La Plateforme : le réalisateur en dit plus sur la terrible conclusion du choc Netflix

La Rédaction | 30 mars 2020
La Rédaction | 30 mars 2020

Mais que signifie vraiment la conclusion de La Plateforme sur Netflix ? Son réalisateur en dit un peu plus. 

Après avoir été remarqué dans plusieurs festivals internationaux, La Plateforme a marqué beaucoup de spectateurs sur Netflix, et soulevé bien des questions quant à son interprétation. Mais son réalisateur ne vous en donnera pas toutes les clefs, manifestement désireux de laisser le public s’interroger un peu sur le sens du récit. 

ATTENTION SPOILERS !

 

Photo Ivan MassaguéEt personne ne veut aller dans la prison des spoilers

 

Pourtant, les questions ne manquent pas ? Qui est l’administration qui torture les personnages ? Quel est son but ? En a-t-elle seulement un ? Qui est véritablement l’enfant qui monte sur la plateforme à la fin du long-métrage et quel est la nature du message qu’elle pourra bien transmettre aux étages supérieurs ? 

Les équipes de Collider se sont entretenues avec Galder Gaztelu-Urrutia, afin de déterminer ce qu’il avait en tête. Mais quand il a été interrogé sur le message final de son film, il a préféré rester un chouia cryptique. 

“C’est une question qu’il faut poser à notre société. Ça dépend de chacun d’entre nous... Voulons-nous demeurer cette espèce malheureuse, qui dispose de pléthore de nourriture, ou voulons-nous autre chose...” 

Bon, si l’artiste se garde d’appeler à la révolution ou d’inscrire La Plateforme dans un agenda politique précis, il ne fait pas grand doute qu’il délivre une vision extrêmement critique d’un système individualiste à l’extrême et fortement pyramidal. Quant à savoir quelle est l’identité de l’administration qui dirige l’univers anxiogène qu’il a imaginé, il compte bien ne pas trop en dire. 

 

photo, Zorion EguileorVoilà, ça, c'est un programme politique !

 

“C’est une question secondaire...Ce qui compte, c’est que chacun d’entre nous fait avec les cartes qu’il a en main. C’est une problématique qui nous concerne, à tous les niveaux. Bien sûr, nous devons nous indigner et signaler les injustices, mais... Allons-nous rester sur la défensive, de manière à ce que les autres – les dominants ou les structures de pouvoir – s’organisent de manière à nous empêcher d’agir ? 

Comme je l’ai déjà dit, c’est une auto-critique sociale. Je ne me sens pas légitime pour dire aux gens ce qu’ils doivent faire. Le film aspire seulement à mettre en lumière une situation, pas endoctriner ou sermonner qui que ce soit.” 

Alors que La Plateforme, qui est parfois comparé à une relecture ultra-radicale de Cube, semble rencontrer un grand succès sur Netflix, reste à savoir comment son message, ou plutôt son point de vue, sera reçu par les spectateurs. Notre critique du film est disponible ici.

 

photo, Alexandra MasangkayBon appétit bien sûr !

commentaires

Steph
02/04/2020 à 10:27

Dans ma lecture , l’administration ne LAISSE pas d’enfants entrer, c’est impossible. Hors le fait qu'un enfant remonte obligera l’administration à sortir tout le monde ... c’est le message. Ça vaut ce que ça vaut, mais j’en ai fait cette lecture pour la fin.... l’administration peut se tromper, et le reste de ces erreurs suivra.

truc
01/04/2020 à 19:15

dans la ligné de time out, sympa, simple, efficace. notre système est une prison "du béton, des étages , des mois steak, des mois pattes, encore quelques mois sans pouvoir acheter du PQ et il y aura plus de mort par cannibalisme que par la grippe-19

haildé
31/03/2020 à 21:03

Rico. Évidemment que j'ai compris pour la panacota. Enfin, voyons c'est gros comme un camion de 45t. C'est bien là l'un des soucis du film, lecture trop simpliste du concept. J'aurais apprécié bien plus de profondeur et une réflexion forte sur le concept. C'est un bon film mais trop loin de la lumière...

rico
31/03/2020 à 18:45

Hailde, je suis d'acord avec toi, les image font foi. Alors comment expliques tu la scène de la panna cotta remontée auprès du chef où d'ailleurs il trouve un cheveux dessus. Comment un enfant pourrait vivre dans cet enfer, à moins qu'il s'agisse d'une hallucination dû au sévères coups que les protagonistes ont reçu?

SansanAloha
31/03/2020 à 14:29

Le message qui veut être passé selon moi par cette fin, C est que c est à nous adultes d offrir le bon message à nos enfants car ils sont l avenir de demain et ce sera à eux de rendre et de vivre dans une société meilleure qu elle ne l est. Un monde de surconsommation d individualisme et d égoïsme. La panna cotta aura été le symbole que chaques plans peut être changé pour un autre bien meilleur. Et les deux protagonistes se sont sacrifiés pour la paix de leur conscience et pour pouvoir mettre une pierre à l édifice d un 'peut être' chzngmeement des mentalités

L’inconnu
31/03/2020 à 09:39

Voyer les choses autrement Le vielle homme dès le début du film dis de regarder les détails donc rien avoir avec le premier message qui vous fait comprendre le monde dans le quel on vit c’est beaucoup plus profond comme message subliminal et le message n’est pas la fille mais ramses

Jimmite
30/03/2020 à 18:29

Pour moi la panna cota a été Remonté car au milieu du film on voit le chef voir ce dessert avec un cheveux dessus donc refaire monde l’info

Albus
30/03/2020 à 17:47

Rico, regarde une deuxième fois le film, la panna cotta a été mangé par l'enfant, on ne peux être plus explicite a l'image. Puis l'enfant est remonté avec la plateforme. Je ne vois pas comment on peut contester les images...

rico
30/03/2020 à 17:27

Hailde, faut il avoir vraiment compris le film, es tu vraiment sûr que la fille est remontée par l'ascenseur? Ou serait ce peut être la panna cotta? Regarde le une 2ème fois je pense....

Ded
30/03/2020 à 15:57

Trotskiste ? Assurément... Mais pourquoi vouloir des explications à tout ? Chacun ne peut-il laisser son imagination lui suggérer des réponses au plus proche de ses sensibilités, de ses convictions profondes ? C'est ce qui apporte à chacun sa singularité. N'uniformisons pas notre pensée. De nos jours, tout est uniformisé. C'est ce que le film démontre, du moins pour ce qui est des comportements dans un état extrême de stress pour sa propre survie. Une femme et deux hommes réfléchissent, s’opposent aux autres et se battent. Ils tentent de briser le diktat de l’implacable plateforme pour tenter de faire resurgir le sentiment d'humanité enfoui au tréfonds de ces êtres humains devenus des bêtes. Pour moi, l'enfant, le SEUL enfant (c'est important pour la symbolique) est le message car il apporte la preuve, vivante, au propre comme au figuré, que deux adultes, parmi tant d’autres corrompus par leur souci de survie, ont été capables de surmonter leur instinct animal afin de le sauver, lui. Lui qui représente, comme tous les enfants, l'espoir pour le futur quand la société des hommes glisse inexorablement vers l’abîme. Quand à "l'administration", au regard de la punition monstrueuse infligée, il est aisé d'imaginer qu'elle est le pendant fictionnel de toutes les dictatures de la planète qui torturent, tuent et violent dans leurs geôles femmes, enfants et hommes par millier...
Tout ceci est la transcription, bien sur, de mon humble avis. Alors il est normal de penser le contraire et de l'exprimer ici sans pour autant piétiner ma personne et mes idées par des invectives assassines aussi inutiles que déplacées. A bon entendeur salut !

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