Le nouveau Superman de James Gunn décolle au box-office et donne une belle occasion au patron de Warner Bros. de fanfaronner.
Le boss de Warner Bros., David Zaslav, peut se réjouir. La résurrection du DCU, pilotée par James Gunn et Peter Safran, connaît un lancement très prometteur. Malgré sa rupture totale avec le Snyderverse et ses partis pris audacieux, le nouveau Superman cartonne en effet au box-office pour son premier week-end dans les salles. On compte ainsi 125 millions de dollars de recettes aux États-Unis et 220 millions à l’échelle mondiale, pour un budget officiel estimé à 225 millions. La route est encore longue, mais Superman a bien démarré.
C’est probablement un sacré soulagement pour Warner, surtout après les bides de la fin du DCEU (Black Adam, Shazam 2, The Flash, Blue Beetle, Aquaman 2), et plus récemment de Furiosa : Une saga Mad Max, Joker : Folie à deux et Mickey 17. Surtout qu’à ce stade, DC avait nécessairement besoin de faire table rase de son passé compliqué. David Zaslav, lui, se félicite d’avoir fait confiance à James Gunn pour remettre le DCU en ordre.
« Un audacieux plan sur 10 ans » pour DC
On n’oubliera pas qu’à son arrivée à la tête de la Warner, en 2021, David Zaslav n’a pas été tendre avec le studio. Entre annulations brutales de projets (notamment le film Batgirl qui était presque achevé) et licenciements en pagaille, sa prise en main des affaires de l’entreprise a été vivement critiquée. Et à juste titre. Néanmoins, il faut reconnaître que la tâche de relancer à pleine puissance l’univers DC (et d’autres franchises phares) de Warner n’était pas chose simple. Et particulièrement en plein chaos post-Covid.
Son intuition de s’en remettre à un duo exécutif stable et créatif (le réalisateur James Gunn et le producteur Peter Safran) pour tout reprendre à zéro était sûrement judicieuse vu les galères du DCEU. Et tandis que cet univers disparaissait dans la souffrance avec ses derniers vestiges, le renouveau de Superman se profilait avec une politique de production plus saine et un auteur un brin plus libre aux commandes. Une recette gagnante, a priori.

Aujourd’hui, les chiffres donnent raison à David Zaslav. Ou du moins, ils donnent raison à la vision de James Gunn dans laquelle Zaslav a eu la bonne idée de placer ses billes. Et il ne manque pas à présent de le dire dans un joli communiqué officiel qui célèbre cette victoire, et répète que ce n’est que le début :
« Il y a trois ans, j’ai engagé James Gunn et Peter Safran pour réinventer et unifier la direction créative de DC sous une seule équipe. (…) Je me souviens de ma première rencontre avec James il y a trois ans. Il m’a parlé de son enfance dans le Missouri et de son lien viscéral avec les héros DC. Pour lui, ces personnages étaient comme sa famille. J’ai su à ce moment-là qu’il était la bonne personne. (…)
Ce week-end, nous avons vu Superman s’envoler tandis que la vision et la passion de James Gunn prenaient vie sur grand écran. Superman n’est que le premier pas. Rien que l’année prochaine, DC Studios va présenter les films Supergirl et Clayface au cinéma, et la série Lanterns sur HBO Max, qui font partie d’un audacieux plan sur dix ans. La vision de DC est claire, l’élan est réel, et je ne pourrais pas être plus excité par ce qui arrive. »
Si par « audacieux » il entend « réessayer de copier la formule Marvel comme avec le DCEU, et on espère que vous l’avez oublié même si c’était avant-hier », alors effectivement : il y a de l’audace.

Un avenir radieux ?
James Gunn, de son côté, n’a pas non plus manqué de célébrer son succès sur Threads :
« Je suis incroyablement reconnaissant pour votre enthousiasme et vos gentils mots ces derniers jours. On a eu beaucoup de « Super » dans Superman au fil des ans, je suis heureux d’avoir fait un film qui met l’accent sur le « man » dans l’équation : un homme bon, qui prend toujours soin de ceux qui en ont besoin. Que cela résonne avec autant de force avec autant de gens à travers le monde est en soi un témoignage d’espoir sur la bonté humaine. Merci. »
Quelques mots qui font plutôt plaisir à entendre à une époque où le cynisme a envahi bien trop de mediums. Il n’est pas surprenant de voir James Gunn fièrement répéter la philosophie de son film de son super héros. Et même s’il est ironique que ce soit grâce à David Zaslav (qui, lui, s’accordait une prime annuelle à 22 millions de dollars, en 2022, tout en licenciant massivement) qu’il en est aujourd’hui capable, il ne s’en privera pas pour autant.
Voir dans Threads
Ce Superman n’est que le point de départ du premier chapitre du DCU, baptisé « Gods and Monsters« . Et après les films Supergirl et Clayface, et la série Lanterns sur Max, il y a beaucoup de projets en cours de développement pour remplir ce plan sur dix ans : The Authority, Swamp Thing, The Brave and the Bold avec Batman et Robin, Wonder Woman, Sgt. Rock, Teen Titans ou encore l’histoire centrée sur Bane et Deathstroke.
Reste à voir si ce premier succès en appellera d’autres. Mais pour l’instant, Superman redonne à DC une image qu’on croyait perdue : celle d’un monde de héros capables de faire rêver et, à termes, de remplir les salles.
Je sais pas si c’est vraiment une bonne nouvelle. On va se retrouver avec les mêmes produits côté MCU et DCU. Non pas que je sois un grand « fan » de Snyder mais il avait le mérite de proposer quelque chose de différent du MCU. Vu le déclin de Marvel, je suis pas certain que leur piquer la recette soit judicieux à long terme. Nous verrons avec le temps…
Et comme prévu, le film est pourtant médiocre. C’est l’effet Joker. Tout le monde a cru à la révolution, pour se rendre compte que le film était une arnaque. Résultat : échec cuisant au second tour.
C’est beau la méthode Coué.
On verra à la fin de la semaine si David Zaslav est toujours aussi content et s’il pense passer un bon week-end
Je refuse que David Zaslav s’attribue le moindre mérite sur ce film.
Faudra que la suite du projet soit a la hauteur par contre… Ce Superman est ok-tiers… Mais c’est pas une folie non plus.