Resident Evil : Retribution - critique

Laurent Pécha | 20 septembre 2012 - MAJ : 07/02/2020 12:42
Laurent Pécha | 20 septembre 2012 - MAJ : 07/02/2020 12:42

Et ça continue encore, encore. C'est que le début d'accord, d'accord. Francis Cabrel n'a pas composé la BO de Resident Evil 5 et pourtant la manière dont la franchise orchestrée par Paul W.S. Anderson n'a de cesse de se relancer en s'éloignant de plus en plus du concept initial inspiré du célèbre jeu vidéo, laisse dubitatif. 

Solide machine à rapporter du pognon (grâce avant tout à un coût de production très contrôlé, soit jamais plus de 65 millions de dollars de budget), la saga ne connaît aucune contrainte et semble être capable d'être éternelle du moment que Milla Jovovich acceptera de continuer à dégommer du bad guy à coup de flingues ou/et de high kick. Alors qu'importe au final si depuis les 30 premières minutes du premier épisode et quelques fulgurances « Mulcahyennes » lors de l'épisode 3, rien de bon n'est sorti des aventures d'Alice au pays d'Umbrella.

 

photo, Milla Jovovich

 

Et ce n'est pas ce nouvel opus qui va changer la donne même si il faut lui reconnaître une capacité à surpasser son sinistre prédécesseur. Un bien maigre exploit mais qui permet d'avoir enfin de l'action à se mettre sous la rétine à l'image de ce sympathique combat dans un couloir entre Milla et une horde de zombies qu'elle va massacrer en volant au ralenti dans les airs. Et il en faut du rythme et des péripéties pour tenter de noyer le poisson que constitue le scénario tarabiscotée (et le mot est bien faible ici) servant de véhicule au récit. En cherchant plus que jamais à coller à l'esprit du jeu vidéo en général, Anderson, sorte de Zack Snyder sans talent, nous plonge dans un univers régit par aucune contrainte si ce n'est son bon vouloir. Au point cette fois-ci, de se la jouer Fast & furious 5 en rappelant l'intégralité du casting des précédents épisodes pour une grande partie de castagne mâtinée de CGI souvent très laids et d'effets 3D racoleurs.

 

Affiche française

Résumé

Solidement débile, Resident Evil 5 et sa Milla qui a oublié de vieillir s'installent de plus en plus confortablement comme le pendant fantastique de la saga horrifique Saw avec cette faculté à se « réinventer » sans fin en respectant un cahier des charges bassement séduisant susceptible d'attirer en salles un public pour qui le cinéma est tout sauf un art. Au fait, le titre original de ce 5ème film, c’est « retribution ». Soit châtiment en français. On dit ça, on dit rien !

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