X-Men : Days of Future Past - critique retour vers le futur

Sandy Gillet | 20 octobre 2018 - MAJ : 07/11/2019 17:23
Sandy Gillet | 20 octobre 2018 - MAJ : 07/11/2019 17:23

X-Men le commencement avait surpris son monde. À la barre de ce prequel on trouvait Matthew Vaughn, qui avait réussi d'un coup d'un seul à faire oublier le sinistre X-Men l'affrontement final qui clôturait la dorénavant première saga. Il faut dire que ce cochon de Brett Ratner était parvenu en un film à saloper le diptyque de Bryan Singer pas toujours exempt de défauts certes, mais qui permettait aux aficionados occasionnels et aux fans hardcore de s'y retrouver. Est-ce étonnant du coup de retrouver ce même Bryan Singer aux commandes de ce deuxième opus ? Mais surtout, le chemin tracé et emprunté par Vaughn trouve-t-il ici son prolongement attendu et espéré ?

SINGER REVIENT PARMI LES SIENS

C'est que depuis X-Men 2, le réalisateur de Usual suspects a bien du mal à refaire parler de lui en bien. Exception faite de la parenthèse tout juste convaincante de Walkyrie, on a du en effet supporter un Superman Returns atteint de kryptonite aigue puis un Jack le chasseur de géants aux compromissions cinématographiques embarrassantes. C'est dire si ce choix procédait d'une orientation forte de producteur (Matthew Vaughn)  qui voyait à raison en Bryan Singer celui capable d'insuffler une direction en phase avec l'espoir suscité par le premier opus.

Il faut croire aussi que Bryan Singer avait besoin de revenir en quelque sorte aux sources d'un cinéma qui l'a vu définitivement émerger et grandir aux yeux du plus grand nombre. Un cinéma de blockbuster « old school » où la mise en scène racée et classieuse répond à une caractérisation des personnages solide, le tout agrémenté d'un sens du storytelling dont on ne peut que se réjouir à l'aune de la production actuelle.

 

Une image qui en dit long

 

On est ainsi surpris que l'histoire prenne une nouvelle fois le temps d'installer ses multiples passerelles avec la grande Histoire pour arriver à créer cette uchronie somme toute assez crédible, rappelant en cela celle des Watchmen. La montée en intensité suit alors un cahier des charges bien connu (ce qui pourra d'ailleurs en agacer voire lasser certains) pour un climax certes généreux mais surtout en phase avec tout ce qui nous a été exposé auparavant.

On sait par ailleurs que la thématique du voyage dans le temps et de ses ramifications est des plus casse-gueule. Écueils qu'esquive X-Men : Days of Future Past, proposant une cohérence de tous les instants assez bluffante. Et puis il y a la belle mais évidente idée qu'une fois encore c'est Wolverine qui tient le haut de l'affiche. C'est d'ailleurs par lui que le film se termine en forme de cliffhanger éprouvé, si on laisse de côté la séquence post-générique qui annonce pleinement X-Men : Apocalypse, le quatrième et dernier épisode réalisé par Bryan Singer.

 

Photo Hugh JackmanAllez, bon courage à la relève

 

FUCK YES-MEN

Une autre belle idée aura été d'introduire Vif-Argent qui à lui seul vole la vedette à tout le monde le temps de deux, trois séquences dont une d'anthologie en début de film. À l'évidence, Bryan Singer est ici comme un poisson dans les eaux pourtant troubles de la manipulation temporelle. Il savoure ce come back quasi d'outre-tombe avec ce qu'il maîtrise le mieux, des mutants qui depuis toujours cherchent leur place dans notre société. Une belle métaphore toujours d'actualité pour un cinéaste encore en quête de la sienne au sein du système hollywoodien.

 

 

 

Résumé

La surprise de X-Men le commencement passée, il était évident que l'on attendait fermement Singer au tournant. Résultat : un retour aux affaires pleinement satisfaisant qui démultiplie les attentes pour le prochain épisode.

Autre avis Geoffrey Crété
Probablement le pic de la saga, qui marie les deux visages (le présent et le passé) autour d'une histoire passionnante, et exploite avec brio la valeur et le sens de ces mutants. Un beau numéro d'équilibriste, entre spectacle et émotion, qui marque un sommet pour l'équipe, devant et derrière la caméra.
Autre avis Simon Riaux
Toujours aussi mal à l'aise avec le divertissement épique et la montée en puissance qu'il exige, Bryan Singer peut néanmoins se reposer sur les glorieux acquis de Matthew Vaughn, tout en jouant de son principal atout, qui demeure l'écriture. D'où un épisode stimulant, qui a de quoi faire rougir de honte Avengers : Endgame.

commentaires

Jdbravo
23/10/2019 à 21:36

Pour moi, le meilleur x-men, spectaculaire, bien construit, vraiment genial

Marc
21/10/2019 à 09:31

Ce film X MEN une réussite totale un des meilleur de la saga.

breizhousurfer
09/11/2014 à 09:53

Singer revient aux affaires mutantes et nous pond un blockbuster sacrément bien ficelé qui fait la part belle au scénario, à l'humour bien dosé et au jeu d'acteur. Ainsi, Jackman Fassbender et McAvoy s'illustrent dans cette histoire abordant des reflexions de fond sur l'humanité et ses dérives ségrégationnistes ou protectionnistes au choix mais sans oublier de l'action burnée et inventive qui fait plaisir à voir.
Bien sur, dans le lot du casting certains acteurs se retrouvent remisés à la figuration (June Temple, Omar Sy) et la séquence finale est en-deçà du niveau général affiché jusque là mais cet opus montre une sacré maturité et ne cède jamais à la facilité.

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