J'accuse : des actrices et cinéastes ont signé une pétition pour disqualifier le film de Polanski des cérémonies de récompenses

Mathieu Jaborska | 3 décembre 2019 - MAJ : 03/12/2019 18:51
Mathieu Jaborska | 3 décembre 2019 - MAJ : 03/12/2019 18:51

Au centre d'une énorme polémique, le film de Roman Polanski a été nominé aux European Film Awards. Un tel honneur n'a pas été accepté par tout le monde.

J’accuse, sorti le 13 novembre dernier, aura définitivement fait revenir les accusations contre son réalisateur dans l'actualité. L'évènement déclencheur a été la projection du film à la Mostra de Venise. Le dossier de presse faisait un parallèle entre l'histoire de Dreyfus, accusé à tort d'espionnage, et Polanski, laissant sous-entendre qu'il est un homme persécuté.

Bien sûr, une façon aussi douteuse de gérer la promotion avait fait des vagues et la première victime du cinéaste avait réagi dans un tweet très médiatisé.

 

Photo Jean DujardinJean Dujardin dans J’accuse

 

En novembre, une nouvelle accusation avait accompagné la sortie du film. Le témoignage de Valentine Monnier est à retrouver ici. La photographe l'accusait de viol parlant de faits qui se seraient produits en 1975. Selon elle, c'est encore une fois le lien entre son intrigue et les poursuites menaçant le cinéaste qui ont justifié cette prise de parole. Beaucoup de personnalités issues de l'industrie se sont succédé pour donner leur avis. Mais ce qui a le plus marqué, ce sont les différentes actions menées par des collectifs féministes, parvenant à empêcher des projections du long-métrage.

Lancée par Clementine Vagne, ayant déjà obtenu l'annulation de la présence du réalisateur en tant que président des Césars en 2017, cette fois, une pétition vise à disqualifier le film des European Film Awards. Nommé dans 4 catégories, dont meilleur film et réalisateur, il est un favori avant la cérémonie de récompenses prévue le 7 décembre prochain. La pétition disponible sur Twitter depuis lundi s'adresse à l'Académie européenne de cinéma, en charge de l'évènement, et nomme ses membres.

 

 

Le texte décrit les revendications de ce collectif. Il revient sur les accusations qui touchent le metteur en scène, avant de clarifier qu'il devrait plus être considéré comme un délinquant sexuel que comme un paria. Il est également question du mouvement #MeToo et Time's Up, ayant permis une certaine prise de conscience. Les rédactrices de ce texte ont également évoqué le cas d'Adèle Haenel. Enfin, les militantes évoquent les différentes actions qui ont été menées pour ne pas cautionner la reconnaissance institutionnelle envers le cinéaste.

La liste des signataires est longue, et on y retrouve des noms familiersRosanna Arquette, par exemple, actrice extrêmement active à la filmographie spectaculaire comportant des titres comme Le Grand BleuPulp Fiction ou même CrashAndréa Bescond et Eric Métayer qui avaient traité le sujet dans leur film Les Chatouilles ou même Amandine Gay auteure de Ouvrir la voix. Reste à voir la réaction de l'organisme à l'origine de la cérémonie. Bref, J’accuse n'a pas fini de faire parler de lui...

 

AfficheLes Chatouilles, pas aussi marrant qu'il en a l'air

commentaires

Rebelle33
13/12/2019 à 09:49

@simon Riaux
L'obscénité de mes propos;;;Comme vous y allez!!!ça frise l'insulte;;;alors que j'ai toujours tenu à votre encontre un discours respectueux!!!
Il s'avère, cher monsieur, que j'ai la chance de connaître des personnes qui figurent dans le cercle intime de Roman POLANSKI...Et je puis vous assurer qu'il est à cent lieues du personnage que vous décrivez!!!!Roman POLANSKI n'est pas un être violent-bien au contraire-et son rapport aux femmes en général n'est pas marqué du sceau de la perversion!!!

Velvetheroin
12/12/2019 à 18:26

Par ailleurs le mot "féministe" est un terme générique qui veut dire tout et son contraire. Il existe plusieurs sortes de "féminismes" : on trouve aussi bien un féminisme progressiste, laïc et soucieux du mieux-être de l'humanité donc des deux sexes qu'un féminisme ou prétendu féminisme radical dont l'idéologie et les méthodes relèvent en réalité de l'extrême droite (Judith Butler, intersectionnalisme etc). Donc cessez de vous payer de mots. De nombreuses féministes sont ecoeurées par cette polémique et cette hysterie des réseaux sociaux d'autant qu'elles savent très bien que cela n'a rien à voir avec le vrai combat féministe.

Velvetheroin
12/12/2019 à 18:18

@laul votre commentaire est au mieux celui d'un crétin au pire celui d'un extrémiste, l'un n'excluant pas l'autre évidemment. Vous etes au courant des horreurs commises à Telford ? Vous confondez arabes et islamistes ? On connaît ce genre de refrain nauséabond des qu'on rappelle les crimes contre l'humanité commis par des islamistes. Donc cessez de dire que vous vous préccupez du sort des femmes. Ce n'est pas le cas. En plus il ne s'agit pas de dire "les femmes sont des victimes" ou "les hommes sont des victimes" mais de traiter chaque cas avec équité et proportionnellement à la gravité des faits commis. Impossible à exiger des SJW décérebrés.

laul
12/12/2019 à 18:05

@Velvetheroin

Ah oui. Le classico.

On commence par un tout doux "mais attendez, c'est super d'aider les femmes, mais là il y a un excès"

On enchaîne sur "en fait les hommes sont les victimes"

On relance d'un petit "les féministes sont les ennemis des femmes"

Et on termine par "le problème c'est les arabes".

Vous ne trompez personne. Bonne soirée.

Velvetheroin
12/12/2019 à 18:01

@parce que les propos en question ne constituent PAS du harcèlement. Vous connaissez la définition du mot harcèlement ? Demandez-vous plutôt pourquoi ces activistes et les médias ont passé sous silence les horreurs commises par des gangs pédophiles islamistes contre des milliers d'adolescentes anglaises réduites en esclavage sexuel à Telford. Les femmes devraient effectivement considérer ces activistes et les médias comme leurs adversaires.

laul
12/12/2019 à 17:52

@Velvetheroin

Du coup, je ne comprends pas pourquoi l'intéressé ne conteste pas les propos en question, s'il est innocent.

je ne comprends pas non plus pourquoi il a couru les plateaux radio et TV en expliquant les avoir tenus et être navré de s'être comporté de la sorte

Par contre je comprends bien mieux pourquoi un nombre grandissant de femmes considèrent la justice comme leur adversaire

Velvetheroin
12/12/2019 à 17:46

@Laul Soyons précis Sandra Muller a tenté de faire passer un simple sms pour du harcèlement ! Le harcèlement cela n'a rien à voir avec cela. Je parle en connaissance de cause ayant moi-même connu harcèlement et violences physiques OK ? Dans cette affaire ce sont Sandra Muller et les réseaux sociaux qui ont harcelé un innocent.

laul
12/12/2019 à 17:42

@Velvetheroin

s'il n'a violé qu'une seule enfant ça va alors on peut lui refaire les honneurs, ça va.

Tu rappelles l'affaire Muller, par contre, c'est bizarre, tu n'as pas rappelé que la cour, et le plaignant ont reconnu que toutes ses accusations étaient vraies.

C'est dommage, quand on veut rappeler les faits, d'oublier les plus signifiants.

De rien ;-)

Velvetheroin
12/12/2019 à 17:33

Euh...Factuellement il n'y a qu'un cas avéré de viol en ce qui concerne Polanski. Le reste ce sont des accusations sans preuve. Personne ne semble avoir retenu la leçon de Sandra Muller qui s'était présentée comme une victime devant la France entière et qui depuis a été reconnue coupable de diffamation. Une fausse accusation de viol est aussi grave qu'un viol et peut détruire une vie, voire conduire au suicide. Toute cette atmosphère hideuse de délation et de diffamation fait resurgir certains des pires penchants humains.

Simon Riaux - Rédaction
12/12/2019 à 15:33

@Rebelle33

Je crains que vous ne soyez passé à côté du sarcasme.

Pour souligner l'indigence et l'obscénité de vos propos, comme du lexique que vous employez ("cabale", "vengeance", "ressentiment", le vomitif "positions raisonnables") je mettais en regard une authentique victime de cabale - Dreyfus donc, si vous avez du mal à suivre - et un cinéaste condamné pour atteinte sexuel suite au viol d'une mineur, depuis accusé plus d'une dizaine de fois de viol sur mineur, qui bénéficie d'une protection médiatique jusqu'ici à toute épreuve et de tribunes ouvertes dans les plus gros médias de France, ainsi que de facilités de production et de création dont rêveraient la plupart des metteurs en scène.

Le but étant de mettre en lumière combien il est infâme de présenter Polanski comme une victime. Et comme une victime de cabale. C'est un procédé rhétorique assez banal.

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