Daniel Craig et Marc Forster parlent de Quantum of solace

Jean-Noël Nicolau | 30 septembre 2008
Jean-Noël Nicolau | 30 septembre 2008

Nos confrères d'AlloCiné proposent aujourd'hui deux interviews passionnantes de Marc Forster et Daniel Craig, respectivement réalisateur et star de Quantum of Solace, le nouveau James Bond.

 

Daniel Craig répond par exemple à ceux qui veulent à tout prix le comparer à Sean Connery : «  Je ne suis pas Sean Connery. Il a créé un personnage de manière magistrale et ses films sont les reflets de leur époque. Je ne cherche pas à copier quoi que ce soit ou qui que ce soit. Laissez-nous le temps de vous montrer la progression que nous voulons donner au personnage. Plus nous avancerons, moins il sera uniquement question de physique, mais pour le moment, c'est ce que nous essayons d'explorer et c'est une aventure excitante. »

 

De plus, l'acteur confirme les différences entre Casino royale et Quantum of Solace : « Ce n'est certainement pas un Casino Royale 2. Nous avons voulu repartir sur la tension, l'élan initié par le précédent et conclure l'histoire mais Quantum of Solace n'est en aucune manière un autre Casino Royale. Il y a bien sûr toujours de l'action, et même plus, mais c'est surtout l'ambiance et le look général du film qui diffèrent. Marc Forster a un œil très particulier et il a amené avec lui un décorateur, un costumier... Quantum of Solace va encore plus loin, c'est clairement un nouveau pas en avant pour Bond. »

 

 

Quant à la collaboration avec notre Mathieu Almaric national, elle semble s'être déroulée à merveilles : « Je n'ai pas assez de mots pour vous parler de Mathieu. C'est un acteur magnifique, magnifique, magnifique et encore magnifique. Nous avons vraiment eu de la chance qu'il fasse partie de ce film. Il a apporté... une perversité qui lui est propre (rires) ! Il a une vision très particulière de la vie et l'a distillée dans Quantum of Solace. »

 

 

 

 

 

Mais les aspects les plus passionnants de ces entretiens proviennent sans doute des questions d'ordre politique. Pour un personnage comme Bond, la perspective d'une nouvelle Guerre Froide peut être considérée comme une bonne chose : « J'aimerais que ce ne soit pas le cas. Ce n'est pas comme si le monde ne nous fournissait pas déjà assez d'éléments pour nos histoires ! Nous sommes actuellement dans une période où le monde devient encore plus complexe. Peut-être que le prochain James Bond traitera de ces relations avec les services secrets russes, de bonnes relations je l'espère, contrairement à ce qui se passe dans la réalité. Les événements actuels sont du pain béni pour la littérature d'espionnage. J'espère que nous arriverons éventuellement à traiter cela de manière positive. »

 

 

Bien sûr, Daniel Craig reste le meilleur ambassadeur du personnage de Bond, mais aussi de ceux qui l'entourent : « Il faut que [les personnages secondaires] soient forts, existent, aient de l'épaisseur, qu'ils aient autant d'importance que mon personnage. Meilleur sera le personnage secondaire, meilleur sera James Bond. Et comme les gens autour de lui ont tendance à mourir... il est capital que le spectateur s'attache émotionnellement à eux. C'est de là que naissent essentiellement la peur et les émotions. »

 

Marc Forster, quant à lui, explique en quoi Quantum of Solace prend sa place dans la saga Bond : « J'avais le sentiment qu'il fallait que je crée ma propre version, ma propre interprétation de James Bond. Visuellement également, une nouvelle approche était nécessaire. Je me suis énormément inspiré des Bond des années 60 et j'ai tenté en même temps de le moderniser. Le film a un look un peu rétro, qui peut rappeler par exemple les décors créés pour Bons baisers de Russie et Au service secret de sa Majesté. »

 

   

Tout semble ainsi réuni pour faire de Quantum of Solace un James Bond mémorable et sans doute supérieur à Casino Royale.

 

 


 

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