Marvel : notre classement des films Spider-Man, du pire au meilleur

La Rédaction | 16 décembre 2021 - MAJ : 04/01/2022 15:00
La Rédaction | 16 décembre 2021 - MAJ : 04/01/2022 15:00

The Amazing Spider-Man : Le Destin d'un héros, ce soir à 21h15 sur TMC.

À l'occasion de la sortie de Spider-Man : No Way Home de Marvel, on a classé les neuf films Spider-Man de Sony, du pire au meilleur.

Avant qu'il rejoigne les Avengers dans Captain America : Civil War et devienne un des super-héros milliardaires du MCU, Spider-Man a d'abord été repopularisé au début des années 2000 par la trilogie de Sam Raimi, avant de tomber entre les mains maltraitantes de Marc Webb au début des années 2010. L'ère de Tom Holland n'a cependant pas fait table rase du passé puisque l'actuel univers du Tisseur est entré en collision avec ceux des précédentes adaptations dans le dernier Spider-Man : No Way Home. Un prétexte tout trouvé pour faire un classement de tous les films sur l'Homme-Araignée, du pire au meilleur.

Sur le même sujet :
Notre classement de tous les films Marvel

 

 

9. The Amazing Spider-Man 2 : Le destin d'un héros

Sortie 2014 - Durée 2h21 de torture

 

The Amazing Spider-Man : Le Destin d'un héros : photoSony (à gauche) et Spider-Man

 

Ça parle de quoi : C'est un peu compliqué pour le pauvre Peter Parker. Sa copine Gwen Stacy l'a lâché, son identité secrète lui prend beaucoup de temps et son meilleur ami se fout de la gueule de son alter ego. Il ne manquait plus qu'un électricien survolté avec un complexe d'infériorité pour sérieusement entacher son moral.

Pourquoi c'est le pire : Parce que c'est un modèle de suite foirée. Marc Webb et ses collaborateurs avaient déjà fait des aventures du tisseur un produit destiné à jalousement garder les droits sans trop brusquer le public, dilapidant les importants moyens d'une industrie très consciente de le dissoudre dans un genre de plus en plus feignant. Fort de son succès économique, Sony va encore plus loin dans la suite, véritable plan d'investissement qui transforme le héros en véhicule marketing.

 

The Amazing Spider-Man : Le Destin d'un héros : photoTout ça est très pompier

 

Au sommet de leur cynisme, les producteurs jouent sur tous les tableaux pour assurer à l'homme-araignée une longévité : ils révèlent le passif des parents de Peter, multiplient les méchants afin de préparer le terrain pour les Sinister Six et concluent l'intrigue romantique à travers un épisode bien connu des lecteurs de comics.

Résultat : bien que long de plus de 2h20, le long-métrage se vautre dans tout ce qu'il entreprend. Ses velléités spectaculaires sont ensevelies sous les multiples surcouches d'arcs narratifs, tous plus absurdes les uns que les autres. Si le cabotinage de Dane DeHaan et un maquillage délirant arrachent in extremis le Bouffon vert aux abîmes de l'ennui, le personnage d'Electro confine à la caricature involontaire, qui se répercute même dans la musique, répétant - au cas où on ne les avait pas comprises - les insécurités de ce crétin à lunettes. Quant au Rhino, scandaleusement dévoilé par une des bandes-annonces les plus vicieuses jamais montées, il ne sert que de cliffhanger.

 

BagarreDevinez à quel moment du film arrive cette image promotionelle ?

 

Mais le pire, c'est probablement l'histoire d'amour, censée cristalliser les enjeux d'un récit éclaté jusqu'au point de rupture. Conscients qu'ils vont devoir caser la fameuse séquence finale, nécessaire à l'évolution du héros (dans une perspective de licence, bien sûr), les scénaristes James Vanderbilt et Alex Kurtzman imposent au réalisateur de 500 jours ensemble les pires clichés de la comédie romantique américaine toxique, quitte à encore étouffer un peu plus le divertissement et faire écrire au tisseur "I love you" sur un pont de New York. On s'attend presque à voir Hugh Grant débarquer derrière un pylône. Un saccage en règle du talent des deux interprètes principaux.

The Amazing Spider-Man 2 pourrait bien ne pas seulement être le pire Spider-Man, mais aussi l'un des pires films de super-héros, voire l'un des blockbusters américains les plus bassement mercantiles de l'histoire. Tout simplement.

Ce qu'on peut sauver : Hans Zimmer se met à la dubstep.

La note d'Écran Large : 1/5

 

8. The Amazing Spider-Man

Sortie 2012 - Durée 2h17 de trop

 

The Amazing Spider-Man : Photo Andrew GarfieldThe Amazing Spider-Blague

 

Ça parle de quoi : De Peter Parker, mordu par une araignée pas comme les autres, et qui découvre ses pouvoirs de Spider-Man, perd son oncle Ben, tombe amoureux d'une camarade de lycée, et affronte un gentil scientifique devenu fou et monstrueux après une expérience qui tourne mal. Non, ce n'est pas le Spider-Man de Sam Raimi, mais le Spider-Man avec Gwen Stacy et le Lézard.

Pourquoi c'est nul : Parce que c'est l'une des plus belles démonstrations d'une industrie qui marche sur la tête. Après un Spider-Man 4 annulé, le studio a décidé de rebooter Spider-Man, quitte à refaire le film de 2002 à peine dix ans après. C'est donc reparti pour la même origin story et les mêmes ficelles, incontournables dès lors que Peter Parker doit être remis en scène à ses débuts d'homme-araignée.

L'équipe a beau se démener pour modifier un maximum de choses (Gwen Stacy au lieu de Mary-Jane, des fils d'araignée sortant d'une machine, les parents de Peter au centre de ses interrogations), la formule reste la même. D'où un sentiment d'arnaque éhontée qui reste encore, des années après, un monument de futilité.

 

The Amazing Spider-Man : photoLes Griffes de l'ennui

 

Le pire étant qu'il n'y a que ça à voir dans ce cirque du vide, puisque The Amazing Spider-Man brille par ailleurs par sa nullité à tous les niveaux. L'histoire d'amour entre Peter et Gwen est aussi douce qu'un parpaing, les effets visuels sont au mieux génériques et au pire affreux, et les scènes d'action, parfaitement oubliables. Sans parler de la longueur du film, qui insiste sur le minable dans interminable.

Rien ne sauve ce Spider-Man qui n'a rien d'Amazing. Rien ne ressort de ce blockbuster insipide, qui semble avoir été assemblé sur une chaîne de montage d'usine, avec le plus petit des savoir-faire. Ni l'humour (rabaissé), ni l'émotion (grossière), ni l'action (paresseuse). Circulez, y'a vraiment rien à voir.

Ce qu'on peut sauver : Peut-être. Andrew Garfield et Emma Stone, qui n'y sont pour rien dans ce désastre aussi intense qu'un verre d'eau tiède. Et la scène où Spider-Man traverse la ville pour rejoindre le climax naze, grâce aux grues, qui peut éventuellement réveiller en remettant en avant le lien entre l'araignée et New York.

La note d'Écran Large : 2/5

 

7. Spider-man : No Way Home

Sortie 2021 - Durée : 2h30

 

Spider-Man : No Way Home : photo, Tom Holland, Alfred MolinaEt si on mettait notre personnage d'Araignée dans un décor où il peut utiliser ses pouvoirs ?

 

Ça parle de quoi : Vous connaissez Peter par coeur ? Vous en aurez bien besoin parce que le malheureux vient de provoquer un cataclysme multiversiel en déconcentrant ce bon Docteur Strange. Suite à une incantation foirée, destinée à protéger l'anonymat éventé de Peter, des méchants issus de diverses dimensions font irruption à New York. Désigné ennemi public, et encerclé par plus d'adversaires qu'il n'en a jamais connu, Spider-Man va faire face à son destin.

Pourquoi c'est fade : L'exercice est cruel pour Jon Watts, qui doit ici convoquer plusieurs protagonistes immortalisés par ses prédécesseurs, à commencer par Sam Raimi. Et la comparaison est impitoyable. Miné par une direction artistique qui manque perpétuellement d'âme (les décorateurs paraissent s'être plus amusés à concevoir le loft de Happy que les dégaines des super-vilains), handicapé par des effets spéciaux hideux, le réalisateur en peut masquer son absolu manque d'inspiration.

D'où une suite quasi ininterrompue de joutes basiques, au cours desquels l'Homme-Araignée se bat mollement sur une bretelle d'autoroute, mollement dans un sous-bois, mollement dans un hall d'immeuble, et mollement sur des échafaudages. Le tout, agrémenté de doses massives de fan service, qui pourrait nous régaler, si seulement il servait un quelconque propos narratif. Mais non, les importants clins d'oeil qui émaillent le film sont enfilés comme des perles, et retrouver les trognes d'antan est bien insuffisant pour insuffler un peu d'émotion à l'ensemble.

 

 

Spider-Man : No Way Home : photo, Alfred MolinaC'était mieux avant 

 

Un constat d'autant plus amer que le film s'avère interminable. Et pour cause, alors que Marvel tient là un concept volontiers absurde, plus propice aux délires imaginatifs et spectaculaires qu'à une évolution en profondeur des personnages, le studio se risque, pour la première fois depuis le début de cette trilogie, de donner de véritables enjeux à son héros; Une louable intention, mais qui intervient beaucoup trop tard pour ne pas sembler artificielle, et alourdit une intrigue déjà trop longue sans cet élément.

Ce qu'on peut garder : Les nostalgiques, malgré la laideur révulsive de ces passages apprécieront l'intervention de certains personnages avec lesquels ils ont grandi, présents durant le dernier tiers du récit, après être apparus dans une séquence digne de Hélène et les Garçons. De même Tom Holland demeure l'atout central de ce reboot, tant il possède un charisme évident, assez juvénile, virevoltant et gauche pour capturer à la perfection l'âme du héros qu'il interprète.

Enfin, la confrontation avec Doctor Strange sera l'occasion d'une plaisante scène, au cours de laquelle la réalité se fissure, et les animateurs 3D de Disney en profitent pour donner tout ce qu'ils ont dans le ventre, le temps de quelques minutes de joute surréaliste et rafraîchissante, où enfin, quelqu'un paraît s'être questionné sur comment utiliser le pouvoir de L'Homme-Araignée.

La note d'Écran Large : 2,5/5 
Notre critique de Spider-Man : No Way Home

6. Spider-Man : Far from Home

Sortie 2019 - Durée 2h10

 

Spider-Man : Far from Home : photo"Je reviens en noir, mais en vrai, on verra mon nouveau costume à peine dix minutes"

 

Ça parle de quoi : Peter Parker est dévasté par la disparition de son mentor Tony Stark et part en voyage scolaire avec son lycée en Europe pour penser à autre chose. Alors qu’il pensait laisser tomber le costume de Spider-Man, il va vite être rattrapé par son destin de successeur de Iron Man, lorsque Nick Fury lui demande de faire équipe avec le mystérieux Mysterio pour stopper les Elémentaux qui ravagent les villes européennes.

Pourquoi c’est pas terrible : Tout simplement parce que Spider-Man : Far from Home n’existe à peu près pour aucune raison valable. Suivant la tragédie funeste de Avengers : Endgame, le film vient ramener un petit vent de fraicheur au milieu de la franchise pour conclure la Phase 3 avec son aventure gentillette et douce avec sa troupe d’adolescents. Autant dire que sa présence en fin de phase n’est qu’une manière de conclure sur une note positive la Grande Guerre qui a eu lieu durant les 22 films précédents.

 

Spider-Man : Far from Home : photo, Zendaya, Tom HollandUne romance adolescente plus qu'un film de super-héros

 

Car au-delà de sa scène post-générique qui vient ouvrir des portes inédites dans l’univers super-héroïque avec la révélation de l’identité de Spider-Man (et donc Peter Parker) au monde entier, le long-métrage est très mineur. Son déroulé est largement attendu, les séquences d’action ne sont franchement pas inventives (à l’exception d’une) et les révélations autour de Mysterio et de ses véritables intentions n’ont surpris personne (tout du moins, personne ayant suivi la promo complètement ratée du film, divulguant presque toute son histoire et ses ressorts avant sa sortie).

C’est peu dire que le film déçoit quand même Jake Gyllenhaal n’arrive pas à être crédible dans la peau de Quentin Beck, son jeu étant trop monocorde pour ce rôle de vilain rusé et violent.

 

Spider-Man : Far from Home : photo"Avec mes illusions, on pourra peut-être le faire croire que c'est un grand film"

 

Pourquoi ça peut aller quand même : Parce qu’on savait que le film serait une petite pastille super-héroïque sans grande conséquence et imaginée juste pour faire passer le temps. De ce point de vue-là, le film est assez plaisant avec toute sa trame teen plutôt réussie entre l’humour bien dosé, les personnages joliment développés (grâce à leur mise en place efficace dans Homecoming) et quelques situations touchantes (notamment grâce au talent de Zendaya).

Et si on y regarde de plus près, le personnage de Mysterio est même une façon pertinente de traiter de sujets de fonds percutants à notre époque entre les fakes news, les faux-semblants et le danger d’une société des apparences. De manière encore plus meta, il est même une sorte de métaphore de l’univers cinématographique Marvel, faisant presque du film une critique envers sa propre franchise et la poudre aux yeux que le MCU balance sur ses spectateurs à grand renfort de CGI. Comme quoi, derrière le récit attendu et prévisible, on aurait pu avoir une sacrée grande réflexion sur le monde et l'illusion du cinéma. Nouvel acte manqué donc.

La note d'Écran Large : 2,5/5 
Notre critique de Spider-Man : Far from Home 

 

5. Spider-Man : Homecoming

Sortie 2017 - Durée 2h13

 

Spider-Man : Homecoming : Photo Tom HollandEnfin un Spider-Man moins antipathique

 

Ça parle de quoi : Après avoir participé à l'affrontement des Avengers dans Captain America : Civil War, Peter Parker prend à coeur son rôle de gentille araignée du quartier, mais souhaiterait accomplir quelque chose de plus grand, ce que réprime Tony Stark, devenu son mentor et chaperon. Alors qu'il essaie de concilier ses débuts de super-héros et sa vie de lycéen, il croise par hasard un nouvel ennemi, le Vautour, qui est en fait le père de Liz, la jolie fille avec qui il veut sortir.

Pourquoi ça peut aller : Parce que Spider-Man : Homecoming se démarque intelligemment des précédentes versions de Sam Raimi et Marc Webb pour donner une nouvelle dynamique à la licence embourbée dans sa propre mythologie. Exit donc l’origin story bien connue du personnage - la morsure d’araignée radioactive et la mort de l’oncle Ben -, qu’il préfère expédier en deux répliques pour explorer à la place de nouvelles pistes narratives.

Dans cette démarche, le film prend la forme d’un teen movie et s'amuse avec les principaux clichés du genre, entre les profils stéréotypés - la garce blonde, la meuf anti-système, le fils à papa relou, le nerd maladroit -, la quête d’identité et l'histoire d'amour, sans oublier l’obligatoire bal de fin d’année. 

 

Spider-Man : Homecoming : Photo Marisa Tomei, Tom Holland+1 aussi pour la réinvention de tante May

 

En assumant son ton plus léger et comique, Homecoming réussit enfin à faire de Peter Parker un ado geek et loser crédible, le physique et la voix plus juvéniles de Tom Holland y étant pour beaucoup. Le récit s'intéresse finalement autant à l’adolescent sous le costume qu'au super-héros, avec une simplicité efficace. 

Pourquoi ça déconne quand même : Le Peter Parker de Tom Holland est peut-être plus sympathique que celui de Tobey Maguire, mais la réalisation de Marc Web a tout à envier à celle de Sam Raimi. Alors que le scénario cherche à donner une nouvelle impulsion au personnage, les scènes d’action manquent cruellement de relief et d’inventivité.

Que ce soit au niveau des chorégraphies des combats, des décors, du montage ou des effets spéciaux, tout est déjà vu et rien n'est vraiment excitant à l'oeil, hormis peut-être une scène sur le ferry héritée de Spider-Man 2. Plus globalement, la réalisation comme la photographie sont aussi banales que paresseuses, de quoi presque regretter les séquences en ralentis de Marc Webb (presque on a dit).

La note d'Écran Large : 3/5
Notre critique de Spider-Man : Homecoming

 

4. Spider-Man 3

Sortie 2007 - Durée 2h19

 

Spider-Man 3 : photo Doppelgänger

Ça parle de quoi : Peter Parker a enfin réussi à concilier sa vie amoureuse avec Mary Jane et ses obligations de super-héros, tout va pour le mieux, ou presque. Son copain Harry Osborn veut le tuer pour venger la mort de son père, un nouveau journaliste, Eddie Brock, convoite son poste de photographe au Daily Bugle et un symbiote alien visqueux s'est accroché à son cyclomoteur et installé chez lui pour finalement ne faire qu'un avec lui.

Avec son nouveau costume, il part à la recherche du criminel devenu l'Homme-Sable, qui s'avère être le véritable assassin d'oncle Ben, mais quand son comportement commence à changer, il décide de s'en débarrasser, ce qui engendre la naissance d'un nouvel ennemi, Venom.

Pourquoi c'est pas si mal : Parce que Sam Raimi fait preuve d'une incroyable générosité et peut se le permettre avec le plus gros budget de la trilogie (258 millions, hors inflation et frais marketing). Même s'il a été largement critiqué à sa sortie (et qu'il est encore aujourd'hui), Spider-Man 3 n'est pas si catastrophique. La passion de Sam Raimi est intacte et continue de se ressentir dans ce spectacle familier, mais visuellement époustouflant.

Le réalisateur multiplie les affrontements et fait preuve d'une incroyable inventivité tout en racontant ses personnages à travers l'action. Dès le premier quart d'heure, avec un affrontement entre Harry Osborn sur son planeur et une certaine bague ; puis avec le sauvetage de Gwen Stacy d'une grue devenue folle, où Peter utilise différentes surfaces pour arriver jusqu'à elle, ou dans le combat final avec Spider-Man et Harry face à Venom et l'Homme-Sable.

 

Spider-Man 3 : photoDaddy issues

 

Le film commence même plutôt bien, avec un ton semblable aux deux précédents, et accueille également ce qui reste sans doute la meilleure scène de la trilogie : la naissance de l'Homme-Sable. Un instant de grâce totalement muet, porté par la sublime musique de Christopher Young, qui concentre toute la tragédie de l'Homme-Sable et laisse transparaître la tristesse et le désespoir de Flint Marko, devenu un monstre sans corps, incapable de saisir le collier de sa fille. Une séquence poignante et toujours aussi réussie malgré les années.

Et après les pitreries de Tom Hardy dans Venom et Venom : Let There Be Carnage, Topher Grace n'était pas si mal en Eddie Brock. Un adversaire pour Peter Parker et un personnage plutôt convaincant jusqu'à ce Venom lui dégouline dessus et qu'il tombe dans le surjeu, en plus de gagner des canines de vampire sans aucune raison.

 

Spider-Man 3 : photoL'Homme-Sable (s'il fallait vraiment le préciser)

 

Pourquoi ce n'est pas génial non plus : Parce que la générosité dont fait preuve Sam Raimi crée finalement un sentiment de trop-plein. Après un début relativement classique, dans le même ton que les deux précédents films, Spider-Man déroule un scénario prévisible et beaucoup trop surchargé. Entre la vengeance d'Harry, la traque de l'Homme-Sable, la naissance du Spider-Man noir et de Venom, les histoires d'amour et les scènes de danse, le film se perd dans ses intrigues et ne parvient pas à compenser par son rythme délirant.

La romance et les disputes entre Peter Parker et Mary Jane manquent de plus en plus d'humanité et commencent à être lassantes, autant que le rôle de demoiselle en détresse que la jeune femme prend à la fin pour la troisième fois en trois films.

 

Spider-Man 3 : Photo VenomEt depuis, on a eu bien pire 

 

Gwen Stacy est bâclée et réduite à une belle poupée avec laquelle Peter tente de rendre Mary Jane jalouse et l'ajout de Venom réclamé par le producteur Avi Arad se ressent clairement au sein du récit. La météorite qui abrite Venom tombe au bon endroit après dix minutes de film et Eddie Brock se retrouve catapulté de la même façon pendant la scène de la grue pour revenir plus tard dans l'église au bon moment.

Au final, Spider-Man 3 tombe à plat et tourne même au ridicule lorsqu'il essaie d'apporter de l'humour et du burlesque. Même si le passage avec le Peter Parker obscur a marqué l'histoire d'Internet et les mémoires, il reste risible au possible, tout comme le Harry Osborn d'un James Franco en roue libre et son running gag de la chute. Malheureusement, les incroyables scènes d'action ne rattrapent pas la déception et Spider-Man 3 reste considéré comme le mal-aimé de la trilogie réalisée par Sam Raimi, le vilain petit canard, trop ambitieux, trop grand, trop raté.

La note d'Écran Large : 3/5 


3. Spider-Man

Sortie 2002 - Durée 2h

 

Spider-Man : Photo Kirsten Dunst , Tobey MaguireEmballons-nous sous la pluie

 

Ça parle de quoi : Peter Parker, le plus nul et nerd des adolescents, qui est amoureux de la plus belle des filles, et est ami avec le plus riche des losers. Mordu par une araignée magique, il gagne des super-abdos, super-pouvoirs et super-responsabilités. Légèrement rongé par la culpabilité après avoir provoqué malgré lui le meurtre de son oncle, il décide de tout faire pour être un héros. Quitte à affronter le père de son meilleur ami, Harry Osborn, devenu le Bouffon vert suite à une expérience scientifique. Et quitte à cacher son identité et faire une croix sur sa relation avec Mary-Jane, parce que sa mission passe avant.

Pourquoi c'est super : Spider-Man n'a pas été le premier, mais il a été le premier à tout changer. Il y avait eu des Superman et Batman en pagaille, Blade ou encore X-Men, mais c'est l'homme-araignée qui a ouvert en grande les portes du règne des super-héros, dans des proportions folles, avec un succès phénoménal pour l'époque.

Mais au-delà de la valeur historique du film, Spider-Man reste une grande et belle anomalie. Passé entre diverses mains depuis les années 80, le projet est miraculeusement arrivé jusqu'à Sam Raimi, le sale gosse d'Evil Dead qui avait tâté du super-héros dans Darkman. Un choix inspiré, qui a donné à la trilogie une couleur unique en son genre.

 

Spider-Man : PhotoUne araignée au plafond et au mur

 

Le film respire ainsi la tendresse geek, que ce soit avec ce Peter Parker profondément maladroit et timide, cette triste fragilité de Mary-Jane, ou ce déchirement baroque de Norman Osborn. Grand môme doté de gros jouets, Sam Raimi orchestre une aventure palpitante, maîtrisée de bout en bout, qui alterne entre de purs moments de comédie (Peter qui cherche à contrôler ses toiles), des instants de douceur extrême (le baiser sous la pluie), et des pics d'action fantastiques (le climax sur le pont).

Le réalisateur a pris des libertés avec les comics, mais sans jamais renier leur âme, embrassant leur dimension kitsch (le Bouffon vert) avec une candeur idéale. Et surtout, sans jamais perdre de vue son moteur, son sujet et sa destination : Spider-Man, ce héros presque normal, ce surhomme dans le corps d'un ado, et sûrement le plus humain des surhumains.

 

Spider-Man : PhotoQui aurait l'esprit mal placé d'y voir un début de porno ?

 

Pourquoi c'est moins super : Le rouleau-compresseur de l'industrie est passé sur la formule Spider-Man, tellement copiée depuis qu'elle en a perdu tout son charme. De l'antagoniste qui sort de la sphère intime du héros à la romance contrariée, en passant par la gestion compliquée des pouvoirs, le scénario signé David Koepp (Jurassic Park, L'Impasse, Panic Room) est devenu un tel maître-étalon qu'il ressemble désormais à une aventure en pilotage automatique, racontée à 100 à l'heure, quitte à trop accélérer.

Il n'y a qu'à voir le traitement de Mary-Jane, archétype de la demoiselle en détresse qui passe son temps à hurler et être attaquée-kidnappée, pour se dire que le grand Spider-Man a une saveur (trop) old school dans ses moments les plus ordinaires.

La note d'Écran Large : 3,5/5

 

2. Spider-Man New Generation 

Sortie 2018 - Durée  1h57

 

Spider-Man : New Generation : photoLa Justisse League

 

Ça parle de quoi : Miles Morales est un adolescent afro-américain de Brooklyn qui admire Spider-Man et mène une vie normale, jusqu'au jour où il se fait mordre lui aussi par une araignée radioactive et découvre à son tour ses super-pouvoirs. Dans le même temps, Wilson Fisk alias le Caïd, un dangereux criminel de New York, met au point un accélérateur de particules nucléaires capable d’ouvrir un portail sur d’autres univers.

Son invention provoque alors l’arrivée de plusieurs autres versions de Spider-Man dans sa réalité, dont un Peter Parker plus âgé, Spider-Gwen, Spider-Man Noir, Spider-Cochon et Peni Parker, tout droit sortie d’un dessin animé japonais.

Pourquoi c'est génial : Avant que le MCU commence à affoler la toile (sans mauvais jeu de mots) avec toutes les théories autour du multivers et de la présence de Tobey Maguire et Andrew Garfield dans No Way Home, Sony avait déjà concrétisé sa méga réunion arachnéenne en 2018 avec Spider-Man : New Generation, qui se démarque en tous points des autres adaptations.

 

Spider-Man : New Generation : photoMeilleure illustration possible du spider sens

 

Plutôt que de se concentrer sur Peter Parker et les quelques personnages habituels qui gravitent autour de lui, le film choisit de s'intéresser à Miles Morales et d'étendre l'univers de l'Homme-Araignée au-delà de tout ce qu'on avait déjà pu voir sur grand écran. Même s'il enchaîne plusieurs références aux précédents films (notamment pour se moquer de Spider-Man 3), et reprend certains personnages comme le Bouffon Vert, le film est conscient qu'il ne doit pas rester accroché aux héros déjà adoubés.

Il décide donc de frapper un grand coup avec la mort du Peter Parker familier au public et la désacralisation du super-héros dans sa version d'adulte paumé. Que ce soit par le découpage de l'image, l'esthétique pop art ou la mise en scène de l'action, le film saisi également toutes les opportunités et profite de toute la liberté créative que lui offre l'animation. De quoi donner l'impression de voir des planches et des cases s'animer à l'écran, avec plusieurs marqueurs visuels forts relatifs aux comics books.

Pourquoi on peut chipoter : Évidemment, le scénario ne s'intéresse pas de manière égale à toutes les versions alternatives de Spider-Man et certaines paraissent donc sous-exploitées par rapport à d'autres. Heureusement, Spider-Man : New Generation 2 débarquera en salles en octobre 2022 pour redresser la barre.

 

La note d'Écran Large : 4,5/5
Notre critique de Spider-Man : New Generation

 

1. Spider-Man 2

Sortie 2004 - Durée 2h08

 

Spider-Man 2 : photoSpider-rame

 

Ça parle de quoi : C'est un peu compliqué pour le pauvre Peter Parker. Sa copine Mary Jane l'a lâché, son identité secrète lui prend beaucoup de temps et son meilleur ami veut la mort de son alter ego. Il ne manquait plus qu'un scientifique un peu trop ambitieux, Otto Octavius, pour sérieusement entacher son moral.

Pourquoi c'est le meilleur : Parce que c'est un modèle de suite réussie. Sam Raimi et ses collaborateurs avaient déjà fait des aventures du tisseur un terreau d'expérimentations hollywoodiennes jubilatoire, investissant les importants moyens d'une industrie pas encore consciente de participer à l'établissement d'un genre surpuissant pour déployer un style directement inspiré des comics books. Fort de son succès, loti d'un budget plus conséquent encore (200 millions de dollars), il va encore plus loin dans la suite, démonstration stylistique de tous les instants qui transforme le héros en fantasme cinématographique.

 

Spider-Man 2 : photo, Tobey MaguireLa passion pour les costumes déchirés continue

 

Au sommet de son art, Raimi en profite pour renouer subtilement avec un récit plus sombre, voire carrément horrifique par moments. Certaines scènes sont restées célèbres, comme le plan du bris de verre qui vient se loger dans la tête de l'assistante d'Octavius ou bien sûr l'incroyable séquence de réveil du grand méchant, important au beau milieu d'une super production hollywoodienne, son sens du découpage savant et les visions de terreur d'Evil Dead, tronçonneuse incluse.

Plus généralement encore, une tragique noirceur habite l'intégralité du long-métrage, grâce évidemment à cet antagoniste ambigu, variation organique sur le thème du scientifique mégalo dont la création se retourne contre lui. Esclave de sa propre monstruosité, filmée avec un soin quasi sadique, il s'est condamné lui-même à jouer les méchants, contredisant avec intelligence les motivations de feu le Bouffon vert. Différence que Raimi, David Koepp et Alfred Gough cultivent au point d'introduire un nouveau bouffon en puissance, premier ennemi directement issu des capacités de Peter.

 

Spider-Man 2 : photo, Alfred MolinaAlfred Molina et se ses tentacules : deux personnages légendaires

 

Notre héros lui-même, en pleine dépression après sa rupture avec Mary Jane, est écrit comme un double de son fascinant ennemi. Quand lui aussi se sent contraint par sa puissance, qui empoisonne sa vie personnelle, il l'abandonne presque littéralement, grâce à l'une des plus belles idées du film : ses pouvoirs sont directement connectés à son humanité, contrairement à ceux de son adversaire. Du moins jusqu'à ce qu'il se ressaisisse, à la vue de tous, à l'occasion de la scène du métro, de très loin le plus spectaculaire des morceaux de bravoure de cette longue saga inégale, qui avait déjà atteint son apogée après deux itérations.

Spider-Man 2 pourrait bien ne pas seulement être le meilleur Spider-Man, mais aussi l'un des meilleurs films de super-héros, voire même l'un des blockbusters américains les plus généreux de l'histoire. Tout simplement.

Ce qu'on peut quand même critiquer : Selon un dissident au sein de la rédaction, dont nous tairons le nom pour protéger sa famille, le film est une bien piètre adaptation. Nos RH s'occupent de son cas à l'heure où nous écrivons ces lignes.

La note d'Écran Large : 4,5/5
Notre critique de Spider-Man 2

 

Spider-Man : No Way Home : photo, Tom HollandSpider-Man s'accroche avant No Way Home 

 

Sans surprise, Spider-Man 2 décroche donc haut la main la première place du classement. Mais si No Way Home reste loin du podium, un autre film pourrait chambouler l'ordre établit et pimenter les débats : le très attendu Spider-Man : New Generation 2, dont le premier teaser a déjà surexcité la toile (et plusieurs rédacteurs). Sans oublier qu'Amy Pascal a teasé une prochaine trilogie avec le MCU et Tom Holland, confirmant un peu plus que la liste des adaptations du super-héros risque bien de s'allonger dans les années à venir. Là encore, pour le meilleur ou pour le pire.

 

FAQ

Quels sont les prochains films Spider-Man ?

Spider-Man : New Generation 2 arrivera en salles le 12 octobre 2022.


Où regarder les films Spider-Man ?

La trilogie Spider-Man de Sam Raimi est disponible sur Netflix, comme les deux volets de The Amazing Spider-Man et le film Spider-Man : Homecoming. Les films Spider-Man : Far from Home et Spider-Man : New Generation sont disponibles en VOD. 

QUEL EST LE MEILLEUR SPIDER-MAN ?

Selon nous, le meilleur film est Spider-Man 2 qui a reçu un Oscar pour ses effets spéciaux, mais Spider-Man : New Generation a également reçu un Oscar (celui du meilleur film d'animation en 2019).


DANS QUEL ORDRE REGARDER LES FILMS SPIDER-MAN ?

Même si Spider-Man : No Way Home rappelle des personnages des précédents films, les longs-métrages avec Tobey Maguire, Andrew Garfield et Tom Holland ne sont pas connectés les uns aux autres. Dans l'ordre chronologique, c'est d'abord la trilogie de Sam Raimi qui est sortie, puis les deux films de Marc Webb, suivi de Spider-Man : Homecoming, puis Spider-Man : New Generation, Spider-Man : Far from Home et enfin No Way Home.

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commentaires
theofaria
17/12/2021 à 14:23

J'avais oublié New Generations, arrivé à la 3ème place je pensais vraiment que No Way Home était 2ème, j'ai eu très peur haha. Voici le mien :
1. Spider-Man 2
2. New Generations
3. Spider-Man
4. Homecoming
5. Amazing 1
6. Far From Home
7. Spider-Man 3
8. No Way Home
9. Amazing 2

La Réponse
17/12/2021 à 10:08

Homecoming en 5ème et Amazing Spider-Man avant dernier ? Alors oui, mais non ! Je pense qu'on n'a pas dû voir les mêmes films. Homecoming est d'une nullité absolue, il mériterait la dernière place, de loin.

Slater-IV
16/12/2021 à 21:05

Un classement est toujours subjectif. Pour le coup, jai quasiment le même top 3, simplement les places ne sont pas les mêmes.

Le premier Spiderman de Raimi est une véritable lettre d'amour geek. Bien qu'il ait (très) légèrement au niveau de certains de ses effets, ce film reste un véritable chef d'œuvre pour la part. Que ce soit en terme de rythme, d'interprétation, de respect de l'œuvre originelle... Sans oublier la patte Raimi et ce combat final incroyable.

Le second épisode est un véritable festin, mais, à la revoyure, souffrait déjà de quelques moments "réchauffés" (bande son identique dans le passage de la baraque en feu, sauvetage de Tante May légèrement WTF...).
Néanmoins, une suite exemplaire, que je classe donc en 2.

Et enfin Into The Spiderverse, une vraie bombe graphique qu'Arcane vient tt juste de détrôner dans mon cœur (quoique). À la fois intelligent, novateur, incroyablement fun et parfois émouvant, ce film est le digne héritier des épisodes Raimi.

Pour le reste, que dire ... Le premier Amazing était globalement bon, mais souffre trop de son aspect de remake inutile, malgré l'intégration de Gwen. Le second, osef.
Les homes, sans intérêt pour ma part (à voir si le dernier relève le niveau).
En revanche, la première apparition d'Holland dans Civil War m'avait beaucoup plu.

Enfin, le 3eme de Raimi, même si il est entré malgré lui dans la postérité grâce à ses moments de gênance, reste un vrai crève cœur. J'avais tellement haïs ce film à la sortie.. malgré ce combat incroyable avec l'homme des sables en plein milieu du métrage.

Tuk
16/12/2021 à 20:52

@ Tonto... "faut arrêter d'idolâtrer la trilogie Raimi juste parce que c'est Raimi..".
LOL

Tuk
16/12/2021 à 20:48

@ jpb
Excusez-moi, mais y aurait pas un film de "Spider man" avant ceux de Sam Raimi qui avait été réalisé en 1978 ou 79 ? C'était peut-être le pîre (peut-être pas aussi).

Oui, et d'ailleur je l'avais vu au cinéma. Il n'était pas terrible mais a mon age je m'était éclaté !
Sinon ce classement est deja parue ce mois-ci non ? Sinon le meilleur spider-man reste pour moi le premier de Sam Raimi... Le 2 qui est superbe ne reste que sa continuité, la claque de la nouveauté en moins...

jpb
16/12/2021 à 20:31

Excusez-moi, mais y aurait pas un film de "Spider man" avant ceux de Sam Raimi qui avait été réalisé en 1978 ou 79 ? C'était peut-être le pîre (peut-être pas aussi)...

Flo
13/12/2021 à 15:22

https://www.tomsguide.fr/spider-man-comment-garfield-holland-et-maguire-ont-apporte-une-couleur-differente-au-role/

Tonto
13/12/2021 à 00:52

Tom Holland reste cent pieds au-dessus des autres, et Homecoming est à mon avis le film le mieux écrit du MCU, grâce aux géniaux Daley et Goldstein, qui insufflent leur souffle comique imparable à ce qui est bien plus une comédie qu'un film de super-héros. Après, le problème, c'est que, du coup, ça ne propose pas grand-chose de ce qu'on attend d'un film de super-héros et on peut trouver ça dommage. Perso, j'adore cette manière de prendre le spectateur par surprise. ^^

Sinon, je comprend pas pourquoi cracher autant sur les Amazing. Je suis d'accord que les Raimi sont au-dessus, en tous cas en termes de mise en scène, mais enfin, faut arrêter d'idolâtrer la trilogie Raimi juste parce que c'est Raimi...
Homecoming avait le mérite de détourner tous les clichés de Spider-Man que les Raimk traitaient encore au premier degré. Mais bon, c'est dommage que la trilogie Home ne renoue jamais avec les scènes de voltige épique des autres films. On verra avec No Way Home et le directeur photo d'Avatar...

Ghob_
12/12/2021 à 19:28

Je vous trouve un peu sévères avec la période "Home" (même si pour être honnête, ils ne m'ont pas plus marqué que ça non plus, même si j'ai préféré le second au premier), de même qu'il y a aussi de très bonnes choses à sauver dans les deux Amazing, malgré le résultat final, pas forcément ouf non plus.
Après, oui, il est certain que la trilogie Raimi tient encore et toujours le haut du pavé, mais je n'enfonce pas pour autant les deux autres "séries", qui ont chacun apporté quelque chose de chouette. Pas fan des Amazing, mais le Spidey de Garfield n'a rien de déshonorant non plus, même si on perd en partie ce qui fait l'essence du perso de Peter Parker. Mais la pilule passe néanmoins grâce à de très bons acteurs, suffisamment impliqués pour ne pas donner envie de couper au bout de quelques minutes (mais par contre Electro, non, non, non c'est vraiment pas possible ! lol).

Bref, il y a de très bonnes choses et d'autres plus anecdotiques dans ces différentes itérations, mais en tant que fan de base des comics, j'y ai trouvé dans chacune des choses agréables à prendre. Quant à MJ, entre Zendaya et Kirsten Dunst, toutes deux parfaites, dur dur de se décider... (bon, je vote quand même pour la version Zendaya, parce que malgré le talent et la jolie plastique de Dunst, son perso dans la trilo' de Raimi est quand même cliché au possible, alors que la version plus récente apporte des nuances appréciables au perso).
Dossier intéressant en tous cas, qui montre bien que malgré le cahier des charges inhérent à des telles franchises, il y a de belles choses à piocher ici et là, à condition de savoir où on met les pieds...

Mais en définitive, la trilogie de Raimi reste intouchable, car il a fait ces films, justement, avant que la recette Marvel ne soit validée et éprouvée, avant que le moule ne soit complètement figé et pouvait encore laisser un peu de place à ce que les cinéastes avaient à dire sur les personnages et l'univers.
Et juste pour ça, ces films resteront marquants et indémodables (je ne soulignerais pas non plus le fait que Raimi avait une vision d'auteur, même au sein des grands studios, ce qui à l'époque ne "choquait" pas du tout, mais qui aujourd'hui est une vraie anomalie dans l'industrie lol même si certains me parleront de James Gunn ou autres, brouarf).

Scarlett
12/12/2021 à 18:02

Comparer des films en images réelles avec un film d'animation, je trouve cela bizarre.
En animation, on peut tout faire alors qu'en fil en image réelle, il y a ses limites.
Pour moi, SPIDER-MAN NEW GENERATION est hors du classement.
Puis les Amazing, sont mieux que les deux derniers films avec Tom Hallond

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