Les nouveautés films et séries à voir sur Amazon en août

Mathieu Jaborska | 5 août 2020 - MAJ : 05/08/2020 11:50
Mathieu Jaborska | 5 août 2020 - MAJ : 05/08/2020 11:50

Parce qu'il n'y a pas que Netflix dans ce monde et que d'autres plateformes voient leur catalogue grandir chaque jour, chaque semaine et chaque mois, on a décidé de faire le point sur les nouveautés prévues sur Amazon Prime Video. Chaque début de mois, Ecran Large reviendra donc sur quelques nouveautés ajoutées par Amazon Prime Video dans son catalogue, films et séries confondus, originaux ou pas, dans une liste non exhaustive.

Alors, quels sont les films et les séries à ne pas manquer sur la plateforme de streaming en ce mois d'août ?

Retrouvez aussi notre liste des meilleurs films d'horreur présents sur Amazon.

Retrouvez aussi nos listes sur les films de science-fiction et d'action disponibles sur la plateforme.

Et si vous êtes plutôt série, retrouvez notre liste des dix séries cultes à (re)voir sur Amazon.

 

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DÉJÀ DISPONIBLE

MAD MEN L'INTÉGRALE

Ça parle de quoi ? D'une agence de publicité dans le New York des années 60, et surtout de Don Draper, un des esprits les plus respectés de l'équipe, mais aussi des plus tourmentés.

Pourquoi il faut la regarder ? En 2007, la série de Matthew Weiner a eu l'effet d'une petite tornade. Lancée sur la chaîne AMC, avant Breaking Bad et The Walking Dead donc, Mad Men est vite devenue un phénomène, et l'une des œuvres les plus importantes du nouveau millénaire sur le petit écran. Racisme, féminisme, alcoolisme, solitude existentielle, crise identitaire, vie de couple, malheur ordinaire de la société occidentale, évolution d'une Amérique qui traverse guerre et traumatismes... l'histoire met en scène une quantité impressionnante de sujets, en grande partie grâce à des personnages qui sont doués pour créer de fabuleux mensonges publicitaires, parce qu'ils se mentent merveilleusement, à eux-mêmes et leur entourage.

 

photo, Jon HammL'homme en noir

 

Au terme de sept saisons, et après quelques couacs (notamment une pause forcée de deux ans entre les saisons 4 et 5, avec des négociations difficiles entre Weiner et la chaîne, qui ont failli marquer la fin), la série s'est arrêtée en 2015. Il est donc grand temps de s'y replonger, et sans hésitation : revoir Mad Men en un bloc permet de saisir plus clairement la maîtrise du récit et des personnages, et le point de vue très spécial sur cet univers. Glaciale dans son approche des émotions et des protagonistes, qui restent étonnamment opaques et secs, mais moderne dans sa narration, avec des parenthèses régulièrement inattendues (une histoire de valise, ou de drogue dans les bureaux), la série surprend souvent.

Tout comme ces personnages qui préfèrent se bouffer de l'intérieur pour garder bonne figure et entretenir une douce illusion, tout comme cette Amérique crépusculaire qui avance peu à peu vers la modernité, Mad Men entretient un beau et terrible mystère, et laisse admirer l'infinie tristesse cachée derrière les beaux costumes et coiffures. Avec en plus un casting de très haut vol (Jon Hamm bien sûr, mais aussi la révélation d'alors Elisabeth Moss, John Slattery, Christina Hendricks, Vincent Kartheiser, Jared Harris, ou encore January Jones), et un fantastique travail de reconstitution, il n'y aucun doute : Mad Men doit être (re)découverte.

 

photo, Jon Hamm, John Slattery, Christina Hendricks, Elisabeth Moss, Vincent Kartheiser, I Robert MorseUne brochette de névroses, conflits internes et silences terribles

 

LA TRILOGIE HUMAN CENTIPEDE

Ça parle de quoi ? C'est l'histoire de trois sympathiques personnes qui cherchent à faire un millepatte à base d'humains. Pour les détails, voir le film, et vomir.

Pourquoi il faut la regarder ? Parce que c'est un excellent moyen de tester votre résistance à la répulsion horrifique. Imaginé comme une blague provocatrice par le réalisateur Tom Six, le procédé qui motive les trois opus de cette franchise volontairement tordue n'a cessé de faire couler de l'encre. Il fallait faire preuve d'imagination pour trouver un concept aussi crado, et surtout pour le mettre en scène avec autant de ferveur.

Si le premier volet s'avère relativement sage, n'utilisant finalement rien de plus que son concept bien dégueu, le deuxième cède à un jusqu'au-boutisme assumé, riant de choquer à tout prix au grand dam des détracteurs de son prédécesseur. Tourné en noir et blanc dans des décors pas exactement paradisiaques, c'est un shoot de malaise en perpétuel mouvement, ne lésinant sur aucun service, qu'il soit physique, sexuel ou pire.

L'expérience est donc moyennement recommandée pour les enfants, à moins de concéder à payer leur future thérapie. Les adultes amateurs de sensations fortes et de fluides corporels douteux passant par des orifices douteux en auront eux pour leur argent, surtout avec les deux derniers films. Bon appétit.

 

photo, Laurence R. HarveyUn homme charmant

 

BIENTÔT DISPONIBLE

MEAN STREETS - 20 AOÛT

Ça parle de quoi ? L'histoire de Charlie et Johnny Boy, deux jeunes new-yorkais du quartier de Little Italy qui essayent de percer dans le milieu de la mafia.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que c'est le premier long-métrage de Martin Scorsese avec Robert De Niro, son futur acteur fétiche avec lequel il plongera ensuite aussi bien dans les nuits new-yorkaises avec Taxi Driver, sur les rings de boxe avec Raging Bull et au coeur de la mafia avec le triptyque Casino-Les Affranchis-The Irishman.

Et justement, Mean Streets du haut de ses tout petits moyens (moins de 600 000 dollars de budget) est la première incursion du réalisateur dans le monde des gangsters. Loin du plongeon fou qu'il opérera au coeur de cet univers dans ses futures oeuvres, Martin Scorsese se contente de placer ses personnages insouciants en repérage, les laissant apprivoiser l'environnement, les enjeux et les risques encourus. Il réussit ainsi à livrer une histoire tragique, lucide et énergique.

Le film a d'ailleurs été présenté (et salué) à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes 1974 et Scorsese reviendra deux ans plus tard sur la Croisette en sélection officielle avec Taxi Driver, plus fort, plus affirmé et remportera haut la main la Palme d'or. La carrière qu'on lui connait aujourd'hui était lancée.

 

Photo Robert De NiroRobert De Niro avant la consécration

 

LA VIE RÊVÉE DE WALTER MITTY - 12 AOÛT

Ça parle de quoi ? Walter Mitty est un employé triste enfermé dans son quotidien, qui s'évade uniquement à travers son imaginaire débordant et des rêves de grand air. Lorsqu'il est face à un mur professionnel dont il ne peut se défaire en rêvant, il décide de partir dans un périple incroyable et de vivre l'aventure, la vraie.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce qu'en ces temps mornes, où il est difficile de s'évader avec des voyages compliqués à organiser, de nombreuses frontières fermées aux étrangers et des quarantaines (ou quatorzaines, ou confinements) qui reprennent de plus belle dans certains pays, La vie rêvée de Walter Mitty est un moyen simple de partir vers l'inconnu, explorer de nouveaux territoires et faire des rencontres insolites.

Remake de La Vie secrète de Walter Mitty sorti en 1947, le film de Ben Stiller est drôle, aventureux, dépaysant, énergique, rêveur, poétique et parfois émouvant. Embarquant son personnage principal du Groenland à l'Hindu-Kush en passant par l'Islande et les États-Unis, jonglant entre le skateboard, l'hélicoptère ou le bateau de pêche pour retrouver le fameux Sean Penn en photographe, l'acteur-réalisateur offre aux spectateurs une virée pleine d'espoir (non sans rappeler la marque de fabrique des Frank Capra) loin d'un monde de plus en plus renfermé sur lui-même, terre-à-terre et désenchanté.

 

photoFaites le grand saut, vous aussi !

 

GET DUKED! - 28 AOÛT

Ça parle de quoi ? Dans la campagne écossaise, un groupe d'adolescents participe à programme d'orientation, et décide de s'échapper pour s'amuser. C'est le début d'une aventure légèrement chaotique, où les quatre jeunes vont devoir survivre.

Pourquoi il faut la regarder ? Parce que c'est le premier film de Ninian Doff et que ça a tout l'air d'être la bonne petite surprise de l'été. Vendu comme un mélange anarchique avec des ados, des fermiers, des flics paranos et des fientes de lapin hallucinogènes, Get Duked ! (Boyz in the Wood en VO) est précédé d'une petite réputation très intrigante, avec de petits airs de Joe Cornish (Attack the block) et Edgar Wright (Shaun of the Dead).

Comédie, horreur, thriller, satire, avec un amour de la série B : sur le papier, Get Duked ! est immanquable, et on sera les premiers à sauter dessus. Naissance d'un cinéaste à suivre ? C'est tout le mal qu'on nous souhaite.

 

 

PREACHER - Saison 4 - 5 AOÛT

Ça parle de quoi ? Jesse, Cassidy et Tulip doivent faire fi de leurs erreurs et dissensions alors que l'apocalypse approche. Coincés entre les plans diaboliques d'une secte furibarde, un Hitler bien décidé à revenir des enfers, un Dieu aux abonnés absents et un Jésus dégénéré, ce n'est pas gagné.

Pourquoi il faut la regarder ? Parce que personne n’a jamais imaginé que la télévision américaine, même une chaîne remuante du câble comme AMC, se risquerait à adapter le comics frappadingue imaginé par Garth Ennis. Sale gosse en chef de la bande-dessinée américaine, il a imaginé une épopée inoubliable, où une tripotée de fous furieux, emmenés par un pasteur doté d’un don tout sauf divin, décide d’aller mettre le bon Dieu démissionnaire face à ses responsabilités. 

Avec un art de la jubilation violente et décomplexée, Seth Rogen et ses complices Sam Catlin et Evan Goldberg ont concocté une transposition qui ne recule devant aucune idée loufoque ou apparente trahison pour réinventer généreusement l’oeuvre originale. Et ce que Preacher perd en immédiate subversion, il le gagne en créativité, livrant une ultime saison en forme de bouquet final. Malgré des maladresses narratives présentes depuis les origines de la série, cette dernière n’a rien perdu de son impertinence. 

 

photo, Dominic CooperGo vegan !

 

GANGS OF NEW YORK - 20 AOÛT

Ça parle de quoi ? Rixes urbaines au 19e siècle, Leonardo DiCaprio et Daniel Day-Lewis s'affrontent pour le futur de New York.

Pourquoi il faut le regarder ? L’ambitieuse fresque de Martin Scorsese est souvent classée parmi les œuvres ratées du maître. Une affirmation qu’il convient de réviser, ou à tout le moins de nuancer. Certes, cette saga retraçant le chaos qui ravagea une partie de New York pendant la guerre de Sécession souffre parfois de l’ampleur démesurée de son scénario. Mais elle est régulièrement traversée d’idées géniales. 

Qu’il s’agisse de son introduction, entre bataille homérique et trip sous acide, de son casting flamboyant, ou de l’acuité avec laquelle Scorsese déploie une vision fascinante des États-Unis, le film regorge de séquences marquantesPlus que jamais, New York est ici un personnage à part entière, hurlant et saignant aux rythmes des soubresauts de l’Histoire. Un récit fou et tâché de sang bouillonnant, qui laisse le spectateur à genoux. 

 

Photo Leonardo DiCaprioGangs of Leonardo

 

ET AUSSI...

Birth of the Dragon, L'ascension des KrayUne femme disparaîtAbsolutionJ’y crois encore le 7 aoûtCounterpart saison 2 le 12 aoûtMy Spy le 25 août.

 

Affiche officielle

commentaires

Flash
06/08/2020 à 20:03

Cool la saison 4 de Preacher, je me désespérais de ne pas la trouver sur amazon.

peine et trassion
05/08/2020 à 19:08

je conseille chaleureusement "Preacher"... serie totalement barrée, drole et bien sanguinolante.
chaque saison est plus forte que la precedente...
cette serie m'a tellement hypé et m'a offert un voyage totalement decomplexé...
elle restera gravé en moi... du pur delire comme on n'en fera plus... probablement
par les memes realisateurs de la serie "The Boys".

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