Les nouveautés films et séries à voir sur Amazon Prime en février

La Rédaction | 4 février 2021 - MAJ : 02/03/2021 11:33
La Rédaction | 4 février 2021 - MAJ : 02/03/2021 11:33

Parce qu'il n'y a pas que Netflix dans ce monde et que d'autres plateformes voient leur catalogue grandir chaque jour, chaque semaine et chaque mois, on a décidé de faire le point sur les nouveautés prévues sur Amazon Prime VideoChaque début de mois, Ecran Large reviendra donc sur quelques nouveautés ajoutées par Amazon Prime Video dans son catalogue, films et séries confondus, originaux ou pas, dans une liste non exhaustive.

Alors, quels sont les films et les séries à ne pas manquer sur la plateforme de streaming en ce mois de février ?

 

photo, Salma Hayek, Owen WilsonRegarde tous ces films originaux Amazon !

 

Déjà disponible

Moonlight

Ça parle de quoi ? Après avoir grandi dans un quartier difficile de Miami, Chiron, un jeune homme tente de trouver sa place dans le monde. Moonlight évoque son parcours, de l’enfance à l’âge adulte. 

Pourquoi il faut le regarder ? Récompensé d’un Oscar du meilleur film (désolé La La Land...), Moonlight a propulsé le talentueux réalisateur Barry Jenkins parmi les noms contemporains à suivre de près. L’arrivée sur Prime de ce bijou est une occasion rêvée de replonger dans la mise en scène puissante du cinéaste, avant de découvrir ce qu'il nous réserve avec sa prometteuse série The Underground Railroad.

Pour suivre la vie déchirante de Chiron, Moonlight se découpe en trois segments magnifiquement hétérogènes, où Jenkins développe le parcours d’un enfant brisé, bien contraint de survivre dans un monde qui l’attaque de toutes parts. Pour autant, le réalisateur a la bonne idée de ne pas s’appesantir sur les thématiques sociales évidentes de son récit.

À l’inverse, elles sont la toile de fond passionnante d’un pur drame humain, porté par la délicatesse d’une caméra apaisante et sinueuse, capable de suivre les mouvements des vagues lorsque Chiron apprend à nager. Moonlight est bien une sacrée claque, mais une claque qui prend les atours d’une douce caresse.  

Notre critique de Moonlight

 

Photo Mahershala AliNous aussi on nage... dans nos larmes 

 

Horizon Line

Ça parle de quoi ? Sara et Jackson sont invités, avant un mariage, sur l'île tropicale d'un de leurs amis. Ils se retrouvent seuls passagers d'un avion monomoteur survolant les eaux bleues de l'océan indien. Quand le pilote décède d'une crise cardiaque, le couple va devoir se battre pour rester en vie.

Pourquoi il faut le regarder ? Amis du film concept, bonjour. Amazon Prime continue d’ajouter chaque mois un survival légèrement absurde à son catalogue. Après le très honnête Breaking Surface le mois dernier, c’est au tour d’Horizon Line, où un couple fraîchement reformé doit faire face à une infortune quasi-divine, puisque leur pilote d’avion fait une crise cardiaque en plein vol quelques minutes à peine avant d’arriver dans une tempête géante, ne leur laissant qu’un réservoir à moitié plein.

Même si le récit colmate les trous avec une romance ultra-lourdingue et que le final a de quoi agacer les squalophiles, l'expérience propose quelques séquences divertissantes, dont l'improbabilité amusera sans aucun doute les amateurs d'aéronautique, les cinéphiles ou tout simplement les gens dotés de bon sens. D'autant que les effets spéciaux ne sont pas honteux et que ça permet de voir ce à quoi s'occupent les scénaristes de 10 Cloverfield Lane sur leur temps libre, ou lorsqu'ils abusent du rhum arrangé.

 

Photo Allison Williams"Oups"

 

Bientôt disponible

Bliss - 5 Février

Ça parle de quoi ? Alors qu'il vient de divorcer et est totalement perdu dans sa vie, Greg rencontre Isabel, une jeune femme SDF qui est persuadée que le monde n'est qu'une simulation, cachant une autre facette bien plus radieuse et paisible.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce qu’un petit drame de science-fiction sur fond de romance (ou inversement) ne se refuse jamais vraiment et sûrement pas quelques jours avant la Saint-Valentin. Retrouver Owen Wilson en mec paumé (Owen Wilson quoi) et découvrir Salma Hayek en SDF (sacré choix à contre-courant) est d'autant plus alléchant que les deux comédiens sont dirigés par Mike Cahill.

Et si le réalisateur ne vous dit pas grand-chose, il est sûrement l'un des cinéastes les plus poétiques de ces dernières années avec Another Earth et I Origins (portés par Brit Marling bien avant The OA). Deux oeuvres pas entièrement réussies (loin de là), mais émaillées de sublimes idées dont on peut espérer retrouver la puissance dans Bliss.

 

photo, Salma Hayek, Owen WilsonOwen et Salma

 

Soulmates : Saison 1 - 8 février

Ça parle de quoi ? La technologie a pris une place prépondérante dans notre quotidien et un test permet de déterminer qui est votre âme sœur. Chaque épisode dresse le portrait d'une personne en quête de l'amour et les conséquences dans sa vie d'un tel test.

Pourquoi il faut la regarder ? Curieux principe que celui de Soulmates. Non pas dans son scénario, déjà mis en scène par le cinéma et la télévision d'anticipation, mais dans sa construction. En effet, il s'agit bien d'une série d'anthologie explorant 6 manières différentes de s'accommoder du fameux test. Une approche qui se distingue donc par son exhaustivité et qui promet d'analyser les effets de la technologie sur les relations sentimentales de façon bien plus profonde que n'importe quel épisode de Black Mirror.

Au poste de showrunner, on retrouve l'acteur et scénariste Brett Goldstein, mais aussi William Bridges, ayant officié sur Stranger Things et... Black Mirror. Ce dernier est même pressenti à l'écriture du remake de Scanners. Autant dire que les fans de David Cronenberg ou même les amateurs de science-fiction en général ont tout intérêt à se lancer dans cette très courte première saison. D'autant que le casting amoureux donne envie : David CostabileCharlie Heaton et Bill Skarsgård se joignent à une multitude d'autres comédiens de talent. Le coup de foudre n'est pas impossible.

 

photo, Charlie HeatonL'amour rituel

 

Seuls - 8 février

Ça parle de quoi ? Cinq adolescents s’éveillent dans un monde qui ressemble au leur, mais a été soudain vidé de ses habitants. Alors qu’ils font connaissance, ils découvrent qu’une sombre menace plane sur eux et l’univers dans lequel ils évoluent. 

Pourquoi il faut le regarder ? La science-fiction n’est assurément pas le genre le plus représenté en France, et c’est pourquoi Seuls représente à plusieurs niveaux un défi. Tout d’abord, parce qu’il s’attaque à un récit ambitieux, adapté d’une excellente bande-dessinée, mais aussi parce qu’il vise un public jeune, sans pour autant s’échiner à dupliquer le cinéma anglo-saxon. Et le tout, avec un budget bien moins conséquent que nos cousins d’Amérique.

Si la proposition de David Moreau n’est pas exempte de faiblesse, sa capacité à créer un univers intrigant, visuellement fort, peuplé de personnages forts et très bien caractérisés lui permet de s’attirer la sympathie du spectateur. De même, le tempo et la structure narrative, en assumant leur dimension feuilletonnesque, nous immergent avec réussite dans ce monde à la fois voisin du nôtre et radicalement différent. Un challenge d'autant plus plaisant qu'il est incarné par une troupe de jeunes comédiens tous investis dans ce projet juste fou comme il faut.

Notre critique du film

 

PhotoLa frêle au bois dormant

 

Palm Springs - 12 février

Ça parle de quoi ? D'un homme et d'une femme qui ne se connaissent pas, mais se retrouvent piégés ensemble dans une boucle temporelle infernale autour d'un mariage, dans le désert.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que c'est une petite sucrerie douce et sans conséquence, comme Un jour sans fin avec une note romantico-burlesque plus présente. Rien de bien neuf sous le soleil pour quiconque a déjà vu un film de ces genres, mais le charme opère pour deux raisons : Andy Samberg et Cristin Milioti.

Le duo déborde d'énergie et de charme, et parvient à créer un peu d'émotion dans le cirque spatio-temporel, lequel évite les facilités des sketches pour meubler. Pas sûr que Palm Springs réalisé par Max Barbakow marque réellement la mémoire (dans le genre, le troublant The One I Love a plus d'esprit), mais en attendant, c'est bien plus tendre et drôle que la majorité des comédies romantiques neuneu servies chaque année.

 

photo, Cristin Milioti, Andy SambergSpoilers alert

 

The Map of Tiny Perfect Things - 12 février

Ça parle de quoi ? Mark est coincé dans une boucle spatio-temporelle. Un jour, au gré de ses pérégrinations, il tombe sur Margaret qui croit en son histoire. Ensemble, ils décident alors de chercher les événements marquants (grands ou petits) de cette journée.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que ça a l'air tout choupi et de se la jouer comédie initiatique sans prise de tête, tout en ayant cette petite touche de SF qu'on aime tant à l'intérieur. Bon d'accord, Amazon Prime continue à garder l'atmosphère type Un jour sans fin, Edge of Tomorrow voire Happy Birthdead puisque Palm Springs sortira le même jour sur la plateforme, mais on ne va pas cracher dessus non plus (ce sera toujours mieux que Brutus Vs César).

De quoi se faire un bon petit programme romantique pour la Saint-Valentin et de surtout retrouver la jeune et talentueuse Kathryn Newton. Alors qu'elle avait explosé avec son rôle dans Big Little Lies et qu'on l'attend de pied ferme dans Freakyil vaut mieux profiter de ses prestations indépendantes avant qu'elle s'enferme dans le MCU avec Ant-Man and the Wasp: Quantumania.

 

Photo Kathryn NewtonEt en plus elle a du style

 

Come Away - 16 février

Ça parle de quoi ? Avant de rejoindre respectivement le Pays des Merveilles et le Pays Imaginaire, Alice et Peter Pan étaient frères et soeurs. Et lorsque leur frère ainé, ils ont dû faire un choix terrible : sauver leurs parents de leur désespoir ou s'enfuir vers un imaginaire.

Pourquoi il faut le regarder ? D'abord parce que ça fait toujours plaisir de retrouver Angelina Jolie, même si Maléfique : Le Pouvoir du mal et The One and Only Ivan n'étaient pas de grand cru, et qu'on est curieux de la voir continuer dans le registre de l'imaginaire avec Come Away. Mais ce qui nous interloque surtout, c'est de voir ce que peut faire la réalisatrice et animatrice Brenda Chapman avec un film live. Son talent est indéniable sur l'animation, elle qui est derrière l'incroyable Le Prince d'Égypte et a été oscarisée pour le sous-estimé Rebelle.

A priori, le coche est raté, vu la réception catastrophique du long-métrage aux Etats-Unis (43/100 sur Metacritic) lors de son passage à Sundance 2020. Toutefois, on se souvient que ces mêmes critiques ont plébiscité Avengers : Endgame d'un culotté 78/100, alors on n'est pas à l'abri d'une bonne surprise.

 

Photo Angelina Jolie, David OyelowoDavid Oyelowo est aussi de la partie avec Angelina

 

Jack Reacher : NeveR Go Back - 19 février 

Ça parle de quoi ? De l’insaisissable Jack, toujours sur la route et entamant une relation épistolaire avec une gradée de l’armée américaine. Ni une ni deux, sa bonne amie se retrouve au cœur d’un complot dont elle est la cible, et qui vise à dissimuler les agissements criminels de soldats pour le moins hors des clous. Flanqué d’une adolescente convaincue qu’il est son père biologique, notre héros va rétablir la vérité en démontant des mâchoires. 

Pourquoi il faut le regarder ? Avec son premier épisode, Jack Reacher avait ressuscité un des genres portés disparus à la fin des années 90. L’action à l’ancienne, basée sur les mornifles musclées, les répliques badass et les moteurs ronflants. Une antithèse presque artisanale aux opéras de destruction numérique mis en lumière par le blockbuster contemporain, qui avait eu un peu de mal à trouver son public, mais avait séduit sans mal les spectateurs qui l’avaient découvert.

Aux commandes de cette suite, Edward Zwick ne retrouve pas la maîtrise sobre et sèche de Christopher McQuarrie, mais tient tout de même la barre avec savoir-faire, et laisse tout l’espace nécessaire à Tom Cruise pour nous offrir un nouveau numéro de déboîtage de méchants. On n’en demande finalement pas plus, et à défaut de surprendre, cette suite remplit sa mission.

 

photo, Tom CruiseUne mission vraiment très possible

 

Moi, Tonya - 21 février

Ça parle de quoi ? La folle, tragique et rocambolesque histoire de Tonya Harding, championne de patinage artistique, accusée d'avoir planifié et mis à exécution l'attaque d'une concurrente.

Pourquoi il faut le regarder ? Derrière le fait divers dingue, il y a une histoire vraiment bouleversante. Derrière la championne sportive, il y a l'american dream le plus bête et extrême. Derrière les rires, il y a les larmes, face à une trajectoire aussi délirante. Moi, Tonya est un peu tout ça, et bien plus encore.

Comédie décapante et cruelle, le film joue à merveille de la frontière entre le vrai et la fiction, conscient que le plus étonnant n'est pas forcément celui qu'on croit. Révélé avec la comédie amère Une fiancée pas comme les autres (l'histoire de Ryan Gosling amoureux d'une poupée en plastique), le réalisateur Craig Gillespie continue sur sa lancée avec un autre portrait de marginal magnifiquement minable. Et avec elle, c'est une certaine idée de l'Amérique tout entière qu'il raconte et démolit ; celle qui exige qu'on se batte contre tout et tout le monde pour exister et y arriver.

Entre un casting aux petits oignons (Margot Robbie, Allison Janney, Sebastian Stan) et une mise en scène inspirée (plan-séquence, quatrième mur brisé, narration solide), Moi, Tonya est assurément l'une des meilleures surprises du cinéma américain de ces dernières années.

Notre critique de Moi, Tonya

 

Photo Margot Robbie"Je veux une statuette dorée comme mon patin svp"

 

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