Wayward Pines : la série de Shyamalan est-elle une nouvelle déception ou le renouveau attendu ?

Geoffrey Crété | 27 août 2015
Geoffrey Crété | 27 août 2015
La chute spectaculaire du réalisateur de Sixième sens et Incassable continue avec Wayward Pines, une série de 10 épisodes diffusée sur la Fox, annulée après une saison en demi-teinte malgré un pitch alléchant.
 
En 2000, M. Night Shyamalan était propulsé dans la stratosphère hollywoodienne grâce à Sixième sens : nomination à l'Oscar du meilleur réalisateur et scénariste, succès phénoménal en salles, statut immédiat de film culte, le cinéaste de 30 ans était même considéré comme le descendant spirituel de Spielberg et se voyait proposer d'écrire un nouvel Indiana Jones. 
 
 
15 ans plus tard, la trajectoire du réalisateur (environ un film tous les deux ans) semble d'une clarté effarante : Incassables est devenu culte sans avoir le succès de Sixième sens, Signes s'est sauvé des critiques avec son box-office, Le Village a confirmé les failles de sa formule, La Jeune Fille de l'eau a été un échec pur et simple, Phénomènes a été pris comme une vaste plaisanterie, et les tentatives de blockbusters family friendly du Dernier Maître de l'air et After Earth avec la famille Smith ont été des flops retentissants.
 
Dans ce contexte fort embarrassant, nul n'aura été surpris de voir Shyamalan se tourner vers la télévision, comme Cameron Crowe qui tentera prochainement de conjurer le mauvais sort avec Roadies. Wayward Pines est donc l'occasion de se poser une nouvelle fois la question : Shyamalan, promis à une fin de carrière depuis quelques temps, est-il donc définitivement out ?
 

 

Oui : Wayward Pines est restée sous les radars

Sur le papier, Wayward Pines était une machine de guerre : la première incursion de Shyamalan à la télévision, avec Matt Dillon, Carla Gugino, Melissa Leo, Toby Jones, Shannyn Sossamon, Juliette Lewis et Hope Davis prisonniers d'un mystérieux village coupé du monde, quelque part entre Le PrisonnierTwin Peaks et la méconnue Persons Unknown de Christopher McQuarrie, où sept personnes se réveillent dans une ville inconnue truffée de caméras. Une équation redoutable, un cocktail explosif.
 
Sauf que Wayward Pines a suscité une indifférence polie. Commandée en 2013, laissée en suspens en 2014 avec une diffusion reculée en 2015, la série de dix épisodes a tracé sa route dans un étonnant silence : la critique américaine a été positive mais discrète, les audiences bonnes sans être sensationnelles, et globablement le show n'a bénéficié d'aucun buzz. Pire : Shyamalan a lassé le public et les médias au point de ne pas même donner lieu à quantité d'articles sur sa carrière en berne. Adoubé, critiqué, détesté, le réalisateur est désormais ignoré.
 


 

Non : Shyamalan a réalisé un très bon pilote 

Comme David Fincher avec House of Cards ou Martin Scorsese avec Boardwalk Empire, Shyamalan a réalisé le pilote en plus d'assurer le poste de producteur exécutif. Une manière d'imposer un cahier des charges pour la suite, attirer l'attention du public et des médias et, dans ce cas bien précis, profiter de l'épisode de le plus évident (dévoiler un mystère sans aller jusqu'à l'expliquer) pour mettre en avant sa mise en scène.

Bingo : le premier épisode de Wayward Pines est une franche réussite, parfait cocktail de mystère et révélations savamment distillés dans une quarantaine de minutes brillamment mises en scène. Dans le cas d'une série précommandée, où l'idée n'est plus de vendre le concept et convaincre la chaîne en trompant parfois sur la marchandise, le pilote est la parfaite vitrine pour mettre en avant la mise en scène. Le village ne sera donc jamais aussi troublant et inquiétant que dans Where Paradise is Home, où Shyamalan prend le temps de dévoiler le décor et agiter les pantins que sont ses personnages. La galerie de stéréotypes (l'incorrigible agent du FBI, l'infirmière tordue, la barmaid sensible, le shérif dangereux) n'est alors plus une faiblesse mais un atout au service de l'ambiance délicieusement étrange, qui prend la forme d'un irrésistible jeu de pistes parfaitement maîtrisé, et nourri par des images suffisamment marquantes pour maintenir l'attention.

De quoi se souvenir que la mise en scène de Shyamalan est d'une précision exemplaire, notamment grâce à un sens du cadrage et du rythme qui fonctionne merveilleusement bien sur le créneau de l'exposition. 

 

 

Oui : Wayward Pines est mal foutu

ATTENTION SPOILERS

Le succès du cinéma de Shyamalan repose sur une maîtrise quasi-parfaite de la narration et du suspense, avec un soin tout particulier apporté à la relation fragile entre la fiction et le spectateur - dans les points de vue, le passage de l'information, le timing des révélations. A ce titre, Wayward Pines est une déception immense : la série, adaptée des trois nouvelles de Blake Crouch intitulées Pines, Wayward et The Last Town, se révèle incapable de gérer son intrigue, hésitant entre le carte mystère et celle, plus périlleuse encore, de l'exposition pure des faits. 
 
Alors que le mystère commence à tourner à vide dès le deuxième épisode, notamment à cause de l'arc sur Theresa qui semble traité comme une obligation gênante, l'apparition d'une créature à la fin du troisième réanime le mystère et ouvre de nouvelles perspectives particulièrement excitantes : la menace, jusque là incarnée par le village en toc, se déplace en l'espace d'un plan furtif vers l'Extérieur, coincant les protagonistes dans une situation inextricable et terrifiante.
 
Du moins jusqu'à un cinquième épisode (The Truth) qui grille toutes les cartouches en un temps record en décidant de révéler tous les tenants et aboutissants de l'histoire, à l'aide d'interminables dialogues explicatifs - un moment pivot qui correspond sans surprise à la fin de la première nouvelle, et qui aurait fait un merveilleux season finale. A mi-saison, Wayward Pines devient ainsi une autre bête, emportant avec elle le héros et le spectateur, quelque peu circonspect face à un choix scénaristique qui sacrifie précipitamment le suspense vendu jusque là comme le moteur de l'histoire. 
 

 
Entre le mystère un peu stérile des premiers épisodes et l'exposition artificielle de The Truth, Wayward Pines se perd, et perd le spectateur qui se demandera s'il n'a pas affaire à une mauvaise série SyFy, menée par une soif non mesurée de péripéties, quitte à offrir des dialogues grossiers et des personnages maltraités. Celui de Juliette Lewis incarne parfaitement les failles de la série : première alliée d'Ethan Burke dès le pilote, sa mort brutale et inattendue devait être un choc, un bel avertissement pour la suite des opérations puisque le personnage et l'actrice semblaient intouchables. Mais parce que la série ne prend pas le temps de lui donner vie et construire un réel lien avec le spectateur, l'impact de sa disparition se révèle au final moindre. Le souvenir de ce rebondissement s'évapore d'ailleurs bien vite, avalé par les révélations gargantuesques de l'épisode 5.
 
Wayward Pines va trop loin, trop vite. On repense presque à la saison 2 de Dollhouse, qui avait déballé toutes ses ambitions dans sa dernière ligne droite avant l'annulation, alors que le tout premier plan (un oeil qui s'ouvre) laissait espérer un objet similaire à Lost qui, malgré ses défauts, a pris le temps de développer intrigue et personnages pour servir l'ensemble. Et lorsqu'elle tente de manier des ficelles classiques, comme le flashforward de l'épisode 9, Wayward Pines se montre là encore très maladroite.
 
Shyamalan avait pourtant conscience de l'importance des personnages : "Contrairement au cinéma, où l'intrigue est le vrai moteur, la série est menée par les personnages. Comme l'histoire s'étale, beaucoup de choses peuvent arriver, ils peuvent mourir. Donc le principe c'est vraiment que le public tombe amoureux d'eux". Les exigences du petit écran, soumis à un rythme de travail plus éprouvant qu'au cinéma, seraient-elle la source de ces failles ? Là encore, Shyamalan donne des munitions à ses détracteurs : "J'ai demandé à la Fox si on pouvait arrêter de tourner pendant six semaines après le quatrième épisode, pour que je reprenne mon souffle et discute avec les scénaristes. C'est une grosse demande, qui n'est pas simple, mais ils ont accepté. La télé c'est comme un train lancé à toute vitesse, et c'était très beau de pouvoir s'arrêter quelque temps. Je n'étais pas prêt à livrer autant en si peu de temps".
 
 

 

Peut-être : Shyamalan se répète

ATTENTION SPOILERS

Comme tout auteur respecté, Shyamalan a construit un univers qui se répond de film en film, que ce soit dans les thématiques, les motifs ou les ficelles. Et s'il explique avoir refusé un certain nombre de propositions de séries, le choix de Wayward Pines semble évident tant il rappelle Le Village, l'un de ses films les plus étrangement décevants, chéri par beaucoup de fans.

La petite ville Wayward Pines ressemble à une version moderne de Covington, le village du film avec Bryce Dallas Howard et Joaquin Phoenix : déconnectée et isolée du monde, refuge inquiétant au milieu d'une nature hostile, peuplée de gens qui doivent obéir par principe sans remettre en question l'ordre établi. Sans oublier les créatures, symboles d'une frontière qu'il ne faut pas violer sous peine de menacer l'équilibre vital de chacun.

 

 

Résolument new age, en opposition à son apparence Amish dans Le Village, la simili-secte de Wayward Pines fait par ailleurs écho au pamphlet écolo de Phénomènes. Après le soulèvement des arbres pour anéantir ce parasite humain qui menaçait l'équilibre de la Terre, c'est au tour de Dame Nature de se manifester pour écraser les fourmis que sont les Hommes. Dans un long discours, Pilcher explique ainsi dans l'épisode 5 que des mutations génétiques ont transformé l'être humain pour qu'il retrouve une place raisonnable au sein d'une planète métamorphosée par sa faute. Une punition quasi divine qui transforme l'Homme en créature sauvage sans foi ni loi, faisant de lui l'animal qu'il était au fond à l'époque où il détruisait son environnement sans mesure. Les aberrations de Wayward Pines, réaction de la nature à la folie humaine, renvoient alors directement aux silhouettes rouges du Village, créées par les puissants pour se protéger des dérives de l'Homme. 

Ce réseau de connexions plus ou moins claires démontre des obsessions sincères, terreau d'une carrière cohérente et intéressante à suivre, mais laisse craindre que les sources d'inspiration ne se tarrissent dans l'imaginaire du réalisateur. Interrogé sur la question, Shyamalan se contente d'acquiescer timidement en assurant que ces liens sont inconscients.

 

 

Non : Wayward Pines est déjà de l'histoire ancienne

Une semaine avant la diffusion du dernier épisode, Wayward Pines a été annulée par la Fox dans une indifférence générale. Mais le programme a en réalité été pensé comme une mini-série dès le départ : Shyamalan a pu convaincre ses acteurs grâce à un engagement d'une saison, avec la possibilité en cas de succès d'ouvrir un nouveau chapitre avec un nouveau casting comme True Detective ou American Horror Story. Lui-même a été séduit par cette porte de sortie : "Ce qui m'effraie réellement avec la télévision, c'est sa nature sans fin. Je travaille vraiment à partir de la fin de l'histoire en tant que réalisateur et narrateur, et c'est ce que j'aime aimé avec ces dix épisodes. Je savais où je voulais aller. Je savais que je voulais que ces clotures tombent et on a pu construire tout grâce à ça".
 
Le cinéaste a même clairement affirmé qu'il avait failli s'engager sur d'autres séries par le passé, avant d'abandonner au dernier moment pour ces mêmes raisons - Proof pour Syfy et Lost Horizon pour NBC. Etant donné que les audiences de Wayward Pines se sont révélées particulièrement bonnes grâce aux rediffusions, le désir de Shyamalan de ne pas s'enfermer à la TV a pu mener à l'annulation de la série, qui repose en grande partie sur son nom. Loin de l'image de victime donc.
 
 

 

Non : Shyamalan n'a toujours pas dit son dernier mot

Malgré une série d'échecs cinglants et une remise en question profonde de son talent depuis au moins dix ans, Shyamalan, 44 ans, reste debout à la tête d'une filmographie qui ressemble de plus en plus à champ de ruines, et qui donne l'amère impression que ses réussites ont été d'heureux accidents.
 
Wayward Pines est loin d'être la dernière cartouche du réalisateur, qui reviendra en octobre avec The Visit, un thriller sur deux enfants envoyés dans la ferme de leurs grands-parents, où ils vont assister à d'étranges événements. Tourné en 27 jours, auto-financé à hauteur de 5 millions de dollars hors du système, avec le producteur de Paranormal Activity et Insidious, le film est porté par des inconnus et adopte un ton résolument moins sombre et dramatique que ses plus grands succès : "Je voulais me concentrer sur l'histoire. Sur les choses qui me rendent heureux en tant que réalisateur : écrire un bon scénario, sans m'inquiéter de devoir convaincre quelqu'un de le faire. Tous mes films sont des drames camouflés en films de genre. Ils parlent de la famille : Signes est une tragédie familiale, Le Village traite de jusqu'où on irait pour la protéger et The Visit parle du pardon"
 

 
Après cette parenthèse horrificomique, Shyamalan est censé retrouver sa bonne étoile Bruce Willis pour le mélodrame Labor of Love : l'histoire d'un libraire qui décide, après avoir perdu sa femme, de traverser le pays pour lui prouver son amour. Il parle également de son désir de raconter la suite d'Incassable, éventuellement sous forme de mini-série
 
Une double manoeuvre logique pour un réalisateur qui n'a cessé d'être surévalué (par les studios et lui-même) et a détruit sa réputation en entrant dans l'arène des superproductions (Le Dernier Maître de l'air a coûté 150 M, After Earth 130 M, alors qu'il avait plafonné à 70 M jusque là). Le cinéaste malheureux essaierait-il de tendre humblement la main à ce public et cette critique qui lui ont peu à peu tourné le dos ? "Ce n'est pas mon travail de commenter ceux qui commentent. Je ne peux pas contrôler le cours des événements, seulement ceux sur lesquels j'ai une emprise... Je me concentre moins sur le fait d'être aimé, détesté, avoir du succès ou de l'argent".
 
Shyamalan out ? Pas encore. Shyamalan increvable ? Peut-être.
 
 

commentaires

JK Bo
02/10/2015 à 20:30

@majestik
L'avis d'écran large est juste partagé par TOUS les experts du box-office. Et il faut voir au-delà du budget officiel (budget promo, participation des acteurs, résultats pour un très gros budget conçu comme une franchise et une source de marketing). Et comment nier l'accueil critique catastrophique d'After Earth et Airbender....!

Tu campes sur tes positions, et visiblement tu contredis par principe car tu aimes Shyamalan. C'est ton droit, et ce n'est pas du tout le sujet là. Il a enchaîné les échecs, et cinglant me semble correspondre quand on met en perspective la critique, le désamour du public, et le début de carrière dément de Shyamalan....
Oui les mots ont un sens (et la ponctuation, une utilité, par ailleurs...)
Ici tout fait sens, faut juste pas parler avec son coeur de fanboy. On peut adorer un réal, le défendre, tout en reconnaissant les échecs de ses films d'un point de vue commercial. Faut grandir un peu.

majestik
08/09/2015 à 18:14

les mots ont un sens ...
échec cinglant , c est évidemment ridicule .
en gros , 80% de ce qui sort est un échec cinglant dans ce cas.
libre a vous de rester camper sur vos mauvaises expressions, dites non pas en faisant attention mais en utilisant une littérature de petite tenue. il suffit de l avouer ..
shyamalan a ses adeptes , la réussite c'est de durer , ce qu il fait .
concernant cette série , dans le genre on a récemment vu pas mal de daubes , là ce n est pas le cas non plus. au moins on l a finie celle ci ..

bof
27/08/2015 à 12:20

Bel article, bravo.

Geoffrey Crété - Rédaction
04/08/2015 à 15:56

@Anthony

Non seulement nous maintenons nos mots, choisis "en faisant attention", mais on vous assure en plus que ces mots sont ceux de toute la presse spécialisée et des experts du BO. Sans parler des 11% récoltés sur Rotten Tomatoes, par ex. Même Will Smith a fini par avouer qu'il en avait eu le coeur brisé. Et The Visit a clairement été filmé en opposition à tout cela (comme expliqué dans l'article).

Si avec tout cela vous préférez parler de déception, plutôt que d'échec cinglant (qui, encore une fois, comprenait le box office ET la critique, avec tous les détails donnés plus haut), libre à vous brave homme.

Anthony
04/08/2015 à 14:49

Ce ne sont ni des échecs cinglants ni des flops retentissants. Ce sont des déceptions, tant critiques que commerciales, mais un film qui rapporte 350M$ dans le monde, même pour un budget de 150M$, ça limite la casse. Et même After Earth (dont l’échec est surtout américain) atteint quand même un box-office loin d'être déshonorant. Faut juste faire attention aux mots que vous employez.

Geoffrey Crété - Rédaction
04/08/2015 à 11:45

@E BROWN

On ne l'oublie pas, on a juste résumé grossièrement la chose pour expliquer nos choix de vocabulaire.
Car de manière générale, un film n'est pas objectivement un succès ou un échec : cela dépend surtout des attentes du studio, qui dépendent de la nature du film.

Aucun studio ne produit un Dernier Maître de l'air à 150 M (hors frais promo) pour récolter à peine 320 M dans le monde, dont 130 aux US (surtout quand l'investissement était sur une franchise qui ne verra jamais le jour). Et encore moins un After Earth avec une star bankable pour amasser 243 M pour 130 de budget, dont seulement 60 aux US. Ca, c'est purement et simplement un échec. Avec vos critères (2x ou 2,5x) aussi. Et on ne parle même pas de l'accueil critique, du rôle de Will Smith (qui, vu son indice de bankabilité, a définitivement fait du film un échec : il connaissait ce type de démarrage sur ses drames, jamais sur ses superproductions).

Les recettes us sont plus importantes notamment parce que les studios touchent plus dessus (cours du dollar, politiques des pays, etc). Ce qui explique pourquoi, encore aujourd'hui, les analystes américains considèrent qu'un film ne sera pas un réel succès, à la hauteur des attentes, s'il fait un flop aux US mais marche dans le monde. (Sauf cas exceptionnels de gouffre immense entre les deux compteurs, qui alimentent à chaque fois les débats)

Enfin, le premier week-end est également le plus important en terme de marketing pour se placer face à la concurrence (notamment parce que la carrière logique d'un film voit sa fréquentation chuter, et pas augmenter, sauf cas exceptionnels comme Sixième sens par ex). After Earth a été 3ème à sa sortie, derrière Fast and Furious 6 mais surtout Insaisissables, qui avait coûté 2 fois moins cher. Le Dernier Maître a été 2ème derrière un Twlight qui a coûté là aussi 2 fois moins cher.

On maintient : des échecs, à beaucoup de niveaux.

Razoul
04/08/2015 à 11:36

En fait elle est très fidèle au roman, car dans le roman c'est pareil, le mystère s'arrête très vite pour tourner vers une sorte d'Horror Survival, et c'est surtout cet Horror Survival qui a été un peu zappé, à savoir tout le dernier volume de la trilogie...

Ca tend la bite
04/08/2015 à 09:55

Franchement, Matt Dillon quoi, put1 !! Fait partie de cette caste d'acteurs rares qui empêchent tout projet d'être raté. Un jour on reconnaitra la grandeur de Matt Dillon

Atef
04/08/2015 à 09:34

Excellent article EL, merci!

E BROWN
04/08/2015 à 09:00

@La Rédaction : "- les studios hollywoodiens comptabilisent principalement les recettes sur le territoire us."

Ce n'est pas tant que les studios comptabilisent principalement les recettes aux USA c'est surtout que la totalité des recettes ne revient pas aux studios. On oublie toujours que seule la moitié (à peu près) des recettes revient dans leurs caisses, le reste va aux exploitants (en gros). Un film qui coute 100 millions et qui rapporte 100 millions aux USA n'est remboursé qu'à moitié (hors frais de promo). L'habitude faisait que les recettes USA pesaient plus de la moitié des recettes mondiales et donc les studios se disaient "si le film fait des recettes équivalant au budget, on sera remboursés" mais la part des USA tend à diminuer.

De façon générale on admet que la formule pour qu'un film soit considéré comme rentable c'est un coefficient de x2 à x2.5 le budget du film. Pour être rentable, un film à 100 millions doit faire 200 à 250 millions de recettes mondiales.

Aujourd'hui avec l’émergence de nouveaux marchés comme la Corée et surtout la Chine qui pèse presque autant que les USA, les studios hollywoodiens sont de moins en moins obnubilés par les recettes domestiques et regardent surtout le box office monde. Un film qui marche moyennement aux USA mais marche très bien dans le monde sera considéré comme une bonne affaire. C'est pour ça qu'une star comme Tom Cruise a toujours du poids à Hollywood : ses derniers films (Oblivion, Jack Reacher, Edge of Tomorrow) n'avaient pas été des gros cartons là-bas mais ont très bien marché dans le reste du monde. Autre exemple : Transformers 4 a bien moins marché que les précédents aux USA et aurait dû être considéré comme un échec mais comme il a été un carton en Chine et dans le monde, les studios y voient le plus gros succès de la franchise.

The Last Airbender et surtout After Earth ne sont pas des échecs au box office grâce aux recettes mondiales mais ne sont pas des cartons. Les studios n'ont pas perdu d'argent mais n'en ont pas gagné non plus. L'échec est surtout critique.

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