Les Nouveaux Mutants : critique même pas peur

Déborah Lechner | 26 août 2020 - MAJ : 09/03/2021 15:58
Déborah Lechner | 26 août 2020 - MAJ : 09/03/2021 15:58

La franchise X-Men a clairement touché le fond avec le crash critique et financier du dernier Dark Phoenix, ce blockbuster fauché et sans ambition censé conclure la saga, et sur lequel Simon Kinberg s'est cassé les dents pour ses débuts derrière la caméra. Mais avant de tomber à la merci de Disney et de compter sur le MCU pour retrouver un jour le chemin des salles obscures, la saga a tenté une dernière manoeuvre pour sortir des ténèbres et tenter de renouveler son genre avec le spin-off horrifique Les Nouveaux Mutants, en salles dès ce 26 août.

DE L'HORREUR EN BOÎTE

Le film de Josh Boone a franchi la ligne d'arrivée après un long parcours du combattant. La production chaotique a fait prendre deux ans de retard au film, au point où on s'attendait d'emblée, comme souvent dans ce genre de situation, à un énième mollard de studio craché à la tronche des spectateurs. Et c'est presque ça. 

Les Nouveaux Mutants a été vendu comme le premier "film d'horreur" de Marvel (bien avant l'annonce du prochain Doctor Strange in the Multiverse of Madness qui flirtera lui aussi avec l'épouvante), malgré un classement PG-13 qui bride d'emblée cette soi-disant transgression du genre. Mais même si personne ne s'attendait à un nouveau Shining ou même quelques sursauts d'effroile film de Josh Boone avait clairement de quoi insuffler une ambiance anxiogène à ce récit se déroulant dans une sorte d'hôpital psychiatrique où sont retenus des mutants adolescents contre leur gré.

Malheureusement, l'aspect suffocant du huis clos qui aurait énormément servi le film et ses ambitions horrifiques n'a quasiment pas été exploité, la caméra ayant abandonné l'idée de s'emparer des lieux, se contentant juste de passer d'une pièce à l'autre, sans chercher à resserrer les murs de la clinique ou créer un quelconque sentiment de claustrophobie.

 

photoBouh

 

La mise en scène peu inventive de Josh Boone se repose énormément sur la simple apparence des lieux pour créer son atmosphère. L'objectif est braqué sur les longs couloirs vides, le mobilier austère ou encore les peintures aussi ternes et défraîchies que la photographie, sans pour autant en faire un personnage à part entière qui servirait de véritable geôlier au groupe de futurs super-héros, qui aurait pallié la nonchalance et la léthargie d'Alice Braga dans la peau du Dr Reyes. 

En plus de passer à côté des avantages indéniables de son environnement (le plus dommage étant les cellules d'isolements où sont enfermés certains protagonistes), le film sacrifie toute la tension qu'il tente maladroitement d'installer à coups de jumpscares prévisibles et autres apparitions maléfiques en images numériques, reprenant la recette du divertissement d'horreur conventionnel. Le sentiment de danger imminent, d'inconfort ou de malaise est donc systématiquement désamorcé avant d'avoir réussi à réveiller l'intérêt du public, tout ça pour vite présenter son bestiaire en CGI peu convaincant. 

 

photo, Anya Taylor-JoyMarasme numérique 

 

TROUBLE DISSOCIATIF DE L'IDENTITÉ 

À vouloir caler de légers éléments d'épouvante, tout en présentant un groupe de mutants traumatisés et en pleine puberté, le film est inévitablement coincé entre plusieurs genres qu'il n'assume jamais complètement, et se retrouve fatalement sans identité propre, contrairement à Logan (classé R aux États-Unis) qui voulait aussi s'écarter du moule des films de super-héros. Dans ce cauchemar éveillé que vivent Sam (Charlie Heaton), Roberto (Henry Zaga), Illyana (Anya Taylor-Joy), Rahne (Maisie Williams) et Dani (Blu Hunt), le film glisse logiquement vers le teen movie, avec les scènes connues du genre, dont le fameux action ou vérité, les moqueries sur le puceau de la bande ou les crêpages de chignons entre filles. 

L'histoire tirée des comics est en elle-même une analogie évidente des troubles liés à l'adolescence, de la découverte d'un corps en pleine mutation à la recherche d'une place dans le monde, en passant par les premiers émois et les premières expériences sexuelles. Un sous-texte à peine effleuré, qui trouvait naturellement sa place dans ses quelques tentatives d'exploration, avant de rebasculer presque obligatoirement dans l'horreur et la baston super-héroïque.

 

photo, Henry Zaga, Anya Taylor-Joy"Tu vas voir qui c'est le puceau"

 

Ce manque d'homogénéité plombe ainsi considérablement le rythme, alors même que le film ne dure qu'un peu plus de 1h30 (le plus court de la saga), raison pour laquelle il enfonce des portes qu'il ne franchit jamais, faute de temps et de charcutage au montage. Quelques scènes présentées durant la promotion ont ainsi disparu de la version finale et on se doute bien qu'un plus grand nombre encore a dû sauter en post-production à l'exigence du studio.

Malgré tout, entre le film pour ados et le film d'horreur pop-corn, Les Nouveaux mutants ne s'extirpe pas complètement du style super-héroïque, qu'il délaisse dans un premier temps en abandonnant même les sacro-saints pseudos, mais l'embrasse pleinement dans le dernier acte précipité qui reprend le schéma classique du genre. 

 

photoUn cousin germain de la torche 

 

PERSONNALITÉS REFOULÉES

La plus grande force du film réside donc dans son casting adolescent, notamment Maisie WilliamsAnya Taylor-Joy et Charlie Heaton, qui tentent de donner de la consistance à leurs personnages, pourtant handicapés par le montage final du film qui massacre leurs arcs narratifs respectifs. Malgré la tentative de les doter d'une personnalité complexe, les protagonistes restent d'énièmes stéréotypes, dont certains sont carrément éclipsés du récit, à l'image de Sam et Roberto. La matérialisation au découpage épisodique de leurs peurs les plus viscérales ne sert qu'à ranimer l'aspect horrifique du métrage, mais ne sert jamais à les confronter directement aux démons de leur passé pour les faire évoluer. 

Le compactage du récit et de ses dialogues est aussi fatal au personnage d'Illyana, garce insupportable et hantée par son enfance martyrisée par d'étranges créatures, dont la nature n'est jamais clairement abordée. Sa souffrance et son traumatisme sont facilement compréhensibles vu la tronche de ses tortionnaires, mais son identité reste nébuleuse, autant que les raisons qui l'ont conduit dans cette situation. Sa violence a également été atténuée, puisqu'elle est d'abord présentée comme une gamine meurtrière et impitoyable, mais se contente tout le long du film de répondre de façon puérile et de pousser les gens dès qu'elle se met en colère. 

 

photo, Anya Taylor-JoyC'est sûr qu'avec ce genre de story board...

 

Un des plus grands gâchis du film reste le traitement du Dr Reyes. On devine la dualité qui déchire le personnage, à savoir une mutante et docteure qui exploite ses congénères et donne la mort, mais elle n'est présentée qu'à la fin du deuxième acte, à travers trois pauvres répliques débitées sans conviction. En plus d'amputer les personnages d'un développement narratif, cette trop courte durée brouille le scénario, notamment les passages concernant les employeurs et la compagnie du Dr Reyes dont les agissements sont balancés à l'occasion d'une pirouette scénariste prévue à cet effet.

Les Nouveaux mutants était ainsi plein de promesses et aurait eu de quoi les tenir, si le film n'avait pas été coupé et redécoupé dans tous les sens. L'histoire pourrait maintenant prendre plus de poids et combler ses trous scénaristiques si un deuxième volet voyait le jour, le plan initial du réalisateur étant de pondre une trilogie. Avec les mentions faites aux X-Men et leur future introduction dans le MCU, les mutants de Josh Boone pourraient tout à fait refaire surface, et incarner pleinement la nouvelle génération qui pourrait sauver la franchise.

 

Affiche spéciale

Résumé

En un peu plus d'une heure et demie seulement, Les Nouveaux mutants peine à faire aboutir tout ce qu'il entreprend, de la caractérisation de ses personnages à son intrigue régurgitée. Le film se contente d'alterner les genres selon les besoins du scénario et ne parvient jamais à les mélanger efficacement. 

Autre avis Geoffrey Crété
Les Nouveaux Mutants oscille entre le très moyen (le teen movie, le mystère du décor, les miettes horrifiques) et le très nul (les effets spéciaux, l'action, les enjeux dignes d'un dessin animé). Aucune raison de s'énerver outre mesure, mais aucune raison de ne pas oublier ça aussitôt.
Autre avis Arnold Petit
Les Nouveaux Mutants porte sur lui son développement chaotique et manque d'inventivité, passant de l'horreur au teen movie, sans jamais être juste. Et pourtant, le film de Josh Boone donne envie qu'on l'aime pour ses ambitions, tranchées, découpées et recollées pour correspondre à un genre super-héroïque dont il promettait de s'éloigner.
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Lecteurs

(3.2)

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commentaires
1am
25/03/2021 à 15:36

C'est pour des films comme ça que l'avance rapide a été créée. C'était mauvais de bout en bout.

movie - observer
16/11/2020 à 21:06

Bien avant qu'il decide d'en faire un film d'horreur j'avais toujours pense que Chris Claremont s'etait inspire des films d'horreur et des legendes hurbaines de l'epoque :"le loup-garoup de Londres", "Hurlement" "les griffes de la nuit" pour les pouvoirs de Dani Moonstar et " l'equipee du Canonball" pour ceux de Sam Guthrie alias Rocket ou Canonball en VO.
un film traite de nul aujourd'hui peut etre traite de chef oeuvre demain car le veritable mot cle dans le succes n'est pas beaute mais familliarisation. Quand Dysney et le MCU ferons 1 autre version des nouveaux mutants on vera beaucoup de detracteurs du film actuel dire qu'il sera meilleur.

adel 10
12/11/2020 à 09:11

vu hier

c'est un des meilleurs film marvel que j'ai vu

Chris11
09/11/2020 à 21:38

Encore un film dépecé par la critique avant même sa finalisation, et encore un film, certes pas ouf, certes bourré de défauts, mais largement plus regardable et sympa que d'autres bouses que vous idolatrez.

xav
16/09/2020 à 14:11

un film bien pensé, plein de bonnes idées, avec un scénario qui marche nickel sur le papier. Tous les ingrédients sont là.... mais la sauce ne prend pas.

La faute à un rythme trop poussé qui ne nous laisse pas assez découvrir les lieux anxiogènes, qui balance ses éléments scénaristiques sans avoir le temps de le faire de façon naturelle, et la mise en scène qui ne va jamais prendre le temps de faire naître une vraie peur. Le dénouement est expéditif et mécanique, comme si le scénariste n'essayait plus de s'approprier les clichés du genre, il les récite tels quels.

Bref, j'ai beaucoup apprécié l'idée du film. Mais je suis déçu du résultat. Ce film a besoin d'un remake (ou d'un director's cut, si ça permet de l'améliorer)

Braji
09/09/2020 à 13:53

Moi je l'ai trouver tres bon ce film j'ai beaucoup aimer ????

izi
07/09/2020 à 16:17

Ce film j'ai été le voir sans préjugés, sans attente, sans gnagnagna "et que moi j'm'y connais vach'ment...." et...il est bon. C'est un bon divertissement, finalement pas si classique par rapport à l'univers Marvel, avec une atmosphère. C'est comme pour tout : plutôt que de pleurer sur ce qu'il n'y a pas, faut profiter de ce qu'il y a, et ce qu'il y a est bien. Un truc que j'ai bien repéré, dès qu'on parle de cuisine, de films ou de quoi que ce soit : celles et ceux qui jouent les plus difficiles sont souvent ceux qui ont le moins de vrais et bons goûts. Juste comme ça......

Terminéator
30/08/2020 à 15:33

Pour une fois @EL je vais être plus sévère que vous. C’est le film le plus naze que j’ai vu en salle depuis euh ... bah depuis bien longtemps . C’est une purge INTERGALACTIQUE ! 1,5/5 c’est très bien payé . J’adhère à votre critique dans sa globalité. Et j’irai meme plus loin en ce qui concerne les jeux des acteurs et le développement des personnages . Stéréotypé et catastrophique comme pas possible . Tout est cousu de fil blanc et prévisible à 100 lieux à la ronde . Aucun suspense ni même l’ombre d’une quelconque once de peur dans ce film qui se revendiquait pourtant le premier Marvel horrifique. Les dialogues , situations et fx sont atterrants . On se fout royalement du sort de ces personnages tellement le background des personnages est vide . Et à vouloir trop en faire pour séduire le maximum de spectateurs (un peu de teen movie, un peu de (faux) film d’horreur (qui fait même pas peur) , un peu d’action super héroïque (mal troussée) , un peu de LGBT car ça fait politiquement correct et ça rameute une autre communauté, un peu de XMEN (ah bon ?! )) , on en vient à servir une bouillie complètement indigeste et totalement dégueulasse. Disney a encore sévit et massacré un film qui aurait pu être tout autre ( un vrai film d’horreur et de frousse dans lequel auraient évolué des ados perturbés par des pouvoirs qui les dépassent et qui les auraient poussés dans des arcs psychologiques et dramatiques bien plus intéressants que ce qui est proposé ici . Enieme film fast-food proposé par la maison Mickey qui pour moi n’est même pas digne d’un simple blockbuster proposant un tour de roller coaster sur le thème du train fantôme . Un film complètement RATÉ !!!

Flo
27/08/2020 à 12:56

"Nouveaux Mutants… » Mais pas tant que ça en fait.

Si on reprend vraiment du début, l’idée derrière le comic originel pourrait bien être que l’auteur Chris Claremont y écrive une version moderne des premiers X-Men, adaptée à l’époque présente (du moment). Plus seulement les adultes dont il avait la charge, mais des adolescents dont les affres de la puberté sont exacerbés en plus par l’émergence de pouvoirs mutants etc… Il avait déjà le personnage de Kitty Pryde pour ça, mais elle n’en restait que la mascotte des X-Men officiels.

Or avec les Nouveaux Mutants, force est de constater que même à l’époque, on en restait encore aux mêmes clichés des jeunes super héros, bien gentils en fin de compte, qui doivent toujours avoir un vilain à affronter physiquement.
Même « punition » qu’avec les Teen Titans de la concurrence (aux graphismes un peu plus attrayants) : en fin de compte, on y a eu des adolescents qui sont légèrement rebelles à l’autorité, qui se disputent sans trop se faire du mal, qui sont hypocritement érotisés (de régulières scènes dénuées avec les filles, mais au final très peu d’hormones en folie). Encore trop « bons » pour être honnête, censure américaine oblige.
Avec les tics d’écriture de l’auteur, on se retrouvait donc avec toujours la même chose… Et il fallut aux Mutants l’arrivée de l’artiste Bill Sienkiewicz pour dynamis(t)er le tout, et en faire quelque chose de plus ardu, tordu et bizarre, plus imprévisible et Jeune… Culte, mais Brièvement.
Ils restaient tout de même attachants pour le Public au fur et à mesure, mais sans plus.

Et personne pendant toutes ces années pour penser à réécrire l’origine de ces personnages un peu plus comme de « vrais » ados.
Jusqu’à ce que l’idée logique d’un film permette un peu de mettre à jour tout ce beau monde.
Ainsi, dans ce film, la Mutation est traitée de manière plus actuelle, les préjugés ayant explosés ces dernières années, s’accompagnant d’un triste pragmatisme qui est que ces manifestations de puberté peuvent aussi tuer (des proches).
Aucun des personnages n’est à l’abri de ça, ce qui les lie en particulier dans le contexte du film (qui fait aussi le lien avec les films « XMDOFP » et « Logan »).

Alors, si les garçons y restent juste fidèles à leur modèles d’origine (Sam le bon gars et Roberto le vantard cool – décalques de Scott et Bobby des premiers X-Men), ce sont bien les filles qui ont le beau rôle du film, sans le rendre ostensiblement féministe :

Dani en tête, délestée d’une bonne partie de tout son folklore Natif originel, que ce soit les bottes à franges, le physique longiligne, les nattes, le bandeau avec les plumes et le caractère fier et revêche – comme si son existence servait Claremont à se faire pardonner d’avoir jadis sacrifié le héros « Indien » John Proudstar/Thunderbird…
En l’allégeant, ne laissant les clichés communautaires associés qu’aux provocations d’Illyana, il en reste une ado « normale » (qui se trouve donc être aussi d’origine Native), traumatisée par la mort et la violence du Monde, et qui essaye de s’en sortir comme elle peut.
Même son lien avec Rhane, qui elle même n’est plus autant la petite chose un peu craintive des comics, se débarrasse du cliché de « l’indien qui communie avec les animaux »… Dans la même logique un peu réaliste, il s’agit surtout pour elle deux d’une attirance affective et impulsive.

Impulsive, Illyana l’est aussi en étant la grande gueule de service du Groupe, Forte et (trop peu?) Fragile à la fois. Le personnage le plus « poilant » du film, là où celui de Cecilia Reyes manque de caractéristiques pour nous faire croire qu’une Mutante puisse travailler ainsi contre les siens.
En fait, avec un Huis-Clos de presque 1 heures et demie, il ne faut pas attendre plus de profondeur pour tous, ni même de beauté et sagesse etc… Bref, tout ce qui compose un peu trop systématiquement les « bons » films sur l’adolescence.
Exit ce formatage, on a ici des ados pressés qui aiment et détestent vite (et inversement), qui vivent vite pour ne pas mourir trop tôt, qui sont bêtes puis responsables dans la foulée…
Le Montage du film ne prend pas assez son temps ? Et bien eux non plus, confinés qu’ils sont au sens propre (c’est d’actualité) et figuré, vu le temps qu’il a fallu pour sortir au cinéma.

Avec une jolie musique de Mark Snow (qui a travaillé il y a des années sur la tout aussi adolescente série « Smallville »), une imagerie correcte, de sympathiques bastons et des méchants un peu horrifiques et pas banals… mais un Antagoniste Final qui est un trop gros morceau Stylistique pour l’Anti-Climax qui est censé conclure l’histoire – en gros, les uns trouvent une bonne raison de déchaîner leurs pouvoirs, mais le But Réel est en fait la Résilience…

Avec tout ça donc, on peut considérer que le réalisateur Josh Boone y réussit un peu mieux ce que le film « Dark Phoenix » ratait, la faute à une ambition mal gérée : faire effectivement un film Intimiste, un peu « Série B », un peu plus crû que la moyenne, mais avec des personnages de comics qui étaient pile dans la configuration adéquate pour être enfin traités plus comme des « Monstres du Réel malgré eux », plutôt que comme des apprentis super héros complets.
Même si la série TV « Misfits » peut être identifiée comme supérieure, dans un genre similaire.

Et puis, qui a dit que ce serait une Conclusion ? On aimerait bien les revoir ceux là… :-)


27/08/2020 à 09:51

Je n'ai pas vu le film, pas encore, mais ce genre de saga n'est pas faite pour le grand écran. Comme Star Wars, Dune et d'autres, ces oeuvres sont bien trop grandes, longues et fouillées pour être dans un carcan de deux heures.
Prenez "his dark material" par exemple. Le film de deux heures avec Daniel Craig était corseté, ennuyeux, sans rythme et mené au pas de charge.

L'adaptation par HBO est magnifique, grandiose, fouillée avec des personnages très intéressants, bien étudiés parce qu'ils avaient 8 heures de disponibles pour raconter le premier tome de la saga. Le cinéma, c'est pour les histoires courtes et simples. Pas pour les histoires fleuves.

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