American Gods Episode 6 : le meurtre d'un Dieu

Alexandre Janowiak | 6 juin 2017 - MAJ : 09/03/2021 15:58
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Avec son dernier épisode, American Gods a enfin définit les véritables enjeux de ses personnages et développé plus en profondeur certains Dieux. La série a-t-elle continué dans sa lancée ? Attention spoilers !

 

 

COMING TO AMERICA AGAIN

Dans sa nouvelle vignette, American Gods nous offre une arrivée stressante d’immigrants mexicains chrétiens sur le sol américain. Alors qu’ils traversent le fleuve qui symbolise la frontière americo-mexicaine, l’un des migrants se noie. Heureusement il est sauvé par un homme aux cheveux longs, barbe fournie, "dont on connait déjà le nom" et qui marche sur l’eau.

Malheureusement, l’intervention de Jésus ne sera pas suffisante pour tous les sauver. Lorsqu’ils sont tous aux Etats-Unis, des personnes armées, chrétiennes également, les shootent un à un. Et dans la fusillade Jésus est tué aussi. Mais attention dans American Gods, Jésus n’est pas unique.

Comme l’avait dit Wednesday à Shadow en début de saison, chacun croit en son propre Jésus. Chaque personne à créer un Jésus personnel qui représente ses convictions. Loin d’être une façon de vivre ou de penser, la religion est clairement un prétexte pour justifier ses actes, des plus vertueux aux plus immoraux, selon American Gods.

 

PhotoLe Jésus mexicain, le premier Christ présenté dans la série.

 

FREE BULLET

Après s’être échappé du commissariat ravagé par les Dieux modernes, Shadow et Odin retournent à leur hôtel. Shadow avoue au vieux Dieu nordique qu’il a vu sa femme Laura avant d’être embarqué par la police. Odin fait semblant de ne pas le croire et les deux hommes reprennent leur route pour Vulcain alors que Laura essaye de les rattraper trop tard.

Déterminée à retrouver l’amour avec Shadow, Laura cherche une voiture pour les suivre. C’est à ce moment-là que le Leprechaun arrive. Il veut récupérer sa pièce et promet à Laura qu’il connait un gars qui peut vraiment la ressusciter (un autre Jésus ?). Les deux commencent alors à voler un taxi mais sont stoppés par le propriétaire : Salim (cf épisode 3). L’ancien vendeur de babioles cherche l’Ifrit. Sweeney le Dingue lui promet de dire où il est quand ils seront au Kentucky.

 

Photo Pablo Schreiber, Emily Browning"Passe-moi la pièce stp, j'ai trop la poisse en ce moment"

 

Sur la route, Wednesday extrait une créature du corps de l’ancien taulard blessé pendant sa fuite. Elle est liée à Mr. Wood, le Dieu de la forêt qui, voyant l’industrialisation du monde, s’est métamorphosé en tout autre chose. Quelques heures plus tard, les deux compères arrivent enfin à Vulcain, Virginie, une ville guidé par les armes à feux, pour convaincre l'ancien Dieu Vulcain (Corbin Bernsen) de les rejoindre dans la guerre. Mais Odin comprend finalement que son vieil ami l'a trahi et a prévenu les Dieux modernes de leur présence à Vulcain. Enervé, Wednesday tue Vulcain en lui tranchant la tête avec l'épée que venait de forger le Dieu du feu.

Entre temps, on comprend que Shadow a bel et bien des pouvoirs. Il arrive en effet à savoir où est Laura grâce à des visions. La jeune femme est allée voir sa famille une dernière fois. Enfin en chemin pour le Kentucky, les trois voyageurs Laura, Salim et Leprechaun s'arrêtent sur le bord de la route à l'aube pour prier.

 

Photo Corbin Bernsen, Ian McShaneVulcain n'aura pas fait long feu...

 

VISA POUR L'ENNUI

La semaine dernière, Bryan Fuller et Michael Green nous offraient assurément le meilleur épisode de cette première saison. Dynamique, riche et intrigant, Lemon Scented You relançait le show, sur une pente descendante depuis la diffusion du pilote. On espérait donc que cet épisode 6 soit dans la même veine, malheureusement c'est raté.

La série avance ses pions avec une telle lenteur qu'elle finit sérieusement par agacer. On peut clairement pardonner aux deux showrunners quelques errances au vu de la difficulté d'adaption du roman de Neil Gaiman. En revanche, il est difficilement compréhensible qu'ils se compliquent la tâche en développant Vulcain, un Dieu qui n'existe pas dans le bouquin originel. D'autant plus qu'il n'apparait finalement que quelques minutes avant d'être tué par Wednesday en personne. Avec un joyau d'une telle richesse entre les mains, ce choix est plus que discutable.

Enfin, cet épisode subit également la réalisation un peu fade d'Adam Kane. Le réalisateur nous a livré un des plus grands épisodes de la série Hannibal (Digestivo 3.7). Un talent oublié sur le plateau de l'ancienne série de Fuller. Certes, la conception de l'épée de Wednesday et le parcours des balles en mode Lord of War sont esthétiquement magnifiques, mais c'est bien tout ce qu'on retiendra visuellement de cet épisode.

 

La série phénomène de Starz retombe dans ses travers cette semaine et baisse même en qualité esthétiquement. A seulement deux épisodes de la fin de cette première saison, ce n'est pas le meilleur moyen de nous rassurer.

 

PhotoÇa fanfaronne un peu trop dans American Gods...

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commentaires lecteurs votre commentaire !
jean paul traitre
20/06/2017 à 10:37

c'est une ambiance road movie normal que l ambiance soit lente et l histoire prenne son temps :)

Alkmeon
07/06/2017 à 12:55

J'ai trouver intéressant pour le coup que l'on nous montre un dieu qui a accepté les proposition des nouveaux dieux.

StarLord
06/06/2017 à 17:52

Cet épisode m'a vraiment ennuyé. Toute la partie avec Vulcain est totalement inutile et ne fait rien avancer du tout. Comme EL je ne comprend pas ce choix... bref, un petit accroc qui n'enlève rien aux qualités de cette série que je trouve excellente, et j'ai hâte de voir ces (déjà...) 2 derniers épisodes!

Ashy Slashy
06/06/2017 à 16:46

Je vous comprend pas trop cette fois... A croire que vous faites du repassage ou bien vos comptes quand vous regardez un épisode de cette série.

La lenteur dont vous parlez n'existe qu'à travers votre propre visionnage. Elle n'est vraiment pas là ! Ou bien alors vous confondez lenteur et ne pas se presser.

L'ennui n'en parlons même pas, c'est l'une des premières séries de cette année que je trouve aussi dynamique et rafraîchissante.

Et pour ce qui est de la réalisation, là encore j'ai été bluffé par certains choix esthétiques et toutes les scènes du trio Laura/Sweeney/Salim qui ont un certain quelque chose d'incroyablement cool.

Je ne vais pas contester votre ressenti mais je suis vraiment surpris que ça ne vous botte pas plus que ça.

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