Critters : la saga avec des faux bouts de Gremlins et des vrais bouts de Leonardo Di Caprio

Mathieu Jaborska | 29 août 2021
Mathieu Jaborska | 29 août 2021

Les petites bestioles teigneuses reines des années 1980 étaient indéniablement les Gremlins. Produit pour 11 millions de dollars, fort d'une recette de 148 millions sur le seul territoire américain, et désormais sacré référence culturelle absolue, le film de Joe Dante a marqué au fer rouge l'industrie hollywoodienne, au point d'inspirer, comme il était d'usage aux États-Unis, une petite mode de vidéo-club. On considère souvent la saga Critters comme son rejeton le plus célèbre. Et pourtant, elle a ses particularités.

Aussi trognons que redoutables, armés d'une quantité de dents impressionnante, fragiles quoiqu'increvables, les Critters sont chers au coeur de beaucoup d'amateurs de séries B, et ce en dépit de la qualité aléatoire de la franchise. Après s'être attaqués à des sagas aussi respectables que Vendredi 13 ou Leprechaun, on se plonge dans les 5 films et la série (eh oui !) dont ils sont les vedettes carnassières.

 

photo crittersCritters de beauté

 

Nourris avant minuit

Lorsque Critters sort le 11 avril 1986 aux États-Unis, soit un peu moins de deux ans après Gremlins, tout le monde y voit logiquement une copie opportuniste. Il faut dire que Ghoulies est déjà sorti en 1985 et que Munchies (1987) et Hobgoblins (1988) s’apprêtent eux aussi à laisser leurs petites bestioles envahir les écrans. Critters a tout du rip-off évident : les monstres éponymes sont sales, méchants et sèment le chaos, ils s’expriment en ricanements mal articulés et ils dézinguent les petites familles américaines.

Sauf que tout comme Ghoulies, selon son réalisateur Luca Bercovici en production en même temps que le hit de Warner, et contrairement à ce qu’on en dit encore aujourd’hui, Critters n’a pas été conçu comme un ersatz. On apprend dans un article de Monsterland repris par AFI Catalog que le projet est né bien avant les prémisses dantesques (qu’on vous raconte juste ici), d’une amitié entre Stephen Herek et Domonic Muir. Le premier est un monteur devenu assistant réalisateur, le second un aspirant scénariste qui bricole des effets spéciaux. Tous deux passés par l’écurie Corman, ils se lient sur le tournage de City limits.

 

photoIls ont élevé les Critters ensemble

 

Muir ressort un de ses vieux scénarios, écrit 3 ans auparavant, et les deux compères se mettent à le développer. C’est alors que Gremlins débarque dans les salles américaines et ravage tout sur son passage. Pas de bol : n’importe quelle fiction comprenant des petits monstres se verra désormais taxée de contrefaçon. Herek voit venir la confusion et il se charge avec Muir et Don Keith Opper, comme le raconte SyFy Wire, de revoir le texte, afin d’enlever les similarités les plus évidentes avec la production Spielberg. Finalement, ils tournent ça avec un minuscule budget de 2 ou 3 millions de dollars (selon les sources) à Valencia.

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commentaires
Gregdevil
29/08/2021 à 14:40

Les 2 premiers sont bien, surtout le 2.
Apres ça se gâte. Le dernier mini film est une purge.

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