Spider-Man : Homecoming - critique à tisser

Geoffrey Crété | 14 juin 2018 - MAJ : 22/06/2019 16:25
Geoffrey Crété | 14 juin 2018 - MAJ : 22/06/2019 16:25

Après son entrée dans le MCU (Marvel Cinematic Universe) au milieu de Captain America : Civil War le nouveau Spider-Man incarné par Tom Holland arrive dans sa première aventure solo. Fruit d'un accord entre le studio Marvel et Sony, qui possède les droits du personnage, Spider-Man : Homecoming de Jon Watts, avec notamment Michael Keaton en Vautour, est donc très attendu. Le nouveau reboot de l'homme-araignée fera t-il mieux que les Amazing Spider-Man avec Andrew Garfield, dont les suites avaient été annulées après la sortie compliquée du deuxième épisode ? Le spectre de la trilogie bien-aimée de Sam Raimi plane t-il encore sur la franchise ?

POWERED BY AVENGERS

Spider-Man a donc été adopté par les Avengers. Suite à un accord entre les studios Marvel et Sony officialisé en février 2015, l'homme-araignée a pu retrouver une nouvelle impulsion, avec Tom Holland (The ImpossibleThe Lost City of Z) pour prendre le relais de Tobey Maguire et Andrew Garfield.

De quoi organiser une reconstruction de la marque après les sorties compliquées de The Amazing Spider-Man et sa suite The Amazing Spider-Man : Le destin d'un héros : si le box-office a été a priori honorable (environ 757 millions pour le premier et 708 pour le deuxième, pour des budgets autour de 250 millions), il n'a pas été à la hauteur des films de Sam Raimi, côté critique et public (entre 783 et 890 millions de dollars). Les plans de suites et spin-off ont donc été annulés, après avoir été annoncés en fanfare. 

 

Photo Tom HollandTobey Maguire Andrew Garfield Tom Holland est Spider-Man

 

Le Spider-Man nouveau est donc arrivé : plus jeune, plus drôle, plus vif, plus cool et plus que jamais décidé à s'incruster à la grand fête des super-héros avec Iron Man, Captain America et compagnie. Spider-Man : Homecoming le hurle dès son introduction qui renvoie directement au premier Avengers et à Captain America : Civil War. Le message est clair, impossible de le rater.

Le film entier est d'ailleurs construit sur son rapport à l'univers des Avengers : du grand méchant Vautour (Michael Keaton) aux motivations de Peter Parker, Spider-Man : Homecoming mise sans détour sur la familiarité et la parenté pour s'imposer comme une nouvelle pierre à l'édifice Marvel, et comme une évidence pour les fans. A ce titre, le blockbuster remplit sa mission, et pourra sans effort contenter le public visé.

 

Photo Robert Downey Jr., Tom Holland, Jon Favreau"Viens petit, je vais te présenter mon banquier, tu vas pas le regretter"

 

BREAKFAST CLUB

Spider-Man : Homecoming a la décence de ne pas remettre en scène des moments qui seraient devenus presque parodiques après avoir été filmés par Sam Raimi et Marc Webb. Pas de flashback pour la morsure de l'araignée ou la mort de l'oncle Ben, mentionnés au détour d'une scène, ou d'explication sur la toile mise au point par le petit génie : Spider-Man affrontera bien entendu des épreuves pour devenir un meilleur super-héros et un meilleur individu, mais le film tente d'explorer de nouveaux territoires. 

Le Homecoming du titre a ainsi un double sens. D'un côté, cette soirée qui réunit les anciens et nouveaux étudiants dans les lycées et collèges américains rappelle que Spider-Man en est à sa troisième version au cinéma, avec cet étrange sentiment de familiarité et nouveauté parfaitement assumé ici. De l'autre, il installe clairement le blockbuster dans un cadre de teen movie revendiqué dès les premières minutes, où la logorrhée de Peter Parker envahit l'écran et occupe tout l'espace. 

 

Photo Tom Holland, Jacob BatalonSpidey et son meilleur ami, interprété par Jacob Batalon

 

Avec sa voix fluette, ses yeux écarquillés et sa vivacité, Tom Holland apporte ainsi une énergie nouvelle au personnage. Plus crédible qu'Andrew Garfield en ado, il propulse l'homme-araignée dans un amusant univers de teen movie qui correspond plus à un film avec Michael Cera qu'à une superproduction parrainée par Iron Man. C'est ce qui donne une force au film, qui se démarque clairement des versions de Marc Webb et Sam Raimi.

Et Spider-Man : Homecoming a la bonne idée d'assumer pleinement cette nouvelle direction légère. Le réalisateur Jon Watts (Clown, Cop Car) s'intéresse plus à ces adolescents qu'au cahier des charges du blockbuster, et apporte nettement plus de cœur à leurs aventures dans les couloirs du lycée qu'aux grands séquences d'action. C'est grâce à cette dynamique que le film intègre naturellement le MCU : le fameux humour de Marvel passe par cette bande de stéréotypes attachants, traités avec suffisamment de tendresse et de bienveillance pour permettre à la machine de tourner.

 

Photo Tom Holland

 

Du meilleur ami complice à la belle fille du lycée, en passant par la petite rebelle cynique qui offre une flopée de punchlines, Homecoming s'amuse avec les clichés. Le nouveau modèle de la tante May, passée de Rosemary Harris à Marisa Tomei, est évoqué plusieurs fois avec humour, tandis que Peter Parker lutte pour apprendre à maîtriser son costume high tech créé par Tony Stark (avec la voix de Jennifer Connelly).

Même Tony Stark, mis au premier plan de la promo, occupe au final une place modérée dans le récit (contrairement à un Happy Hogan trop présent). Les ficelles sont classiques, mais le film n'en abuse pas. A défaut d'être follement étonnant de ce côté, Spider-Man : Homecoming est efficace, bénéficiant même parfois d'un très bon sens du timing comique. 

 

Photo ZendayaZendaya dans la peau d'un personnage qui risque de marquer les esprits

 

DIE AND RETRY

En revanche, le film brille moins dès qu'il entre sur les terres du blockbuster. Lorsque l'action et les effets spéciaux reviennent au premier plan, Homecoming n'est pas à la hauteur du cahier des charges, et n'a pas grand chose à défendre. La faute d'abord à un manque d'inventivité et d'audace dans le spectacle, avec une poignée de séquences à effets qui se révèlent trop ordinaires pour emporter ou impressionner. L'une des scènes les plus spectaculaires sera peut-être celle du ferry, montrée dans la promo : elle est certes efficace, mais souffre de la comparaison évidente avec celle du métro dans Spider-Man 2 de Sam Raimi.

Et c'est là que Spider-Man : Homecoming illustre une grande problématique du film de super-héros : inventer et réinventer l'action, reproduire une formule qui marche tout en y apportant quelques éclats pour rayonner. Alors que le genre occupe une place massive sur le marché, avec un embouteillage dans les salles, le spectateur est saturé d'images d'explosion, de destruction et de courses poursuites. Pour impressionner, il est donc vital d'offrir quelque chose de neuf, à un niveau ou autre. En ça, le nouveau Spider-Man ne satisfait pas véritablement.

 

Photo, Tom HollandLa toile de Jésus-Man 

 

Ce n'est d'ailleurs pas anodin si l'intrigue du Vautour est liée à la récupération de déchets laissés par les Avengers après leurs triomphes : en tant que troisième version de l'homme-araignée, incorporée pour d'évidentes raisons commerciales dans le MCU, le film de Jon Watts est un recyclage clair, composé en trop grande partie d'éléments considérés comme sûrs et stables. Et s'il n'a rien de honteux, l'antagoniste incarné par Michael Keaton n'a au final rien de bien mémorable, malgré une petite astuce qui redynamise la dramaturgie dans la dernière partie.

 

Photo Michael KeatonBirdman : le retour

 

TISSER DANS LA TOILE

Mais au-delà du manque d'originalité dans la chorégraphie de l'action, et d'une pauvreté globale en terme de spectacle hollywoodien, Spider-Man : Homecoming surprend par sa fadeur. Avec sa photographie plate et son montage qui déraille dès que l'action s'emballe, le film ne laisse aucune empreinte de cinéma sur la rétine.

Alors que Doctor Strange a en partie masqué sa formule classique par une poignée d'images saisissantes, que Les Gardiens de la Galaxie a apporté un arc-en-ciel de couleurs jusque dans sa promo, avec un Thor : Ragnarok qui se place clairement dans sa lignée, Spider-Man : Homecoming semble bien éteint. De là à dire qu'il s'agit de l'un des films Marvel les moins excitants visuellement, il n'y a qu'un pas.

 

Photo , Tom Holland, Tony RevoloriBizarre ce cosplay

 

Que Jon Watts n'offre aucune véritable idée de mise en scène n'aide pas. Lorsqu'il s'amuse avec un gros clin d'œil au teen movie culte des années 80 La Folle Journée de Ferris Bueller, il y aura un plan du film de John Hughes sur un téléviseur, pour mieux indiquer le sens de la lecture au public. Lorsque l'action se déplace dans les airs quand Spider-Man affronte le Vautour, elle devient illisible, avec des images confuses et un montage indigeste qui dénotent au milieu d'un film sinon très carré.

Le réalisateur semble finalement bien plus à l'aise lorsqu'il filme son héros courir dans les jardins, saluer des inconnus et effrayer malgré lui deux enfants, que lorsqu'il le met en scène en tant que véritable super-héros, solennel et hollywoodien.

 

Photo Tom Holland

 

C'est d'autant plus dommage que le film amuse souvent et bénéficie d'un rythme solide. La plupart des gags fonctionnent bien, les acteurs (et notamment les jeunes) apportent une certaine fraîcheur comparés aux stars du MCU, et le scénario balaye joyeusement d'un revers de la main quelques motifs banalisés du genre, notamment en ce qui concerne l'identité secrète de Peter Parker (voir l'ultime seconde du film). Par ailleurs, le design des armes conçues par le Vautour semblait promettre des couleurs bienvenues dans cet univers urbain bien pâle, mais elles resteront bien mineures dans l'action malgré la foule de noms jetés au visage du spectateur curieux.

 

PhotoHadoken

 

Arrive donc le refrain trop habituel qui en ravira certains, et en exaspérera d'autres : Spider-Man : Homecoming est un blockbuster classique qui assure le service sans trop se mouiller, avec la ferme intention de rentrer dans le droit chemin du MCU pour suivre la direction plébiscitée par le public. C'est à la fois sa force (le film est parfaitement calibré pour être un succès en salles, et installer une nouvelle franchise en charmant un public probablement plus jeune) et sa faiblesse attendue (le film est en grande partie une photocopie, sans identité claire et satisfaisante). Difficile de le détester, et encore plus de l'adorer.

La seule chose qui sauve Spider-Man : Homecoming est sa légèreté parfois délicieuse et sa candeur assumée, qui trouvent ici un souffle plus honnête grâce à un cadre plus amusant que la plupart des autres films Marvel. De ce côté, le film tire le meilleur de la formule du MCU, dont l'humour est devenu la marque de fabrique. Il lui fallait au moins ça pour contrebalancer la mollesse au niveau du spectacle.

 

Affiche

 

 

Résumé

Adopté par Marvel, Spider-Man est plus jeune, plus vif, plus cool : la nouvelle version du super-héros amuse et séduit par sa légèreté et son énergie de teen movie. C'est là que le film marque le plus de points, puisqu'il n'offre rien de bien fameux et mémorable côté spectacle, la faute à un manque cruel d'inventivité et une mise en scène terne.

commentaires

Flo
01/02/2020 à 10:36

« Spidey phone Hoooome… Coming. »
Il était devenu « Amazing »… Il est maintenant « Spectacular », ou juste « Friendly Neighborhood »…

Un peu de contexte d’abord, pour « les vieux » qui en seront encore à dire « Raimi… truc commercial énervant sans âme,… ouais ben à l’époque c’était… » etc…
À l’époque justement, les studios ne savaient que faire de leur licences tirées de comics, et laissaient ainsi les réalisateurs et producteurs se débrouiller, sans que les proprios originels n’aient grand mot à dire.
Pour quelques « machins » digne d’une série B, on avait aussi des forts caractères qui savaient se réapproprier l’oeuvre pour mieux la transposer… Quitte à s’en éloigner largement pour diverses raisons.
Plus tard, les studios de comics sont devenus eux-mêmes plus « multimédias », et en position de traiter leurs franchises avec plus de fidélité, ou au moins de décider de leur propre chef ce qu’ils pouvaient y changer sans y perdre l’âme de la création.
Marvel a pris cet avance (moins avec la Fox, assez bon élève); DC les rattrape (enfin) bientôt. Et la méthode ne change pas: les gens qui « match » sur la personnalité d’un héros restent à son service, quel que soit leur talent de mise en scène. Car le personnage ne leur appartient pas, ils sont de passage pour augmenter un peu plus leur expérience sur des prods à gros moyens. Et pour certains, leur valeur pour gagner plus d’indépendance dans leur travail.
Le « vrai » et seul grand auteur, dont le studio continue l’oeuvre qui leur a légué, c’est le créateur du personnage. Voir même celui qui a passé le plus de temps dessus. Où a imprimé le plus son ton personnel dessus. D’où les thèmes et clin d’yeux humoristiques chez Marvel Studios, du pur Stan Lee à la base, Et un peu de l’énergie visuelle folle de Jack Kirby ou un peu d’un Steve Ditko.
Une façon de faire comme une autre, mais qui reste unique. Pas une obligation Hollywoodienne absolue .

Passons. Donc l’idée pour redémarrer une aventure de Spider-Man depuis le début reste en gros la même que depuis Raimi. On prend dans une partie des fondamentaux, et on développe à partir de ça.
Les origines on connait, et c’était peu utile de les reprendre à nouveau en changeant encore les détails et une partie du fond, les films "TASM" l’ont fait… Spidey, la morsure d’araignée, Oncle Ben, tout le monde connait quoi !!! Et le fait que les réactions dans le Presse parle généralement de « fraîcheur » pour ce film et le genre super héroïque… comme pour les autres films Spidey n°1, c’est une belle preuve.

Alors Marvel Studios, autorisé par Sony à être aux commandes de piocher dans… le comic TASM 1. À partir du lien Mentor/Élève (habituel dans les Spidey ciné) apparu aux alentours des comics "Civil War", et repris dans le film "CapCW" au moment où l’évolution du personnage de Tony Stark en a cruellement besoin… Il suffisait juste de remplacer en guest-stars les 4 Fantastiques du premier comic solo de Spidey, pour se rendre compte à quel point la solitude du personnage y est souvent contrariée par ses envies de team up. Avec des héros qui, eux, ne le supportent pas toujours. ????

Et donc le film ? Et bien c’est très énervant tellement c’est tout ce qu’on pouvait attendre de bien, et même un peu plus… encore… comme toujours. Avant tout un grand kiff continuel, où il se passe quelque chose dans chaque scène, chaque plan, le film encore plus dense que "TASM2", des rebondissements déments qui mettent bien à profit la « Malchance des Parker ». Avec un mot revenant toujours pour le qualifier: « COOL !!! ».

On commence par une longue intro sans rapport direct avec le héros, un peu comme dans les "TASM", mais plus là pour le contexte dans lequel il évoluera. En gros, on revient on combo classique « Spidey vs des vilains voleurs ». Et dans le MCU, comme une suite du court-métrage Marvel "Item 47". Ou un autre versant à la Ant-Man, avec les « petits » dans l’ombre des grandes stars.
Puis un « behind the scenes » de "CapCW" avec un Pete en mode fan surexcité – il y a de quoi – et avec caméra pour la référence au photographe du Bugle (on utilise juste les réseaux sociaux à la place, pour les moments masqués publiables).
Et après le gros des exploits du héros, vu en plus petit, le crédo de ce film allant dans le même sens: c’est un héros de proximité, il n’aura pas toujours de grande bataille à mener, donc il est encore en formation… Jusqu’à ce que les ennuis viennent à lui directement.

L’athlétique Tom Holland (futur Tom Cruise?) jouant les braves petits gars très fort, rappelant cette vérité que Peter n’est PAS un pur introverti… Mais juste un génie qui ne se sent bien qu’avec ceux qui lui ressemblent le plus. Et qui a la chance aujourd’hui de vivre dans des années où la communication lui permet d’être un tout petit peu moins seul. Ou en tout cas de ne pas se contenter d’un gosse de riche pour compléter son binôme.
Plus de gros pathos dans ces aventures, surtout pas romantique. Car après tout, il est au LYCÉE… Tout y est « dur ». Tout y est également grave et pris au sérieux dans cette période. Et la légèreté de l’adolescence, toutes ses opportunités (et ces jolies filles!) de s’y teinter de perspectives bien moins amusantes pour l’avenir, plus amères. Poser des lapins au lieu de s’amuser avec d’autres parce que les responsabilités… ce genre de choses.
Et son enthousiasme de fanboy de se réguler pour laisser la maturité arriver à point nommée, dans une belle évolution… Même si l’abus de gadgets en fait trop un Iron Man Junior (!), ce qui se justifie, mais lorgne un peu trop du coté des séries animés "Ultimate Spider-Man", voir des comics avec Parker Industries. Il n’aura pas longtemps cet avantage, et c’est tant mieux.
Bon boulot, et progrès de l’élève à suivre avec très grand intérêt.

Michael Keaton, en étant le seul méchant principal du film (laissant les quelques autres comme bons sbires) permet au film de ne pas succomber au syndrome du trop plein de vilains sans liens forts, en tout cas si tôt dans cette saga. Plus complexe que son Batman, avec des motivations crédibles en « défenseur du bas peuple », bien que trop avide et violent pour susciter plus d’empathie envers Peter.
Ses ailes font passer celles, géniales, du Faucon pour les attributs d’un poulet. Vicieux, véloce (un peu trop, certaines de ses attaques ne sont pas toujours bien lisibles), ultra fort et intelligent. Un bon.
Et un des acteurs dont la présence est aussi un jeu un peu méta ("Birdman" aussi à son actif).

Il y en a d’autres, comme la toujours pétillante Marisa Tomei, justement qualifié d’étonnement sexy; Zendaya qui se fait appeler « MJ » (simple clin d’oeil); Donald Glover, abusivement identifié à Miles Morales (hé, c’est un gamin plus jeune que Peter hein!), ici dans un rôle lié; Kenneth Choi qui a la photo de son grand père; Martin Starr du coté des profs, alors qu’il avait débuté sa carrière du coté des ados à la Peter; Chris Evans aussi, mais ici en parodique post "Avengers 1"; Stan Lee, bon lui ça change pas etc…
Et pour ne pas laisser de coté les autres comic book movies… la grosse voix à la Batman. ????

Et en gros point d’orgue, la team RDJ qui essaie en loucedé de faire son "Iron Man 4", de profiter de l’optimisme joyeux autour de ce film pour rattraper les moments durs que tous leurs personnages ont vécu, dans les derniers épisodes qu’ils ont tourné. Le calme avant la tempête bien sûr, mais ça fait du bien.
Et en y reprenant en biais des moments du comic "Civil War", pour compléter dans l’adaptation avec le film "CapCW" (la conférence de Presse), de boucler un peu plus la boucle et de donner presque les clés du futur vedettariat dans le MCU à Spidey… Disons, à égalité avec "Dr Strange" et "Captain Marvel" – il en faut 3 pour un seul Stark ?

La mise en scène est comme d’hab (avec ces productions) généreuse, sans distinction entre ce que doit le réalisateur à la seule équipe technique, et ce qu’on peut vraiment repérer comme venant totalement de lui. Oui, les scènes d’action font largement le job sans grand génie ou grande beauté, sauf dans le montage. Et John Watts reprend la main avec justesse dans les moments « au calme ».
La musique de Michael Giacchino (compo officiel des co-création de Steve Ditko?) fait dans du classique pas trop mémorable (toujours ce problème d’imagerie si importante qu’on peut se passer d’en rajouter). Il faut aussi le remix du thème du vieux cartoon pour se rappeler de quelque chose de plus. Ainsi que beaucoup de légèreté pop à la Elfman qui est très enthousiasmante. Le reste pourrait être être à la hauteur d’un Alan Silvestri, càd celui de "Captain America" et d’"Avengers"… et de Retour vers le Futur, mais en moins puissant. Comme le héros à ce moment de son histoire.
– petite trivia: Marty McFly étant une référence pour Tom Holland –

Et avec un double « effet Kiss Cool », puisque c’est à la fois un épisode dans le MCU, et un dans la grande saga ciné de Spidey (6ème film). Càd ajoutant à chaque fois de nouvelles choses inédites (mais tirées des comics) là où le grand public croira encore que tout a déjà été raconté d’intéressant, qu’ils l’ont « essoré ». Sony se gavant comme des morts de faim des références au MCU, et on ne leur en tiendra pas trop rigueur tant ça ne ressemble pas à un fourre-tout. Et que tout cela arrive toujours à trouver des points leur permettant d’être liés entre eux, ouf !!
Merci aussi à eux d’utiliser au bon moment des référence cultes, comme le visuel du masque « dissociatif ». Ou une certaine scène du comic "Amazing Spider-Man 33".
Sans compter le dernier rebondissement amusant avant le générique de fin. Du Fun jamais totalement gratuit.
La synergie est réussie, l’imagerie Marvel habituelle étant même rehaussée un brin.

Vraiment énervant tellement, de bonne foi, on peut peiner à y trouver des vrais points faibles, des défauts plus grands que les qualités… Que dire d’autre ?
Ben rien, kiffer encore et encore, jouer le jeu de l’univers de ce personnage. Et ne pas en parler si ça… ne vous parle pas, avec toutes ses particularités précises.
Et même là, peu de chance: c’est très universel comme histoire, très humain.

Bon ben rendez-vous en 1ère… Après un petit tour dans l’espace. ????

jango56700
15/06/2019 à 09:47

les derniers spiderman sont de qualités très moyenne !! voir mauvais...
Les 3 films de Sam Raimi restent les meilleurs !

prof west
15/06/2019 à 07:40

J'avais trouvé très mauvais pour moi les 2 amazing resteront les meilleurs spidi

Opale
03/09/2018 à 14:05

Quel mauvais film... A part Le Vautour très classe.

Andarioch
03/09/2018 à 12:26

qui rend fous ses antagonistes*

Andarioch
03/09/2018 à 09:47

Comme le disait un intervenant, ce spidey tient plus de la version Ultimate de la BD que de l'original. De ce point de vue le film est une excellente adaptation, avec un Parker ado atteint d'une logorrhée verbale fatigante (son principal pouvoir, qui rend vous ses antagonistes^^)
Moins de grosses scènes d'action? Et après, c'est pas ce qui manque ailleurs. J'y vois plutôt une qualité. Après tout le personnage est plus axé sur du quotidien et des "petits" vilains que les Avengers ou les FF.
Et réhabilitons un peu le SP de Webb, plus cérébral (je rappelle que c'est censé être un petit génie) qui use de ses pouvoirs et notamment de sa toile de façon très inventive dans le premier opus.

leraph
02/09/2018 à 21:18

Ben je suis désolé mais je prefere 100X amazing spiderman... au moins il avait 2/3 idées intéressantes...

Apres ceux de sam raimi vole au devant par la mise en scène

Gemini
02/09/2018 à 19:36

Ma préférence va pour la première Trilogie.

Baneath88
03/04/2018 à 19:52

Rien de honteux, rien d'intéressant, en fait ce Spider-man Homecoming n'a rien. Pas une super scène, pas une super vanne, pas un super personnage, pas un super thème musical. Juste deux heures qu'on peut caler entre un déjeuner avec la belle famille et une soirée pizza devant la WWE.

Tousen
20/07/2017 à 10:53

C'est vrai que le film n'est pas parfait.. Après c'est l'adapatation de l'ULTIMATE , donc un renouveau à démontrer... il faut que les suites mettent en évidence la puissance de ses ennemis et c'est le gros lot!

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