Justice League : 12 raisons qui en font un gros ratage

La Rédaction | 22 novembre 2017
La Rédaction | 22 novembre 2017

Retour sur la déception Justice League en 12 points.

Passons sur le box-office très problématique du blockbuster de Zack Snyder, qui marque le pire démarrage du DCEU. Alors que la réunion de Batman, Wonder Woman, Superman et les nouveaux venus Aquaman, Cyborg et Flash est en salles depuis le 15 novembre, le public se déchire sans surprise entre enthousiasme/désir de protéger les super-héros DC, et déception/gueule de bois.

Justice League étant un passionnant cas d'école de superproduction chaotique, qui risque d'alimenter les rêves et cauchemars de nombreux spectateurs, la rédaction revient sur 12 aspects ratés, incompréhensibles, exaspérants ou profondément gênants du blockbuster.

 

ATTENTION SPOILERS

 

 

BATMAN

Si Ben Affleck a su parfaitement renouveler l’image de Batman, et révéler avec autant de brio que de sobriété les démons qui minaient le personnage, on a bien du mal à le reconnaître dans Justice League. Présenté comme un Batman ayant retrouvé foi en l’humanité, leader naturel de la Justice League qu’il assemble, le Chevalier Noir paraît curieusement passif, et n’est jamais utilisé intelligemment lors des scènes d’action - comme en témoigne le climax, où il est réduit à tirer mollement avec une mitrailleuse laser depuis une corniche. L'allure vieillissante d'un héros cabossé, évoquée notamment lors d'une scène avec Wonder Woman, est intéressante, mais reste bien trop sous-exploitée dans le film pour avoir un réel impact.

Il en va de même pour l’interprétation de Ben Affleck, comme absent à lui-même, dont le regard perdu nous rappelle constamment qu’il ne sait pas bien lui-même ce qu’il fait là. Héros probablement le plus connu et populaire de l’écurie DC, Batman est ici réduit à un rôle de fantôme embarrassant. 

 

Photo Gal Gadot, Ezra Miller, Ben Affleck

 

LE RETOUR DE SUPERMAN

Passons sur le traitement absurde du faux spoiler du retour de Superman, Henry Cavill ayant assuré la promo aux côtés des autres acteurs tout en étant traité dans le marketing comme le grand absent du film. Passons sur le fait qu'à la fin de Batman v Superman : L'Aube de la justice, la terre se soulève du cercueil pour suggérer qu'il n'aura besoin de personne pour revenir. Passons sur la cohérence moyenne de ce Superman symbole d'un espoir mondial, pourtant jugé par le Sénat et le peuple après le chaos de Man of Steel. Dans Justice League, le super-héros réapparaît après une heure et devient un ennemi pour la bande, qui en perd jusqu'à la volonté même de protéger la dernière boîte, abandonnée sur un capot de voiture.
 
L'idée de voir Superman revenir d'entre les morts pour affronter Batman, Wonder Woman et les autres offre de belles possibilités en terme de dramaturgie et de spectacle, et aurait pu boucler l'arc de la haine entre les deux héros de Batman v Superman. Sauf que Justice League bacle la chose avec une écriture grossière et accélérée (Superman est "sauvé" par les beaux yeux de Lois et une mini-ellipse jusqu'à un coucher de soleil en CGI et un calin de maman Martha), avant de retenir de manière bien paresseuse le retour du super-héros dans le combat final.
 
Ainsi, après avoir vu la Ligue lutter de toutes ses forces contre Steppenwolf, celui-ci est tabassé en quelques instants par Superman. Ou comment démontrer l'incapacité des scénaristes à manier la puissance du héros, et utiliser cet élément grandiose de manière harmonieuse et satisfaisante. Sans parler de la grande question du retour de Clark Kent parmi les vivants dans la suite du DCEU... De quoi se dire que Superman aurait dû être bien moins ou bien plus présent dans le film, afin d'avoir un impact plus pur.
 
 

Photo Henry Cavill

Henry Cavill dans du maïs hollywoodien
  

LA LIGUE ASSEMBLÉE

C'était la grande crainte : comment Justice League allait à la fois présenter les nouveaux venus Aquaman, Cyborg et Flash, et les mettre en scène aux côtés de Batman, Wonder Woman et Superman pour former une vraie bande héroïque ? Ce que la durée de deux heures a laissé craindre, le film l'a confirmé. La caractérisation des trois nouveaux super-héros laisse à désirer, et peine à installer de manière satisfaisante et harmonieuse leurs univers respectifs. Le film a beau montrer une facette de leurs mondes (Aquaman sous l'eau avec Mera, Flash et Cyborg avec leurs pères) à grands renforts de dialogues explicatifs et de mises en situations mécaniques, difficile d'être attaché à eux.
 
Aquaman assure le rôle du mâle désinvolte, Flash est le ressort comique décalé et Cyborg le personnage pseudo-torturé, la partition étant répétée bêtement au fil des scènes. Si Jason Momoa et Ezra Miller ont convaincu du monde grâce à leur charisme, Ray Fisher est particulièrement malmené, alors même que Cyborg est majeur dans l'intrigue.
 
Mais surtout, c'est l'équipe dans sa globalité qui ne fonctionne pas vraiment : leurs petites luttes internes semblent traitées en deux scènes, plus par obligation que par nécessité dramatique, et les super-héros ne partagent finalement pas beaucoup hormis les fonds verts. Leurs personnalités très différentes restent trop séparées pour créer une vraie énergie de groupe, et ce n'est pas les quelques efforts en ce sens (Wonder Woman avec Cyborg et Batman, Flash et son besoin d'amis, Aquaman le roi contrarié) qui offrent une réelle satisfaction en terme de développement et profondeur des personnages - et donc, d'empathie et d'excitation face à leurs exploits.
 
 
Photo Gal Gadot, Ben Affleck, Ezra Miller
Ezra Miller, Ben Affleck et Gal Gadot
 

WONDER WOMAN ET SES POUVOIRS

Si Wonder Woman a séduit le public et une majorité de la critique lors de sa sortie en salles en juin dernier, la super-héroïne reste un des plus grands mystères de ce Justice League. Dans son aventure solo, il était difficile de comprendre quels étaient vraiment ses pouvoirs et surtout leur puissance intrinsèque. Parce que oui, elle n’était pas capable de sauter sur un clocher à une hauteur de 10 mètres (à tout casser) sans l’aide d’un tremplin ; par contre, elle pouvait a priori sauter dans le vide parisien, de manière assez incompréhensible et sans « lieu d’atterrissage » précis (ou alors très loin si elle visait la péniche).
 
Dans Justice League, même s’il faut reconnaître que ses pouvoirs semblent plus puissants, il est toujours difficile de savoir ce que Wonder Woman est vraiment capable de faire. Sa folle vélocité lors du sauvetage (quasi comparable à Flash) dans la banque ne sera pas réexploitée dans les autres combats, sa résistance est elle aussi peu précise. Le flou persiste donc et on soupçonnerait presque les scénaristes de la rendre plus ou moins puissante en fonction des circonstances pour s’arranger avec le scénario. Même chose pour sa personnalité : présentée comme une héroïne qui a abandonné l'humanité dans Batman v Superman (ce que Gal Gadot confirme être une erreur), Wonder Woman se voit reprocher par Bruce de ne pas assumer son rôle alors qu'elle a sauvé des otages dès son apparition dans Justice League. Là encore, quelque chose sonne faux.
 
La question de la gestion des pouvoirs se pose aussi pour Aquaman. Il paraît terriblement ridicule de voir le souverain de tous les océans - normalement doté d’une force surhumaine - lutter difficilement face à une petite vague dans les égouts de Gotham. Même chose lors du climax, où il semble particulièrement faible face à Steppenwolf.
 
 

Photo Gal Gadot

Gal Gadot alias Wonder Woman 
 

LES EFFETS SPÉCIAUX

Les effets spéciaux du film oscillent entre la réussite correcte attendue pour un blockbuster de plusieurs centaines de millions de dollars, et des ratages impensables, même dans le cadre d’une petite série B fauchée. Les effets liés à Flash (notamment les mouvements de son corps quand il court) sont d’un ridicule achevé et nous rappellent les heures sombres des 4 Fantastiques, tandis qu'Aquaman a l’air de nager dans une piscine de chewing gum numérique plutôt que dans les océans.

Devenu emblème de la précipitation et de l’absurdité des processus de fabrication de Justice League, la tronche mutilée de Henry Cavill devrait faire date. Parfois méconnaissable, l’acteur souffre d’un barbouillage numérique visant à dissimuler moustache et barbe de 3 jours, qu’il arborait pour le tournage de Mission : Impossible 6, quand Warner l’a appelé en catastrophe pour participer aux reshoots du métrage.

Tournage additionnel qui n’aura pas seulement détruit le personnage de Superman selon les rumeurs, mais également ajouté des plans techniquement indignes dans des séquences fonctionnelles. On songe aux vannes artificiellement plaquées dans les dialogues de Flash (et leurs raccords coiffure foirés), mais surtout à l’ahurissante rencontre entre Aquaman et Bruce Wayne.

Après avoir discuté dans un bar islandais, les deux hommes taillent le bout de gras au bord de l’eau, avant qu'Arthur Curry ne parte à la nage. La séquence, toute simple, est composée de plans assez jolis, maîtrisés. Et à quatre reprises, le studio et Joss Whedon nous balancent au travers de la figure des inserts avec les mêmes comédiens, dirigés de manière plus « souriante », filmés devant des fonds verts terriblement voyants. L’effet est désastreux et d’une indigence sans nom.

 

Photo Ray FisherCyborg incarné par Ray Fisher

 

L'ACTION MOYENNE

Lorsque Steppenwolf est présenté, c'est sur un champ de bataille halluciné, où des hordes de guerriers (dont Green Lantern et quelques dieux) lancent un assaut contre lui et son armée. Quand arrive le climax de Justice League, c'est dans les ruines d'une ville russe envahie par des moustiques géants et un boss de Devil May Cry enfermé dans un donjon. Pourquoi les Amazones ne sortent-elles pas de leur retraite pour affronter cette apocalypse d'ailleurs ? Rien que leur présence massive pour affronter les Para-démons aurait insuflé une énergie grandiose au climax dans la ville.
 
Justice League souffre d'un manque de momentum, d'images iconiques, de chorégraphies folles. Le film semble presque avoir peur des capacités dingues de ses personnages, d'où peut-être une gestion de leurs pouvoirs au mieux bizarre, au pire absurde. Le système de défense de Cyborg se déclenche face à Superman, mais pas face à Steppenwolf et ses soldats. La puissance d'Aquaman reste bien pâle, même face à une petite vague. Et si la vitesse de Flash donne lieu à une scène amusante et presque intense lors d'une chute dans les égouts, il se contente d'évoluer en marge du climax pour sauver des civils. 
 
L'action principale de Justice League se résume ainsi à deux grands morceaux de bravoure (le sauvetage des otages dans les égouts, le climax) qui manquent d'envergure, de folie, d'inventivité. Le DCEU a peut-être gommé cette tendance à la destruction massive et aux climax sur un parking sombre en CGI, mais le résultat n'est pas forcément plus réussi.

 

Photo Ezra Miller

Certainement le moment le plus marquant de Flash dans Justice League

 

STEPPENWOLF LE NAZE

Comment se satisfaire d'un Steppenwolf montré comme un machin surpuissant capable de se mesurer aux Amazones, Aquaman et Wonder Woman, mais qui finit bouffé par quelques-uns de ses sbires volants parce qu'il a subitement peur ? Grande maladie des films de super-héros depuis une bonne dizaine d'années, l'antagoniste raté et insipide paralyse Justice League. La promesse d'un chaos sans précédent se révèle bien décevante, surtout après la destruction massive d'un Zod dans Man of Steel ou la furie de Doomsday dans Batman v Superman : L'Aube de la justice.

Steppenwolf souffre en plus d'une tronche numérisée bien laide et générique, pire que le Arès de Wonder Woman puisqu'il a plus de temps à l'écran. Que le très bon Ciarán Hinds ait été choisi pour donner vie à ce grand méchant ne fait que mettre un peu plus en avant la déception qu'il représente. Qu'il parle à ses Mother Boxes (là encore sous-exploitées et sous-expliquées) contribue à le rendre un peu plus ridicule.

 

Photo Jason Momoa

 

LA MUSIQUE OUBLIABLE

Jusque là, le DCEU a brillé par ses choix musicaux. Les mélodies envoûtantes et épiques de Man of Steel de Hans Zimmer, les morceaux mélancoliques ou baroques de Batman v Superman : L'Aube de la justice, le thème décalé de Wonder Woman de Zimmer et Junkie XL : il y avait du parti pris fort et souvent fabuleux. Plus encore qu'un Suicide Squad qui occupe une place à part, Justice League brise ce pacte avec une bande originale insipide, qui manque de grands moments spectaculaires et enthousiasmants.
 
Appelé à la dernière minute pour remplacer Junkie XL, Danny Elfman a décidé de réutiliser son thème de Batman version Tim Burton. Il a aussi repris les thèmes de Man of Steel et Wonder Woman. Sauf que la chose est tellement discrète et peu assumée, que le film laisse une impression de gros vide musical. Justice League aurait pu offrir un thème à l'équipe, ou révéler ceux des nouveaux personnages (notamment Aquaman, dont le film sortira en décembre 2018) à la manière de Wonder Woman dans Batman v Superman : L'Aube de la justice. Là, il aurait pu ouvrir une brèche amusante, voire provoquer des palpitations. À la place, il y a une bande originale impersonnelle, qui ne laisse aucune empreinte côté émotion ou spectacle.
 
 

Equipe

 L'un des nombreux moments où un thème digne de ce nom aurait été bienvenu
 

LA FAMILLE RUSSE

Loin d’être une tare exclusive à Justice League, le gros problème du scénario tient sur l’idée d’une fin du monde se déroulant à un endroit où il n’y a personne, ce que le film n'assume pas. C’était déjà plus ou moins le cas dans Avengers : l'Ère d'Ultron et son climax en Sokovie (même si de nombreuses personnes étaient évacuées) ou encore le Hulk d’Ang Lee autour d'un lac… mais dans Justice League, le problème est flagrant. La destruction du monde se déroule dans un lieu dépourvu de vie, aux abords d’une centrale nucléaire désaffectée et le tout au milieu d’un désert russe. Pire : alors que le décor est vide, le film tente de nous faire croire qu'il s'agit bien d'une zone remplie de civils (d'où une famille russe, et un immeuble transporté par Superman). Il n’y a donc aucun enjeu majeur mais une crainte superficielle et mécanique, avec cette arme suprême (so dangerous) qui semble bien inutile loin de toute vie humaine. 

Intervient alors l’un des axes les plus bancals du nouveau blockbuster DC : la famille russe. Une mère, un père et leurs deux enfants (une fille et un garçon histoire d’être dans un bon stéréotype des familles) fuient, en fil rouge de la construction de la ligue des justiciers, le chaos créé petit à petit par Steppenwolf et ses trois « boites-mères ». Premièrement, ils apparaissent et disparaissent du récit en un éclair, sans aucun développement. Résultat : le spectateur ne ressent aucune émotion vis-à-vis de ses personnages et de leur destin. Et deuxièmement, leur axe est incohérent : les Para-démons étant attirés par la peur de leurs victimes, ils devraient mettre en pièce cette famille instantanément. Au lieu de ça, elle arrive à fuir sans être poursuivi par un seul de ces "moustiques géants".

Tout ça pour dire qu'à part poser un semblant d’enjeu civil dans le scénario et essayer de rendre la situation inquiétante pour les spectateurs, cette famille ne sert strictement à rien. Ah si, on oubliait, elle permet à Flash de faire une blague sur Dostoïevski. Navrant.
 
 

Photo Ben Affleck, Ezra Miller, Gal Gadot

Y a t-il plus d'héroïque dans cette vieille image promo que dans tout le film ?
 

LA DIRECTION ARTISTIQUE

Esthétiquement parlant, Justice League a quelques belles idées avec en tête le ciel rouge apocalyptique lors du climax final qui donne un véritable cachet à cette fin bien faiblarde scénaristiquement parlant. Au-delà de ça, la séquence au ciel crépusculaire à Smallville avec Superman et Loïs Lane ou le monde sous-marin d’Aquaman sont également intéressants (un bon signe pour le Aquaman de James Wan). Parce qu'on est généreux, on peut même ajouter, même si ce n’est pas forcément hyper-abouti, les éclairs bleus de Flash : un parti pris visuel qui à au moins le mérite de s’éloigner du Quicksilver des X-Men.

Malheureusement, c’est tout ce qu’on retiendra de ce Justice League au niveau de sa direction artistique : l’ensemble des décors est d’une fadeur regrettable. Entre l’appartement non-éclairé de Cyborg, le mini-village de pêcheur d’Aquaman, le bureau ou le hangar de Bruce Wayne, les rencontres sur un trottoir sombre (Cyborg et Wonder Woman) ou une ruelle sans âme (Batman et Flash), sans oublier l'affrontement contre Superman au milieu d'un désert urbain tristounet : les décors de Justice League manquent clairement d’inventivité et sont des plus génériques. Les standards stylistiques du genre sont utilisés à tort et à travers, soulignent l'absence d'originalité, surlignent l'accumulation de banalité et empêchent avant tout le film de se forger sa propre identité.

Sans parler de la première confrontation entre les cinq super-héros et Steppenwolf qui se déroule dans des égouts, soit un endroit des plus classiques et des plus ennuyeux pour suivre un combat. Il fait sombre, c'est étriqué, les décors sont basiques... bref. Pour se faire une idée, même la séquence des égouts dans The Amazing Spider-Man est moins fastidieuse, que celle-ci, c'est dire.
 
 

Photo Gal Gadot

Le climax de Justice League 
 

LA MYTHOLOGIE

Qu’y avait-il de plus important, pour asseoir le principe de Justice League, que la très riche mythologie développée par DC et Zack Snyder ? Beaucoup de choses manifestement, puisque le film ne se penche jamais sur les Green Lanterns, les Amazones ou les Atlantes, dont on nous dit pourtant qu’ils furent jadis alliés, préfigurant ainsi le concept de la League. Il faudra donc se contenter d’une poignée de saynètes aux effets spéciaux inaboutis, et d’un clin d’œil expédié pour les Lanterns.

Pire : le film saccage ce qu’avait précédemment établi ce Batman v Superman qu'Ecran Large a vivement défendu. Darkseid est discrètement mentionné mais son avènement apocalyptique, lié à l’arrivée d’un dark Superman, est jeté aux oubliettes et on ne trouve mention nulle part de la vision de Bruce Wayne d’un monde dévasté par les Para-démons.

Même remarque concernant Flash, dont on voit mal pourquoi Warner a abandonné le voyage temporel ou dimensionnel suggéré dans le précédent film de Zack Snyder. Et on ne nous fera pas croire que cette scène mystérieuse dans Batman v Superman (« Lois est la clé ! ») annonçait l’arrivée piteuse d’Amy Adams dans la deuxième heure du film…

 

Photo Ben Affleck, Gal Gadot, Ezra Miller

 

LA SCÈNE POST-GÉNÉRIQUE 

Elle était bien sympa cette séquence sortie d’un fan film en carton, avec son Deathstroke aux airs de cosplay mal terminé, et son Joe Manganiello maquillé comme un animateur de karaoké daltonien. En plus elle teasait un concept assez excitant : la fameuse Unjustice League, union de super méchants décidés à faire rendre gorge à nos héros.

Le souci, c’est que c’est encore une fois une scène pour rien. Parce qu’on ne la verra pas de sitôt cette Unjustice League. Probablement pas dans Aquaman, annoncé comme un film très indépendant de l’univers étendu. Éventuellement dans Wonder Woman 2, mais un film ne suffira pas à la mettre sur pied.

Probablement dans The Batman. Mais le film (qui a changé de réalisateur et de direction) n’est pas attendu avant 2020, ne sera probablement pas suffisant pour mettre en place le concept, et pourrait être balayé par le futur Flashpoint, qui doit désormais très certainement « mettre en pièces » le DCEU, comme l’a annoncé Ezra Miller. D'autant que la logique voudrait que le DCEU se tourne désormais vers le boss de Steppenwolf, Darkseid, annoncé dans Batman v Superman : L'Aube de la justice et Justice League... à moins de jeter une nouvelle fois ce qui a été bâti aux toilettes.

 

Affiche

 

commentaires

Tdrole
03/03/2019 à 08:01

1 green lantern ryan reynold et bien mieux en deadpool pis 2 i son pas intelligent davoire pris isla miller pour jouer Flash

heartman
23/12/2018 à 23:11

ce qui me chargrine moi sait que l'equipe n'ait meme pas complète

Bien ta vu!!
14/11/2018 à 22:53

Même pat patrouille c’est mieux que justice league

Darksic
22/03/2018 à 21:48

Que sont devenues les boites-mères?

Caflaroulette
17/02/2018 à 01:02

Étant un grand fan de DC Comics et Marvel ( bd surtout). Je trouve dommage que chez dc les films et série ne sont pas raccords : flash par exemple qui ds la série travaille ds la police et après se prend l explosion de star labs et ds ce film il a déjà ses pouvoir starlabs est tjs entier et c Bruce qui le fait rentrer ds la police.

djézouy57
05/02/2018 à 10:53

+Minion
Moi je suis bien d'accord avec vous bravo, pas comme le Mechanic donneur de leçon

Snoop
23/11/2017 à 11:53

Un beau gros navet !!!

Mechanic
23/11/2017 à 11:39

@Minion

Si eux c'est le Muppet Show, toi t'es le cousin complotiste.
Sérieux regarde les critique d'Avengers 2, au hasard, pour voir que le discours "tout le monde il aime Disney" est creux. Ecran Large sinon répète tous les jours avoir aimé Batman v Superman dès sa sortie, nettement plus que plein de Marvel. Et surtout cette gueguerre artificielle est un truc bien con qui bloque les débats et permet à chacun de contrer l'autre avec une pseudo accusation censée ternir son opinion...

D'autant que tu te places du coup toi aussi parmi ces petites gens mécontents qui résonnent sur le web avec ce discours, ce gros public qui mange de la m.... ("pose ton cerveau c'est que du film à spectacle"), et en gardien de ce qui est bien/pas bien à dire/penser/écrire.

Et en parlant de niveau d'analyse, faudra noter que tu commentes longuement sur tout ça, mais que ton avis sur le film se résume à quelques mots très simples.

Minion
23/11/2017 à 11:23

Amis du bon gout bonjour.

Et si le gros du public mange de la m... depuis des années et ont érigés en tant que curseur d'un produit de consommation banquable. Attaché aux références de ce qui doit être bien ou pas bien.

Le problème, c'est que les gens mécontents ont tendance à faire beaucoup de bruits sur le net et contaminent les esprits curieux qui auraient put voir ce film en tant que telle (un film à spectacle). En somme les gardiens de ce quoi doit être une bonne franchise ou un bon film.

Bizarrement la majorité des productions Disney sont encensées et plébiscitées par ce genre de groupe de gueulards à la critique acerbes et dont les analyses me font penser aux deux vieux séniles du Muppets show.

ccccccccccc
23/11/2017 à 01:50

c'est a se demandé comment est-ce qu'une personne n'ayant pas encore vu le film (et qui par malchance tombé sur cet article) aurait encore envie de voir le film ?? surtout lorsqu'on sait qu'il ya star wars dans moins d'un moi ?
peut importe ces douzes raison soit fondé ou pas( 11/12 les sont pour moi ) le film ne mérite vraiment pas de tels critiques. des scènes qui aurait pu passé inaperçu ou regardable sans plus chez marvel. sont craché et vomis dans justice league. a croire que le film est mauvais de chez mauvais.

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