais X-Men 2 parvient à trouver un étonnant et bel équilibre. Chaque personnage trouvera au moins un moment de grâce, d'humanité, de vie, au sein de la bande.

Et après un premier film qui manquait cruellement d'énergie au rayon action, Bryan Singer s'amuse, dès l'intro autour de Nigthcrawler qui transforme les couloirs de la Maison blanche en gigantesque jeu du chat et la souris. Du feu, de la glace, des éclairs, des tornades, des combats, des fusillades, des duels excitants : X-Men 2 embrasse sa condition de superproduction. Enfin, la saga prend son envol et ouvre la porte des possibilités. La mort (ou presque) de Jean Grey est notamment une belle idée, qui ajoute une couche de tragédie parfaitement adaptée.

 

Photo Famke JanssenFamke Janssen, excellent choix de casting

 

Ce qui va pas : X-Men 2 manque peut-être de style et d'identité visuelle. De quelques perruques à des effets spéciaux pas bien glorieux, en passant par une photo pas très séduisante, le film manque d'une direction claire. Le côté réaliste est parfois un poids mort traîné par Bryan Singer, qui empêche à l'univers de décoller.

Que le climax se passe dans un labo militaire en béton montre les limites de l'entreprise en terme de direction artistique et d'inventivité. Les pouvoirs ont beau être visuellement riches et variés, X-Men 2 reste très sage, et s'endort dans des décors très simplets.

 

photo, Rebecca Romijn, Ian McKellen, Halle Berry, Hugh JackmanRéunir les deux camps, meilleure idée du film

  

1. X-MEN : LE COMMENCEMENT 

Ce qui se passe : Les années 60 battent leur plein. Un certain Charles étudie les mutants, secondé par Erik, survivant de l’holocauste à la poursuite du scientifique qui mena sur lui d’abominables expériences. Leurs quêtes respectives les amènent à prendre part à la guerre froide, s'habiller super bien, croiser Rose Byrne et résoudre la Crise des Missiles de Cuba.

Charles y perdra ses jambes mais gagnera un but, tandis qu’Erik s’assumera comme un guerrier décidé à affronter l’humanité et le seul désormais en mesure de convaincre Jennifer Lawrence de garder son maquillage pour encore 3 films.

 

Photo Kevin Bacon, January JonesGlorieuses années 60

 

Ce qui va : Matthew Vaughn est un grand amateur de comics, de culture pop et un metteur en scène accompli. Il s’empare avec délice de l’esthétique des sixties, offrant à son récit un cachet à part dans la saga. Après les scandaleusement nuls X-Men Origins : Wolverine et X-Men : L'Affrontement final, il recentre la franchise sur son plus bel atout : ses personnages.

Et pour ce faire, il réunit notamment James McAvoy et Michael Fassbender, deux des comédiens les plus charismatiques de leur génération, qui capturent à merveille l’esprit de l’œuvre originale et s’opposent idéalement. Loin de bénéficier d’un budget pharaonique, le métrage a l’intelligence d’utilisé sa patte vintage pour cacher la misère, et contrebalancer le manque de finesse de ses effets par un final à la scénographie monstrueuse. En outre, voir les héros intervenir au cœur de l’histoire contemporaine est assez jouissif.

 

Image 555149L'Agence tout X

 

Ce qui va pas : Le film a beau être très bien narré et impeccablement maîtrisé, on sent bien que Vaughn n’a pas bénéficié d’une latitude totale. Comme les autres certes, mais il suffit de voir Kingsman : Services Secrets pour fantasmer combien il aurait pu transformer X-Men : Le Commencement en un opéra cosmique de super-héros.

Il avait d'ailleurs proposé à la Fox une trilogie entière, avec une première suite autour d'un nouveau Wolverine (il avait en tête Tom Hardy), puis le point d'orgue Days of Future Past. Mais le studio a préféré lancer ce dernier en premier, si bien que Vaughn a quitté le navire.

En pinaillant, on pourra regretter que le film ne parvienne pas à caractériser tous ses mutants avec réussite. Ainsi, Azazel, Angel et Emma Frost auraient mérité un peu plus de temps de présence et une écriture plus mémorable.

 

Photo January JonesOn aurait bien repris un peu de rab...

 

 

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X-Men Apocalypse

Affiche

 

 

commentaires

Guéguette
19/06/2019 à 14:08

Bigup ZAnta!

comics-analyst
18/06/2019 à 04:29

La vraie incohérence entre Bill Duke et Peter Dinclage tient du fait que le premier joue le rôle du fils Harry Trask devenue afro-américain (même pas métis au cas où sa mère serait noir) et le second, le rôle de Bolivar Trask le père.

Zanta
13/06/2019 à 14:10

@Guéguette
Tout à fait d'accord !
J'ai un gros souci avec First Class concernant les jeux d'alliance et les motivations des personnages, écrits à la truelle.
Tout particulièrement la fin, où Raven laisse son frère paralysé sur la plage pour rejoindre Magneto. C'est du non-sens total.
D'une manière générale, tout était beaucoup, beaucoup trop précipité pour arriver à l'antagonisme Magneto/Xavier.

Geoffrey Crété - Rédaction
06/06/2019 à 18:35

@Sulliva

On en parle justement dans l'article, sur la partie X-Men 3.
A la fin du film, Charles a trouvé un autre corps, comme le montre une scène.

Sulliva
06/06/2019 à 17:27

Personne ne parle d'un truc complètement imcompréhensible... c'est le fait que Jean tue le professeur X dans l'affrontement final ! comment peu il être en vie par la suite ?! (days of futur past et logan) par ailleurs pour moi le meilleur film de toute la saga reste le magistral "Logan" du pur génie cinématographique selon moi !!

sylvinception
04/06/2019 à 18:11

1 - First Class
2 - X-1
3 - ...Future Past

Les autres == > poubelle.

Guéguette
04/06/2019 à 08:50

Hum...j'aime beaucoup Vaughn, mais je n'ai pas compris la hype sur First Class. Beaucoup de mise en place pour pas grand chose, une mise en scène assez commune (avec des sfx voyants d'alleurs), des facilités d'écriture de personnage, on comprend le déroulé du film dès les 10 premières minutes...

X-Men 2 et Days of the Future Past bien au-dessus pour ma part.

Stridy
03/06/2019 à 19:36

Très bon top, et content de voir Apocalypse en dernier tant la déception était énorme.

Andarioch
03/06/2019 à 09:53

Concernant le tout premier X-men je me souviens avoir particulièrement apprécié le mélange sobriété/ efficacité dévolu à la représentation des pouvoirs. par exemple Wolfie donne un coup: son de gong métallique. Inutile d'en faire trop, ce simple son pose un pouvoir du perso aussi efficacement qu'une débauche de CGI. Le reste était à l'avenant. L'inventivité plutôt que les moyens, ce X-men revenait au fondement même du cinéma de genre.

The predator
02/06/2019 à 20:24

Bien dit

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