Le mal-aimé : Matrix Revolutions des Wachowski, conclusion ratée d'une trilogie culte ?

Geoffrey Crété | 17 septembre 2020 - MAJ : 16/10/2020 18:16
Geoffrey Crété | 17 septembre 2020 - MAJ : 16/10/2020 18:16

Parce que le cinéma est un univers à géométrie variable, soumis aux modes et à la mauvaise foi, Ecran Large, pourfendeur de l'injustice, se pose en sauveur de la cinéphilie avec un nouveau rendez-vous. Le but : sauver des abîmes un film oublié, mésestimé, amoché par la critique, le public, ou les deux à sa sortie. 

 

Affiche

"Un pétard mouillé" (Première)

"Matrix Revolutions est nul" (Les Cahiers du cinéma)

"Revolutions promettait une révélation, une solution, un dénouement. Il n'en est rien" (Télérama)

"La richesse de Revolutions est proprement dilapidée par la pauvreté dramatique du film et par des dialogues insipides (Le Monde)

 



 

LE RESUME EXPRESS

Dans le coma, Neo est prisonnier d'un quai de gare de la Matrice

L'Oracle V2 explique le scénario à Morpheus et Trinity (et Seraph, censé être utile). Ils vont voir le Mérovingien dans son club SM, et l'obligent à libérer Neo. Qui retourne voir l'Oracle pour connaître la fin du film : Smith le virus va détruire la Matrice et la réalité. "Tout ce qui a un commencement a une fin". Il le prouve en assimilant l'Oracle. 

Côté Zion, la défense s'organise face à l'arrivée imminente des machines. Neo a compris ce qu'il doit faire : aller à la surface, dans la ville des machines. Il part avec Trinity mais également Bane, invité surprise qui les attaque et brûle les yeux de Neo avant d'être tué. Pas grave : parmi ses super-pouvoirs, il a celui de voir, même aveugle.

Alors que Zion est assailli par les sentinelles, Niobe, à bord d'un vaisseau, ramène une bombe magnétique pour tuer toutes les machines, mais également paralyser toutes les défenses de la ville. Les humains se retranchent, conscients que la prochaine attaque sera la dernière.

A la surface, Neo et Trinity voient un rayon de soleil ("C'est beau") avant de se crasher. Trinity meurt. Neo va à la rencontre du chef des machines, un gros visage flottant : il se présente comme le seul espoir de détruire Smith, qui est leur ennemi commun. Et demande la paix en échange.

Les machines replongent Neo dans la Matrice, où il affronte Smith sous les regards des Smith. Après un combat dantesque, Smith, qui a eu la vision de sa victoire, répète les mots de l'Oracle : "Tout ce qui a un commencement a une fin". Neo comprend alors. Il se laisse assimiler par Smith. Dans la réalité, les machines l'utilisent alors pour détruire les Smith de l'intérieur.

Les machines se retirent de Zion. La Matrice redémarre. L'Oracle et l'Architecte échangent quelques mots devant un lever de soleil totalement naturel.

FIN 

 

photoLa baston finale

 

LES COULISSES

ReloadedRevolutions et le jeu vidéo Enter the Matrix sont tournés simultanément pendant 270 jours, avec un budget autour des 300 millions de dollars. Entre la pré-production et la post-production, le chantier titanesque s'étale sur trois ans.

Le tournage de Reloaded a culminé avec la construction d'une portion d'autoroute de 3 km, où 300 voitures ont été détruites pendant plusieurs mois de tournage, ainsi que la fameuse séquence de combat contre les clones de Smith. Revolutions aura son affrontement final entre Neo et Smith, sous une pluie battante et dans les airs : deux mois de tournage.

L'actrice Gloria Foster, interprète de l'Oracle dans les deux précédents films, décède avant d'avoir tourné ses scènes dans Revolutions. Mary Alice la remplace. Après avoir hésité, les Wachowski décident d'adresser ce changement dans les dialogues, profitant de la magie de la Matrice pour inclure ce nouveau visage.

 

Photo Laurence Fishburne, Jada Pinkett SmithLaurence Fishburne et Jada Pinkett Smith

 

LE BOX-OFFICE

Le budget de Revolutions est estimé à 110-150 millions de dollars. Le budget marketing se serait élevé à environ 150 millions pour les deux suites. La conclusion aurait donc coûté dans les 200 millions minimum.

Il récolte près de 430 millions dans le monde. Un succès qui a tout d'un échec : Matrix, qui a coûté une soixante de millions, en a rapporté 463, et Reloaded, plus de 740. Même constat en France, où au lieu de bénéficier de l'attente et de la renommée, Revolutions termine sa carrière à 3,4 millions d'entrées, derrière les 5,6 de Reloaded et les 4,7 du premier film.

Côté box-office domestique (qui reste majeur, car le studio y récupère plus que partout ailleurs), même constat : Revolutions a encaissé à peine 140 millions, loin des 281 de Reloaded... et même des 171 du premier Matrix.

L'enthousiasme s'est évaporé avec Reloaded, qui a refroidi de nombreux fans. L'événement Revolutions est pourtant de taille, avec une sortie mondiale programmée à la minute près.

Certes, ça reste un beau chiffre, mais impossible de ne pas constater une contre-performance vu les enjeux, et l'événement programmé d'une fin de trilogie avec deux épisodes qui se sont suivis. Que la conclusion attire moins que Reloaded, en dit long sur la chute d'intérêt à l'époque.

 

photoWestern cosmique

 

LE MEILLEUR

Reloaded l'a présagé, Revolutions l'a confirmé : le public tombé dans la Matrice en 1999 attendait plus des deux suites. Plus de puissance, plus de démesure, plus de surprises.

Le dernier volet de la trilogie a naturellement crystallisé tous ces espoirs et attentes, avec un seul mot d'ordre : la satisfaction. Une satisfaction narrative, pour boucler la quête de Neo, et une satisfaction rayon spectacle, pour être à la hauteur des expoits des précédents films.

D'une certaine manière, Matrix Revolutions n'a pas contenté tout son public parce que c'est le fond de l'histoire. L'Architecte l'explique à Neo dans Reloaded : sa nature de héros n'est qu'un leurre, une démonstration nécessaire et inévitable du pouvoir de la machine. Le chemin qu'il parcourt a été tracé par d'autres avant lui, et cette grande guerre a déjà été menée. La notion de victoire et échec s'éloigne des zones hollywoodiennes pour prendre des couleurs plus sombres.

La saga étant une giga-production hollywoodienne, Revolutions ressemble certes à une victoire : Neo se sacrifie pour sauver Zion et gagner la paix pour l'humanité. La prophétie se réalise. Mais derrière ce happy end, il y a un parfum nihiliste qui flotte.

La Matrice redémarre inexorablement, silencieusement, avec la promesse que chaque individu pourra se réveiller s'il le désire. La guerre n'est pas terminée, mais simplement repoussée. La fin de la trilogie n'est qu'un nouveau commencement, avec une variable probablement négligeable lorsque la guerre reprendra. Neo et Trinity, le couple de héros uni par l'amour, a été sacrifié pour la bonne cause, pour sauver l'humanité, mais rien ne compte plus que la certitude amère que tout ceci n'a qu'une valeur relative.

 

Photo Keanu ReevesEt la lumière fut

 

A l'image de ce soleil trop beau pour être réel à la fin, la victoire des héros est trop claire pour être convaincante, surtout lorsqu'on regarde au-delà de l'échelle humaine, comme clairement évoqué par les deux suites.

La plongée dans la Matrice a commencé avec un simple choix manichéen, entre une pilule bleue ou une pilule rouge. Puis avec deux portes, face à l'Architecte. La saga se termine pourtant avec quelque chose de moins évident, quitte à désarçonner le spectateur autant que certains personnages à l'écran.

En ça, Matrix Revolutions reste une superproduction fascinante, qui s'est lancée avec une assurance remarquable dans un numéro d'équilibriste entre les exigences d'un blockbuster et les ambitions de ses auteurs. Les héros exploitent les possibilités de la Matrice pour devenir des super-héros ? Les Wachowski, eux, ont utilisé l'industrie du grand spectacle et ses moyens pharaoniques pour raconter une histoire qui demeure plus grandiose, plus ambitieuse et plus complexe que la majorité des blockbusters, avant et après eux.

La grande force de la saga vient également de la maîtrise formelle saisissante des Wachowski, et leur capacité à créer des plans iconiques d'une puissance folle. La cohésion des trois films vient en grande partie de cette continuité impeccable, et cette précision dans leur mise en scène et leur imaginaire. L'affrontement dantesque entre Neo et Smith sous la pluie, la découverte de la surface dominée par les machines, ou quantité de plans visuellement ébouriffants : le film offre des images mémorables, qui repoussent les limites de l'imagination.  

 

photo, Lambert Wilson, Monica BellucciDe retour, pour pas grand chose

 

LE PIRE

Certes, Matrix Revolutions est avant tout la dernière pièce d'une trilogie, directement liée à Reloaded. Mais il n'en reste pas moins un film à part entière, sorti six mois après le deuxième opus. Alors qu'il fonctionne encore moins bien que lui en solo.

Car Revolutions se résume vite à un interminable climax, divisé entre une bataille en CGI dans le hangar de Zion et un duel de voltige entre Neo et Smith. L'étau se reserre autour des personnages, et le film se concentre sur quelques set pieces gargantuesques. Alors que la puissance du premier film reposait sur une série de scènes intenses et courtes (d'un simple plan à quelques minutes), les suites ont succombé aux lois hollywoodiennes : les morceaux sont conçus comme anthologiques, et s'étirent donc pour contenter.

Matrix Reloaded offre ainsi une vingtaine de minutes d'action ininterrompue autour de l'autoroute, et Revolutions lance un premier assaut étalé sur vingt minutes, avant un combat final d'une quinzaine de minutes.

 

photo, Matrix Revolutions

 

Le résultat est naturellement moins percutant : l'effet de surprise a définitivement disparu, les Wachowski ne dévoilent plus aucune ficelle inédite, et l'action repose sur des enjeux très classiques. Il n'y a rien de mauvais à proprement parler dans Revolutions : il y a seulement la simple évidence que la puissance du premier aura définitivement joué contre la saga, en inversant la courbe satisfaisante d'une franchise, censée gravir des échellons en terme de spectaculaire et de surprises. La conclusion a pris des allures de marée de CGI, lui donnant des allures de superproduction ordinaire.

Le dernier épisode recycle la carte de l'Oracle pour expliquer le sens de l'histoire, reprend quelques images fortes de sa propre mythologie (Neo qui stoppe les sentinelles avec sa main, les coups spéciaux de Trinity, la fuite dans les tunnels avec un vaisseau) ou de celle des autres (les robots défensifs de Zion en hommage à Aliens - Le retour).

La narration sépare même le trio qui était le coeur de l'histoire, et les exclut même de la séquence centrale de l'assaut de Zion. En résulte un sentiment de film moins serré, moins clair, moins solide.

 

photo, Keanu Reeves

 

Les Wachowski l'ont confirmé dans leurs films suivants : la pureté thématique de leurs films peut se muer en niaiserie, et leur amour du cinéma de genre peut flirter avec le mauvais goût absolu. Dans Revolutions, les notions d'amour et de foi sont donc rejouées et explicitées avec nettement moins d'efficacité, et la décision de donner un visage et une voix ténébreuse à l'intelligence derrière les machines brise quelques beaux mystères.

Matrix premier du nom était un délice en partie parce qu'il était une folle piste de décollage pour l'imagination, un boulevard vers un autre univers où tout était possible (Neo qui s'envole à la toute fin : superbe équilibre entre une conclusion satisfaisante et une ouverture excitante). Devenue une franchise, une saga, une entreprise, la trilogie referme ces portes, range ses dossiers, cloture les comptes pour satisfaire (en théorie). L'effet aura pourtant été presque inverse.

 

SCENE CULTE

 



 

RETROUVEZ L'INTEGRALITE DES MAL-AIMES DANS NOTRE RAYON NOSTALGIE

commentaires

Birdy
19/09/2020 à 00:07

Je suis ok, c'est pour cela que je contrebalançais mon propos avec l'ex de Spielberg et Cameron, qui n'ont pas su reproduire le niveau d'exception de leurs meilleurs films. Quoi qu'Avatar en director's cut m'a bluffé dernierement.

Marc
18/09/2020 à 21:30

@Birdy: sur le Realisateur je te suis et je crois qu'on ne pourra jamais repprocher aux Wachoski de ne pas être de vrais artistes du cinéma.
Je pense même que ce sont les réalisateurs parmi les plus sous estimés d'Hollywood.

Maintenant, quant tu donnes carte blanche à un réalisateur, tu le prend aussi avec ses défauts.
Parfois le super réalisateur ne peut pas non plus te "sauver" une bouse (cf Jurassic World 2). Des fois il ne veut pas se fouler (Cf live action d'Aladin).

Shyamalan fait parfois des films que pour lui même. Nolan a une écriture moins fluide et claire sans son frère. Snyders vient de la publicité, donc il nous offre de magnifiques peintures, mais avec des défauts d'écritures (sauf quant l'histoire a déjà été écrite: ex Watchmen, 300)

Pour le reste Disney a soufflé le chaud et le froid sur cette question. par exemple ils ont donné carte blanche à Rian Jonhson pour Starwars 8 et ils l'ont peut être un peu regretté . J'ai pas non plus l'ilmpression que Disney gonfle les équipes PIxar..
Côté Marvel, pour en revenir à notre discussion, les films sont d'inégales ambitions. Donc un tacherons embauché pour faire des Antman ou spiderman (malgré des progrès visuels dans le 2). Mais en même temps, j'ai beau me pincer les yeux, je vois mal comment on ne peut pas voir la patte d'auteur avec James Gunn, Taika Waititi ou Coogler (voir Josh Whedon).
Bon, ils ont fait appel aux frères Russo mais là aussi leur cas divise.
Pour ma part, j'ai trouvé qu'ils avaient un style qui fonctionnait très bien dans Winter Soldier, mais pas du tout dans Civil War. Quant à Avengers 3 et 4, je suis partagé, car il y a des moments ou la réalisation me semble nulle, d'autres ou elle est franchement chouette, encore d'autres ou on se dit "c est bien mais peu mieux faire". Bref un travail un peu inégal qui peut être lié au fait qu'on leur a présenté des planches à reproduire (et pas beaucoup de temps pour faire les films, mais ça c'est une tare propre à Marvel)..
J'ai l'impression que les frangins ont leur style et qu'il y a des choses qu'ils gèrent (notamment la multitude de personnages). En revanche il y a des aspects ou ils n'ont tout simplement pas le talent nécessaire (trop de cut dans l'action, un petit manque d'ampleur dans les batailles....). Il y a ponctuellement des images qui m'ont marqué, mais leur boulot manque de constance.

COncernant la Fox, j'ai beaucoup aimé le boulot de Mangold et il y a de bonnes choses chez SInger, quant il décide de faire un film.

Birdy
18/09/2020 à 18:08

Oui je suis OK sur quasi tout. Les Potter et animaux fantastiques, pas vu.
Pour les terminator et Jurassic, c'est assez médiocre, et uniquement la pour faire de l'argent.

En réalité, ces films n'ont, quelque soit la franchise, ont tous besoin d'un vrai bon réalisateur. Comme par hasard, le meilleur Potter est le 3, de Cuaron.
Et derrière, tu peux avoir autant de fric et d'ambition, avec un plan par phase super précis (je te rejoins sur ça, bravo à eux d'être restés cohérents), sans un réalisateur digne de ce nom... Ça donnera des films sans âme. Et à mon grand espoir, Dune sera la claque de l'année.
Après Spielberg est tombé dans le piège du 4e indy en trop, et Cameron va devoir faire d'Avatar un univers qui se renouvelle alors que déjà le 1er sent le réchauffé...

Marc
18/09/2020 à 15:50

@Birdy

Les Harry tiennent la route, mais justement, c'est là le souci: y avait t il besoin de sortir les "Animaux Fantastique", pour venir rajouter que "Voledmort est le cousin de la belle soeur du fills du grand père de XXXX? "
A la limite, admettons que les "Animaux Fatastiques" puissent être faits: dans ces cas là, il fallait une hsitoire distincte, pas un truc qui vient se connecter avec la saga des Harry Potter qui n'avait pas besoin.

Je crois qu'en terme de saga, la pire catastrophe, c'est celle de Terminator.....Mais à mon avis je ne serais pas le seul à le penser. Mais j ajouterais celle des Jurassics Parks à titre personnel, car vraiment on retrouve strictement les mêmes thèmes.

Sur Star Wars, Disney "sauve l'honneur" avec Rogue One et le Mandalorian mais la trilogie....aucune vision d'ensemble ni d'accord entre les équipes créatives (on est d'accord). Chaque film est agréable individuellement , mais les trois ne collent pas.

Je ne vais pas faire toutes les sagas, sans faire de HS.
Juste un mot sur DC/Marvel.
Avant je critiquais les "fan boys", mais depuis que Marvel semble en prendre plein la gauuel (depuis Scorcese en gros, qui a dit ce qu'il a dit, sans avoir vu les films), jai tendance à les défendre.
D'abord parce que réussir à ce point un univers partagé, moi je dis chapeau! ça nécessitait de bonnes décisions et il les ont prises. ENsuite, j'ai envie de remerceir pour l'enthousiasme populaire qui l'a généré: les scéances cinéma Infinity War/endgame;..jamais vu une telle ambiance depuis Starwars la MEnace Fabtôme ou "Le retour du Roi"! un vrai match de foot!! Marvel est la seule franchise qui apporte une peu de cette engouement populaire, quelques soient les âges, les origines, le niveau "social", le pays etc...
En outre, je trouve dur de mettre tous les films dans le même panier: je t avoue même que je trouve que c'est fait pour faciliter la critique. Or, les films sont, assez objectivement, de qualité hétérogène et pour moi Avengers I et III, Gardiens de la Galaxie, Iron Man I, The Winter Soldier et peut être Thor Ragnarok (pour le délire sous LSD) et Black Panther (pour le message), méritent le respect du cinéphile. Ces films ont de vraies qualité cinématographiques.
Je pourrais en rajouter un ou deux, mais tu vois j'arrive à peine à la moitié du MCU (ce qui signifie que le reste...vraiment bof bof).

Quant au DCEU: je leur reconnait la volonté de faire des films qui se suffisent à eux mêmes. Une volonté de réaliser des films profonds (sauf Certains récents), avec une patte d'auteur et un aspect graphique ambitieux. Il y a vraiment des films intéressants. Mais ils ont mal maitrisé les ingrédients de l'univers partagé (en voulant rattraper Marvel). Parfois, leurs films souffrent de problèmes de scénarios, d'écritures de personnages.
A l'instar des comics, ils ont une logique inverse de Marvel: Marvel "humanise" ses héros (ils commettent des erreurs), alors que DC en fait des Dieux, ce qui les rend parfois moins attachants.

Et pour faire simple: l'univers Xmen est un peu entre les deux.
Mais dans tous les cas, pour moi, aucun studio fait "mieux que l'autre" et chacun a ses lots de réussites et de films bidons.

Quant aux séries types The Boys, elles sont certes intéressantes. mais elles sont intéressantes parce que les films de super héros classiques Marvel/DC/sony/Fox existent. Ces séries provocantes fonctionnement, parce qu'elles dérogent aux canons du genre. Mais cela signifie aussi qu'aheureusement que ces films "classiques" existent pour nous faire aimer The Boys! tu vois ce que je veux dire? Je ne suis pas sur que l'intérêt aurait été tel si The Boys avait existé seul. Il y a un côté rafraichissant vis à vis de l'existant, comme un Deadpool ou un Kick Ass, dans un autre genre.

Concernant le SDA, j'entend les critiques sur la trilogie du Hobbit, mais j attends toujours depuis certte dernière sortie de l'eouvre de Peter Jackson, des films aussi épiques et du même niveau, dans le genre héroïque-Fantasy.


Pour MAtrix, je commence à me dire, que c'est peut être aussi au niveau de l'exécution que les deux derniers ont péchés. Ce n'est que le film soit "pédant". Franchement non. moins qu'un Nolan en tous cas (en dépit de leurs indéniables qualités). Mais ces films ont eu du mal à faire passer leurs messages ou faire comprendre certains ressorts de scénarios.

Loreas
18/09/2020 à 15:46

J'ai toujours trouvé que le premier se suffisait à lui-même, sans avoir besoin de suites bavardes et boursouflées, qui n'apportent rien, voir empêtrent l'histoire dans un charabias indigeste et de mauvais goût.

Niko
18/09/2020 à 14:58

Trilogie culte

Birdy
18/09/2020 à 14:49

Quant aux DCEU et Marvel, clairement pas les mêmes défauts :

Le DCEU se cherche une identité, une vrai note d'intention à tenir. Ils oscillent entre la noirceur compliquée à vendre comme du macdo Marvel, et la légèreté infantile qui se marie difficilement à des personnages comme batman et Superman.

Les marvel... c'est parfois très bien, le reste du temps, c'est anecdotique, répétitif, un schéma ultra balisé sans prise de risque ( Iron Man 1/2/3 = Strange = Cpt Marvel = Spiderman 1/2/8 = etc... ). Les seules bonnes surprises de ces dernières années : Un soldat de l'hivers stylé film d'espionnage, un Thanos charismatique, Des gardiens amusants dans un univers foisonnant, et un 1er Avenger qui laisse vivre tous ses super héros, pas gagné d'avance.

Ces super héros vont vite être démodés pour les adultes depuis Titans et surtout The Boys, qui leur met une vraie raclée. Pour les gosses ( dont les miens), c'est la récrée, ils adorent et je les comprends, à leur age j'aurais halluciné.

Birdy
18/09/2020 à 14:39

@ Marc : j'ai bien fait de te répondre, tes réponses valent le coup !
Complètement d'accord avec toi sur la très mauvaise utilisation du format trilogie de nos jours.
Tu cites le SDA, c'est plutôt le Hobbit qui en souffre. la dernière trilogie SW s'est clairement perdue dans l'absence d'histoire qu'elle racontait, faute d'un showrunner à la Lucas.
Sur de telles durées, tu dois savoir où tu vas, et les grandes étapes. Et dès le début, pour suffisamment nourrir le background de tes personnages et tenir sur la durée, y compris dans tes arcs narratifs.
Matrix s'enlise effectivement un peu dans l'abstrait, au point de paraître un peu prétentieux. Les multiples sources d'influences des Wachos dans le 1 se mariaient miraculeusement bien, accouchant d'une synthèse ébouriffante, rythmée, enchaînant scène culte sur scène culte.
La thématique qui auraient à mon sens du se greffer et prendre de la place dans le 2 ou le 3 est justement l'animatrix Renaissance, qui aurait donné tout son sens à la trilogie, la nourrissant et la rendant limpide et puissante. C'est le même défaut avec le personnage sorti de nulle part du gamin ( le KID ), venu tout droit d'un animatrix.

Il faut voir cette trilogie de façon encore plus large, ou on passe à côté, et ses défauts sont alors effectivement trop pesants.

Je ne peux pas parler des Potter, je n'ai vu que jusqu'au 3. Mais il me semble que ça tient à la qualité des adaptations, le matériau de base étant assez costaud pour produire une vraie anthologie de qualité.

tuk
18/09/2020 à 14:19

Matrix 1 : original, plaisant mais pas exeptionnel !
Matrix 2 : beaux combats mais histoire inconpréhensible
Matrix 3 : plus rien d'innovant, surenchere d'effets-spéciaux basique et histoire qui n'explique rien !
Le 3 est mauvais et malgrés de belles images, je trouve que cette trilogie est plus que mediocre !
Le 4 seras sans moi, je le regarderai à la télé par curiosité... Et encore sans aucune envie !

Marc
18/09/2020 à 14:18

Petit complément: ce que l'on peut dire aussi des grandes, c'est qu'elles grillent leurs thématiques.
Par exemple, on a compris ce qu'il y avait d'intelligent à comprendre dans Jurassic Park. Les autres films n'ont fait que ressasser le même thème de " l'homme qui se prend pour dieu et qui se fait rattraper par la nature qu'il pensait contrôler"

Autre chose, on a des redites entre Black Panther et Xmen (bien que métaphorique pour la saga des Xmen), on a des redites entre Black Panther et Aquaman, des redites entre Avengers et justice League, entre BvS et CIvil War, , des redites entre Doctor Strange et Iron Man, et encore des redites entre Starwars 7 et Starwars 4 etc....

Bien que confus (et parfois pas aussi consistant que cela en a l'air), la trilogie Matrix a dit ce qu'elle avait à dire.
On va voir quoi à l'avenir? Un Matrix n°25 qui va exprimer la même chose que Matrix n°2, qui lui même ressemblera à Matrix n°12??

Plus

votre commentaire