Le mal-aimé : Speed Racer, le désastre post-Matrix des Wachowski

Geoffrey Crété | 16 mai 2020
Geoffrey Crété | 16 mai 2020

Parce que le cinéma est un univers à géométrie variable, soumis aux modes et à la mauvaise foi, Ecran Large se pose en sauveur de la cinéphilie avec cette rubrique. Le but : sauver des abîmes un film oublié, mésestimé, amoché par la critique, le public, ou les deux à sa sortie. Démarrage immédiat avec Speed Racer, le trip dingo des Wachowski.

  

Affiche française

"Ni speed ni racé du tout" (Libération)

"Entre Spy kids 3 et La Coccinelle revient" (L'Ecran fantastique)

"L'équivalent esthétique d'aiguilles dans les yeux : vraiment douloureux et curieusement paralysant" (Wall Street Journal)

"Même le public visé des enfants de 10 ans pourrait avoir quelques sursauts du sommeil face à 135 infernales minutes où les Wachowski vomissent leurs rêves barbe à papa" (Rolling Stone)

  

 

 

LE RÉSUMÉ EXPRESS

Speed Racer, 18 ans, a la course dans le sang comme son père, qui tient une écurie indépendante, et son frère Rex, mort sur un circuit. Il attire l'attention de Royalton, PDG d'une puissante écurie. Speed refuse son offre généreuse, et Royalton s'énerve : il promet qu'il le détruira, au nom du dieu dollar.

Speed accepte d'aider Togokhan, une écurie concurrente, à remporter la dangereuse course où son frère a été tué, en échange d'un moyen d'attaquer Royalton. Il s'allie avec le mystérieux Racer X, et ensemble ils gagnent. Mais Speed a été berné : Togokhan l'a utilisé au nom du dieu dollar.

Définitivement seul, Speed affronte Royalton et le système lors du Grand Prix. Il gagne, et prouve au passage que Royalton est un pourri. Tout est bien fini bien, d'autant que Racer X se révèle être son frère, qui a simplement changé de visage pour sauver l'honneur de sa famille.

FIN

 

photo, John Goodman, Susan SarandonSusan Sarandon et John Goodman sont les parents de Speed

   

LES COULISSES

A l'origine, il y a Mach GoGoGo, manga de 1966 de Tatsuo Yoshida, qui en tire lui-même un anime dans la foulée. C'est un énorme succès, rapidement exporté aux Etats-Unis, avec quelques modifications (les noms, le rythme). Ainsi est né Speed Racer. La série est rediffusée avec quelques modifications encore au début des années 90. Tatsunoko fera de même en 1997, avec une modernisation de sa création, que les Etats-Unis reprendra sous le titre Speed Racer X. Bref, c'est une petite usine à succès.

Et dès le début des années 90, l'idée d'adapter Speed Racer en film est là, puisque la Warner Bros. a acheté les droits. Ce sera le début d'une longue période de développement compliqué, avec plusieurs tentatives, annonces, et coups de frein. Une version réalisée par Julien Temple et avec Johnny Depp dans le premier rôle était lancée, avec un scénario de J.J. Abrams, mais tout sera annulé à cause d'un budget trop élevé. En 1997, la productrice Lauren Shuler Donner disait à Variety : "Le problème, c'est que le film était conçu avec un trop gros budget. Il y avait une rivalité avec un méchant, et ces scènes auraient coûté une fortune." A cette époque, la machine est officiellement relancée avec Alfonso Cuarón, et la décision de se recentrer sur la famille du héros et ses courses. Là encore, ça ne se fera pas.

En 2000, Hype Williams est engagé, sans que la course ne commence. En 2004, c'est étonnamment Vince Vaughn qui relance tout, après avoir présenté sa vision du projet, où il tient le rôle de Racer X, le grand frère du héros. Là encore, avec une prudence côté budget puisque l'histoire est plus axée sur la famille que le grand spectacle. Encore une fois, échec, le projet stagne et il s'en va.

 

photoM'adapter ? Cours toujours

 

Entre temps, la Warner a été secouée par la vague Matrix. Les Wachowski ont créé un phénomène incroyable, visuellement révolutionnaire, et Matrix Reloaded et Matrix Revolutions, tournés en un bloc, ont été un événement massif en 2003. Le studio serait bien bête de laisser filer le duo vers les concurrents pour leur prochain film, et ainsi revient Speed Racer.

Tout est parti de leur producteur Joel Silver, lié au projet depuis des années, via Silver Pictures au début des années 90. Les Wachowski viennent à lui avec une idée pour adapter Speed Racer, comme expliqué par le producteur à Collider à l'époque : "Elles avaient cette idée de faire ce qu'elles présentaient comme un film d'animation en prises de vue réelle, et c'est ce que le film est. Elles m'ont dit qu'elles voulaient me montrer ce qu'elles avaient en tête, et que si le studio aimait, elles savaient comment faire ce film. Sinon, elles feraient autre chose."

Silver raconte que les Wachowski ont créé une vidéo de 5 minutes avec l'équipe des effets spéciaux de Matrix : une séquence de course, pour donner un aperçu de leur Speed Racer aux pontes de la Warner. "Quand la lumière s'est rallumée, tout le monde est resté silencieux, et quelqu'un du studio a fini par dire, 'Qu'est-ce que c'est ? C'est Qui veut la peau de Roger Rabbit ? C'est un film d'animation, ou en prise de vue réelle ?'. Et les Wachowski ont répondu, 'C'est tout simplement à ça que ça ressemblerait. Prenez le risque.'" Dès le départ, le duo a clairement en tête un film familial pur, une première dans leur carrière lancée avec Bound.

Silver explique aussi le choix de ne pas aller dans la 3D : "On a parlé de le faire en 3D. Il n'y a pas assez de cinémas actuellement pour que ça vaille le coup."

 

photoQui vaut le peau de Racer X ?

 

Beaucoup de noms circulent pour les premiers rôles. Shia LaBeoufJoseph Gordon-Levitt ou encore Zac Efron sont évoqués avant qu'Emile Hirsch ne soit casté. Christina Ricci est choisie pour Trixie, apparemment face à Rose McGowanElisha Cuthbert et Kate MaraKeanu Reeves, lui, aurait refusé le rôle de Racer X.

Le tournage a lieu pendant l'été 2007 en Allemagne, en studio, en partie pour des raisons d'aide qui viennent alléger le budget estimé à 120 millions - quelques dizaines de moins qu'une suite de Matrix tout de même. Tout est filmé sur fond vert pendant 60 jours, en haute définition. Les Wachowski veulent absolument réutiliser des musiques et bruitages de la série originale.

 

Photo Emile HirschEmile Hirsch est Speed Racer

 

LE BOX-OFFICE

Echec cuisant. Speed Racer a officiellement coûté dans les 120 millions de dollars. Le marketing aurait coûté au moins 80 autres millions, selon Variety, soit une enveloppe de 200 millions (voire 250 selon le Los Angeles Times), partagée entre Warner Bros. et Village Roadshow. Sachant que le développement seul du film, pendant quasi vingt-ans, a aussi coûté de l'argent (environ 20 millions, selon Variety).

Le film a terminé sa carrière aux alentours de 93 millions en 2008 : moins de 44 aux Etats-Unis, et une cinquantaine dans le reste du monde. Même en Asie, le film se plante, avec quelques millions seulement au Japon. Soit une grosse perte pour la Warner, estimée à quasi 100 millions.

C'est sans surprise très loin des trois Matrix, qui ont engrangé entre 427 et 742 millions par film. Mais c'est néanmoins dans une forme de continuité puisque le succès de Matrix Revolutions, le troisième, est inférieur au premier (460 millions) et à Reloaded (742 millions).

 

photoLe public entier dont rêvait le studio

 

La promo sera en grande partie jugée responsable du flop. Sue Kroll, boss du département marketing du studio, reconnaîtra à la sortie la grande surprise face au score, malgré une très grosse campagne menée pour attirer le jeune public et notamment les garçons, avec quantité de partenariats sur des jouets et babioles dans tous les sens. Un jeu vidéo sort même en parallèle du blockbuster.

Mais attirer des enfants qui ne connaissent pas la série animée ou les mangas, et leurs parents qui regardent ce machin tout numérique très loin d'un dessin animé, a sans surprise été une mission impossible.

L'une des raisons porte un nom : Iron Man. Sorti une semaine avant, visant un public très proche de Speed Racer, le film Marvel a tout écrasé. La Warner avait avancé la sortie du film, pour éviter Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal, mais avait sous-estimé le super-héros. Mais au-delà de ça, le public n'a simplement pas répondu : aux Etats-Unis, même la comédie Jackpot avec Cameron Diaz a mieux démarré.

 

photoTrop de concurrents sur la ligne de départ box-office

 

Une suite était envisagée, et Joel Silver assurait que les Wachowski avaient déjà en tête l'histoire. Mais le public en décidera autrement et le box-office parlera en leur nom.

En promo pour Cloud Atlas, Lana Wachowski revenait pour Collider sur cet échec commercial et surtout, ce pari risqué : "On savait que le film était dangereux parce qu'il vient de notre nature d'artistes très visuels, souvent attirés par des idées qui nous stimulent visuellement, et malheureusement on travaille dans l'un des mediums les plus rigides d'un point de vue esthétique. Si on va dans une galerie d'art, particulièrement d'art moderne, ou n'importe quel musée, on va être confronté à une incroyable variété de possibilités esthétiques. Et au cinéma, presque tous les films se ressemblent. Peut-être que ce sera un peu plus vert, ou un peu plus sombre, mais au fond tout est identique."

A noter également que le duo ayant le final cut, le studio n'a pas eu son mot à dire. La rumeur dit qu'ils voulaient couper 15 minutes pour passer sous la barre des deux heures.

Malgré ses ambitions, Speed Racer aura donc fini avec Capitaine Sky et le monde de demain (qui mérite lui aussi d'être réévalué) dans le cimetière des projets technologiquement très ambitieux, mais rejetés par le public.

 

photo, Christina RicciChristina Ricci dans un look irrésistible

 

LE MEILLEUR

Speed Racer s'ouvre sur un kaléidoscope de couleurs dignes d'un mauvais trip sous LSD, qui devance même le logo du studio Warner Bros. L'annonce est claire : regarder le film des Wachowski, c'est plonger dans un puits arc-en-ciel, dans une dimension parallèle avec ses propres règles.

Le premier quart d'heure est à ce titre une décharge féroce et une gifle : assemblage de deux courses et d'une somme de flashbacks pour raconter le héros, sa famille, son univers et les enjeux, l'introduction est d'une efficacité qui frôle l'hystérie. Les Wachowski déploient une énergie sensationnelle pour emballer cette adaptation pop unique en son genre, avec un soin évident apporté au montage et à la direction artistique : des costumes à la palette de couleurs, chaque image contient toute la folie grotesque et irrésistible de l'aventure.

 

PhotoRéaction après 4 minutes de film

 

Il y a une volonté spectaculaire d'occuper tout l'espace, de combler chaque parcelle de l'image et chaque seconde de vide, pour former une aventure outrancière qui déborde de tous les côtés. L'exercice est plus que périlleux, et déraille à plusieurs reprises, mais il y a comme une harmonie du chaos à l'œuvre dans Speed Racer.

L'aspect délibérément campy et la logique de jeu vidéo intégrée au scénario (le méchant qui utilise une manette et un écran dans son super camion pour tirer sur une voiture, le tutorial de Speed où il apprend à utiliser les touches A et B pour diriger son véhicule) participent à faire de la superproduction un objet extraordinaire, qui semble être tout droit sorti de l'imagination des Wachowski sans passer par le filtre du studio qui façonne le mainstream ordinaire.

Cartoonesque au possible, avec la coupe de cheveux de Christina Ricci et les bulles qui permettent aux pilotes de survivre, Speed Racer est un plaisir régressif trop rare et trop audacieux pour être rejeté en bloc. D'autant que la chose ne se prend pas trop au sérieux, comme en témoigne le montage parallèle entre Speed qui apprend la terrible vérité sur Royalton, et son petit frère en pleine mission sucreries qui s'échappe au rythme de Free Bird.

 

photoUn beau duo

 

C'est également parce que l'histoire semble raconter Hollywood que le film a une valeur certaine. Speed Racer reste ainsi l'histoire d'une famille qui affronte une compagnie surpuissante incarnant l'impitoyable système, capable de briser des vies et des rêves pour acquérir dollars et pouvoir. "Les gens comme vous ont bien trop d'argent. Quand on a tant d'argent, on commence à se dire qu'on peut ne pas suivre les règles que tous les autres respectent", rétorque le bon et honnête père de famille interprété par John Goodman, au PDG de la diabolique Royalton. L'intérêt de l'homme d'affaires machiavélique pour les courses ("de l'art", précise la mère du héros) n'est qu'un leurre, et Speed devra se battre pour protéger la pureté de son engagement et son amour véritable des bolides.

 

photoLa tête dans les étoiles CGI

 

Que Speed Racer ait été financé par un studio nommé Warner Bros. (pour brothers) et mis en scène par deux membres d'une même famille, est à remettre au centre de l'intrigue. Derrière l'aventure naïve et colorée, il y a l'histoire d'une trahison (des grands patrons aux soi-disant frères sur le terrain), de la lutte entre les petites entreprises familiales et les mastodontes de la bourse, du cauchemar du business et du marketing (les Wachowski rejettent l'idée de la promotion, et leur contrat stipulait une absence d'interview).

C'est sûrement pour cette raison que derrière la bulle pop et la tartine numérique, une émotion apparaît finalement, faisant de Speed Racer un blockbuster moins bête, moins vide et moins enfantin qu'il n'y paraît.

 

photoLa course à l'amour de l'an 2000

 

LE PIRE

Pour celui qui n'adhère pas à l'univers pop et coloré, Speed Racer sera une torture. Pour celui qui attendait une aventure aussi dense et grandiose que Matrix, Speed Racer sera une déception. Pour celui qui ne supporte par l'humour de dessin animé, Speed Racer sera insupportable. Il y a beaucoup de raisons d'être refroidi, repoussé, surpris, désarçonné, et donc exaspéré par le film des Wachowski, qui ne rentre dans aucune case classique du spectacle hollywoodien.

Un peu trop hystérique pour les enfants et trop candide pour les adultes, le film se retrouve dans les limbes, s'adressant à tout le monde et personne à la fois. Difficile d'en vouloir à celui qui lèvera les yeux au ciel à chaque apparition du petit frère et son chimpanzé, aura envie de vomir face aux CGI criardes, ou de dormir face à une intrigue cousue de fil blanc. 

 

PhotoJohn Goodman prêt pour la suite de Super Mario Bros.

 

En plus de partis pris forts, qui ne pouvaient que gêner ou exaspérer une partie du public, le blockbuster des Wachowski est sans nul doute arrivé trop tôt. Un an après est arrivé le phénomène Avatar, et avec lui une dynamique un brin ridicule de films en 3D. Speed Racer aurait certainement pu en bénéficier, et les cinéastes de Matrix profiter de cet outil pour nourrir leur univers bariolé qui joue sur la profondeur et les juxtapositions des couches et images. L'aspect ludique de l'aventure aurait été décuplé.

En l'état, leur superproduction reste un objet unique en son genre. C'est l'overdose faite film, où chaque plan est réhaussé par des effets de style, des surimpressions, des collages numériques, quitte à polluer l'image et noyer les dialogues et les acteurs. C'est le remplissage à l'excès, à un degré ahurissant qui donne le tournis. C'est un spectacle façonné par deux passionnés qui ont obtenu une liberté folle, pour le meilleur et pour le pire.

  

RETROUVEZ L'INTEGRALITE DES MAL-AIMES DANS NOTRE RAYON NOSTALGIE

 

photoLa victoire que le film n'a pas eu à sa sortie

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commentaires

Caracalla
22/05/2020 à 21:45

Zapan : Tu ne peux pas légitimement qualifier ce film de nanar (vas te refaire les films de Mattéi, Franco ou Boll) c'est juste un énorme abus de langage. Un nanar c'est pas ça.

Pourtant je comprends, jamais un film ne m'a autant laissé perplexe. Il y a des choses que j'ai adoré et d'autres que j'ai détesté. Un visionnage en dents de scie du début à la fin, que j'ai failli interrompre plusieurs fois tant certaines scènes me semblaient infiniment longues et lourdes.

Je pense que les Wachowski sont arrivé au résultat qu'elles espéraient ( tout l'inverse de la genèse d'un nanar ) mais leurs tentative nous a laissé sur le côté.

Par contre les inscrust' de 300 réussies ? Euhhh bon c'est un autre débat ...

Zapan
19/05/2020 à 15:21

@ La rédac.

Et bien merci de clarifier tout ça.

Geoffrey Crété - Rédaction
18/05/2020 à 00:17

@Zapan

Non, il s'agit simplement de quelques ratés de notre bot anti spam qui, parmi les centaines de spams filtrés de manière pertinente, attrape parfois quelques messages normaux. J'ai été republier votre commentaire, ce n'était qu'un incident.

Aucun problème avec les désaccords, sinon la rubrique commentaires ressemblerait à autre chose vu la somme d'attaques-débats-réactions opposées qu'on voit au quotidien, et avec lesquelles on essaie d’interagir au maximum, même le soir et le week-end (pour preuve, ce message). D'autant qu'on répète constamment que dans l'équipe, personne n'est d'accord.
Aucune problématique de "once de vérité", on est ici dans le royaume des avis, rien de plus. Libre à vous de trouver que Speed Racer est un navet, c'est de toute façon un avis très courant (d'où la rubrique). Mais Cloud Atlas est loin d'être "oublié"... on en entend d'ailleurs plus souvent parler que de Bound, si jamais c'est censé être un critère. Et on n'y voit aucune raison de crier "mon dieu", c'est tout de même intéressant, sain et riche ces débats et profonds désaccords. Encore une fois, personne n'a raison ou tort.
Et aucune tolérance avec les messages racistes, misogynes et compagnie (parce que je ne vois pas dans quel monde on préfère les insultes aux désaccords, pour les raisons précédemment citées) : on les modère à la main (ce qui est une mission très lourde, donc on fait au mieux), on a publié un paquet d'articles sur ces sujets (où on a été insultés plus ou moins frontalement, et étiquetés de propagande LGBT féministo-gaucho-blabla), et on fait suffisamment bien la modération pour être qualifiés de méchants censeurs tous les 3 jours.

Zapan
18/05/2020 à 00:12

Ce film est un nanar. Pas pour les raisons citées ci-dessous mais c'est de la purée. On peut faire un film pour toute la famille sans prendre les gens pour des demeurés.
Avoir des fonds vert si moche déjà pour l'époque c'était dur (alors que 300 ou Sin City avaient montré qu'il étaient possible de faire des film 100% fonds verts à quoi... 3 - 4 ans plus tôt?)
Mais j'entends la foule d'admirateurs qui nous sortent aussi que Cloud Atlas est un chef-d'oeuvre... (tombez dans l'oubli aussi assez vite n'est ce pas?)
Mon dieu... il est loin le temps de Bound et Matrix 1.

Zapan
17/05/2020 à 23:46

@la rédac
Donc apparement mes commentaires posent problèmes. 2 ou 3 fois effacés dans la semaine pour donner son avis. Oui, certains films ou séries ne me plaisent moins qu'à vous. J'en déduis qu'une once de vérité se dégage de mes comments et que cela vous gêne.

Amusant mais enfantin... enfin, vous préférez sûrement les commentaires racistes, mysogines ou remplis d'insultes à ce que je peux lire des fois.

Alfred
17/05/2020 à 14:47

Un film curieusement bâti, un poil trop long à mon goût.
Mais les séquences de courses sont véritablement spectaculaires. Personne n'a fait mieux depuis.

Maze
16/05/2020 à 17:56

Je l'ai revu il y a peu. Encore un autre exemple du talent fou et de la créativité phénoménale des Wachowski. Triste époque qui voit des salles se remplir et le fric s'amonceller pour des Star Wars à la ramasse ou des Marveleries décérébrées, des produits formatés et que, pire que tout, l'on célèbre pendant que d'autres comme les Wachowski proposent chaque fois de VRAIS films de cinéma, plein à ras bord de sens, de sensations, de nouveautés et tout cela avec une générosité qui force le respect. Visiblement ça ne suffit pas. Quand à cinématographique on rajoute l'art, bien trop s'en détournent et se ruent sur le bégaiement infantile de Walt Disney Inc.

Le rol’
16/05/2020 à 16:51

Irregardable..
Humour niveau maternelle.
Yay...

ArtWave
15/03/2020 à 08:53

Franchement, quand il est sorti, j'étais fan de petites voitures et de course automobile . Ce film est pour moi un des meilleurs que je n'ai jamais vu.

Marco
20/07/2019 à 01:35

Speed Racer est un très bon film. Il est très dynamique on ne s'ennuie pas une minute. L'intrigue est très bien construite, le visuel est géniale ça change du film live classique. Les acteurs sont excellent et les Wachowski prouvé encore qu'ils sont des réalisateurs de génie.

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