Tenet : la théorie qui va vous faire aimer le thriller SF de Christopher Nolan

Alexandre Janowiak | 14 mai 2021
Alexandre Janowiak | 14 mai 2021

Tenet, ce soir sur Canal+ à 21h08 !

Les théories fusent sur le Tenet de Christopher Nolan depuis sa sortie au cinéma et celle-ci pourrait vous faire chavirer le coeur.

Après moult rebondissements à cause de la pandémie de Covid-19, Tenet est enfin arrivé sur les écrans français et un peu partout dans le monde le 26 août dernier. Largement attendu comme le messie du cinéma ou annoncé comme la nouvelle perle de Christopher Nolan, le film a énormément divisé critique et public depuis sa sortie (la nôtre sans spoiler là, celle avec spoilers ici).

Pointé du doigt pour sa trop grosse complexité et son foutoir scénaristique pour certains, encensé pour sa maestria visuelle et son concept SF novateur pour d'autres, Tenet a rouvert la porte au débat inhérent au cinéma. À l'image du plan final sur la toupie de Inception, plusieurs théories ont débarqué sur les internets sur les personnages, la construction ou le final du film, tant l'oeuvre est propice à la réflexion.

Et à dire vrai, l'une d'entre elles pourrait bel et bien être la clé du film qui permettrait possiblement de conquérir le coeur de chacun de ses spectateurs et donner une tout autre ampleur aux enjeux du film. Analyse.

ATTENTION SPOILERS SUR TENET !

MAJ : dossier publié initialement en août 2020, lors de la sortie de Tenet au cinéma

 

 

LE PERSONNAGE DE NEIL...

Cette théorie se base sur le personnage de Neil, incarné par le charismatique Robert Pattinson, et qui vient aider le personnage interprété par John David Washington, simplement dénommé Le Protagoniste, dans sa mission pour sauver le monde. Pour autant, au fil de l'avancée du film, on a la sensation que Neil en sait finalement plus que Le Protagoniste. Une sensation qui se révélera exacte dans les derniers instants du film puisque Neil expliquera dans un twist terriblement émouvant au Protagoniste qu'il a en fait été embauché par lui dans le futur et qu'il le connait depuis des années.

À ce moment-là, il lui explique surtout que c'est la fin de cette sublime amitié pour lui et le début de cette belle histoire amicale pour Le Protagoniste puisque Neil est la personne qui s'est sacrifiée dans la grotte finale pour ouvrir la porte et ainsi sauver le personnage principal et permettre d'éviter l'ensevelissement de l'algorithme suite à l'explosion.

 

photo, Robert PattinsonNeil, personnage central et pivot du film d'une certaine manière

 

Jusque là, aucune théorie, le film est très clair sur ces points et il ne fait nul doute que Neil a été embauché par Le Protagoniste dans le futur. Plus précisément encore, Le Protagoniste du futur l'a même formé pour qu'il aide sa jeune version (celle du Protagoniste qu'on suit durant tout le film) à sauver le monde.

Une jolie histoire d'amitié qui prend une tout autre ampleur et dimension si l'on croit une théorie des plus tangibles. Selon celle-ci, Neil aurait une autre identité : il serait Max, le fils de Kat (Elizabeth Debicki). Évidemment, l'information peut paraître troublante, et pourtant elle fait sens durant l'ensemble du film, notamment si l'on s'attarde essentiellement sur les réactions, les questionnements et les non-dits du personnage de Neil.

 

Tenet, John David Washington, Robert PattinsonUne amitié dont certains ne connaissent pas encore l'existence

 

... EST LE FILS DE KAT

Revenons d'abord à une interview de Christopher Nolan avec Entertainment Weekly datant du mois de juin. Interrogé sur le personnage de Pattinson, le cinéaste avait répondu :

« On pense qu'il s'appelle Neil [en riant]. On ne sait jamais vraiment ce qu'il se passe avec ce genre de personnes et leurs identités. C'est un personnage légèrement coquin qui opère dans ce qu'ils appellent ce "monde crépusculaire" d'agents de différents services secrets. »

Évidemment, à l'époque, on pouvait supposer que Nolan parlait de cette multiplicité d'identités par rapport au métier d'espion. Le personnage de Pattinson étant un espion (ou présenté comme tel), nul doute qu'il peut changer d'identité afin de passer inaperçu lors de ses missions. Cependant, les autres identités qu'évoquait Nolan pourraient finalement correspondre en réalité à une seule d'entre elles : celle du fils de Kat.

 

Photo Robert PattinsonUn masque qui en cache un deuxième ?

 

L'élément qui a mis la puce à l'oreille est relié aux coupes de cheveux du gamin (incarné par Laurie Shepherd) et de Neil qui sont sensiblement identiques. Pas grand-chose de bien suffisant pour soutenir cette théorie pour le moment, mais ce n'est évidemment que le premier d'une longue ribambelle d'indices ou de situations laissant à penser qu'elle est fondée. On remarque, en effet, que le personnage de Pattinson est l'un des seuls (parmi ceux principaux) à ne jamais être situé au même endroit que Max ou simplement dans une même scène.

Évidemment, cela serait lié à l'idée du paradoxe temporel où, pour éviter toute annihilation, deux mêmes êtres ne doivent en aucun cas se toucher à même la peau. En évitant de croiser son double enfant, Neil ne se risquerait donc jamais à mourir dans d'atroces circonstances (voire pire). Enfin, le film se clôture non pas sur le visage du Protagoniste, mais bien sur son regard posé sur Kat et Max sortant de l'école librement et ensemble, laissant à penser qu'ils seront amenés à recroiser le chemin d'un Protagoniste très protecteur à leur égard.

 

Tenet, John David WashingtonLes deux personnages les plus importants de la vie de Neil ?

 

SA RELATION AVEC LE PROTAGONISTE

C'est ce qui vient encore plus nourrir l'idée que Neil et Max sont la même personne : le lien entre Kat et Le Protagoniste. Tout au long du film, qu'on la trouve bien amenée ou non, on sent qu'il y a une romance naissante entre Le Protagoniste et Kat. On peut imaginer que Le Protagoniste se lie d'amour (ou au moins d'amitié) avec Kat dans le futur et finit par comprendre que Max est en fait une version jeune de Neil (ou choisit que Max soit Neil). Il sera alors obligé de le guider vers des études spécifiques (Neil explique qu'il est diplômé de physique quantique durant le film) et de le former pour sauver le monde dans le passé.

Des éléments qui expliqueraient alors les phrases finales du personnage de Neil affirmant qu'il connait Le Protagoniste depuis des années et qu'ils ont fait les 400 coups ensemble. Le Protagoniste a peut-être été son beau-père dans le futur ou une sorte d'oncle de substitution, Kat ne semblant pas avoir de famille proche hors feu son mari Sator. En tout cas, il est possiblement devenu la figure paternelle absente de la vie du jeune Max/Neil depuis la mort de son père. Cela viendrait également conforter la raison pour laquelle le personnage de Neil est dévoué à la cause du Protagoniste et est prêt à se sacrifier pour lui.

Après tout, Le Protagoniste ayant tout fait pour sauver sa mère et lui-même dans le passé, il se sentirait redevable et aurait également été élevé avec cette idée en tête. Le bonheur et bagou final de Neil - alors même qu'il sait sans doute qu'il va mourir - s'expliquerait donc par l'idée qu'il sait que son sacrifice lui permettra aussi de sauver le monde, sa mère, lui-même et de vivre l'amitié qu'il vient de partager pendant des années avec Le Protagoniste (et que son double jeune pourra donc revivre dans la boucle temporelle à venir).

Lors de sa première rencontre officielle avec Le Protagoniste (dans le film, à savoir la scène ci-dessous), Neil dit d'ailleurs au Protagoniste : "Le temps n'est pas le problème, en ressortir vivant c'est le problème". Tout un symbole pour le personnage qui connait déjà son destin, à savoir la possibilité de revenir en arrière (il l'a déjà fait), mais l'impossibilité d'échapper à la mort qui l'attend.

 

photo, John David Washington, Robert PattinsonLe (faux) début d'une grande amitié

 

SA RELATION AVEC KAT

Au-delà du Protagoniste, le personnage de Neil est souvent en contact avec Kat. Si au premier abord, Neil ne semble pas particulièrement proche d'elle, au fur et à mesure de l'avancée de l'intrigue, on constate que son personnage parle énormément d'elle, se soucie de son bien-être, de sa santé et surtout de l'attention que lui porte Le Protagoniste.

Durant tout le film jusqu'à sa réplique finale, Neil questionne Le Protagoniste sur Kat. Sa curiosité à ce propos dissimule peut-être en vérité sa volonté d'essayer de comprendre la nature des sentiments que porte le personnage de John David Washington pour Kat (sa mère). Sa question finale au Protagoniste lui demandant s'il va aller revoir Kat à Londres semble quasi-rhétorique, comme s'il savait qu'il y retournerait (ce qui est arrivé devant arriver, et le plan final le confirmant).

Aussi, lors de leur remontée du temps à bord d'un container en route (à reculons) vers Oslo où Kat est en train de se remettre des dégâts de la balle inversée de Sator, Neil s'occupe délicatement d'elle et s'inquiète de sa santé assénant au Protagoniste : "il faut la soigner maintenant et vite". Alors que Le Protagoniste quitte la pièce, Kat pose une question à Neil : "qui êtes-vous ?", ce à quoi Neil répond par un énigmatique : "Pour faire simple, vous connaissez le paradoxe..." avant que le plan ne soit coupé, laissant place au mystère.

 

photo, Elizabeth DebickiElizabeth Debicki, mère dévouée à son enfant

 

Quelques heures plus tard, Le Protagoniste revient et l'on découvre que Neil est toujours au chevet de Kat, lui administre une piqûre pour l'endormir et la soulager, avant de la border. Une attention particulière qui n'interpelle pas Le Protagoniste, mais qui montre pourtant l'attachement que semble porter Neil pour Kat (et s'il est son fils version âgée, quoi de plus normal).

De plus, lorsque le trio cherche à savoir quand se cache Sator (quel jour surtout), ce n'est pas Kat qui connait la réponse, mais bien... Neil. Comment ? Tout simplement parce qu'on peut supposer qu'il était présent ce jour-là étant Max dans le passé (il est dans le bateau qui le ramène au yacht) et se souvenant évidemment de ce jour si important pour lui et sa mère.

Au demeurant, Neil, alors même qu'il s'est occupé de la guérison de Kat pendant plusieurs heures (voire jours ?), ne lui dit même pas au revoir avant la mission finale. L'évocation par Kat au Protagoniste et son air attristé ne sont sûrement pas anodins et on peut imaginer que Neil a sans doute fait ce choix à contrecœur pour éviter de s'infliger lui-même des souffrances à l'idée de devoir dire adieu à sa mère sans pouvoir lui révéler sa véritable identité.

Enfin, dernier petit élément qui pourrait sceller le lien entre Kat et Neil (et donc Max) : la petite cordelette rouge/orange du sac de Neil semble correspondre aux petites cordelettes qui maintiennent les personnages de Sator, Kat et Le Protagoniste lorsqu'ils font du catamaran. Cette petite cordelette accrochée au sac de Neil pourrait ainsi être un simple souvenir de ses virées en catamaran avec sa mère lors de son enfance et adolescence dans le futur à venir.

 

Photo Elizabeth DebickiL'amour d'une mère pour son fils

 

MAIS POURQUOI CHANGER DE PRÉNOM ?

Cette théorie amène forcément à une question : pourquoi changer de prénom ? D'abord, sans doute dans un simple souci scénaristique afin de garder un peu de mystères sur les identités de chacun. Mais l'explication la plus crédible et logique est intrinsèquement (et naturellement) liée à tout l'adage du film à savoir : l'ignorance est une arme.

Après avoir compris qu'il affrontait sa version inversée au port franc et que Neil le sait depuis la première bagarre (avant celle inversée), Le Protagoniste lui demande pourquoi il ne lui a rien dit, ce à quoi il répond dans les grandes lignes : "Si je te l'avais dit, tu aurais peut-être agi différemment". Une raison assez simple et convaincante pour justifier son changement de prénom, d'autant plus que s'il avait gardé le prénom de Max, Kat aurait pu faire le rapprochement, pu changer de comportement, tenter d'empêcher son sacrifice et donc mettre à mal la sauvegarde du monde...

Reste à savoir pourquoi Neil au lieu de Max ? À dire vrai, l'importance est moindre et cela ne change pas grand-chose à l'idée de départ. Deux hypothèses ont toutefois fait surface depuis l'émergence de cette théorie. La première en forme de clin d'oeil à la physique quantique : Max ferait référence à Max Planck, considéré comme le père de la physique quantique, et Neil à Niels Bohr aussi scientifique travaillant sur la mécanique quantique.

La deuxième est un peu plus tirée par les cheveux : Max serait un diminutif de Maximilien. Et dans l'idée d'un palindrome, les quatre dernières lettres inversées de ce prénom donnent étrangement le prénom Neil. Si l'on s'amuse plus en forme d'anagramme avec les lettres du prénom et qu'un I de Maximilien est transformé en /, alors le mélange des lettres peut carrément donner I'M MAX / NEIL (soit "Je suis Max / Neil ). Une deuxième idée amusante, possible secret caché du scénario, mais sans plus d'informations, difficile de véritablement lui donner plus de crédits.

 

Photo John David WashingtonUn duo inoubliable

 

ÇA APPORTE QUOI AU FILM ?

Absolument tout ce qu'on peut lui reprocher de ne pas développer ou provoquer à savoir la profondeur des personnages et l'émotion. Si Neil est bel et bien la version âgée de Max, alors les intentions de son personnage deviennent plus claires et surtout plus émouvantes : le personnage ne se bat pas seulement pour sauver le monde, mais également pour sauver sa mère et se sauver lui-même. De facto, l'importance de la réussite de la mission à une valeur encore plus grande pour lui et son personnage prend une autre dimension à travers ce prisme.

De l'autre côté, cela donne également beaucoup plus de profondeur au Protagoniste puisqu'on comprend à la fin du film qu'il est à l'origine de cette mission. Le Protagoniste devient donc, sans le savoir, l'élève de Neil qui lui-même était l'élève du Protagoniste dans le futur, parce que Le Protagoniste en a lui-même décidé ainsi dans le futur, il offre la possibilité à son élève de devenir le propre mentor de son mentor dans le passé. Intrinsèquement, cela justifierait aussi le magnétisme (froid certes, mais bel et bien visible) entre Kat et Le Protagoniste, une attraction ou affinité étrange et insondable pour eux à ce stade de leur vie, mais logique puisqu'ils seraient liés de facto grâce à leur eux du futur.

Christopher Nolan a beaucoup joué sur les sentiments dans ses films (notamment l'importance de l'amour dans la plupart dont Interstellar), l'idée que des personnages sentent une certaine connexion entre eux sans pouvoir l'expliquer et qu'elles soient en fait dû à eux-mêmes dans le futur, donne une approche très nolanienne à cette relation (et joue avec un paradoxe, un des thèmes majeurs de Tenet).

 

Photo John David WashingtonUn plan encore plus poignant avec cet idée scénaritisque

 

Le long-métrage gagne énormément de sens, d'intensité et de consistance avec cette théorie et gagne donc finalement beaucoup d'émotions. Il y a quelque chose de fascinant et bouleversant à imaginer Neil/Max bloqué dans le silence de ne rien révéler de sa véritable identité à Kat et Le Protagoniste pour le bien de cette mission, alors même qu'ils sont des êtres chers à son coeur depuis des années. Par ailleurs, l'idée même d'imaginer que chaque personnage découvre un chemin que leurs versions futures ont elles-mêmes fomenté pour leur sauver la vie est brillante.

La découverte du Protagoniste lors de la révélation finale de Neil en est la preuve existante. Le personnage de Washington voit partir l'homme et finalement son futur fils de substitution qui vient de lui sauver la vie et vit enfin la conclusion de ce que son lui du futur a orchestré (et qui savait que son lui du passé devrait revivre et souffrir). Le personnage de Pattinson dit, lui, adieu à l'homme qui lui a tout appris et lui a également sauvé la vie (directement et indirectement en orchestrant Tenet et la mission qu'ils viennent de vivre ensemble) afin de donner à sa mère et lui enfant de se retrouver heureux.

En conséquence, l'absence du background des personnages trouve ici une raison : si Le Protagoniste est peu développé c'est parce que son personnage est la conséquence de son lui futur (et non de son propre passé). Même chose pour Neil, développer son personnage aurait révélé sa véritable identité, née dans le futur.

 

photo, Kenneth Branagh, Elizabeth DebickiDieu le mauvais père et sa femme, mère de l'enfant sauveur

 

Au-delà, si Neil est bel et bien le fils de Kat et donc la version âgée de Max, cela donne également une dimension quasi biblique au film, à travers les quatre personnages centraux : Sator, Kat, Max/Neil et Le Protagoniste. Attention, on prévient, il faut un peu s'accrocher.

Sator se considère comme un Dieu (plutôt le Diable) dans le film et garde sous son emprise sa femme Kat. Il souhaite détruire le monde, mais au final, son propre enfant, Neil/Max, sera le sauveur de sa machination destructrice et sa femme celle qui mettra fin à ses jours (après qu'il l'ait tant malmenée). Le Protagoniste jouerait lui le rôle d'un ange gardien ou d'un prophète ou même d'un Dieu protecteur, prêt à sacrifier son propre fils de substitution (et s'en faire terriblement souffrir lors de la scène finale) dans le passé pour provoquer la sauvegarde de l'humanité dans le futur à travers son lui du passé (et les élus en question) et garder en vie la mère de l'élu, futur (et passé) sauveur de l'humanité.

Une lecture assez religieuse et aussi écologiste du monde, la femme (Kat) du dit Dieu (Sator) se rebellant de son créateur - ici plutôt un maître vu qu'elle est sous son emprise - en le détruisant pour sauvegarder son enfant et le reste de l'humanité. Un postulat qui est d'ailleurs assez proche de la relecture biblique fascinante d'Aronofsky dans Mother!Ce ne serait d'ailleurs pas la première fois qu'un long-métrage de Christopher Nolan use d'allégorie religieuse (Interstellar encore une fois par exemple).

 

photo, John David WashingtonNous, sous respirateur après l'écriture des tenants et aboutissants de cette théorie

 

Enfin, après avoir justement centré l'intrigue d'Interstellar autour de l'amour d'un père et d'une fille, voir dans Tenet un récit qui se centre sur l'amour d'une mère pour son fils et d'un fils pour sa mère, prêts à tout, chacun à leur manière, pour se retrouver et se sauver, serait un joli clin d'oeil en plus d'une belle histoire d'amour.

Autant de possibilités d'interprétations sur cette simple théorie qui prouvent à quel point le dernier long-métrage de Christopher Nolan regorge d'intensité et d'une réflexion, sans doute indiscernable au premier abord et pourtant bel et bien réelle, stimulante et solide.

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commentaires
Grandnico
15/05/2021 à 09:35

Ça ne m a pas gêné de pas comprendre entièrement le film. Mais ça me gène pour me relancer un deuxième visionnage. En sachant très bien que je n'aurai pas ce laissé aller enivrant des films qui vous portent. C'est un peu comme faire un contrôle de math de 2h en sachant très bien que j'aurai une bonne note si je comprends bien les exo. Satisfaisantnnpas pas'marrant. Donc je vais le revoir sans essayer de comprendre forcément pour continuer d'apprécier le film pour tout le reste. Mise en scène jeu d'acteur, etc...

Mais je ne m'inquiète pas. Ma cinéphilie ne cesse de me surprendre.autant je comprendrais ce film dans 30 ans, comme j'ai découvert Chaplin y a 2semaines.

Francis Bacon
15/05/2021 à 00:42

@Birdy
Oh non le film n'est pas un examen pour étudiants en physique. Les allusions à la mécanique quantique ne sont faîtes que pour impressionner les foules (comme un peu Avengers dernier) mais strictement rien d'intéressant et de vraie sur la MQ n'est dit ou montré dans le film. Je rappelle à ceux qui ne reconnaissent la science que par la SF que la mécanique quantique traite des propriétés des entités à l'échelle subatomique (ce qui se passe dans un atome en gros). Les entités subatomiques ont en effet des propriétés fascinantes (elles semblent indéterminées, pas comme à l'échelle de la mécanique classique) mais rien à voir avec les voyages dans le temps.

RobinDesBois
14/05/2021 à 19:31

C'est la première chose à laquelle j'ai pensé quand j'ai vu Max. Je m'attendais à ce que ça soit le twist final. Et puis Neil semble assez ému quand il veille Kat quand cette dernière blessée si je me rappelle bien.

jorgio6924
14/05/2021 à 19:20

Je suis assez contre cette théorie.
Ce n'est pas Terminator où le voyage dans le temps ne dure que quelques secondes.

Vous imaginez Neil remonter à rebours pendant plusieurs années dans un caisson comme lui, le Protagoniste et Kat le font dans le film ?

Xcice
14/05/2021 à 18:15

Dans le futur, le protagoniste vieux forme Niel et l’envoie vers notre passé (en inversé) –

Quand on passe en inversé, notre entropie est inversé, on ne peut que rajeunir…

Y’a 2 solutions :

– Soit le protagoniste vieux à former un Niel vieux et l’envoie vers notre passé (en inversé)
– Soit le protagoniste vieux (qui va rajeunir aussi) s’envoie dans notre passé (en inversé – bien avant l’histoire du film) et se retourne à la normal pour former un Niel jeune. Ça fait un voyage aller-retour inversion/normal sacrement long je trouve pour juste une formation d’un Niel jeune même si au final en faisant un aller-retour, à son retour il retrouvera le même age (juste que le périple est long)

Mais...tout ceci est impossible

Niel = Max ne tient pas la route (si mes 2 solutions sont justes) : tu ne peux que te croiser au même age

Marc
14/05/2021 à 17:26

J'avais remarqué à ja 2ème vision de TENET cette ressemblance du jeune Niel et Niel agent . Pendant le film je me suis dit et si le gamin c'est Niel et à la fin on voit Niel dans la grotte qui a pris une balle. Donc la fin de TENET est le commencement d'y film est nous somme dans une boucle temporelle Niel enfant Nuel embauché par le PROTAGONISTE qu'il sauve dans le début de TENET et le sauve à la fin du film dans le temps inversé. Vous le suivez encore !? le Niel mort dans la grotte c'est Niel dans la temporalité ou il tente de récupérer la machine qui remonte le temps. En résumé TENET est une réussite.

Erlag
08/02/2021 à 07:58

Très bonne théorie, cependant il ne formera pas Max/Neil dans le futur mais plutôt dans le passée. Neil mentionne à la fin que le Protagonisme a un futur dans le passée. Il reculera donc dans le temps avec Kat et Max. Il aidera le jeune garçon en physique et le formera à travers toutes ses boucles en tenaille temporelle. Il ira le plus loin possible dans le passée pour aller cacher la formule afin qu’elle soit a l’abris des gens du futurs qui ne lacherons pas si facilement pour la retrouver.

Thierry
26/12/2020 à 08:52

J’ai découvert cette chose il y a deux jours et je félicite et envoie toute ma compassion à tous les humains qui sont restés enfermés pendant presque trois heures en tout, avec un masque sur la face, regardant ce film très intelligent et obscur et froid. Pas d’émotions. Sans doute le pire film possible en cette période de psychose collective. De bons points cependant puisque c’est un film en phase avec l’époque, la notion d’inversion et de régression et de retour dans le passé. Incroyable que ce film ait engrangé 350 millions de dollars. Je reste un fan super excité de Inception et Interstellar dans une moindre mesure. ????

Flo
13/10/2020 à 17:34

...quelques ajouts à propos du film.

Pour ce qui est de ses scènes mélangeant “marche avant” et “marche arrière”, le meilleur moyen de comprendre se trouve dans la lecture de bande dessinée (et pas seulement celles de Don Rosa)
Prenez juste une page de BD assez fine pour qu’on a voir à travers en transparence… Au recto, vous avez une action se passant à l’endroit… mais dans le même temps vous distinguez aussi au travers une autre action qui vous apparaît à l’envers, venant même se superposer au recto.
En fait, tout est une question de point de vue, car si l’on retourne la page pour regarder de l’autre côté… D’un coup ce qui vous apparaissait comme inversé se lit maintenant à l’endroit… alors qu’au travers, le recto de la page devient à son tour inversé et se superpose au verso.
Simple !

…Si quelques uns ont trouvé que le personnage de Kat était intrinsèquement féministe, car elle doit reconquérir sa liberté… Il n’est pas non plus impossible de penser que Nolan fait aussi une critique des quelques abus commis au nom du Féminisme, mais contre le Bien Commun.
Car à la fin du film n’est-ce pas Kat qui, lassée de jouer à la comédie avec Sator, n’y tient plus et décide de l’exécuter comme il le mérite… Alors que ce faisant, elle risque de condamner le Monde entier en précipitant l’explosion de la Bombe, sachant qu’on ne lui a pas donné le signal pour agir.
Quelles qu’en soit les conséquences… Elle aura beau regretter son geste précipité (mais plutôt compréhensible), cela a tout de même fait indirectement d’elle un enjeu de suspens hitchcockien, une femme fatale ayant ses propres objectifs – un peu comme la plupart des héroïnes nolaniennes.
Mais mettant ainsi en danger la Mission la plus cruciale – sauf si on admet que tout était écrit dès le début, à la virgule près, et que le suspens du film est entièrement “faux”.
C’est peut-être aussi ça qui rebute inconsciemment certains spectateurs du film… Le fait que quand ils se mettent à y réfléchir, aucun danger perçu n’est réel, chaques sacrifices étaient inéluctables, l’attaque futuriste était forcé de foirer…
Car le “Protagoniste de l’avenir” y avait réfléchit avec précision… entre Aujourd’hui et Demain.

un tien vaut mieux que deux tu l'auras
18/09/2020 à 10:52

Mieux vaut un film incompréhensible qu'un "Je suis Rey Skywalker"
pour rappel.
La médiocrité semble être une contagion dans le cinéma actuel.
La faute au spectateur de plus en plus décérébré?
Ce film est une bonne bouffée d'air frais.
Lire les commentaires de ceux qui ont des théories contre ceux qui
taclent lourdement le film, tout aussi plaisant.

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