10 films d'action à (re)voir sur Amazon

La Rédaction | 3 mai 2020
La Rédaction | 3 mai 2020

Parce qu’on ne peut pas faire de clef de bras à son patron ni broyer la mâchoire du premier malandrin venu, le cinéma d’action existe. Et comme il est dignement représenté sur Amazon Prime Vidéo, voici une petite sélection des réjouissances qui vous y attendent. 

Du grand cinéma, de la bagarre qui fait mal, des petites pépites un peu oubliées, du gros nanar qui renarde, ce top 10 vous propose de varier les plaisirs, pourvus qu’ils soient violents. Afin de diversifier un peu cette sélection, nous en avons exclu les grosses franchises telles que Mission : Impossible, la saga Bourne ou encore les Rambo, disponibles sur d’innombrables supports et abordées fréquemment dans nos colonnes. 

Chargez votre gun, faites chauffer le marcel, c’est l’heure de la castagne et des flingues fumants. 

Si tu veux (re)voir 10 films d'horreur sur Amazon Prime, on t'a réservé quelques frissons ici.

Si par le plus grand hasard tu as un peu de temps devant toi, on trouve de ce côté 10 séries cultes abritées par la plateforme.

Quant aux amateurs de déconnades un peu bis et de monstres baveux en caoutchouc, on leur a réservé une petite sélection fumantes juste là.

 

photo, Justice sauvageUn dossier qui tape dur

 

A LA POURSUITE D'OCTOBRE ROUGE

Sur qui ça tape : Sur le méchants Soviétiques, sur les vilains américains qui ne comprennent rien au drame qui se joue, alors que le commandant Marko Ramius leur livre un sous-marin nucléaire russe de dernière génération, dont il craint que sa mère patrie ne fasse mauvais usage. 

Pourquoi ça tape bien : Predator ou Piège de cristal en attestent brillamment, John McTiernan est un grand metteur en scène de l'action. Comment fait-il pour en gaver un film de sous-marin reposant essentiellement sur la montée de la tension, plus que la pyrotechnie ou de réels affrontements ? Grâce à ce qui demeure la clef de son cinéma : une gestion de l'espace aussi immersive que techniquement inégalée. Quand la plupart des metteurs en scène se frottant au huis-clos du sous-marin se sentent contraints de caviarder leur récit d'explosions et de plans sous-marin, McT préfère réfléchir au filmage des coursives, des tableaux de bord, et transformer son principal décorr en une antichambre des enfers, où éclatent toutes les tensions.

Et si on décrit volontiers le cinéaste comme un maître de l'action, à raison, on a souvent oublié combien il était un excellent directeur d'acteurs, capable d'obtenir el meilleur de comédiens plus reconnus pour leurs muscles que leur émotivité, ou au jeu charismatique mais limité. Avec Sean Connery sous la main, il dispose d'un matériau exceptionnel, qu'il peut façonner, et auquel il offre un de ses rôles les plus marquants.

Si tu aimes, tu peux taper sur : Alors déjà, tu peux faire un tour sur notre excellent dossier consacré au 13ème Guerrier du même McT, constater que tu n'es pas abonné à Ecran Large et t'abonner. Ensuite tu peux t'amuser du côté du sympathique U-235 ou embarquer pour le chef d'oeuvre Das Boot.

 

photo, Sean ConneryInsubmersible Sean Connery

 

COLLATÉRAL

Sur qui ça tape : Sur pas mal de personnes le temps d'une nuit à Los Angeles, où un tueur à gages doit éliminer plusieurs cibles, et prend en otage un chauffeur de taxi pour le conduire de meurtre en meurtre.

Pourquoi ça tape bien : Parce que c'est Michael Mann, grand cinéaste des oiseaux nocturnes, qui filme ici un Tom Cruise dans un de ses derniers grands rôles hors de sa zone de confort, face à Jamie Foxx et Jada Pinkett Smith. Dans une Cité des anges qui voit passer un démon le temps d'une nuit agitée et explosive, Collateral raconte un long cauchemar qui se resserre sur ses protagonistes, réunis malgré eux par le sort et le destin.

La mise en scène de Mann y est pour beaucoup, tant son choix de tourner ne numérique donne un aspect brut et unique à l'obscurité qui happe les bourreaux comme les victimes. D'un loup qui croise le regard d'un autre prédateur, à une course-poursuite dans une ville presque fantôme derrière ses grandes vitres et blocs de béton, Collatéral est un étonnant mélange entre l'action et le silence, les douilles et la mélancolie.

Si tu aimes, tu peux taper sur : HeatLe Samouraï.

 

Photo Tom CruiseVincent a un Price

 

MR. & MRS. SMITH

Sur qui ça tape : Sur sa tendre moitié, puisqu'un couple d'agents secrets qui a jusque là caché son identité à l'autre, découvre que leur prochaine mission est d'abattre l'autre.

Pourquoi ça tape bien : Entre Brad Pitt et Angelina Jolie devant la caméra, et Doug Liman (La Mémoire dans la peau, Edge of Tomorrow) derrière, Mr. & Mrs. Smith est dès le départ une bonne équation. Avec en plus un aspect comique très bien mené et assumé, qui transforme les héros en belles poupées guerrières capables de tout et n'importe quoi sans jamais être décoiffées ou désavantagées, le film est une petite réussite au rayon comédie d'action.

La générosité à tous les étages, qui permet autant d'admirer les belles gueules-corps des stars que les explosions et divers coups, font de ce divertissement un plaisir énorme, particulièrement régressif et rythmé, avec même quelques moments délicieusement bêtes et irrésistibles. D'autant que ça et là, il y a de l'esprit, que ce soit dans l'écriture, le jeu des acteurs ou la mise en scène, rappelant que tout le monde a ici donné le meilleur pour transformer ce pur produit marketing en honnête divertissement détonant.

Si tu aimes, tu peux taper sur : True Lies, Night and Day, La Guerre des Rose.

 

Photo Angelina Jolie, Brad PittTomb Raider

 

JACK REACHER

Sur qui ça tape : Sur tout un tas de types louches et cruels, qui ont piégé un vétéran, lequel fait appel au mystérieux et musculeux Jack Reacher après avoir été accusé d'avoir tué plusieurs personnes lors d'une fusillade.

Pourquoi ça tape bien : Pas facile de mettre en scène un long-métrage qui doit servir de véhicule à une star telle que Tom Cruise. L'acteur et producteur est connu pour contrôler plus qu'étroitement ses projets et veiller scrupuleusement à leur fabrication, tout autant qu'à l'image qu'ils peuvent donner de lui. Et si on sent bien que le réalisateur a dû adapter les très bons romans dont s'inspire le film, et que ce dernier y trouve quelques limites, Christopher McQuarrie a accompli un formidable boulot.

Biberonné au cinéma Hollywoodien classique, son film d'action ne vise jamais la surenchère, mais un sens du réel, une matérialité, qui fait ici et là de petits miracles. Les escarmouches sont rares mais elles font mal, les os se brisent et les mâchoires se déforment. Le traitement que montage et caméra appliquent à la baston, ils le suivent scrupuleusement en matière de dialogues, transformant chaque joute verbale en un festival de punchlines. Plus old school que classique, le film ravira les amateurs de tatannes à l'ancienne.

Si tu aimes tu peux taper sur : Les bons vieux Un justicier dans la ville ou encore L'Inspecteur Harry sont les ancêtres remuant de ce cher Jack. 

 

photoUne poursuite en voiture qui met une gentille baffe à tous les Fast & Furious

 

PIEGE A GRANDE VITESSE

Sur qui ça tape : Sur des renégats du ministère de la défense américain qui veulent dérober et vendre au plus offrant une super arme secrète. Le tout depuis un train à grande vitesse, où se trouve l'invincible lieutenant Casey Ryback.

Pourquoi ça tape bien : Difficile d'affirmer que le film tape franchement bien. Mais aucun top un peu bourrin ne serait complet sans un petit peu de Steven Seagal dedans. Et justement, ce Piège à grande vitesse appartient à une période étrange et bénie de sa curieuse carrière. En effet, si l'acteur est depuis près de 20 ans devenu le spécialiste de micro-productions centrées sur sa personne, le plus souvent insupportables  de médiocrité, il a démarré par une paire de séries B brutes et recommandables, qui le firent même passer pour l'espoir du cinéma d'action de son temps. Mais c'est la jonction entre ces deux périodes qui est la plus curieuse.

Celle où point déjà sa mégalomanie, où il se complait à enchaîner les clichés, et où il demeure encore un acteur physique capable, ainsi qu'un veau aux hormones digne de représentant de son époque. Et puis soyons honnêtes, comment détester une copie si neuneu mais rigolote de Piège de cristal et Piège en haute mer, surtout quand on y trouve un satellite lanceur de gros rayons laser ?

Si tu aimes tu peux taper sur : Bah Echec et mortDésigné pour mourir ou encore Justice sauvage sont toujours  de bonnes baffes comme on les aime.

 

photo, Piège à grande vitesseTout le monde tombe dans les bras de Steven Seagal

 

MISE A PRIX 

Sur qui ça tape : Sur absolument tout le monde, puisque le film se livre à un jeu de massacre totalement délirant, alors qu'une galerie de personnages hauts en couleurs met tout en oeuvre pour abattre un homme devenu la cible de tout ce que la planète compte de tueurs à gages.

Pourquoi ça tape bien : La carrière de Joe Carnahan a de quoi donner les larmes aux yeux de tout amateur de bourrinade qui se respecte. L'excellent réalisateur de Narc ou encore du Territoire des loups a souvent dû se retirer de projets où sa radicalité n'était pas bienvenue. Mais il est ici parvenu, en masquant son propos sous des airs de comédie d'action, à nous offrir avec Mise à Prix un vrai feu d'artifice filmique. Déguisé en clown, il prend un plaisir dingue à imaginer une brochette de salopards, d'assassins et de fous furieux, qu'il caractérise avec un talent rare.

Narrateur malin et cruel, il ne recule devant aucune idée trop folle, devant aucun concept trop ravageur pour mettre ses personnages aux prises les uns avec les autres. Impitoyable, bardé de trouvailles et de plans dingos, Mise à Prix est une excellente porte d'entrée dans l'univers d'un metteur en scène trop peu reconnu, dont on se languit de savoir ce qu'il adviendra de son prochain projet, intitulé Boss Level.

Si tu aimes, tu peux taper sur : Tu peux taper les terrifiants loups du Territoire des loups, la plus belle réussite de Joe Carnahan.

 

photo, Alicia KeysHaut les flingues !

 

RONIN 

Sur qui ça tape : Sur 5 malheureux malfrats, engagés par un mystérieux commanditaire pour dérober une valise. Sauf qu'ils ne sont pas les seuls  sur l'affaire, que tout le monde a de gros calibres sous la main et que la trahison guette.

Pourquoi ça tape bien : Parce que le film est signé John Frankenheimer, un vieux routier d'Hollywood, auteur de créations majeures comme Le Prisonnier d'AlcatrazUn Crime dans la tête ou encore L'Opération diabolique et qu'il repasse ici derrière la caméra pour nous faire plaisir. En 1998, il est alors à la fin de sa carrière et bénéficie d'un savoir-faire aiguisé. Certes, le tempo de son film témoigne du poids des années, mais impossible de ne pas prendre son pied devant des effets de style datés mais toujours savoureux, où fusillades et explosions n'avaient jamais recours au numérique, et où l'on brûlait l'asphalte pour de vrai.

En outre, Ronin témoigne du succès rencontré alors par  le cinéma d'action américain, qui pouvait se permettre d'aligner des stars telles que  Robert De NiroSean BeanJean RenoNatascha McElhone ou encore Jonathan Pryce. Gourmandise un peu lourde, le film avait alors été accueilli froidement, quand il demeure un exemple de bel ouvrage à l'ancienne.

Si tu aimes, tu peux taper sur : Le Train, autre très grand film du même Frankenheimer.

 

photoUn casting qui fait plaisir à voir

 

LE PIC DE DANTE 

Sur qui ça tape : sur les habitants d'une petite ville qui va subir une éruption volcanique. Heureusement, Pierce Brosnan et Linda Hamilton veillent au grain.

Pourquoi ça tape bien : Roger Donaldson n'est pas un grand metteur en scène, mais c'est un artisan solide, qui connaît bien son boulot. En témoigne ce film, qui applique à la lettre toutes les recettes  du film catastrophe à l'ancienne. Du héros endeuillé disponible pour une nouvelle aventure, en passant par les édiles hésitant à évacuer une cité pourtant menacée, jusqu'aux personnages secondaires prêts à tous les sacrifices, jusqu'au sauvetage inévitable du toutou de service.

Mais tout cela est fait avec une sincérité, un art, presque perdus de nos jours, qui donnent au film un charme suranné, encore rehaussé par son casting, Brosnan  et Hamilton s'y donnant un coeur joie, et n'ayant pas forcément eu une carrière à la hauteur de la symapthie qu'ils inspirent. Enfin, le film jouit d'une séquence centrale extrêmement spectaculaire, une éruption volcanique inspirée par la catastrophe du mont St Helens, qui est encore aujourd'hui une des plus spectaculaires jamais vues à l'écran.

Si tu aimes tu peux taper sur : Les autres films de Donaldson, qui a tout même emballé  quelques  jolies réussites dans le domaine de la série B, notamment La Mutante ou encore Braquage à l'anglaise.

 

photo, Pierce Brosnan"Hors de question que je sauve le monde dans une voiture dégueulasse"

 

ONG BAK 

Sur qui ça tape : Sur tous les malheureux qui ont la mauvaise idée de s'interposer entre Ting et le bouddha sacré volé à son village. Et ça fait beaucoup de monde.

Pourquoi ça tape bien : En 2004, le film de Prachya Pinkaew imposa au cinéma d'action occidental un choc comparable à celui que provoqué plus récemment par The Raid. Très abouti techniquement, doté d'un postulat on ne peut plus simple, le métrage éclatait tout sur son passage, en apportant sous des latitudes qui n'en étaient pas familières une autre manière de chorégrpahier, exécuter et penser l'action. Plus physique que beaucoup de films d'alors (la mode des super-héros accélérait gentiment), Ong-Bak rappelle soudain combien une "simple" cascade peut-être plus impactante que n'importe quelle bestiole numérique.

Pour beaucoup de cinéphages européens, ce sera aussi la découverte d'un décor qu'ils connaissent peu, à savoir Bangkok, qui offre à la caméra une multitude de couleurs, de textures et d'espaces, qui pouvaient alors sembler novateur. Autre bonheur, c'est l'avènement de Tony Jaa, formidable acteur martial, qui livre ici une de ses plus impressionnantes performances.

Si tu aimes tu peux taper sur : Sa suite, très différente et trop peu connue, qui tranche beaucoup avec le premier opus, mais Ong-bak 2, la naissance du dragon ne doit pas être sous-estimé.

 

photo, Tony JaaNon mais rendez-lui son bouddha sérieux

 

WANTED

Sur qui ça tape : Sur des assassins et des méchants, organisés en confrérie bizarroïdes, où on fait rien que se flinguer et manipulant les trajectoires des balles.

Pourquoi ça tape bien : Les films de Timur Bekmambetov sont de curieux ovnis. A bien des égards, leur épaisseur, leur vulgarité, voire leur connerie prohylactique, sont toujours sur le point de les rendre irregardables, et pourtant, difficile de se les sortir de la tête. S'il n'a pas le génie graphique d'un Michael Bay, le cinéaste russe est à la fois un expérimentateur extrêmement stimulant, qui redéploie, redéfinit et tente tout ce qu'il peut en matière d'effets spéciaux, mais aussi un fou furieux complètement décomplexé.

Il a beau sacrifier ici la complexité du comics qu'il adapte, il était probablement le seul à pouvoir émuler l'énergie de ses cases, à en assumer la violence et à tenir ce terrain de jeu. James McAvoy et Angelina Jolie ne s'y sont d'ailleurs pas trompés, tant ils nous offrent une belle leçon d'énergie et de cabotinage.

Si tu aimes tu peux taper sur : Free Fire, moins fantasque en apparence, mais complètement taré.

 

photo, James McAvoy, Angelina JolieTu recause encore une fois du reboot de Tomb Raider, je t'arrache la trachée

 

commentaires

Patoche
05/05/2020 à 10:53

Étonné de ne pas voir dans votre sélection, un john Woo, une balle dans la tête par exemple.

saiyuk
04/05/2020 à 18:26

tous vu et dans ma liste perso je met Ong Bak (ca tatanne severe), Jack Reacher (le classisisme est un art), Collateral (Cruise y est electrique, et puis c'est Mann quoi...), a la poursuite d'octobre rouge parce que McTiernan et Sean Connery. Faudrait que je revoit Mise a prix je m'en souviens plus tres bien, les autres sont sympa mais a mon gout pas au niveau de ceux que j'ai nonmé. Et en effet Man on Fire est un pur régal.

Simon Riaux - Rédaction
04/05/2020 à 09:56

@Rialeb

Merci du signalement ! On est allés un peu vite et avec l'équipe réduite en ce moment, on est parfois plus susceptibles de se tromper, surtout quand on cause de films qu'on aime beaucoup, comme Jack Reacher.

VoodooVince
03/05/2020 à 22:41

À cause de vous je viens de lancer le Pic de Dante, plaisir coupable, j’aimais tellement ce film étant jeune/ado -)

ABDK17
03/05/2020 à 21:45

Dans la lignée d’Ong Bak, qui se souvient de Born To Fight ? Un Ong Bak avec des athlètes olympiques. Très très drôle dans mes souvenirs.

Rialeb
03/05/2020 à 21:02

Attention, JACK REACHER ne fait pas parti de l'offre Prime : c'est un titre payant à l'achat ou à la location. (Pour les autres films c'est ok)

Hank Hulé
03/05/2020 à 20:03

Man on fire aussi

frencesio123
03/05/2020 à 18:37

D'ailleurs, je trouve que l'élégance carrée de la mise en scène de McQuarrie pour "Jack Reacher" semble s'inspirer de celle de John McTiernan pour ses classiques comme "Die Hard" et "A la poursuite d'Octobre Rouge". Oui, les dialogues de "Jack Reacher" sont très drôles (voir la scène du bar où Jack a affaire à une jeune femme qu'il envoit bouler elle et ses "frères" à coup de répliques lance-pierres).

Marvelleux
03/05/2020 à 17:17

Ong Bak, excellent film

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