Halloween : pour le reboot, Danny McBride veut totalement transformer Michael Myers

Jacques-Henry Poucave | 16 mai 2017
Jacques-Henry Poucave | 16 mai 2017

Blumhouse a officialisé il y a peu la mise en chantier d’un nouveau reboot d’Halloween. Son réalisateur en a dit un peu plus sur ses intentions.

En 1979, John Carpenter accouchait d’un monstre de cinéma qui allait marquer l’inconscient collectif au point d’engendrer plusieurs suites, de donner naissance à un genre (le slasher), avant de connaître deux passionnants remakes signés Rob Zombie.

 

Photo Michael Myers

Le Michael Myers de 1979, pure incarnation du mal que rien n'arrête

 

La franchise étant toujours  chère au cœur des fans et déclinable à l’infini, rien d’étonnant à ce que le réalisateur et producteur David Gordon Green se lance sous l’égide de Blumhouse dans une nouvelle version du mythe. Alors qu’il est toujours en train d’écrire le film, Danny McBride, qui co-écrit le scénario et pourrait le coréaliser, a profité de la promotion d’Alien : Covenant, dans lequel il joue, pour en dire plus l’orientation de cette relecture.

« Nous avons désossé le personnage pour retrouver ce qui le rendait si bon dans le film original. C’était juste un concept très simple, qui atteignait un niveau horrifique qui n’avait rien de banal. Et ça ne venait pas de l’idée d’en faire une sorte d’être surnaturel invincible. Pour moi, ça n’a rien d’effrayant. 

 

"Attention chérie, ça va trancher"

 

Je veux être effrayé par quelque chose dont je me dis que c’est véritablement susceptible d’arriver. Je pense que c’est beaucoup plus horrifiant d’avoir une silhouette tapie dans l’ombre alors que vous sortez les poubelles, plutôt qu’un type immortel lancé à vos trousses. »

Ces propos tenus au micro d’Empire sont loin d’être inintéressants, mais amènent quelques commentaires. Tout d’abord, et quoiqu’en pense McBride, c’est bien la dimension « surnaturelle » de Michael Myers qui fit de lui le personnage culte qu’il est devenu, cette dimension symbolique, presque mystique, tranchant radicalement avec l’horreur des années 70.

Quant à l’idée de trancher  radicalement avec l’ADN du tueur qu’on surnomma The Shape (la silhouette, en référence à sa dimension quasi fantastique, cela nous paraît bien évidemment une bonne idée. Mais on ne peut s’empêcher de se dire que le concept consistant à faire Halloween plus réaliste, on a déjà vu ça, même que c’est Rob Zombie qui l’a fait.

 

Quand Rob Zombie démystifie le tueur et en fait un vagabond psychotique

 

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