Morbius : CGI, prothèses... la création du vampire a été une galère absolue

Chloé Chahnamian | 5 mai 2022 - MAJ : 05/05/2022 15:00
Chloé Chahnamian | 5 mai 2022 - MAJ : 05/05/2022 15:00

Si tout le monde s'accorde pour dire que Morbius est une catastrophe, le responsable du design du vampire enfonce encore plus le film.

Actuellement en train de se ratatiner au box-office mondial, Morbius n'a récolté que 160 millions de dollars dans le monde et réalise le plus petit score du Sony's Spider Man Universe, en plus d'être le plus mauvais. Si cette lourde entreprise entamée par Venom en 2016 commençait fort, le film ayant récolté plus de 850 millions de dollars à l'international, les scores ne font que dégringoler et font surtout pâle figure à côté de Spider-Man : No Way Home, actuellement à 1,8 milliard de dollars récoltés.

S'il fallait mettre un terme à cet univers étendu qui s'étend déjà beaucoup trop sur la longueur, Sony n'est pas près de s'arrêter. Alors que Kraven le Chasseur et Madame Web semblent bien lancés et sont même prévus pour sortir en 2023, un nouveau méchant va avoir le droit à son spin-off. Toutefois, les langues se délient et après Al Madrigal, interprète de l'agent du FBI Alberto Rodriguez, qui pense que Sony a charcuté le film, c'est au tour du responsable de la création des prothèses de Morbius de se lâcher, sans mâcher ses mots.

 

Morbius : photo, Jared LetoLeto en PLS après tous les retours sur son personnage

 

Conor O'Sullivan, boss des effets visuels, a notamment travaillé en tant que superviseur, concepteur et maquilleur de prothèses sur de nombreux projets dont The Dark Knight, Game of Thrones, mais aussi Moon Knight, et a également été responsable du design des créatures de Alien : Covenant. Chargé de la création des prothèses et donc du design du personnage joué par Jared Leto, O'Sullivan s'est exprimé dans une interview accordée à Inverse, sur la grosse galère du tournage :

"Pour Morbius, j'ai dû créer 500 ou 600 designs. Et à la fin de tout ce processus, ils ont balancé une idée sur la table, la veille du début du tournage, complètement à l'opposé de la direction qu'on avait décidé de suivre. Donc ça a fini en numérique parce que Sony voulait ce nouveau design complètement différent. Et maintenant, ils ont sorti le film et sont revenus à toutes mes créations, qu'ils ont réalisées numériquement !"

 

Morbius : photoIls auraient juste pu se contenter des canines acérées

 

Honnêtement, on aurait préféré voir un vampire au design plus épuré plutôt qu'un monstre affligé de CGI. Beaucoup de films de vampire ont réussi à prouver que le numérique n'était pas nécessaire à l'élaboration d'un suceur de sang convaincant, mais comme Morbius n'a rien d'un film de vampire, et rien d'un film convaincant, les CGI ont peut-être au moins permis de rendre la bestiole un tant soit peu menaçante.

Malgré tout, le gros problème du film n'est pas uniquement le visuel du personnage, mais bien son montage, son scénario, son rythme... et plein d'autres choses. En attendant donc de découvrir comment le Spiderverse va réussir (ou pas) à s'en sortir, Doctor Strange in the Multiverse of Madness a prouvé que réaliser un film de super-héros doté d'une identité visuelle forte était toujours possible, tout le contraire de Morbius .

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