Bande originale : Da Vinci Code

Stéphane Argentin | 19 mai 2006
Stéphane Argentin | 19 mai 2006

Depuis Cocoon en 1985, Ron Howard fait, à quelques rares exceptions près, presque systématiquement appel au même compositeur pour les musiques de ses films : James Horner, plus connu depuis 1998 sous le surnom de Mr. Titanic (Oscar de la Meilleure musique et de la Meilleure chanson cette année là). Mais pour son dernier long-métrage en date, l'adaptation très attendue du best-seller de Dan Brown le Da Vinci Code, le cinéaste fait équipe pour la seconde fois de sa carrière avec Hans Zimmer, 15 ans après leur seule et unique collaboration à ce jour sur Backdraft.

Plus coutumier des films des frères Scott (Tony et Ridley pour lesquels il a écrit la plupart des bandes originales) ou bien de Gore Verbinski (The Ring, Pirates des Caraïbes), ce compositeur d'origine allemande qui compte déjà une bonne centaine de scores à son actif mange également un peu à tous les râteliers depuis plus de 20 ans, alternant évocations guerrières (Le Roi Arthur, La Ligne rouge), comédies (Spanglish, Tout peut arriver), drames (Rain man, The Pledge), dessins animés (Le Roi Lion, Le Prince d'Égypte), ou encore films d'action pure jus, voire rentre-dedans (Rock, Broken arrow, Mission : Impossible 2).

Mais rentre-dedans n'est pas vraiment le premier mot qui vient à l'esprit à l'écoute de la bande originale du Da Vinci Code. Ennuyeuse, rébarbative ou encore répétitive seraient pour l'occasion beaucoup plus approprié tant Zimmer semble s'être littéralement pris les pieds dans le tapis. Ou plus précisément dans la toile. Car si replacée dans son contexte (à savoir le film), cette bande originale trouve parfaitement sa place, à savoir en adéquation avec un long-métrage long, ennuyeux et rébarbatif lui aussi, écoutée à part, c'est tout simplement près de 70 minutes de violons et autres vocalisations que l'on doit subir, nous donnant la plupart du temps l'impression d'écouter de la musique de chambre, de l'opérette ou bien d'assister à une messe dominicale (encore que, vu le sujet, rien de plus normal).

Quelques sursauts d'orgueil, correspondants à de brusques poussées d'adrénaline dans le film, nous sortent à intervalles réguliers de cette torpeur pour nous y replonger ensuite de plus bel avant le grand final (Chevaliers De Sangreal), version à peine revue des chants du Roi Arthur (de là à extrapoler sur le fait que Hans Zimmer ne fait que du recyclage depuis 20 ans maintenant, il n'y a qu'un pas), suivi d'un dernier chant évangélique (Kyrie for the Magdalene). La messe est dite : pour apprécier le Da Vinci Code, il est donc préférable de couper le son et les images pour retourner vers le livre de Dan Brown.

Track listing :
  1. Dies Mercurii I Martius
  2. L'Esprit Des Gabriel
  3. The Paschal Spiral
  4. Fructus Gravis
  5. Ad Arcana
  6. Malleus Maleficarum
  7. Ssalvete Virgines
  8. Daniel's 9th Cipher
  9. Poisoned Chalice
10. The Citrine Cross
11. Rose Of Arimathea
12. Beneath Alrischa
13. Chevaliers De Sangreal
14. Kyrie For The Magdalene

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