Une année, un film : Les oeuvres qui ont marqué Rémi Bezançon (13)

Thomas Messias | 26 juillet 2008
Thomas Messias | 26 juillet 2008
Le 23 juillet 2008 est sorti Le premier jour du reste de ta vie, un film auquel on tient énormément à la rédaction d'Ecran Large (lire notre critique pour le moins dithyrambique ici). Pour mettre en avant notre énorme coup de cœur de l'année, on a décidé de donner la parole à son auteur. Tout juste âgé de 37 ans (voire 12 ans ½ quand on écoute son actrice Zabou Breitman en parler), Rémi Bezançon est un cinéaste qui aime et connaît le cinéma n'hésitant jamais à faire directement référence aux films qui l'ont marqué comme ce fut le cas dans Ma vie en l'air et encore plus dans son nouveau film.

 

On l'a donc soumis à un jeu pour le moins atroce : choisir un (et seulement un) film phare par année de sa vie et nous raconter pourquoi ce dernier a marqué sa vie de cinéphile (pour ce jeu, on tient compte de la sortie du film en salles françaises).


Jusqu'à la sortie du film, on vous propose tous les jours ses choix. En espérant que cela vous donne envie d'aller voir le sien...

 

 

 

1995
 
 
 

The shawshank redemption (Frank Darabont)

 

  

 

 

Impossible pour moi d’écrire ici le titre français complètement stupide trouvé par un stagiaire de chez ARP/UGC un soir de cuite, et tant pis pour ceux qui ne connaissent pas le titre original. Avec cette adaptation d’une nouvelle de Stephen King - encore lui !- Rita Hayworth and the Shawshank redemption, Frank Darabont signe un premier film parfait, sans aucune fausse note. Ses films suivants n’auront jamais la même grâce. Un one shot.

« Brooks was here... So was Red. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1996

 

 

Casino (Martin Scorsese)

 

 

J’avais commencé par choisir Se7en en me disant que Casino était un petit peu en dessous de Goodfellas, mais même un peu en dessous ce nouveau chef d’œuvre de Scorsese reste largement au dessus des autres films de 96. Et puis je voulais absolument parler de trois choses : de Sharon Stone qui montre à tout le monde l’énorme actrice qu’elle aurait pu être, du montage survolté de la surdouée Thelma Schoonmaker, monteuse attitrée de Scorsese depuis toujours (on ne parle pas assez du rôle décisif des monteuses dans la création d’un film) et du magnifique et terrible dernier plan du film sur le visage fatigué de Robert « Ace » De Niro, baigné par les mélancoliques violons du Thème de Camille composé par Georges Delerue pour Le mépris de Godard. Comme pour l’épilogue de La porte du paradis, on ne peut s’empêcher d’établir un parallèle avec le réalisateur qui, après ce film somme, aura du mal à retrouver sa grandeur d’antan.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autoportrait de Rémi Bezançon
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