Après James Cameron, le studio a cherché le réalisateur capable de prendre la relève sur Terminator 3. Et un cinéaste de renom confirme avoir refusé.
Quand les producteurs de Terminator se sont lancés dans un troisième épisode, ils se sont retrouvés face au même mur insurmontable que ceux de Jurassic Park avant eux : qui pouvait remplacer le grand cinéaste à la manœuvre jusque là ? Qui pouvait gérer les dinos après Steven Spielberg et les robots après James Cameron ?
L’affaire a rapidement été pliée pour Jurassic Park 3. Des années plus tôt, Steven Spielberg avait promis à Joe Johnston de lui confier une suite s’il décidait de ne pas rempiler. Et c’était un choix plus que judicieux puisqu’il avait commencé sa carrière dans les effets visuels (il a reçu un Oscar pour Les Aventuriers de l’arche perdue) avant de passer derrière la caméra, avec de petits films comme Chérie, j’ai rétréci les gosses, Les Aventures de Rocketeer et Jumanji.
Les choses ont été bien plus compliquées pour Terminator 3. Entre les bastons autour des droits, les hésitations de James Cameron et les envies claires et nettes d’Arnold Schwarzenegger, le développement a trainé pendant des années. Et quand il a fallu choisir la personne qui allait finalement réaliser le blockbuster, beaucoup de noms ont circulé avant que Jonathan Mostow ne soit choisi. L’un d’eux confirme avoir refusé l’offre pourtant juteuse du studio.
TERMINATOR 3 FOIS RIEN
Si vous cherchez sur internet (source toujours très sûre) qui a failli réaliser Terminator 3, vous allez certainement tomber sur les noms de David Fincher, John McTiernan, ou encore Roland Emmerich. Ang Lee a de son côté confirmé qu’il avait été contacté, mais avait alors préféré se lancer dans la grande aventure Hulk. Et c’est au tour de Ridley Scott d’expliquer qu’il a lui aussi refusé de tâter du robot chez Terminator.
Dans un article de The Guardian, le réalisateur confirme cette vieille rumeur et fanfaronne (comme d’habitude) :
« Je suis fier de ça. J’ai refusé un salaire de 20 millions de dollars. Vous voyez, on ne m’achète pas, moi. Quelqu’un m’a dit, ‘Demande le même salaire qu’Arnold’. Je me suis dit, ‘Je vais essayer ça’. J’ai dit, ‘Je veux la même chose qu’Arnie’. Quand ils ont accepté, je me suis dit, ‘Merde’. »

Alors pourquoi a t-il refusé ? Parce qu’il n’avait aucune intention d’accepter :
« Mais je ne pouvais pas le faire. C’est pas mon truc. C’est comme faire un James Bond. L’essence d’un film James Bond, c’est d’être amusant et exagéré. Terminator, c’est du pur comics. J’aurais essayé de rendre ça réaliste. C’est pour ça qu’ils ne m’ont jamais demandé de faire un James Bond, parce que je pourrais tout foutre en l’air ».

Le studio a donc opté pour un réalisateur bien moins réputé : Jonathan Mostow, repéré avec Breakdown et U-571, et qui aurait été payé dans les 5 millions de dollars. De quoi faire une sacrée économie sur le budget de presque 190 millions de Terminator 3 : Le Soulèvement des machines. Ça peut sembler « normal » aujourd’hui, voire minuscule face aux coûts délirants de Fast X (près de 380 millions) ou Jurassic World 3 (potentiellement 465 millions), mais c’était énorme en 2003.
Ridley Scott, lui, a préféré continuer à tracer sa route et jongler entre les genres. Hannibal en 2001, La Chute du faucon noir en 2002, Les Associés en 2005, Kingdom of Heaven en 2005, Une grande année en 2006… avant de jouer avec ses propres robots dans Prometheus et Alien : Covenant.
Il n’a pas vu T2 sommet de SF dans une veine archi réaliste, avec des effets révolutionnaire au service du récit . Scott avec Gladiator est plus adepte du puisqu’on peu le faire .
Dommage, à l’époque il venait de faire Gladiator, le sous-estimé Hannibal et Black Hawk Down, il aurait pu le faire entre ce dernier et son chef-d’œuvre absolu – en version longue – Kingdom of Heaven à la place de l’oubliable Les Associés. Dans la même interview, Scott annonce qu’il va bientôt faire le remake de La Bataille d’Angleterre et Gladiator 3 est en développement donc le 2 ne bide pas contrairement à ce que j’avais pu lire ici et là.