Star Wars : notre classement de toute la saga, du meilleur au pire

Mise à jour : 28/05/2018 07:16 - Créé : 11 mai 2018 - La Rédaction
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Retour sur toute la saga Star Wars.

Solo : A Star Wars Story arrive le 23 mai, précédé de rumeurs désastreuses, mais aussi d'attentes évidentes pour plusieurs générations de cinéphiles attachés à l'univers créé par George Lucas il y a une quarantaine d'années.

Alors que la renaissance de la saga des étoiles sous l'égide de Disney divise beaucoup le public et les fans, la rédaction a revu toute la franchise et établi un classement de tous les épisodes.

Attention : ce classement est bien évidemment subjectif, prière de ne pas sorties les flingues et les insultes. 

 

 

 

1. L'EMPIRE CONTRE-ATTAQUE

Ce qui se passe : Après la destruction de l’Etoile Noire, les choses sérieuses commencent pour les Rebelles et l’Empire l’a sacrément mauvaise. Entre Luke qui voit sa perception de la Force augmenter et le côté Obscur poindre progressivement, et l’Empereur Palpatine qui se fait enfin connaitre, c’est pas vraiment la fête. Envoyé à Dagobah pour y suivre l’entrainement de Yoda et devenir un vrai Jedi, Luke se confronte à sa face sombre et découvre sa propre fragilité. Gros souci aussi pour Leïa et Han, qui vont voir Lando Calrissian dans la cité des nuages pour lui demander de l’aide. Pas de bol, Lando est un traitre qui les vend à l’Empire, Han se retrouve congelé et Luke, face à Vador, apprend qu’il est son père avant de se faire couper la main. On a vu lundi plus glorieux.  

Ce qui va : Si c’est à La Guerre des Etoiles que revient le mérite d’avoir initié l’une des plus grandes fresques cinématographiques de tous les temps, c’est bien L'Empire contre-attaque qui lui a conféré sa puissance avant d’en asseoir la légitimité pour plusieurs décennies. Désormais totalement reconnecté aux grands mythes et en pleine maîtrise de son univers, Star Wars va élargir son monde, son réseau de symboles, profiter des ressorts dramatiques qui s’offrent à tout chapitre central d’une trilogie qui se respecte et enchainer les séquences cultes. L’Empire contre-attaque fait de l’œuvre globale un chapitre essentiel des grandes fresques humaines. Un opus qui encourage son spectateur à grandir avec lui, à appréhender les méandres d’une réalité plus sombre qu’il n’y paraît, pour mieux s’y élever.

Ce qui va moins : Première place du classement, il nous sera bien difficile de trouver à l’Empire contre-attaque des défauts majeurs. Cependant, s’il on devait reconnaitre un gros défaut au film, ce serait bel et bien sa place dans le cœur des fans et son héritage. En effet, son impact a été tellement déterminant pour le reste de la saga qu’il agit comme un fantôme au-dessus de la tête des opus suivants. Chaque nouveau chapitre se retrouve alors implicitement comparé à ce film majeur, Les Derniers Jedi étant évidemment celui qui en a le plus pâti récemment. Oui, c’est bel et bien cela le plus gros défaut de L’Empire contre-attaque : d’avoir été si radical dans son approche qu’il a donné à chaque chapitre intermédiaire d’une trilogie l’obligation d’être plus sombre et adulte que les autres.

 

Photo Mark Hamill, Frank OzMark Hamill sur Dagobah avec Yoda

 

2. UN NOUVEL ESPOIR

Ce qui se passe : C'est le bordel dans la galaxie, entre le méchant Empire et les gentils Résistants. Ayant récupéré les plans de l'Etoile de la Mort dans le futur Rogue One, la princesse Leia, poursuivie par Dark Vador, les cache dans R2-D2 qu'elle envoie avec C-3PO sur Tatooine. Luke Skywalker décide de les aider à rapporter le message à Obi-Wan, devenu un vieil ours du désert. Dark Vador tue la famille de Luke, et quitte la planète avec Obi-Wan grâce à Han Solo et Chewbacca. Luke flirte avec la Force avant que la bande ne soit capturée par les méchants. Ils libèrent Leia, Obi-Wan affronte Dark Vador et préfère s'envoler. Grâce aux plans, ils trouvent le point faible de l'Etoile de la mort, et grâce à ses talents, Luke pulvérise tout.

Ce qui va : Difficile de ne pas avoir un attachement particulier au tout premier épisode de la saga, celui par lequel tout a commencé. Pari plus que risqué et ambitieux pour George Lucas, remarqué avec THX 1138 et American GraffitiLa Guerre des étoiles a changé la face du cinéma hollywoodien de manière spectaculaire, contre toute attente et pronostic. Naissance des héros, naissance d'un univers, naissance d'un rêve : la première aventure de Luke, Leia et Han est un modèle en terme de spectacle malin, qui utilise un budget limité (11 millions : 45 avec l'inflation en 2018) à merveille, et convoque les grandes figures de la mythologie avec une fraîcheur sensationnelle. Entre action, humour, petites émotions et grand souffle épique, portés par un trio d'acteurs fantastiques (irrésistibles Carrie Fisher et Harrison Ford, très solide Mark Hamill), Un nouvel espoir bénéficie d'une construction exemplaire, et reste un grand modèle du genre.

Ce qui va pas : Comparé à d'autres épisodes, Un nouvel espoir est moins spectaculaire et plus carré. Obéissant scrupuleusement au schéma classique du film d'aventure, plaçant avec un respect presque scolaire les différentes pièces sur l'échuiquier spatial, George Lucas donne à son film des allures très rigides. Et parce qu'il est occupé à présenter les personnages et l'univers, il n'a pas l'espace pour réellement en profiter, comme la suite. D'où, pour certains, une sensation de mise en bouche.

 

Photo Mark Hamill, Harrison Ford, Carrie Fisher Brochette de héros cultissimes 

 

3. LE RETOUR DU JEDI 

Ce qui se passe : Après avoir porté un coup de boutoir à l’alliance rebelle et traumatisé toute une génération de fans à coup de réplique plus culte tu meurs, l’Empire décidé de reconstruire l’Étoile noire, sauf que cette fois elle s’appellera l’Étoile de la mort. Pendant ce temps, Luke s’est refait la main (lol) sur un nouveau sabre laser, qui sera vert maintenant (c’est plus facile à incruster). Il retourne sur sa planète d’origine Tatooine pour libérer Han Solo. Puis Luke rend visite à Yoda, qui meurt. Pendant ce temps, l’empereur se rend sur l’Étoile de la mort pour attirer les rebelles dans un piège. Les rebelles tombent en plein dans le panneau, sauf que pas d’bol pour l’Empire, y’a des Ewoks, et on croirait pas comme ça, mais un Ewok c’est vachement costaud. Du coup, le piège foire et l’armée impériale se prend une grosse rouste. L’Empereur essaye quand même pour marquer le coup de d’attirer Luke vers le côté obscur, mais ça marche pas non plus (caramba), à tel point que Dark Vador repasse du côté lumineux. Mais bon, il meurt quand même, l’étoile de la mort est détruite, tout le monde fait la fête chez les Ewoks, la paix est revenue dans la galaxie, youpi. Enfin jusqu’à ce que Disney arrive avec ses turbo-dollars et décide que Leïa et Han fassent un enfant.

Ce qui va : Plus ou moins tout le film en fait, même si on pourra toujours rager contre ces petites saletés d’Ewoks et deux trois passages bien WTF chez Jabba. Le Retour du Jedi est un opus assez désespéré qui sait convoquer avec talent un sentiment d’apothéose et de conclusion, en plus de savoir ménager quelques effets bienvenus (la révélation sur Leïa). Luke est ainsi au faîte de sa forme dès le début du film, qui est l'un des meilleurs moments de cet épisode 6, et le duel final en parallèle avec la bataille rebelle est un grand moment shakespearien, en plus d’être plastiquement très inspiré. La musique atteint également des sommets grandioses, dont on retiendra notamment le thème de l'empereur et la mort de Dark Vador, par ailleurs LA vraie grande scène du film, brillante par sa simplicité, et pourtant dévastatrice dans son émotion mélancolique.

Ce qui va pas :  Le problème du Retour du Jedi qui l’empêche d’être totalement un grand film, ce sont ses dérapages non contrôlés dans le ton. On aurait pu avoir un grand final sombre et dantesque, mais il faut régulièrement se taper des éléments dirigés pour un public jeune/enfant qui n’ont clairement pas leur place dans le film (et qui sont en plus mal foutus). Le principal problème des Ewoks par exemple, qui cristallisent tant de haine, n’est pas tant qu’ils soient mignons : c’est qu’ils déboitent une armée de soldats à pied et des véhicules marcheurs alors qu’ils sont 20 et se battent avec des lances, des pierres ou des lance-pierres. Difficile à avaler. Mais nos petites peluches ne sont que des symptômes d'un mal systémique. On pourrait ajouter à cela tous les gags ridicules chez Jabba avec le bourreau qui pleure, le robot qui hurle et surtout, surtout, cet horrible Jedi Rock. Tout cela n’a rien à faire dans le final épique d’une épopée intergalactique.

 

Photo Mark Hamill, Dark Vador Luke Skywalker s'approche de l'un des grands moments de toute la saga 

 

4. LA REVANCHE DES SITH

Ce qui se passe : Ça super craint. La République est menacée, et Anakin et Obi-Wan parviennent enfin à débusquer le Comte Doku pour lui faire sa fête, parce qu’en plus, il a kidnappé le Chancelier Palpatine, ce qui n’est pas vraiment malin. Pour ne rien arranger, Anakin doute. Parce qu’il aime Amidala, que c’est super mal vu chez les Jedi et qu’en plus, il l’a mise en cloque. Et c’est exactement ce qu’attendait Palpatine pour le rallier au côté Obscur. C’est malin. Résultat, Anakin est rebaptisé Dark Vador, bute une bonne partie des Jedi, forçant les survivants à s’exiler. Obi-Wan le prend mal et décide de lui faire sa fête. Le blessant à mort, il pense l’avoir tué alors que non. Amidala donne naissance à Luke et Leïa avant de mourir et les bébés sont séparés pour ne pas qu’Anakin les retrouve. Réduit à l’état de kebab un peu trop cuit, Anakin est sauvé par Palpatine qui le met dans une armure de survie. Comme il est un peu surpris, il se lève en titubant et lâche un bon gros « Nooooooon » qui nous fait encore frémir aujourd’hui. Et c’est la fin de la prélogie.

Ce qui va : Si la prélogie est loin de faire l’unanimité, elle compte quand même quelques très beaux moments. Et le hasard fait qu’ils sont quasiment tous réunis dans La Revanche des Sith. Probablement l’épisode le plus important de toute la saga parce qu’il nous montre enfin comment Anakin Skywalker est devenu Darth Vader, le film nous expose enfin comment le côté Obscur peut pervertir un esprit déjà fragile. Qu’il s’agisse de son histoire d’amour interdite qui le condamne à faillir à son serment de Jedi, ou de l’influence décisive de Palpatine, le film nous montre simplement la chute d’un homme promis à un grand avenir. Et l’affrontement final contre Obi-Wan n’en devient que plus déchirant.

Ce qui va pas : On ne va pas se mentir, on ne peut rafistoler en un film ce qui a été complètement pété dans les films précédents. Et il y a pas mal de choses. Anakin est bien sûr la première victime et son regard sombre et ses actions torturées ne suffissent pas à effacer son histoire d’amour pour teubés du précédent film. La naissance de Luke et Leïa également, expédiée de façon totalement antidramatique alors que ce devrait être l’un des moments les plus forts du film. Et enfin, bien entendu, le « NOOOOOOO » final, incompréhensible, ridicule qui achève en quelques secondes tout ce que le film a tenté de construire juste avant. 

 

Photo Hayden Christensen Hayden Christensen a failli avoir une carrière fabuleuse

 

5. LE REVEIL DE LA FORCE

Ce qui se passe : voir épisode 4, mais avec des noms différents et plus de vieux acteurs lymphatiques essoufflés.

Ce qui va : Le Réveil de la Force a beau être un remake éhonté de l’épisode 4, il n’en demeure pas moins un film perclus de très bons moments et d’images marquantes. On pense notamment à l’attaque du village au tout début du film, ou au TB-TT en ruines sur Jakku. Mais le summum photographique est atteint pendant le très bon duel final (excellemment mis en parallèle avec le déchaînement de la nature), qui fait le choix bienvenu de remettre de la lourdeur et du réalisme dans les coups après une prélogie riche en pirouettes foraines ; et surtout pendant la mort d’Han Solo, extrêmement bien dramatisée par la lumière. Ah, on a failli oublier tellement c'était évident : Kylo Ren est LA plus grande réussite de cet épisode. Oui oui.

Ce qui va pas : Au-delà du fait que presque tout le monde n'a pas digéré le remix d’Un nouvel espoir et que c’est vraiment la honte pour J.J. Abrams, Kathleen Kennedy et compagnie, le vrai problème de fond de cet épisode 7, c’est qu’il y a trop d’éléments pour un seul film mais pas assez pour deux. Ainsi, de nombreux aspects clés de ce nouvel univers sont précipités quand ils ne sont pas purement ignorés, parce qu’il faut obéir à une logique d’action. Il est donc désolant de se rendre compte que Phasma ne sert à rien, que Poe non plus, que le Premier Ordre est une entité complètement creuse ou qu’on on en a rien à foutre de voir toute une galaxie de gens se faire génocider (même si le plan est très joli). Ah, et Harrison Ford et Carrie Fisher étaient vraiment trop vieux pour ces c...

 

Photo Star Wars : Le Réveil de la ForceDaisy Ridley : naissance des nouveaux héros

 

6. ROGUE ONE 

Ce qui se passe : On connait tous l’enjeu d’Un nouvel espoir, les plans de l’Etoile Noire, la riposte et la victoire importante des Rebelles. Mais on ne savait pas exactement comment ça s’était passé. Rogue One nous présente donc Jyn Erso, dont le père se trouve être l’architecte de l’Etoile Noire, celui qui a volontairement laissé une faille dans sa construction pour la détruire. Entourée d’une équipe de casses-cou, la voilà partie sur la planète Scarif pour récupérer les plans et les filer à Leïa Organa. Mais la défense est conséquente et tout le monde meurt. Les plans sont envoyés juste avant et ce sacrifice héroïque décidera de l’issue de la bataille.  

Ce qui va : Après un tournage additionnel massif et des transformations substantielles apportées à l’intrigue, on redoutait que ce premier spin-off de Star Wars ne vire à la catastrophe pure et simple. Erreur totale, puisque si le blockbuster ne réinvente pas le genre, il propose un divertissement remarquablement tenu de bout en bout, que ce soit devant ou derrière la caméra. Pour la première fois depuis L’Empire contre-AttaqueStar Wars s’autorise à jouer véritablement la carte du drame, et surtout à tenir cette tonalité jusqu’à ses ultimes images. De même, on saura gré à Gareth Edwards (et Tony Gilroy) de ne pas ignorer le fan service, tout en usant de cette dimension avec intelligence, et toujours un profond désir de cinéma. En témoigne la séquence où Dark Vador tronçonne une tripotée de rebelles, qui permet au personnage d’exprimer une puissance jusqu’à présent essentiellement fantasmée.

Ce qui va pas : Même si le résultat est loin de la catastrophe annoncée, il faut quand même reconnaitre que Rogue One souffre de sa production chaotique et que cela se voit à l’image. Entre les superbes tableaux conçus par le réalisateur de Godzilla et vus dans les bandes-annonces, mais absents du film, et le traitement un peu hasardeux de quelques personnages importants, le film trahit son malaise et ses multiples origines successives. On pourrait aussi lui reprocher de concasser la timeline de la saga nous emmenant jusqu’à Un nouvel espoir avec notamment le passage conclusif avec la princesse Leïa, quelque peu modifié pour l’occasion. C’est aussi un film qui n’assume pas totalement son côté 7 mercenaires en perdant beaucoup de temps à mettre en place son intrigue au détriment de son peloton de têtes brûlées.

 

Photo Felicity Jones Felicity Jones, héroïne à usage unique

 

7. LES DERNIERS JEDI

Ce qui se passe : La flotte rebelle est poursuivie par le Premier ordre, n'arrive pas à lui échapper même en hypervitesse et se fait détruire à petit feu. Finn et Rose partent alors en mission pour désactiver le traceur ennemi qui empêche la flotte rebelle de fuir, c'est un échec. Pendant ce temps, Rey apprend l'art Jedi aux côtés de Luke avant de retrouver Kylo Ren sur le vaisseau de Snoke, qui lui demande de tuer Rey. Finalement, Kylo tue Snoke et tente de rallier Rey à sa cause, en vain. Énervé, Kylo veut tuer tous les rebelles, piégés sur une planète où ils ne sont plus qu'une vingtaine. Heureusement, grâce à l'intervention mystique de Luke (qui meurt) face à Kylo Ren, devenu chef suprême du Premier Ordre, la Résistance réussit à s'échapper à bord du Faucon où il ne reste que Leia, Poe, Rey, Chewie, Rose, Finn et BB-8.
 
Ce qui va : Techniquement parlant, Les Derniers Jedi de Rian Johnson est une très grande réussite. Il s’ouvre de manière épique dans une séquence vertigineuse avec le X-Wings de Poe Dameron face à l’Empire. Par la suite, les moments homériques sont nombreux et le réalisateur de Looper offre même un double climax final impressionnant, magnifié par une photographie très inspirée sur la planète Crait. De plus l’humour est savamment dosé et jamais impertinent. D’ailleurs, les apparitions des Porgs, qu’on redoutait après les bandes-annonces, sont aux pires amusantes et au mieux hilarantes.
 
Ce qui ne va pas : Le problème des Derniers Jedi se concentre avant tout sur sa narration. Plusieurs axes et aventures n’ont aucun impact véritable sur le récit (toute l’histoire avec Finn et le casino) et ne servent qu’à combler le vide scénaristique du film. Il n’arrive pas non plus à se détacher de la famille Skywalker et des figures mythiques du récit. En résulte, entre autres, une scène hideuse et ridicule avec Leïa Skywalker, dont le traitement global s’avère par ailleurs regrettable. Enfin, le film manque cruellement de rythme et de dynamique à cause de ses sous-intrigues endormantes. Ainsi, avec sa durée de 2h30, le long-métrage finit par devenir interminable.

 

Photo Daisy Ridley, Mark HamillRey vs Luke : l'île pas si fantastique

 

8. LA MENACE FANTOME

Ce qui se passe :  Qui-Gon Jinn et Obi-Wan Kenobi, Jedis de la République Galactique, découvrent que la Fédération du Commerce veut envahir Naboo. Aidés par Jar Jar Binks, ils libèrent la reine Padmé Amidala mais se crashent sur Tatooine, une planète désertique. Ils repèrent Anakin, un enfant-esclave qui deviendra le méchant Dark Vador. Grosse course de pod pour gagner le droit de quitter Tatooine, libérer le môme et affronter le super-cool Dark Maul, qui est la preuve que les méchants Sith sont de retour. Padmé au Sénat perd patience et permet à Palpatine, qui est en vrai le méchant Dark Sidious, de devenir chancelier. Tous les gentils préparent une guerre sur Naboo pour la défendre. Quin-Gon est tué par Dark Maul, lui-même tué par Obi-Wan, qui prend alors Anakin comme apprenti Jedi. 

Ce qui va pas : C'était le grand retour inespéré de la saga, après 16 ans d'absence, et ça a été une étape majeure dans le désengagement d'une partie du publicStar Wars Épisode I : La Menace fantôme est le symbole d'une nouvelle ère, où le tout-numérique est monté à la tête de George Lucas. Jar Jar Binks et midi-chloriens ont empiré la chose, le premier étalant l'aspect mercantile de la saga (qui est né dès la trilogie originale), tandis que l'autre a rappelé la tendance du cinéaste à redessiner sa création, quitte à l'abîmer. C'est donc l'un des épisodes les plus detestés, devenu le symbole du Star Wars trop famiilial, trop niais et trop laid. Si Disney l'avait fait, on n'ose même pas imaginer ce qu'en penseraient certains fans.

Ce qui va : Peut-être parce que le film est écrasé sous des tonnes de haine et mépris depuis des années, traîné dans la boue par des hordes de fans furieux, considéré comme une abomination absolue responsable de cauchemars interminables autour de Jar-Jar, que La Menace fantôme a gagné un peu de charme. Le film oscille entre gravitas et pur cartoon, avec une générosité évidente. George Lucas a une envie de créer et s'amuser avec de nouveaux aliens, de nouvelles bestioles, de nouveaux mondes. Il abuse clairement des outils à sa disposition, comme un grand môme doté de tout nouveaux jouets (numériques), mais parvient à retrouver, parfois, un peu de ce souffle épique, voire de cette magie régressive. Entre de très beaux thèmes de John Williams, un Dark Maul stylé (quoique très sous-exploité), un casting inspiré (Liam NeesonEwan McGregorNatalie Portman), quelques duels spectaculaires et un axe politique certes mince mais qui a le mérite d'explorer une autre facette de la galaxie, La Menace fantôme n'est finalement pas si ignoble que ça. Si on prend en compte la haine.

 

Photo Liam Neeson Liam Neeson alias Qui-Gon Jinn

 

9. L'ATTAQUE DES CLONES

Ce qui se passe : Dix ans après La Menace Fantôme, une crise profonde touche la République galactique. Padmé Amidala est victime d’un attentat à Coruscant et Anakin Skywalker est donc chargé de sa protection par le Conseil Jedi. Anakin avoue à Padmé qu’il l’aime mais elle refuse son amour comme il est Jedi. Le jeune homme fait des cauchemars et sombre pour la première fois du Côté Obscur sur Tatooine après la mort de sa mère. Pendant ce temps, le chancelier Palpatine se fait donner les pleins pouvoirs pour lutter contre les séparatistes. Obi Wan découvre lui que c’est Jango Fett et donc le Comte Dooku qui sont à l’origine des événements de Coruscant, mais il est capturé ainsi que Padmé et Anakin venus l’aider. Ils sont heureusement sauvés par tous les Jedi de la Galaxie mais n’arrivent pas à arrêter le Comte Dooku qui rejoint son maître Dark Sidious. Sur Naboo, Padmé et Anakin se marient en secret.
 
Ce qui va : Le problème de L’Attaque des Clones, c’est qu’il est difficile d’y trouver des vraies qualités. Tout juste peut-on affirmer que ce deuxième volet de la prélogie développe des questionnements politiques pas inintéressants sur la République galactique et qui établissent des parallèles plutôt efficaces avec le monde réel et notre Histoire. Mais même de grandes scènes d'action comme l'arène, sont moyennement convaincantes avec le recul.
 
Ce qui ne va pas : Avant tout, l’histoire d’amour fade et barbante entre Anakin et Padmé, constituée de dialogues affreusement gênants, de scènes profondément ennuyeuses et globalement trop prégnant dans l’histoire globale du récit. A côté de cela, on ne compte pas les séquences de batailles mal réalisées, l’écriture globale du scénario est atroce et la narration est des plus confuses… L’ensemble du film n’est pas aidé par son acteur principal Hayden Christensen surprenant de faussetés et d’insuffisance. Enfin, le long-métrage est surtout victime, encore plus aujourd’hui, de ses effets spéciaux d’une médiocrité abyssale et de son « tout numérique ». L’authenticité et la magie de la trilogie originale ont totalement disparu dans ce trou noir cinématographique qu’est L’Attaque des Clones.

 

Photo Hayden ChristensenUne grande histoire d'amour et de chair (ou pas)

 

 

Affiche française

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Photo Affiche Rogue One

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commentaires

Yan Solo 27/05/2018 à 23:52

Dans votre liste des affiches, bizarre d'avoir mis mon film après la trilogie, alors que pour les autres, c'est chronologique !!!!

ken 25/05/2018 à 06:07

mettre star wars 7 devant rogue one qui est le seul film intéressant des star wars de disney , et surtout devant le 1 qui rien que pour dark maul et qui gon jin devrait être devant

Czinczar 24/05/2018 à 09:55

Je suis presque d'accord avec votre classement, excepté que j'aurai mis La revanche des Siths n°1, pour moi c'est clairement le meilleur, et Rogue en 2 car il est complètement à part et offre une vision nouvelle de l'univers Star Wars. Et puis ils sont un peu plus sombre, moins hollywoodiens, Je déteste le happy end à l'américaine ce n'est pas réaliste.

KitKat 22/05/2018 à 09:28

1. L'empire contre attaque
2. Le retour du Jedi
3. Un nouvel espoir
4. La revanche des Sith
5. La menace fantôme (qui est super cool malgré tous les reproches qu'on peut lui faire)
6. L'attaque des clones
7. Rogue One (le seul épisode de l'ère Disney qui est réellement ambitieux, même s'il n'est pas parfait)
8. Le réveil de la Force
9. Les derniers Jedi

Asteropa 21/05/2018 à 11:04

Depuis 1977, quel plaisir de rencontrer cette "saga" pour un rendez-vous avec chacun des épisodes et qui refuse obstinément de rendre l'âme - d'ailleurs la prochaine trilogie devrait être écrite par les scénaristes de "Game of throne". Certes il est de bon ton d'assurer que la première trilogie est "la meilleure" (épisodes IV à VI). Pour autant les autres épisodes sont aussi de bonne facture, sans doute critiquables sur certains aspects. Globalement faisons référence à quelques passages à vide : le jeu de la "séduction" (hum) Anakin - Pasmé plutôt pénible (II), les teddy bears "ewoks" (VI), Leia glissant dans l'"outer space" (VII). Qu'importe, le voyage continue de nous emporter dans cette galaxie lointaine, très lointaine.
Eh bien je dois dire que je plonge avec plaisir et sans vergogne dans ce bel ouvrage "space opera" qui n'en finit pas de me projeter (moi aussi) toujours plus loin.

Sylvain Durif 20/05/2018 à 22:40

3
2
5
4
6
Rogue one
1
8
7

Tucco 18/05/2018 à 20:03

Pas du tout d'accord avec votre classement
Voici le mien
- Episode 3 - La revanche des siths (le plus noir)
- Epîsode 8 - Last jedi (le plus original et surprenant)
- Episode 4 - Le premier
- Episode 5 - Empire strikes back - un des moins mauvais
- Episode 1 - trop gnangnan
- Episode 6 - Précurseur du rachat par Disney
- Episode 2 - Indigne de star wars
- Episode 7 - Une grosse merde

Ikh 18/05/2018 à 19:34

Classer la prélo à la fin, z'êtes tellement random les mecs.

TheMoon 18/05/2018 à 17:21

Je ne suis pas un grand fan de star wars, j'avoue même avoir regardé la premiere trilogie pendant toutes mon enfance par tranche de 15/20 minutes.

Je les ai jamais réellement vu (même les redif des épisodes 4/5 d'hier je les ai vu en diagonale mais j'ai découvert des moments dont j'ignorais l'existence...).

Bref, je devrais serieusement m'y mettre (j'ai 35 ans).

Cependant, je suis allez au cinéma voir la seconde trilogie.

Seul l'épisode 2 était pas terrible.

La menace fantome à un vrai méchant et un scénario sympa.

J'ai pas aimé le 7, j'ai donc boycotter le 8...

Me reste plus qu'a voir Solo, Rogue one et terminer les épisode 4/5/6 ^^

ReySolo 18/05/2018 à 13:32

Ce qui est étonnant c'est les derniers Jedi devant L'attaque des clones. Les cgi de ce dernier sont moches, mais l'épisode 8 est tout aussi barbant sans être cohérent.

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