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Disney+ aurait piqué un beau paquet d’utilisateurs à Netflix

Par Mathieu Jaborska
20 décembre 2019
MAJ : 22 décembre 2019
The Mandalorian : photo

C’est la guerre ! Alors que les différents camps ont dévoilé leurs armes les plus redoutables, c’est l’heure de compter les morts et les blessés.

Avant l’arrivée de Disney+, les différents services de SVoD s’étaient déjà préparés à un petit choc. Netflix notamment, pour l’instant toujours le leader du marché, a fait sortir toutes ses grosses productions en décembre. Eli, The Irishman et Marriage Story, tous très attendus, ont débarqué en grande pompe à cette période. La stratégie est de privilégier les auteurs et des oeuvres qui vont draguer la critique, contrairement aux grosses franchises sur lesquelles repose toute la communication de la plateforme de Mickey.

 

WallpaperThe Irishman, plus gros budget de l’histoire de Netflix

 

Néanmoins, Netflix a tout de même dû céder au lancement d’une grosse saga adaptée d’un univers célèbre : The Witcher, le mastodonte conçu pour faire face à tous les gros coups du genre comme See chez Apple TV+ et surtout The Mandalorian chez Disney+. Ce dernier est probablement une des clés du succès du service sur lequel il a été présent dès le premier jour, avec une version 4K d’Avengers : Endgame et une bonne partie du catalogue Disney récent. Pour son premier jour, Disney+ a gagné directement 10 millions d’abonnés, selon les chiffres de la firme.

La bataille fait rage, donc. Forcément, avec une telle force de frappe, la plateforme grand public commence à atteindre ses objectifs en ces temps de multiplication des offres : rallier à sa cause le plus grand nombre de consommateurs. Un rapport réalisé par Cowen & Co, un groupe d’analystes de Wall Street, lui attribue 24 millions d’abonnés américains à la fin novembre. 19,4 millions de Yankees auraient souscrit aux deux services, ce qui constituerait un chevauchement de 80 %. Plus important encore, le rapport indique que 1 million de spectateurs ont annulé leur abonnement à Netflix pour souscrire à Disney+.

 

photo, The Mandalorian Saison 1Pedro Pascal contemple la raison du succès de The Mandalorian

 

Alors que certains de ses produits phares comme Daredevil ou Jessica Jones ont été rapatriés vers la maison mère, le N rouge aurait donc vécu une année moyenne d’un point de vue économique. Il se bat pourtant comme il peut. Récemment, il a signé un accord avec Nickelodeon autorisant la production de séries et films originaux, probablement dans le but d’attirer le même public familial que son concurrent direct.

Mais la plateforme n’est pas au bout de ses peines. Avec pour le moment seulement The MandalorianLa Belle et le Clochard et un paquet de longs-métrages estampillés MCU en guise de produit d’appel, Disney+ a prévu d’étoffer son catalogue dans les mois à venir, en exploitant sans vergogne toutes les franchises rachetées à Lucasfilm, Marvel ou bien sûr à la Fox. Un spin off d’Aladdin, un remake de Maman j’ai raté l’avion ou encore une adaptation en série de Willow sont par exemple prévus, en plus des diverses séries de la Phase 4 de Marvel, à commencer par The Falcon & The Winter Soldier.

 

photoLes adaptations live Disney cartonnent aussi en streaming

 

Disney devrait également profiter de son installation en France à partir du 31 mars 2020, dans le cadre d’un partenariat avec Canal+. À cela s’ajoute la concurrence des autres tout puissants nouveaux services de streaming et leurs séries aux budgets astronomiques comme Fondation pour Apple TV+, le spin-off Game of Thrones sur HBO Max et bien sûr Le Seigneur des anneaux version Amazon Prime. Peut-être que The Witcher, disponible dès aujourd’hui, changera la donne. Notre critique des 5 premiers épisodes est disponible ici.

 

photo, Henry Cavill, The WitcherC’est ce qui s’appelle avoir la pression

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RobinDesBois

@Luigi

Je suis aussi nostalgique de l’époque video club. On se basait très souvent sur la jaquette pour faire son choix, on ne savait jamais vraiment où cela aller nous mener c’était toujours une surprise et on savourait pleinement les films puisque ça n’était pas du « consommable-jetable » comme aujourd’hui.

Luigi

Dire qu’à une époque tu pouvais passer une heure dans un vidéoclub pour choisir un film a louer et c’était un sortie familiale presque un rituel !Je suis en mode « vieux con nostalgique »…

Olric

Eli ? Lol…

RobinDesBois

Tant mieux un monopole n’est jamais bon. En espérant qu’Amazon Prime devienne également un concurrent sérieux.

Sebnutt

Le vrai plus du s’évite de Disney c’est la perpétuité œuvres qui y sont proposées. Ce que Netflix est totalement incapable de garantir.

Micju

Quelle époque épouvantable. On a jamais eu autant de choix. Et en plus les séries sont cent fois plus intéressantes qu’avant. Et ce qui est encore mieux si tu veux pas souscrire à une chaîne et bien tu ne le fais pas.Donc je comprends pas trop la colère contre une chaîne ou l’autre.

Sergio

Et tout ça grace a une série en carton…

Dutch Schaefer

Perso je suis très heureux avec mon Amazon Prime Vidéo!
Rapport qualité prix, c’est imbattable! 😉

Opale

@Starfix Nova (chouette pseudo!) Sale époque, oui, car l’hideuse et criarde hégémonie de Mickey bouffera toute concurrence si l’on n’y prend pas garde. Quand je vois les succès au BO de cette firme et la qualité proposée, j’ai la gerbe! Oui, sale époque où les masses vont au ciné comme elles vont dans un parc d’attraction: en laissant le cerveau à l’entrée et en bouffant du pop corn! Sale époque.

Andarioch1

*A tout prix,

dsl pour la faute.