De Docteur No à Skyfall : quel est le meilleur James Bond ?

La Rédaction | 19 octobre 2012
La Rédaction | 19 octobre 2012

Au moment où Skyfall s'apprête à sortir vendredi 26 octobre dans les salles du monde entier, la rédaction d'Ecran Large s'est lancée dans des séances de visionnage de l'intégralité de la saga (avec en prime le renegat, Jamais plus jamais). Le but : savoir quel était le meilleur des Bond ? On vous propose, pour chaque film, leurs atouts et défauts ainsi que la moyenne de chaque film.

 

Photo Daniel Craig

 

James Bond contre Dr No (1962)

(Moyenne rédaction Ecran Large : 3,9/5)

Les Plus : Etre le premier. La trouvaille Sean Connery, Bond pour l'éternité. Ursula Andress et son bikini blanc : le mythe des James Bond girls est né. Un titre de film qui claque. 

Les Moins : A le désavantage de poser les bases du mythe. S'il faut revoir un Bond avec Sean Connery, ce n'est pas vers lui qu'on se dirige en premier.

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Bons baisers de Russie (1963)

(Moyenne rédaction Ecran Large : 3,9/5)

Les Plus : Une séquence d'ouverture culottée (Bond qui meurt). Rober Shawn, un des méchants les plus charismatiques et coriaces que Bond ait jamais affronté. Un cran au dessus de Dr No notamment au niveau du récit et des péripéties. Un combat d'anthologie dans un compartiment de train.

Les moins : Entre Dr No (le premier) et Goldfinger (le meilleur), Bons Baisers de Russie a une place un peu batarde... Daniela Bianchi en espionne russe, on y croit moyen.

 

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Goldfinger (1964)

(Moyenne rédaction Ecran Large : 4,7/5)

Les plus : Tout le film ! L'Aston Martin, les gadgets, Oddjob et son chapeau, Jill Masterson et sa poussière d'or, Pussy Galore et ses lesbiennes volantes, Sean Connery à son top du cool, la chanson interprétée par Shirley Bassey, le laser castrateur d'Auric Goldfinger. Le meilleur Bond ? Dans la grande lignée classique, probablement. 

Les moins : C'est l'un des plus courts et il a placé la barre tellement haut et tellement tôt dans la série que depuis on est toujours un peu déçu de ne pas retrouver le même enthousiasme.

 

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Opération tonnerre (1965) 

(Moyenne rédaction Ecran Large : 4,2/5)

Les plus : L'un des Bond les plus mouvementés de l'histoire. Un final aquatique anthologique. Adolfo Celi en parfait méchant. La meilleure des James Bond girl françaises : Claudine Auger. Sean Connery au sommet de son art.

Les moins : On peut lui préférer la modernité de son remake, Jamais plus jamais.

 

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On ne vit que deux fois (1967)

(Moyenne rédaction Ecran Large : 3,5/5)

Les plus : L'ambiance japonaise, fort bien secondée par de superbes Bond Girls asiatiques. La base secrète dans le volcan qui aura marqué bien des cinéastes. Et surtout Donald Pleasance en Blofeld, le chef tant attendu du SPECTRE.

Les moins : Sean Connery s'ennuie et cela se voit. Le côté grandiloquent et BD commence ici à prendre totalement le pas sur le réalisme. Une moitié du film a pris un assez conséquent coup de vieux.

 

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Au service secret de sa majesté (1969)

(Moyenne rédaction Ecran Large : 4,2/5

Les plus : Le scénario, bien sûr, mené tambour battant jusqu'à l'hallucinante attaque finale qui enchaîne pas moins de 30 minutes d'action. La légèreté et la noirceur n'ont jamais été aussi bien dosées, et la conclusion, la plus déchirante de la saga demeurent inoubliable. Diana Rigg, égérie des années 60, est une Bond Girl pleine de personnalité et de charme. Enfin, John Barry signe peut-être la meilleure musique de la série. Pour beaucoup, c'est LE Bond culte.

Les moins : Lazenby n'est pas un grand acteur et il ne parvient jamais à faire oublier Sean Connery. Des petites maladresses de mise en scène et de rythme ici et là.

 

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Les Diamants sont éternels (1971)

(Moyenne rédaction Ecran Large : 3/5)

Les plus : Sean Connery revient. Quelques excellentes scènes viennent sortir le spectateur de sa torpeur. Jill St John est une Bond Girl très classe. Une nouvelle fois la chanson interprétée par Shirley Bassey est extraordinaire.

Les moins : Sean Connery revient...  pour quelques dollars de plus. Résultat : l'acteur déjà lassé depuis On ne vit que deux fois a clairement l'air de ne plus en avoir rien à cirer de 007. Tout est en deçà des épisodes précédents et c'est le premier Bond vraiment dispensable.

 

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Vivre et laisser mourir (1973)

 (Moyenne rédaction Ecran Large : 2,6/5)

Les plus : La chanson du générique écrite par Paul McCartney et son riff monstrueux. Roger Moore fait revivre la franchise, tout en y apportant tout son humour. L'ambiance vaudou, plutôt cool. La course sur les crocodiles et le passage en hors-bords.

Les moins : La série prend un tournant vers la gaudriole, l'auto-parodie et la carte postale poussiéreuse. L'ambiance black semble très opportuniste et donne dans le racisme gentillet. Une autre époque, une traversée du désert selon certains...

 

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L'Homme au pistolet d'or (1974)

(Moyenne rédaction Ecran Large : 2,8/5)

Les plus : Christopher Lee en méchant aux triples tétons, à la fois une idée jouissive et prodigieusement foirée. Le Dracula gothique en chemises hawaïennes, ce n'était pas forcément ce qu'on pouvait proposer de plus brillant. La cascade en voiture à 360°, l'un des morceaux de bravoure de la série. Britt Ekland est vraiment trop jolie.  

Les moins : Entre Roger Moore qui donne, déjà, l'impression d'être en vacances, et Christopher Lee qui se promène, la rencontre au sommet tourne rapidement court. L'ensemble est une tranquille capitalisation sur Vivre et laisser mourir et ce n'est pas non plus la meilleure des idées pour faire avancer 007.

 

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L'Espion qui m'aimait (1977)

(Moyenne rédaction Ecran Large : 3,7/5)  

Les plus : Le Meilleur des Roger Moore. Au niveau du récit, la meilleure James Bond girl de la saga : Barbara Bach volant presque la vedette à Bond. L'incroyable Lotus amphibie. Requin, un bad guy hors normes. Un autre bad guy charimastique (Curt Jürgens) et son repaire aquatique, l'un des plus impressionnants de la série.

Les moins : Une mise en scène pas à la hauteur. Le côté spectaculaire des scènes d'action a perdu, aujourd'hui, de son impact.

 

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Moonraker (1979)

(Moyenne rédaction Ecran Large : 3,2/5)   

Les plus : Ca devient n'importe quoi et ce n'est pas plus mal. Pour sortir de la routine, James Bond s'envoie en l'air, si tout le monde va voir Star Wars, autant en profiter. Lois Chiles est mimi, Michael Lonsdale a du charisme et Jaws est de retour.

Les moins : C'est vraiment n'importe quoi. Roger Moore fait déjà dans le burlesque pur. James Bond dans l'espace, enfin, franchement ?

 

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Rien que pour vos yeux (1981)

(Moyenne rédaction Ecran Large : 3,5/5)    

Les plus : On voyage beaucoup. Séquences d'action très variées. La dodoche jaune qui dévale la montagne. Carole Bouquet campe un personnage de Bond girl atypique.

Les moins : Roger Moore commence à faire sérieusement son âge. Visuellement, le film a pris un coup de vieux.

 

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Octopussy (1983)

(Moyenne rédaction Ecran Large : 3/5)     

Les plus : Le charme indéniable de l'Inde. Maud Adams qu'on est ravi de revoir en Bond girl. Louis Jourdan en méchant. Le harem féminin d'Octopussy. 

Les moins : trop de fantaisies. Moore en Bond, on n'y croit plus trop. Jamais plus jamais, le Bond dissident avec Sean Connery sorti la même année, est d'un toute autre niveau. John Glen a beau avoir réalisé 5 Bond, ce n'est pas un grand réalisateur et cela se voit. 

 

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Jamais plus jamais (1983)

(Moyenne rédaction Ecran Large : 3,6/5)    

Les plus : Le retour de Sean Connery. Un scénario qui a fait ses preuves avec Opération tonnerre. Un vrai cinéaste aux commandes (Irvin « Empire contre-attaque » Kershner). Kim Basinger en bond girl gentil et Barbara Carrera en bond girl méchante. Klaus Maria Brandauer en bad guy amoureux.

Les moins : Le poids des ans rattrapent parfois Sean. C'est un remake. Pour les puristes, ce n'est pas un Bond officiel.

 

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Dangereusement vôtre (1985)

(Moyenne rédaction Ecran Large : 2,8/5)    

Les plus : Un duo de bad guy charismatique : Christopher Walken-Grace Jones. La musique de Duran Duran. La séquence de la Tour Eiffel (c'est quand même nettement mieux que Rush hour 3). 

Les moins : Roger Moore à l'agonie. Le cinéma d'action a depuis longtemps dépassé le cinéma de papy Bond. Se revoit très difficilement aujourd'hui si ce n'est la nostalgie.

 

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Tuer n'est pas jouer (1987)

(Moyenne rédaction Ecran Large : 3,5/5)    

Les plus : Le renouveau et rajeunissement apporté par Timothy Dalton. Une James Bond girl mimi (Maryam d'Abo). Par rapport à Dangereusement vôtre, tout paraît mieux.

Les moins : Un bond qui s'oublie facilement. John Glen toujours aux commandes. Une production qui se cherche entre errements du passé et renouveau peu concluant.

 

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Permis de tuer (1989)

(Moyenne rédaction Ecran Large : 3,6/5)    

Les plus : Timothy Dalton, encore plus à l'aise avec son Bond gentiment shakespearien, se trouve coincé dans l'un des opus les plus bourrins de la série. On est en plein dans les 80's des gros bras et Bond s'adapte comme il peut, résultat le scénario est d'une rare médiocrité mais l'action est copieusement au rendez-vous. Robert Davi et Benicio del Toro font des méchants très cool.

Les moins : Timothy Dalton ne sera décidément jamais le bon Bond. Très daté et trop bas de plafond, le film ne se revoit vraiment bien que sur le plan de la nostalgie un peu coupable. Il s'agit déjà d'une grosse trahison de l'univers 007 qui prouve son impuissance à s'adapter, la série faillit y trouver sa fin définitive.

 

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GoldenEye

(Moyenne rédaction Ecran Large : 3,2/5)    

Les plus : Pierce Brosnan obtient enfin le costume de Bond et en profite pour ressusciter le personnage. Gros dépoussiérage de la franchise : fin de la Guerre Froide, féminisme, réalisme retrouvé sans pour autant  négliger le fun spectaculaire (la poursuite en tank !)... Famke Janssen en méchante SM est un personnage inoubliable qui continue à alimenter bien des fantasmes de fans.

Les moins : Le cul entre deux chaises, entre révolution et hommage, le film ne trouve pas toujours sa place et frustre sur tous les tableaux. On se réjouit de certaines idées pour mieux être déçus par d'autres. A l'époque on était heureux de retrouver l'agent secret, aujourd'hui les défauts du film ne sont que plus flagrants.

 

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Demain ne meurt jamais (1997)

(Moyenne rédaction Ecran Large : 3,1/5)  

Les plus : Jonathan Pryce, l'un des méchants les plus réussis et intéressants de la série. Le contraste entre la « bitch » Teri Hatcher et l'action woman Michelle Yeoh est bienvenu. Les scènes d'action sont grandioses, probablement trop pour leur propre bien...

Les moins : Bond commence à s'éloigner définitivement des anciens temps, téléphone portable multitâche, BMW, placements produits à l'excès... Passé le méchant, le film est prévisible et routinier, bien que faisant partie du haut du panier de la période Brosnan.

 

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Le monde ne suffit pas (1999)

(Moyenne rédaction Ecran Large : 3/5)    

Les plus : Pierce Brosnan a trouvé ses marques. L'héroïne de La Boum en James Bond girl. Denise Richards en scientifique. Une spectaculaire poursuite en bateaux sur la Tamise. 

Les moins : En méchant, Robert Carlyle en fait trop. Michael Apted n'est pas à l'aise derrière la caméra. Denise Richards en scientifique. A du mal à se distinguer de Demain ne meurt jamais.

 

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Meurs un autre jour (2002)

(Moyenne rédaction Ecran Large : 3/5)   

Les plus : Une ouverture musclée pour Bond qui rappelle Bons baisers de Russie. Pierce Brosnan offre une certaine idée du Bond idéal. L'hommage constant et explicite aux Bond antérieurs. Halle Berry et sa tenue Ursula Andress.

Les moins : des méchants nuls. Une profusion de gadgets. Un festival de placements publicitaires. Un final décevant.

 

 

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Casino Royale (2006)

(Moyenne rédaction Ecran Large : 3,4/5)    

Les plus : Daniel Craig, le meilleur Bond depuis Sean Connery. Le redémarrage de la série à son origine. Un univers plus sombre, plus contemporain. Des scènes d'action dantesques. Eva Green, belle à se damner.

Les moins : Pour les fans la trahison est partout, du choix de l'acteur (pas assez distingué) au manque de fantaisie de l'ensemble (accentué dans Quantum of Solace). Après un démarrage à fond la caisse, le film souffre d'une grosse baisse de régime. La partie de cartes ne passionnera qu'une minorité de spectateur et Le Chiffre n'est pas un méchant très mémorable.

 

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Quantum of solace (2008)

(Moyenne rédaction Ecran Large : 2,9/5)      

Les plus : La continuité avec Casino royale. Un Bond qui va à l'essentiel (1h45). Daniel Craig est parfaitement à l'aise et crédible en Bond. Olga Kurylenko est une des plus belles James Bond girls de l'histoire. Mathieu Amalric fait honneur à la tradition des méchants français dans la saga.

Les moins : Ce n'est plus Bond, c'est James Bourne. Marc Forster et son monteur à côté de la plaque.  Plus de gadgets. Une James Bond girl totalement chaste. Un final très décevant.  

 

Affiche française de Quantum of solace

 

Skyfall (2012)

(Moyenne rédaction Ecran Large : 3,8/5)

Les plus : Un concentré de 50 ans de James Bond, sous forme de reboot, une James Bond girl aussi surprenante que magnifique, un Javier Bardem en vilain aussi drôle que jouissivement inquiétant, le premier Bong « gay friendly », une photo au look pop et à l'esthétique magnifique, pas ou peu d'action, Daniel Craig pour un Bond aussi vulnérable que dangereux, pas ou peu de gadgets.  

Les moins : Pas un vrai Bond pour le fan de base : pas ou peu de gadgets, un « vilain » qui connaît l'histoire à l'avance, pas de vraie (bonne) James Bond Girl, pas d'action, une histoire de vengeance banale et même pas badass.

 

Affiche définitive française

 

commentaires

Solo
21/12/2018 à 19:25

Pas mal,seulement, Dangereusement vôtre est un excellent James bond, arrêtez de lui noircir son image !!. Mauvaise critique sur Skyfall, ce dernier est simplement légendaire. Perso, les Sean connery, bof bof.

Dreza
31/08/2017 à 22:03

Ma foi la note donnée à skyfall est réductrice. Vous l'avez si bien dit, c'est un 007 bien ficelé à la trame conjugeant toute sa symbolique d'origine sur fond dramatique et poétique. On a du mal à ne pas en dire autant de casino royale et de l'incorporation sulfureuse et rafraichissante de daniel craig en l'agent secret bcbg.

Geoffrey Crété - Rédaction
15/05/2017 à 19:52

@.

Vous avez parfaitement raison : ce sont les vestiges d'une autre époque Ecran Large. On les retire immédiatement.

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15/05/2017 à 19:33

Très limites les commentaires "les moins" de Skyfall!

toto
16/09/2015 à 17:24

C'est qui le prétentieux qui donne des notes subjectives !
Un ignorant de plus.

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