Us : Jordan Peele s'exprime sur la fin énigmatique de son film

La Rédaction | 8 avril 2019 - MAJ : 09/03/2021 15:58
La Rédaction | 8 avril 2019 - MAJ : 09/03/2021 15:58

Succès phénoménal aux Etats-Unis, Us de Jordan Peele n’en finit pas de susciter discussions, débats et interprétations. Son réalisateur en a dit un peu plus sur l’énigmatique conclusion de son film.

Us est une oeuvre extrêmement riche, mélangeant différents genres, différents tons, mais aussi plusieurs niveaux de lectures ou régimes symboliques. Nous avions d’ailleurs consacré une « soluce » au long-métrage, afin d’évoquer les différentes interprétations possibles, et autres messages cachés au cœur du scénario.

Quelques semaines après la sortie deUs, Jordan Peele s’est exprimé au micro de A.V. Club afin d’aborder l’épilogue de son récit, qui anime bien des conversations.

ATTENTION SPOILERS !

 

photoATTENTION SPOILERS, qu'on a dit

 

Dans les ultimes secondes de Us, le personnage d’Adélaïde (Lupita Nyong'o) est définitivement identifié comme une usurpatrice, une des doubles au cœur de l’histoire, donnant ainsi au métrage un sens bien particulier, puisqu’il décrit ainsi la classe moyenne américaine comme une classe illégitime, dont les possessions reposent sur l’expropriation et l’imposture.

« L’idée du film, c’est de se demander si peut-être, ce n’est pas vous le monstre. On propose au spectateur de se sonder, en tant qu’individu, en tant que groupe. Notre personnage principal sert d’avatar au public. Du coup, je me suis dit que je ne faisais pas bien mon job si je ne révélais pas au spectateur que c’était lui le méchant depuis le début du film. On était aux côtés du vilain. »

 

photo, Shahadi Wright JosephUn beau sourire, c'est important

 

Et si Jordan Peele n’a pas du tout abordé la question de la nature du personnage de Jason, il a tenu à revenir sur l’ultime sourire visible sur le visage de la fascinante Lupita Nyong'o.

« Je crois que ce petit sourire veut dire beaucoup de choses. Il me semble que c’est une connexion avec le sourire maléfique qui était le sien quand elle était enfant, mais c’est aussi ce qui montre qu’elle comprend comment sa famille a été renforcée par les épreuves endurées. »

Jordan Peele n'a pas encore de nouveaux films en projet. En revanche, son reboot de The Twilight Zone est diffusé actuellement et notre critique des deux premiers épisodes est disponible ici.

 

photoEt sinon, Us est toujours à l'affiche

Tout savoir sur Us

Newsletter Ecranlarge
Recevez chaque jour les news, critiques et dossiers essentiels d'Écran Large.
Vous aimerez aussi
commentaires
Baba
18/06/2019 à 10:35

Pour moi c'est incohérent le fait que la fausse maléfique explique ce qu'il s'est passé dans le "lieu sombre" alors que ça aurait dû être l'autre sachant qu'elle n'avait pas été encore enlevé hmmmm hmmm

Plante
08/04/2019 à 18:08

Un vrai artiste ne dit rien et laisse le mystère planer. Faut qu'il aille prendre des leçons chez David Lynch, le gars...

Simon Riaux - Rédaction
08/04/2019 à 16:08

@Lazar

Il n'aborde pas le sujet donc bon... Mais ce qu'il dit ne contredit en rien notre hypothèse et vient plutôt en confirmer la cohérence thématique.

Lazar
08/04/2019 à 15:51

encore à déblatérer avec ce film bien naze? eh ben...

tan de dossiers sur un film incohérent et ridicule

et puis ça casse un peu votre théorie tirée par les cheveux comme quoi le gosse aussi a été enlevé ;)

Coldy Fubuky
08/04/2019 à 15:32

J’aurais souhaité qu’il pousse d’avantage plus loin que l’éternel clivage voulu par des élites entres les classes du bas et les classes moyennes en diabolisant celles-ci et en victimisant les autres et limite à cautionner la violence en retour, alors que la vrai violence c’est le système dans son ensemble et l’acceptation de servitudes par nos pulsions primaires qui sont manipulés par des gens qui ont le savoir et les outils en haut ; et même ca est à mettre en perspective, je suis quasi persuadé que de nombreuses personnes dans l’élite pense bien faire ou ne pas pouvoir réellement faire autrement. Il n’y a pas besoin d’être un génie pour déjà voir ce qu’il tente de dire de manière trop alambiquée et surtout pas besoin d’en faire un film quasi indigeste faussement ingénu dans son propos avec des explications lourdes dans sa dernière partie. Il y en plus des choses qui ne peuvent qu’échapper à un public non américain comme la symbolique de la chaine dans son entièreté avec le marketing des années 80. Je trouve juste dommage qu’avec du talent et un volonté d’éveiller les conscience il ne s’adresse qu’à ceux qui savent déjà ou ceux qui vont se triturer les méninges pour comprendre le propos, hors le propos c’est le film, vu que sans ca, le film de vaut absolument pas grand chose en tant que tels. Je pense que c’est la difficulté d’un film du genre, arriver à sortir de sa tête de réalisateur à un moment pour prendre de la distance et rendre un minimum accessible le fond de notre pensée.

votre commentaire