Cobra : ce nanar culte des années 80 à la gloire de Stallone

Arnold Petit | 3 janvier 2021 - MAJ : 03/01/2021 13:21
Arnold Petit | 3 janvier 2021 - MAJ : 03/01/2021 13:21

Entre deux volets des sagas Rocky et Rambo, Sylvester Stallone a écrit Cobra, un nanar culte qui rend autant hommage à lui-même qu'à la fureur des années 80.

Grâce au légendaire John Rambo, Sylvester Stallone est devenu l’un des plus grands représentants du cinéma d’action bourrin des années 80 aux côtés d’Arnold Schwarzenegger quand il s'agissait de casser des bouches ou de tirer à la sulfateuse sur des criminels sanguinaires (et souvent communistes) en retournant une ville entière, avant que les Bruce Willis et autres Steven Seagal ne leur emboîtent le pas.

Cette époque de tous les excès, à laquelle certains repensent avec nostalgie, est contenue dans un seul long-métrage : Cobra. Un film écrit par Stallone pour Stallone, avec Stallone qui fait du Stallone comme personne d’autre ne peut le faire.

 

photoMarion Cobretti, alias Cobra

 

T’ES UN TIREUR À LA CON ET J’AI HORREUR DES TIREURS À LA CON

En 1986, Sylvester Stallone règne sans partage sur Hollywood. Après Rambo II et Rocky IV qui se sont installés derrière Retour vers le Futur au box-office domestique et mondial l’année précédente en réunissant tous les deux plus de 300 millions de dollars de recettes à l’international, son statut de superstar est encore un peu plus renforcé et son ego démesuré. L’acteur peut désormais se permettre de faire à peu près tout ce qu’il veut et il ne va pas se gêner.

En reprenant le script qu’il avait imaginé pour Le Flic de Beverly Hills (et que la Paramount a refusé pour son coût excessif et sa violence décomplexée), il élabore un scénario inspiré (très librement) du roman Un flic pas tellement sale de Paula Gosling, avec un héros taillé par et pour lui : le lieutenant Marion Cobretti, membre de la brigade des zombies, qui possède un flingue avec un cobra sur la crosse, découpe sa pizza froide avec une cisaille et dégomme les criminels avec son allumette au coin de la bouche. Un flic sans peurs, badass des lunettes fumées jusqu’aux gants, qui tire d’abord, puis parle après.

Imbu de lui-même jusqu’au bout, il fait même en sorte que son personnage conduise sa voiture et s’amourache de sa future ex-femme, Brigitte Nielsen, à qui il confie le rôle d'Ingrid Knudsen, le témoin que Cobra doit protéger d'une bande de tueurs psychotiques. Pour donner vie à son projet, il va toquer à la porte de Menahem Golan et Yoram Globus, qui avaient bousculé Hollywood avec Cannon Group en multipliant les films à gros budget entre porno soft, film de ninjas, série B et cinéma d’auteur. Le studio s’associe à la Warner pour assumer le budget de 25 millions et après un tournage sur lequel George P. Cosmatos a suivi les ordres et les directives d’un Stallone qui continuait d’étaler son ego en même temps que sa relation avec Brigitte Nielsen, le film sort en mai 1986.

 

photoUne petite rasade entre deux prises d'otages

 

Stallone voulait que Cobra soit une sorte de cow-boy des temps modernes. Même s’il porte des bottes et fait tourner son flingue entre ses doigts avant de le remettre dans son étui, ce flic aux méthodes plus qu’expéditives s’apparente surtout à un Inspecteur Harry sous cocaïne, qui veut tellement faire respecter la loi qu’il est prêt à l’enfreindre afin de protéger les honnêtes citoyens, la veuve et l’orphelin.

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commentaires

Pat Rick
05/01/2021 à 19:43

Ce n'est pas vraiment un nanar car Cosmatos n'est pas un manchot et réalise très bien ses scènes d'action.
Une série B kitch plutôt.

tnecniv
05/01/2021 à 15:13

@captp , je ne pense pas que ce nanar soit aussi puant que le mépris ressortant de ton commentaire, certes ça n'est pas un grand film , mais ton mépris en filigrane me dérange bien plus que cette scène où il rentre chez lui en allumant la lumière alors qu'il fait encore jour...

tnecniv
05/01/2021 à 14:56

@ Ludogino , personnellement je vois ce film comme un nanar et pourtant j'arrive pas à le détester, loin de là , ç

LudoGino
05/01/2021 à 03:25

Ce film un nanar ? Mais je rêve !!! Mais sérieusement les gens ont quoi dans la tête ! Ce film est magnifique je pense qu'il faudrait arrêter de déconner et de donner le titre de nanar à n'importe quoi et n'importe quand ! C'est pas respectueux du tout ! Je suis désoler mais un nanar c'est style les chtis la c'est un nanar mais pas ce film magnifique qu'est Cobra !

Flicouille
04/01/2021 à 17:37

La critique est facile. Chacun y voit ce qu'il veut dans ce film.
Tout le monde n'a pas fait de hautes études, il y aura toujours des fils a papa cultivés qui resteront a la maison lors des guerres et des sans dents qui iront crever la gueule ouverte dans les tranchées. Sly est parti de rien et ce nanar beaucoup auraient aimé le faire.

Luigi
04/01/2021 à 17:30

@ Ola C'est Jean Beauvoir ,et il est né à Chicago ses parents sont d'origine Haïtienne.

jdakota
04/01/2021 à 14:43

"Si t'avance, je fais sauter le magasin !"
"J'm'en fous. J'irai faire mes courses ailleurs... "

Sly junior
04/01/2021 à 11:06

Le nanar des années 80
Il a reussit dans la vie avec un cent
et ce cent là il l 'a gagné à la sueur de sont front .
Sans oublié qu ' il a été SDF
qui veut dire sans difficultés financières...

ola
04/01/2021 à 10:52

l'anécdote ; la bande original de ce trés bon film ( a réserver a un public averti ) est signé par un interpréte franco-jamaicain : jean de beauvoir , un des tube de l'année 1986 .

carlo
04/01/2021 à 10:40

si seulement nos gouvernants en prenaient un peu modéle , il y aurait moins de crapules dans ce pays et l'insécurité serait quasi-nul

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