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Le mal-aimé : À la poursuite de demain, gros flop mais petite merveille de Disney

Par Geoffrey Crété
27 avril 2023
MAJ : 21 mai 2024
51 commentaires

George Clooney dans une aventure aux frontières de l’imaginaire dans À la poursuite de demain : un échec en salles, mais une petite merveille pour Disney.

Affiche

C’est quoi un mal-aimé ? C’est un film un peu oublié ou mésestimé, amoché par la critique, le public, ou les deux à sa sortie. Ecran Large consacre cette rubrique à ces œuvres pour les réhabiliter, leur redonner un peu d’amour, et les sauver des abîmes du temps.

Place à une superproduction DisneyGeorge Clooney et Britt Robertson essaient de sauver le monde : À la poursuite de demain, réalisé par Brad Bird. Une merveille, qui a été un énorme échec en salles.

 

Affiche


« De la SF pour préados » (Le Nouvel Obs)

« Le film n’est jamais à court d’idées, mais de carburant dramatique » (New Yorker)

« Ce devait être de la science-fiction, cela s’apparente plus à une attraction pour parc de loisirs futuriste » (Le Monde)

« Un outil de propagande sur le bonheur autoritairement vendu par la firme aux grandes oreilles » (Les Cahiers du cinéma)

« On nage dans le cinéma de synthèse, face à une machine sous-emballée qui refuse de se calmer » (Positif)  

 

 

RESUME EXPRESS de tomorrowland

Adolescente ingénieuse, rebelle et aventureuse, Casey trouve un jour un pin’s magique. Quand elle le touche, elle est projetée dans le monde fantastique de Tomorrowland, une cité futuriste remplie d’inventions.

Pas le temps de comprendre ce qui lui arrive : elle rencontre Athena, une petite fille-robot guerrier qui lui a donné le pin’s après l’avoir choisie pour sauver le monde, et Frank, un inventeur ronchon qui a été viré de Tomorrowland, et sait le monde condamné. Après avoir échappé à des robots tueurs, le trio se téléporte à Paris et utilise une fusée cachée dans la tour Eiffel pour aller dans une autre dimension : Tomorrowland.

Sauf que Tomorrowland est maintenant une ville abandonnée. Le méchant Nix les attrape et montre à Casey la machine qui prédit le futur de la Terre : la fin du monde. Mais c’est parce qu’elle refuse de l’accepter qu’elle a le pouvoir de le sauver. Athena se sacrifie pour faire exploser la machine et ainsi, stopper le désespoir.

Casey et Franck rouvrent Tomorrowland, et invitent tous les rêveurs du monde entier à y venir.

FIN

 

Photo Britt RobertsonLe jour où tout a basculé

   

LES COULISSES d’À la poursuite de demain

En 2010, Lost se termine après six saisons. Co-créateur de la série avec J.J. Abrams et Jeffrey Lieber, Damon Lindelof n’a pas encore écrit-saccagé Cowboys & envahisseurs, Prometheus, Star Trek Into Darkness ou encore World War Z, mais tout le monde commence à se l’arracher. Disney cherche à mettre la main dessus, et lance en chantier un film de science-fiction avec lui. Et puisque le succès de la franchise Pirates des Caraïbes a été magique, l’idée est servie sur un plateau : s’inspirer de l’univers Tomorrowland des parcs d’attraction. En 2011, le film est officiellement lancé sous le titre 1952.

Avec Jeff Jensen, passé sur Lost comme scénariste, Lindelof remonte aux origines de Tomorrowland, et notamment aux ambitions de Walt Disney lorsqu’il a imaginé le parc EPCOT (Experimental Prototype Community Of Tomorrow). En imaginant la mythologie qui sert de moteur au film, le duo écrira même un comic : Before Tomorrowland.

 

A la poursuite de demain : PhotoRare image de Walt Disney enfant

 

Hormis le titre, l’état d’esprit et l’univers, tous très vagues, rien n’était établi. Tout devait être construit. Lindelof expliquait les prémices de cette création à Mandatory, en 2015 :

« J’ai un fils qui avait 4 ans lorsque j’ai commencé à réfléchir à Tomorrowland. Quand vous avez expérimenté Disneyland à travers les yeux d’un enfant de 4 ans, vous revivez tout ça par procuration, ce sens de l’émerveillement. J’ai vu le parc sous un différent prisme, et l’une des choses que j’ai remarquées, c’est tous ces gens qui se promenaient avec tous ces pin’s. Des fans hardcore de Disney. Je leur ai demandé ce que c’était ces pin’s, et ils m’ont dit, ‘Oh, je les collectionne, et celui-ci est une édition limitée et celui-là je l’ai eu en 1989 quand ils ont arrêté de faire ça, et lui je l’ai eu quand ils ont rouvert la Maison hantée’. Tous ces pin’s étaient comme un pont vers un souvenir spécifique. (…)

C’est devenu le point de départ de la création pour Jeff Jenser et moi. L’idée d’un objet magique : quand on le touche, un peu comme Narnia, ça nous transporte. Sauf qu’ici, on n’y va pas vraiment, on pense qu’on y est, et si on commence à s’y promener, ceux qui nous voient faire ça pensent qu’on est fou. Et on peut se prendre un mur etc. Ces deux idées ont été combinées. »

 

À la poursuite de demain : photoBienvenue dans le futur (ou presque)

 

Le réalisateur Brad Bird (oscarisé des écuries Pixar avec Les Indestructibles et Ratatouille) est arrivé dans un deuxième temps, et grâce à Mission : Impossible. Il expliquait à Disney Insider :

« Tout a commencé avec Damon Lindelof, sur Mission : Impossible – Protocole fantôme. Le film était quasiment fini, mais j’avais encore quelques détails de l’histoire que je voulais réparer. Le plus gros du film était fait, mais il restait de petites choses chirurgicales qui devaient être réglées. Et Damon a apporté une aide fantastique, incroyablement précise dans l’écriture, pour régler tout ça. On discutait de ce qu’on allait faire après, et il a mentionné ette idée, et j’ai aussitôt été intéressé ».

En 2012, Brad Bird est officiellement engagé pour réaliser le film. Et c’est pour À la poursuite de demain qu’il a refusé de réaliser un autre blockbuster de SF chez Disney : Star Wars : Le Réveil de la Force. Toujours à Disney Insider, il confirmait :

« Kathleen Kennedy et moi en avons parlé, mais c’était impossible que je le fasse dans le planning que voulait Disney, à moins que je n’abandonne Tomorrowland. On avait déjà George qui était intéressé, il y avait beaucoup d’attente sur ce film, et même si j’aime Star Wars. Mais faire un film original de cette ampleur, ça reste une opportunité rare. Star Wars se fera, que j’y sois ou non, mais je ne savais pas si Tomorrowland allait se faire. Ca n’a pas été une décision facile ».

 

A la poursuite de demain : photo, George ClooneyMieux que le Faucon Millenium

 

Le film fourmille de références, notamment dans le magasin geek Blask from the Past où Casey rencontre des robots. Star WarsLa Planète des singes, Flash Gordon, Planète interdite… mais aussi Le Géant de fer et Les Indestructibles, réalisés par Brad Bird, et Les Simpson, où il est également passé. Une autre idée-clin d’œil a été abandonnée au cours de la pré-production : une « apparition » de Stanley Kubrick. Bird expliquait à Disney Insider :

« Il y avait un moment storyboardé où le jeune Frank va dans une partie de l’exposition universelle, appelée To the Moon and Beyond. C’était un film tourné en 70 mm, projeté dans ce qu’ils appelaient Spacearium 360 par Cinerama. Il regardait ça, projeté au plafond, et quand il se penche en arrière, Stanley Kubrick aurait été assis à côté de lui. Il était lui aussi à l’exposition universelle, puis allait trouver Douglas Trumbull pour faire les effets visuels de 2001. On voulait trouver un mec qui ressemblait au jeune Kubrick, mais on devait couper des choses dans le film. Et cette scène n’était pas nécessaire. »

Autres choses coupées, au montage cette fois : des scènes avec Judy Greer dans le rôle de la mère de l’héroïne (elle apparaît dans une vidéo de famille), et d’autres avec l’oncle de Casey et ses enfants.

 

A la poursuite de demain : Photo George ClooneyCrash au box-office dans 3, 2, 1

 

L’échec d’À la poursuite de demain

À la poursuite de demain a officiellement coûté 190 millions, sans compter le marketing. Au box-office, le film n’a pas franchi la barre des 210 millions dans le monde, dont seulement 93 aux Etats-Unis. Selon les analystes, Disney aurait ainsi perdu entre 120 et 140 millions.

Le blockbuster de Brad Bird s’est ainsi placé dans la triste lignée d’autres échecs du studio Disney, après John Carter (250 millions de budget pour 284 millions au box-office, en 2012), Lone Ranger (215 millions de budget pour 260 millions au box-office, en 2013) ou encore le film d’animation Milo sur Mars (budget de 150 millions, à peine 40 au box-office en 2011).

Il rejoignait aussi un autre blockbuster original de science-fiction, qui s’est planté au box-office la même année : Jupiter Ascending, des soeurs Wachowski. 2015, sale temps pour le cosmique.

 

A la poursuite de demain : Photo George Clooney« It’s fine »

 

Dans la foulée, le réalisateur Brad Bird partageait sa déception et questionnait l’industrie dans sa globalité avec Entertainment Weekly :

« Je ne suis pas contre les suites. Beaucoup de mes films préférés sont des suites. Mais je m’inquiète quand ça concerne la moitié des gros budgets qui sortent… Chaque studio devrait se permettre un certain nombre de films à franchises, mais aussi essayer des choses plus risquées. (…) Pour des raisons qui m’échappent, le film n’a pas parlé au public. Je ne voulais pas que le studio se prenne une gifle pour avoir fait quelque chose d’original, et qu’ils aient ensuite du succès en répétant de vieilles idées. Il semble que ce soit exactement ce qui s’est passé cet été. (…) J’aimerais que notre film soit remboursé pour récompenser Disney, pour qu’ils continuent à faire des films originaux à côté de leurs franchises. »

 

A la poursuite de demain : Photo Britt RobertsonEtat du service marketing à la sortie du film

 

Le scénariste Damon Lindelof en a de son côté reparlé avec Collider, en 2017 :

« J’ai beaucoup appris de Tomorrowland. Je pense qu’il y a de bonnes choses dans ce film, mais la meilleure partie de l’expérience était de travailler avec l’une de mes idoles, Brad Bird. Je suis sûr qu’on aurait tous les deux souhaités que le résultat soit mieux qu’il n’était mais… on essayait de dire quelque chose à propos du futur, sur la manière dont les gens pensent le futur, qui renvoie fondamentalement à la vision de Walt Disney dans les années 50, selon laquelle futur était lumineux.

Et c’est une idée bien plus difficile à amener de nos jours, parce qu’on a une obsession de l’apocalypse. (…) J’ai l’impression qu’on continue à faire des films où le futur est sombre et que Tomorrowland essayait d’aller à contre-courant. Je suis toujours fier de l’ambition du film et la manière dont Disney nous a laissé le faire. Je n’ai pas encore vraiment de réponse sur ce qu’on aurait pu faire différemment pour que ce soit fantastique, mais au moins on a essayé… ».

En 2015, Clooney était légèrement plus énervé chez Vulture : « Nous sommes à une époque où le cynisme domine la société. Maintenant vous pouvez vous asseoir tout seul et dire des choses horribles. Et ça devient tendance de pourrir les gens. »

 

Photo George Clooney, Britt RobertsonLa scène de la maison : inoubliable et fantastique

 

POURQUOI À la poursuite de demain est magique

S’il fallait une preuve que la haine de Disney, nourrie dans des propositions insensées par le succès du MCU, est un brin exagérée, ce serait À la poursuite de demain. À la fois parce que le film est une merveille, mais aussi parce qu’il a été rejeté en bloc à sa sortie. Inutile alors de s’étonner que le studio de Mickey continue ses confortables odyssées Marvel et Star Wars.

Rares sont les blockbusters à pouvoir être honnêtement qualifiés de merveilleux, et les films à 200 millions à être sortis de l’imaginaire de scénaristes, et non d’un livre, d’une série, d’un jeu vidéo ou d’une franchise établie. En ça, le film est un voyage fantastique, imprévisible et enchanteur.

Bien sûr, le film est tiré des parcs Disney, comme Pirates des Caraïbes en son temps. Mais contrairement à la franchise avec Johnny Depp, adaptée d’une attraction, À la poursuite de demain puise son inspiration dans quelque chose de plus grand : Tomorrowland, qui représente une certaine idée du monde et du futur, au-delà des manèges. Là réside une caractéristique centrale du film : son grand concept, son optimisme et sa noble candeur.

 

A la poursuite de demain : Photo Hugh Laurie« Pourquoi tu fais plus de films originaux Disney ? »

 

Il y a quelque chose de grandement loufoque et profondément enchanteur dans cette histoire de pin’s magique, qui transporte dans une dimension parallèle pleine de promesses et de science. À la poursuite de demain, c’est plus de deux heures d’aventure, de merveilleux, de gags, et de fantaisie. C’est un film familial digne de la belle époque, quelque part entre la fantaisie des vieux films de science-fiction de Disney, et la tendresse des Amblin.

C’est également une preuve formidable du talent du réalisateur des IndestructiblesLe Géant de fer et Mission : Impossible – Protocole Fantôme.  Brad Bird orchestre de grands moments d’aventure et de drôlerie, avec un sens de la mise en scène et du rythme époustouflant. Lorsque Casey touche pour la première fois le pin’s, découvre ce champ de maïs et ce paysage digne du Magicien d’Oz, puis se prend un mur qui la coupe dans son élan et stoppe la musique : c’est magique.

 

Photo Britt RobertsonBritt Robertson, révélation du film 

 

Et ce n’est qu’une séquence géniale parmi d’autres. Il y a la bataille dans le magasin, avec la bulle temporelle et le musée des geeks transformée en champ de bataille. Il y a bien sûr l’attaque de la maison, ludique à souhait avec tous ces pièges pour freiner les robots, et quelques idées visuellement fantastiques (le portail portable, la barrière de lasers qui découpe en mille morceaux, le mur aimanté). Il y aussi la première visite de Tomorrowland, virevoltante, et le décollage de la tour Eiffel, incroyable.

À chaque fois, c’est une harmonie idéale entre la caméra dynamique de Brad Bird, la photographie de Claudio Miranda, la musique de Michael Giacchino, le montage de Walter Murch et Craig Wood. Le rythme est toujours au cœur des scènes, avec un sens du timing comique impeccable (que ce soit pour insister sur Casey qui tabasse un peu trop longtemps un robot à terre, ou pour montrer les exploits d’Athena)

 

À la poursuite de demain : photo, Raffey Cassidy, Britt Robertson Une autre scène hilarante

 

Cette énergie folle est nourrie par les acteurs, ou plutôt les actrices. Si George Clooney assure le service sans réelle surprise, Britt Robertson et Raffey Cassidy lui volent la vedette. La première, avec ses faux airs de Jennifer Lawrence et une carrière qui aurait pu décoller, tire le meilleur d’un rôle a priori difficile, et apporte suffisamment d’humour et tendresse pour ne pas faire de Casey une pile électrique insupportable.

De son côté, Raffey Cassidy se révèle parfaitement époustouflante en robot-surprise, capable d’incarner toute la force de cette petite chose faussement innocente, tout en jouant avec finesse l’humour décalé et les émotions tendres d’Athena. Son histoire d’amour avec Franck, et notamment ses face-à-face étranges avec George Clooney, auraient pu être légèrement gênants ; mais grâce à elle, c’est tout le contraire.

Dans la course éternelle au nouveau Spielberg, qui veut que quelqu’un soit désigné comme son descendant spirituel tous les 4-5 ans, Brad Bird mérite certainement sa médaille. De l’utilisation de la musique (superbe composition de Michael Giacchino) à la candeur irrésistible, en passant par ce goût joyeux pour les gags et l’aventure, À la poursuite de demain possède une force et une patte très rares à ce niveau de blockbuster.

 

Photo Britt RobertsonLes deux armes comiques du film

 

pourquoi À la poursuite de demain aurait pu être encore mieux

À la poursuite de demain souffre certainement de son appétit énorme, et de son cahier des charges de blockbuster. Il n’y a qu’à voir les 15 premières minutes du film, particulièrement chaotiques et bancales. L’introduction ressemble à une obligation de studio pour ouvrir sur la star (George Clooney apparaît réellement bien plus tard, après quasiment une heure), quitte à présenter lourdement les enjeux dans un ping pong verbal un peu poussif, qui semble avoir été ajouté a posteriori.

Nul doute que dans une autre version, À la poursuite de demain commençait directement avec Franck enfant, puis enchaînait avec Casey sur sa moto. Et sans George Clooney pour capter l’attention du public venu sur cette promesse. Car le film démarre véritablement lorsque le petit inventeur arrive à la foire, où il rencontre Athena et Nix, puis le monde fabuleux de Tomorrowland. Mais quand Franck et Casey reviennent avec leur sketch, le charme est brisé, avec un humour artificiel, une narration compliquée sans raison (du flashback à l’intérieur de flashback), et donc, un début raté.

 

Photo Hugh LaurieJe suis le maillon faible

 

Autre problème : le troisième acte du film, lorsque les héros retournent à Tomorrowland et que le méchant interprété par Hugh Laurie arrive. Il ne reste qu’une trentaine de minutes lorsque cette soi-disant menace humaine se révèle. Les scénaristes avaient-il réellement envie et besoin d’une menace prenant l’apparence d’un homme ? Vu la caractérisation pâle de ce David Nix, pas sûr.

Avec lui, À la poursuite de demain prend un chemin plus balisé, avec de longs échanges explicatifs pour déballer l’intrigue. Le mystère s’évapore en partie avec ces tunnels de dialogue trop fades et limpides. Dans la foulée, le climax se révèle finalement bien moins spectaculaire que la scène de la maison, et moins original que la tour Eiffel. Malgré son côté Portal très amusant, ce grand final n’est finalement pas l’apothéose du spectacle. Et c’est probablement la vraie faiblesse du film : après une première partie excitante et folle, tout paraît trop simple et classique.

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Ethan

La complicité entre athéna et franck est très bien, on est si triste que les choses ne peuvent pas évoluer dans le bon sens pour ces deux personnages, cette relation apporte beaucoup au film. C’est le sentiment profond du film. En fait le film est proche du cinéma de cameron crowe comme vanilla sky ou nouveau départ

pascalito2

J’ai vraiment aimé ce film et son échec est regrettable. L’intervention de Hugh Laurie est justifié par cette réplique où il explique qu’il nous envoie des dystopies pour nous avertir et que nous préférons nous y complaire. Et j’aime aussi la fin qui dit qu’il faut faire appel à des rêveurs.

Liojen

Quel dommage que le film n’ait pas marché. Ce film est une merveille et Brad Bird un génie.
Je ne savais pas qu’il devait faire SW 7! Je me dis que ça aurait pu être incroyable!

Nicoco

Bide absolument non mérité. Je prends toujours plaisir à le regarder.
Le casting a une belle alchimie et Raffey Cassidy est géniale.

Ethan

j’ai adoré ce film un plaisir de le revoir