Été 2008 : demandez le programme

Par Thomas Messias
4 juin 2008
MAJ : 17 octobre 2018
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Officiellement, l'été commence le 21 juin et s'achève pile trois mois plus tard. Mais pour les squatteurs des salles obscures, si l'été débute bien fin juin, il s'achève bel et bien fin août, avant de démarrer en septembre une nouvelle phase qui comprend notamment une partie des évènements cannois. Du mercredi 25 juin au mercredi 27 août, petit passage en revue des 37 films qui pourraient bien faire votre bonheur. Car c'est cela, l'été d'un cinéphile : profiter des salles désertées et climatisées au lieu d'aller prendre des coups de soleil sur une plage bondée.

 

 

Le Premier jour du reste de ta vie de Rémi Bezançon (23 juillet)

Antécédents du réalisateur : la prometteuse comédie romantique Ma vie en l'air.

Pourquoi il faut voir ça : tout simplement parce que c'est le sommet d'émotion de l'été, voire de l'année. Et que ça peut même faire pleurer les gros durs.

 

 

 

 

 

 
The Dark knight
de Christopher Nolan (13 août)

Antécédents du réalisateur : Batman begins, Le prestige, n'en jetez plus.

Pourquoi il faut voir ça : parce que Batman est à chaque fois le super-héros le plus attendu de l'année. Et parce que voir un mort jouer le Joker a forcément quelque chose d'attirant.

 

 

 

 

 

 

                                      

Wall-E d'Andrew Stanton (30 juillet)

Antécédents du réalisateur : 1001 pattes et Le Monde de Nemo. Pas les plus ultimes de chez Pixar, mais des références quand même.

Pourquoi il faut voir ça : est-ce qu'il y a réellement besoin de vous convaincre ?

 

 

 

 

 

 

 

L'Incroyable Hulk de Louis Leterrier (23 juillet)

Antécédents du réalisateur : Le Transporteur et sa suite. La classe.

Pourquoi il faut voir ça : parce qu'il sera amusant de comparer le film à celui d'Ang Lee. Et parce qu'un film renié par son acteur-producteur possède toujours un intérêt supplémentaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

Hancock de Peter Berg (9 juillet)

Antécédents du réalisateur : un Royaume qui n'en finit plus de faire débat.

Pourquoi il faut voir ça : parce que les comédies super-héroïques sont rares, et rarement réussies qui plus est. Et que celle-là a une petite chance d'être drôle.

 

 

 

 

 

 

 

X-files 2 – régénération de Chris Carter (30 juillet)

Antécédents du réalisateur : les séries X-files et Millenium. Y a pire.

Pourquoi il faut voir ça : parce que ces retrouvailles mystérieuses, dix ans après, ont de quoi susciter l'envie. Surtout quand c'est Carter lui-même qui s'y colle.

 

 

 

 

 

 

 

 

Babylon A.D. de Mathieu Kassovitz (27 août)

Antécédents du réalisateur : La haine, il y a 13 ans. Depuis, on attend que Kasso arrête de s'excuser de faire des mauvais films.

Pourquoi il faut voir ça : si on n'aime pas Maurice G. Dantec, ça peut éventuellement marcher. Si on n'aime pas Kassovitz aussi.

(lire la critique)

 

 

 

 

 

 

Kung fu panda de John Stevenson & Mark Osborne (9 juillet)

Antécédents des réalisateurs : du vécu dans l'animation, mais aucune expérience d'envergure côté réalisation.

Pourquoi il faut voir ça : parce que c'est la rigolade assurée, et que le défilé de stars recrutées pour assurer le doublage fait sacrément envie. Plus que jamais, la VO est inévitable.

  (lire la critique)

 

 

 

 

 

 
Le Monde de Narnia – chapitre 2 : prince Caspian
d'Andrew Adamson (25 juin)

 

Antécédents du réalisateur : les deux premiers Shrek, puis le premier Narnia.

Pourquoi il faut voir ça : parce qu'on a tous un petit cousin chiant qui veut retourner au ciné.

 

 

 

 

 

 

La Momie 3 de Rob Cohen (6 août)

Antécédents du réalisateur : de Fast and furious à Furtif, que du léger.

Pourquoi il faut voir ça : parce que ce petit cousin est vraiment très très chiant.

 

 

 

 

 

 

 

 
Voyage au centre de la Terre – 3D
d'Eric Brevig (16 juillet)

Antécédents du réalisateur : premier film d'un spécialiste des effets visuels (de Men in black à The Island).

Pourquoi il faut voir ça : parce qu'on a tous un petit cousin un peu chiant qui veut absolument qu'on l'emmène au ciné. Et parce que ça peut être tout à fait agréable.

 

 

 

 

 

 

 
Seuls two
d'Éric & Ramzy (25 juin)

Antécédents des réalisateurs : rien. Que des films en tant qu'acteurs. Dont plein de trucs nazes. Ah, et Steak aussi.

Pourquoi il faut voir ça : parce qu'ils se sont enfin lâchés et livrent un film à leur image, loin des produits trop calibrés pour eux. Et si derrière ces deux clowns infatigables se dissimulaient deux grands artistes ?

 

 

 

 

 

 

 

Wanted, choisis ton destin de Timur Bekmambetov (16 juillet)

Antécédents du réalisateur : Night watch et sa "suite" Day watch, macédoines d'influences et de genres plus ou moins bien digérés.

Pourquoi il faut voir ça : parce qu'une Angelina qui défouraille c'est toujours agréable, et parce qu'un russe qui débarque aux States pour donner dans le blockbuster, c'est forcément intrigant.

 

 

 

 

 

 

 
Bangkok dangerous
d'Oxide & Danny Pang (20 août)

Antécédents des réalisateurs : Bangkok dangerous premier du nom, The Eye, puis plein de bidules consternants.

Pourquoi il faut voir ça : parce que c'est la deuxième fois de l'année qu'un cinéaste (ici deux, en l'occurrence) livre le remake américain de son propre film. Et parce qu'il est impossible de se lasser des coupes de cheveux improbables de Nicolas Cage, qui n'en finit plus de se perdre.

 

 

 

 

 

 

 

Solitaire de Greg McLean (13 août)

Antécédents du réalisateur : un Wolf creek assez flippant, qui magnifiait l'Australie tout en livrant un slasher extrêmement efficace.

Pourquoi il faut voir ça : parce que c'est Wolf creek version croco, avec des paysages à tomber et un reptile féroce, futé et crédible. McLean a de l'avenir.

  (lire la critique)

 

 

 

 

 

 

 
Diary of the dead : chroniques des morts-vivants
de George Romero (25 juin)

Antécédents du réalisateur : trois fois rien (La nuit des morts- vivants, Zombie, Martin…)

Pourquoi il faut voir ça : parce que voir pépé Romero s'embrouiller avec les formats (caméscope, téléphone mobile…) et bégayer son cinéma, c'est à la fois un peu pathétique et potentiellement intéressant.

  (lire la critique)

 

 

 

 

 

 

Vinyan de Fabrice du Welz (20 août)

Antécédents du réalisateur : Calvaire. Brrr. Le film qui a fait de 'Gloria' le prénom le plus flippant du monde.

Pourquoi il faut voir ça : parce qu'un film qui fut longtemps menacé par une interdiction aux moins de 18 ans attire toujours l'oeil. Parce que du Welz a vraiment beaucoup de talent. Parce qu'Emmanuelle Béart, parce que Rufus Sewell, parce que ça va forcément être grand.

 

 

 

 

 

 

 

 
Shaolin basket
de  Yen-ping Chu (20 août)

Antécédents du réalisateur : une quarantaine de films en un art de siècle. C'est ce qu'on appelle un réalisateur prolifique.

Pourquoi il faut voir ça : parce que c'est du sport, parce que c'est une comédie, parce que ça a l'air suffisamment stupide pour faire oublier la fin de l'été ciné. En revanche, le 'Shaolin' du titre n'est une fois de plus qu'une trouvaille des distributeurs français pour faire penser à du Stephen Chow.

 

 

 

 

 

 

Appelez-moi Dave de Brian Robbins (13 août)

Antécédents du réalisateur : rien que le meilleur de la comédie américaine de ces dernières années : Raymond, Norbit

Pourquoi il faut voir ça : parce que de mémoire d'homme, on n'avait encore jamais vu un acteur interpréter… un vaisseau spatial. Non, vous ne rêvez pas, un vaisseau spatial. Comme tous les derniers Eddie Murphy, ça risque d'être énorme.

 

 

 

 

 

 

 

Max la menace de Peter Segal (16 juillet)

 

Antécédents du réalisateur : des comédies, toujours des comédies, encore des comédies, dont 3 avec Adam Sandler (parmi lesquelles Self control et Amour & amnésie).

Pourquoi il faut voir ça : parce que Steve Carell semble parfaitement dans son élément, qu'Anne Hathaway a l'air sacrément choucarde en agent de choc, et que Segal est plutôt un bon faiseur.

 

 

 

 

 

 

Rien que pour vos cheveux de Dennis Dugan (20 août)

Antécédents du réalisateur : Big daddy, Quand Chuck rencontre Larry, et d'autres trucs sans Adam Sandler.

Pourquoi il faut voir ça : parce que la première collaboration entre Sandler et Judd Apatow (qui coscénarise et produit), sur un pitch bien débile (un agent du Mossad se fait passer pour mort et devient coiffeur-styliste), a de quoi faire des étincelles.

 

 

 

 

 

 

 

 
Love gourou
de Marco Schnabel (23 juillet)

Antécédents du réalisatreur : rien de rien, si ce n'est quelques réalisations de deuxième équipe pour Jay Roach.

Pourquoi il faut voir ça : parce que si c'est un bon Mike Myers, ça va être très bon. Parce que Justin Timberlake en slip. Parce que Jessica Alba possiblement en slip aussi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Spartatouille
de Jason Friedberg et Aaron Seltzer (16 juillet)

Antécédents des réalisateurs : Sexy movie, Big movie, et autres joyeusetés.

Pourquoi il faut voir ça : en fait, il n'y a absolument aucune raison de s'infliger ce pur navet, encore pire que les précédentes pondaisons de ce duo consternant. Personne, mais alors personne, ne peut y trouver son compte.

  (lire la critique)

 

 

 

 

 

 

 

Intrusions d'Emmanuel Bourdieu (27 août)

 

Antécédents du réalisateur : des Amitiés maléfiques vénéneuses à souhait.

Pourquoi il faut voir ça : parce qu'après avoir coécrit Un conte de Noël, Bourdieu se lance dans un polar tourmenté et très, très noir.

 

 

 

 

 

 

 

Le Voyage aux Pyrénées des frères Larrieu (9 juillet)

Antécédents des réalisateurs : Un homme un vrai et Peindre ou faire l'amour, deux pépites de cinéma bobo mais pas trop.

Pourquoi il faut voir ça : parce qu'il y est question de nymphomanie, d'ours, de champignons tibétains, et que ça ne ressemble à rien d'autre.

  (lire la critique)

 

 

 

 

 

 

 

                

Mes amis, mes amours de Lorraine Lévy (2 juillet)

Antécédents de la réalisatrice : La Première fois que j'ai eu 20 ans, sympathique fabulette.

Pourquoi il faut voir ça : parce que ce n'est pas tous les jours qu'une réalisatrice filme le livre de son frère (Marc L., pour ne pas le citer). Et parce que Londres est vraiment une belle ville.

 

 

 

 

 

 

 

 

Night and day / Woman on the beach de Hong Sang-Soo (23 juillet / 20 août)

Antécédents du réalisateur : quelques merveilles comme Turning gate ou Le Jour où le cochon est tombé dans le puits.

Pourquoi il faut voir ça : parce que même lorsqu'il n'offre pas de titres à rallonge, Hong Sang-Soo livre des joyaux profonds, drôles, sentant la mauvaise bière et la semence. Forcément, on en redemande, surtout lorsqu'il nous promet d'explorer Paris (Night and day).

 

 

 

 

 

 

 
Gomorra
de Matteo Garrone (13 août)

Antécédents du réalisateur : rien qui soit arrivé jusqu'en France.

Pourquoi il faut voir ça : parce qu'un Grand Prix cannois, ça ne se rate pas, et que notre Jonathan Fischer n'a que presque toujours raison.

  (lire la critique)

 

 

 

 

 

 

 

 

Leur morale… et la nôtre de Florence Quentin (27 août)

 

Antécédents de la réalisatrice : J'ai faim!!! et Olé!. Pour ne pas être trop vaches, précisons qu'elle écrivit avant cela quelques bons scénarios.

Pourquoi il faut voir ça : on ne sait pas trop, en fait.

 

 

 

La Fille de Monaco d'Anne Fontaine (20 août)

Antécédents de la réalisatrice : du bon jadis (Nettoyage à sec), du moins bon récemment (Entre ses mains).

Pourquoi il faut voir ça : parce que les fans de la météo de Canal+ ne peuvent rater les grands débuts ciné d'une Louise Bourgoin apparemment très à l'aise en femme fatale face à un Luchini dépassé.

 

 

 

 

 

 

 

 
Un monde à nous
de Frédéric Balekdjian (9 juillet)

Antécédents du réalisateur : des Mauvais joueurs extrêmement prometteurs.

Pourquoi il faut voir ça : parce qu'Édouard Baer n'en finit plus d'être bon, et parce que le drôle de point de départ du film est plein de potentiel.

 

 

 

 

 

 

 

 

Valse avec Bachir d'Ari Folman (25 juin)

Antécédents du réalisateur : un drame, Made in Israel, jamais sorti chez nous.

Pourquoi il faut voir ça : parce qu'un film mêlant documentaire et animation, ça intrigue. Parce que le festival de Cannes lui a déroulé le tapis rouge. Et parce que le monde entier a crié au scandale en constatant que Sean Penn et son jury ne l'avait pas inscrit au palmarès.

                                         (lire la critique)

 

 

 

 

 

 
Au bout de la nuit
de David Ayer (25 juin)

Antécédents du réalisateur : Bad times, avec Christian Bale.

Pourquoi il faut voir ça : parce qu'il est toujours casse-gueule d'adapter James Ellroy (une pensée pour Brian de Palma), et que ce genre de défi mérite qu'on s'y arrête.

 

 

 

 

 

 

 

 

Bons baisers de Bruges de Martin McDonagh (25 juin)

Antécédents du réalisateur : premier long pour le cinéaste britannique, qui a à son actif un Oscar du court-métrage.

Pourquoi il faut voir ça : parce que Colin Farrell s'y affirme encore un peu plus comme un acteur complet, et parce que l'ensemble est d'une bizarrerie qui fait du bien.

 (lire la critique)

 

 

 

 

 

 

Broken english de Zoe R. Cassavetes (16 juillet)

Antécédents du réalisateur : premier film de la fille de et soeur de.

Pourquoi il faut voir ça : parce que la fille de John et Gena était bien la seule à ne pas encore être passée derrière la caméra. Et parce que bon, Parker Posey, quand même.

  (lire la critique)

 

 

 

 

 

 

 

Le Bal de l'horreur de Nelson McCormick (30 juillet)

Antécédents du réalisateur : un tas d'épisodes de séries, de Nip/Tuck à Dr House.

Pourquoi il faut voir ça : parce qu'il ne faut jamais cracher sur un slasher dans lequel plein de demoiselles en robe de soirée se font trucider. Même si c'est un navet (NDR/ et c'en est un sacré d'ailleurs !).

 

 

 

 

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