Les nouveautés films et séries à voir sur Amazon en octobre

La Rédaction | 10 octobre 2021
La Rédaction | 10 octobre 2021

Parce qu'il n'y a pas que Netflix dans ce monde et que d'autres plateformes voient leur catalogue grandir chaque jour, chaque semaine et chaque mois, on a décidé de faire le point sur les nouveautés prévues sur Amazon Prime VideoChaque début de mois, Ecran Large reviendra donc sur quelques nouveautés ajoutées par Amazon Prime Video dans son catalogue, films et séries confondus, originaux ou pas, dans une liste non exhaustive.

Alors, quels sont les films et les séries à ne pas manquer sur la plateforme de streaming en octobre ?

 

Photo Chris EvansAvec du jaune, notamment

 

DÉJÀ DISPONIBLE

Un nouveau printemps

Ça parle de quoi ? Après un coup de téléphone inattendu, Laura et son frère Elliot se précipitent dans la propriété familiale pour trouver leur mère, Lilly, gravement malade et vivant avec un bel et jeune étranger nommé Ted.

Pourquoi il faut le regarder ? Un nouveau printemps (Naked as We Came dans son titre original) est un film dramatique réalisé par Richard LeMay qui devrait parvenir à toucher quelques cordes sensibles chez son audience. Le sujet n’est pas la matriarche fatiguée et agonisante, mais bien sur les nombreux nœuds et chaînes émotionnelles qui relient les personnages. Si certains passages ont de quoi se révéler sources de malaise, le film semble parvenir à approcher une authenticité touchante dans certains dialogues moins recherchés et plus bruts.

Benjamin Weaver parvient à trouver une authenticité rappelant celle du rôle principal du long-métrage Le Cobaye, mettant en scène un adulte simplet tondant le gazon et les rapports qu'il entretient avec les habitants de son voisinage. Un nouveau printemps risque de marquer certains spectateurs et d’en laisser d’autres indifférents tant son synopsis évoquant des confrontations familiales chargées en intensité émotionnelle pourrait ou ne pourrait pas les renvoyer à leur propre vie familiale. Il mérite toutefois largement le coup d’œil de tous.

 

photo 2Un nouveau printemps pourrait être votre drame favori de ce début d'automne

 

Queenpins

Ça parle de quoi ? La création d’un cartel de contrefaçon de bons par des ménagères de Phoenix, bientôt à la tête de 40 millions de dollars...

Pourquoi il faut le regarder ? Il y a deux ans, STX films produisait la jolie surprise Queens, où Jennifer Lopez et Constance Wu (Crazy Rich Asians) jouaient deux strip-teaseuses qui décidaient de se lancer dans une vaste entreprise de dépouillage de leurs clients. Le rêve américain est bien mort enterré, et c'est sur ces cendres que s'édifient des empires à coup de triches et de petits arrangements avec la réalité. C'est ce postulat de base que partagent Queens et Queenpins

Mais là où Queens préférait jouer la carte du film d'arnaque basé sur une histoire vraie, Queenpins opte pour une approche beaucoup plus comique, laissant une vaste marge au duo Kristen Bell et Kirby Howell-Baptiste, qui semble clairement prendre son pied. Elles sont épaulées par Vince Vaughn et Paul Walter Hauser, qui est en train de progressivement s'imposer comme un second couteau comique incontournable. Le tout réalisé par le duo Gita Pullapilly - Aron Gaudet, déjà derrière Beneath the Harvest Sky, autre fable où commentaire social et dilemme intérieur s'entremêlent pour ne faire qu'un. 

 

 

Infinite

Ça parle de quoi ? Hanté par des souvenirs d'endroits inconnus, Evan McCauley rejoint un groupe secret de guerriers ressuscités : les Infinis. Il part en quête de réponses dans ses souvenirs qui sont la clé pour empêcher la destruction de l'humanité.

Pourquoi il faut le regarder ? Adapté du roman The Reincarnationist Papersle film frôle le nanar avec une nonchalance abrupte. À essayer de se la jouer un tiers Matrix, un tiers Highlander et un tiers Assassin's Creed, il ne sait plus quoi raconter et part dans tous les sens, avec une mise en scène tellement vue et revue qu'elle ne peut provoquer qu'une forme d'hilarité (liée au dépit, certes, mais au moins on en pleure pas). Un blockbuster qui n'a pas volé sa place sur petit écran.

On y trouve un Mark Wahlberg aussi paumé que dans Phénomènes (The Happening), comme si l'acteur n'avait tout simplement pas compris le concept scientifique du film. En ressort un cabotinage qui enfonce encore plus l'ensemble. C'est sans doute la malédiction de cet acteur, que de rejoindre un projet pour le faire partir en vrille, pour le meilleur comme pour le pire. Ici, c'est malheureusement pour le pire, mais il est toujours amusant de voir jusqu'où certaines productions peuvent s'enfoncer dans la gêne en pensant être percutante, subversive et spectaculaire.

Notre critique d'Infinite.

 

 

The Walking Dead : World Beyond - saison 2 (un épisode par semaine à partir du 4 octobre)

Ça parle de quoi ? De la suite et fin du voyage d'Iris, Hope, Elton et Silas au pays des hangars vides et des zombies grabataires.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que vous aimez The Walking Dead (ou presque), parce que vous aimez les ados qui chialent ou parce que vous aimez dormir. On n'a pas encore eu l'occasion de poser nos yeux fatigués sur la seconde saison du dernier spin-off de la série morte-vivante, mais la première nous avait déjà délestés de bien des neurones en son temps. Heureusement, cette saison devrait être la dernière... jusqu'au prochain spin-off.

Qui sait ? Pressées par l'inéluctabilité de leur fin, les déambulations du quatuor d'ados se feront peut-être plus exaltantes, et peut-être que les liens avec le reste de l'univers seront plus explorés. Les fans hardcores de la franchise en auraient alors pour leur argent et le rédacteur d'Ecran Large assigné à la critique à venir pourrait recouvrer sa santé mentale. Même si certains dommages sont irréversibles.

 

afficheIl est bien écrit "final"

 

BIENTÔT DISPONIBLE

4 exclusivités Blumhouse - Bingo Hell et Black as night le 1er octobre, Madres et The Manor le 8

C'est quoi ? Plusieurs longs-métrages produits par Blumhouse.

Pourquoi il faut les regarder ? Parce qu'avec Blumhouse, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Cette salve de 4 films inédits complète la collection "Welcome to Blumhouse" dont une partie (The Lie, Black Box, Nocturne et Evil Eye) avait déjà été dévoilée il y a quelques semaines. Place donc à Bingo Hell, Black as Night, Madres et The Manor, qui risquent de respecter la charte de la maison de Jason Blum : un budget en dessous des 5 millions de dollars, une petite dose d'adrénaline et un "high-concept", idée forte sur laquelle tout repose.

Bingo Hell compte bien évoquer la gentrification à travers le prisme de l'horreur (empiétant de fait sur les plates-bandes du dernier Candyman) et grâce à l'irrésistible trogne de Richard Brake. Black as Night reste dans le domaine social, évoquant une ville encore marquée par le passage de l'ouragan Katrina. Seulement, il passe cette fois-ci par le mythe du vampire et promet un peu plus d'action. Madres n'a rien à voir avec Rodrigo Sorogoyen puisqu'il raconte l'installation d'un couple en Californie en plein milieu des années 1970 dans une maison probablement maudite. Enfin, The Manor se la joue gothique contemporain avec sa maison de retraite possédée. Tout un programme.

 

photoComme à la maison

 

Un été à osage county - 8 octobre

Ça parle de quoi ? Suite à la disparition de leur père, trois soeurs reviennent dans la maison de famille, après des années de séparation. Ce sera le moment d'affronter une nouvelle fois leur mère, et régler quelques vieilles histoires autour de secrets bien enfouis.

Pourquoi il faut le regarder ? Derrière le bulldozer à Oscar (Meryl Streep et Julia Roberts nommées, sans surprise), il y a un drame bien plus dur et torturé que la moyenne hollywoodienne. Rien d'étonnant puisqu'Un été à Osage County est adapté de la pièce de Tracy Letts, grand dramaturge notamment connu puisque déjà adapté par William Friedkin dans Bug et Killer Joe.

Avec son casting poids lourd (Ewan McGregor, Benedict Cumberbatch, Chris Cooper, Sam Shepard, Juliette Lewis, Margo Martindale, Abigail Breslin, Julianne Nicholson...), le film réalisé par John Wells a certes des airs de Valentine's Day en mode mélo. Mais que nenni. Un été à Osage County est là pour frapper fort et juste, et se révèle étonnamment violent au fil des disputes et confrontations. Et avec tant de talent devant la caméra, inutile de dire que c'est brillant.

 

photo, Meryl Streep"Avec moi, vous serez aux Oscars, oui"

 

Bird People - 8 octobre

Ça parle de quoi ? En transit dans un hôtel international près de Roissy, un ingénieur en informatique américain, soumis à de très lourdes pressions professionnelles et affectives, décide de changer radicalement le cours de sa vie. Quelques heures plus tard, une jeune femme de chambre de l’hôtel, qui vit dans un entre-deux provisoire, voit son existence basculer à la suite d’un événement surnaturel.

Pourquoi il faut le regarder ? Cocorico, Bird People est un film français de Pascale Ferran, réalisatrice trop peu connue malgré des projets qui ont souvent rencontré un succès critique mérité. Ce long-métrage d’une sensibilité extraordinaire fait se rencontrer deux personnages dont le rapport au temps les oppose au sein de l’Aéroport Charles de Gaulle, un environnement par définition bruyant, intranquille et impersonnel. Il trace pourtant dans une sérénité poétique un rapport entre une Anaïs Demoustier qui contemple méticuleusement le temps qui passe au rythme des chambres et d’un Josh Charles aliéné et seul malgré les nombreux coups de fil passés à l’ingénieur qu’il incarne.

Le film dispose en outre d’un scénario extrêmement créatif qui n’a pas livré tout ce qu’il avait sous le capot durant cette brève introduction. En bref, Bird People mérite largement - pour sa recherche scénaristique, son atmosphère si particulière et la justesse avec laquelle il adresse des problèmes de notre époque (par exemple l’aliénation de personnes pourtant très connectées) - qu’on lui consacre deux heures de notre temps, qui pourraient bien sembler s’écouler aussi vite que le battement des ailes d’un rossignol.

 

photoBird People est la rencontre étonnante et alchimique de la France et des États-Unis

 

Galveston - 10 octobre

Ça parle de quoi ? 1988. Les temps sont durs pour Roy, petit gangster de la Nouvelle-Orléans. La maladie le ronge. Son boss lui tend un guet-apens auquel il échappe de justesse. Une seule issue : la fuite, en compagnie de Rocky, une jeune prostituée. Deux êtres que la vie n’a pas épargnés. En cavale vers la ville de Galveston, ils n’ont plus rien à perdre… 

Pourquoi il faut le regarder ? Pour suivre un road-trip sympathique entre un gangster et une prostituée. Non pas que l'histoire soit particulièrement novatrice ni que la mise en scène soit toujours fine, mais la sincérité qui se dégage de cette histoire crépusculaire, à propos de deux personnalités sulfureuses au bout de leur vie de prédilection, vaut le visionnage.

Une aventure au sud des États-Unis, prête à imploser. Ben Foster et Elle Fanning font la paire dans cet environnement en pleine ébullition. Si le sujet n'est pas toujours tenu par sa réalisatrice, la technique mise en œuvre pour sublimer le récit est un contrepoids suffisant pour vivre en osmose le drame de nos personnages, dont la fuite est une rétrospective de tout un contexte social.

 

photo, Ben Foster, Elle FanningLogan, mais sans les griffes.

 

Snowpiercer - 11 octobre

Ça parle de quoi ? 2031, Une nouvelle ère glaciaire. Les derniers survivants ont pris place à bord du Snowpiercer, un train gigantesque condamné à tourner autour de la Terre sans jamais s’arrêter. Dans ce microcosme futuriste de métal fendant la glace s’est recréée une hiérarchie des classes contre laquelle une poignée d’hommes entraînés par l’un d’eux tente de lutter. Car l’être humain ne changera jamais…

Pourquoi il faut le regarder ? Publié sous forme de feuilleton entre 1982 et 1983, puis en album en 1984, Le Transperceneige de Jacques Lob et Jean-Marc Rochette est rapidement devenu culte avec son récit plaçant la lutte des classes dans une dystopie post-apocalyptique roulante sur une terre glacée et désolée. Il n'en fallait pas moins pour qu'un cinéaste un minimum ambitieux s'y attaque, et ce fut chose faite avec Bong Joon Ho en 2013 

La question des inégalités sociales et des écarts de réalité était un fil rouge de l'oeuvre du réalisateur sud-coréen. Avant Parasite, The Host abordait déjà cette thématique sous un angle plus fantastique. Si Snowpiercer : Le Transperceneige maintient son ambition de véritable festin visuel et narratif pendant une bonne partie du long-métrage, avec "une salle/une ambiance" poussée à l'extrême, la fin s'embourbe dans une litanie très Matrix Reloaded dans l'esprit. Restent un propos fort, un casting exceptionnel, et des scènes qui vous arracheront la rétine grâce à leur maîtrise

 

Photo Tilda SwintonLes Tuche Karl Marx édition.

 

Souviens-toi l'été dernier - 15 octobre

Ça parle de quoi ? D'un groupe d'adolescents traqué par un mystérieux tueur, un an après avoir un accident de voiture où ils ont tué quelqu'un et camouflé la vérité...

Pourquoi il faut le regarder ? Pour toute personne ayant traversé les années 90 avec un minimum de bon sens (à défaut de bon goût), Souviens-toi... l'été dernier était une étape incontournable. Parmi la vague de sous-Scream, cette histoire de vengeance à crochet était un petit plaisir, sponsorisé par toutes les têtes cultes de la décennie (Jennifer Love Hewitt, Sarah Michelle Gellar, Freddie Prinze Jr., Ryan Philippe, et éventuellement la chanteuse Brandy dans la suite, si vous insistez).

La saga s'était éteinte avec un Souviens-toi... l'été dernier 3 sous forme de DTV moisi, et comme Urban Legend et compagnie, le monde l'avait oublié. Jusqu'à ce que le studio Amazon ne mette la main sur les droits, et ne décide de raviver la flamme slasher avec une série. La blague étant que c'est sûrement Scream (la série cette fois) qui a encore inspiré tout ce petit monde.

Avec Neal H. Moritz (producteur des films) et James Wan (réalisateur de Conjuring et compagnie) à la barre, la série Souviens toi...l'été dernier est donc la curiosité du mois. Reste à découvrir si ce sera vraiment amusant, ou déprimant comme le récent film The Craft : Les Nouvelles Sorcières par exemple.

 

Photo, Madison IsemanSouviens-toi... le slasher dernier

 

[REC], l'intégrale - 18 octobre

Ça parle de quoi ? D’un immeuble transformé en jeu de massacre jusqu’à la potentielle zombification du monde, il n’y a qu’un pas, que Jaume Balaguero et Paco Plaza se sont empressés de franchir. Ou comment hybrider l'héritage catholique de la culture hispanique avec les items bien plus anglo-saxons du found footage et du cinéma zombie.

Pourquoi il faut le regarder ? Quand l’Espagne mélange found footage et zomblard, le résultat est forcément détonnant. Films d’une virtuosité technique vertigineuse, d’une complexité admirable pour qui s’amuse à guetter les secrets de fabrication de récits en apparence simple, autant que leçon de tension, les deux premiers chapitres de cette franchise forment un grand huit viandard résolument à part dans le paysage horrifique contemporain. 

Si les deux suites s’avèrent nettement moins marquantes ou inoubliables, saluons néanmoins le troisième volet, sorte d’hommage joyeux à un certain Evil Dead, qui fera d’un mariage azimuté un festival de démembrement décomplexé, au centre duquel officie une remarquable mariée, dont le sens de la répartie n’égale que le talent pour le découpage. Un volet plus anodin, mais souvent réjouissant. 

 

photoUn pompier qui fuit

 

After : Chapitre 3 - 22 octobre

Ça parle de quoi ? Le troisième volet des aventures de Tessa et Hardin. Le quotidien de Tessa commence à basculer. Elle ne sait plus à qui faire confiance parmi ses amis et sa famille. La seule personne sur laquelle elle devrait pouvoir compter, Hardin, est furieuse lorsqu'elle découvre l'énorme secret qu'elle cache...

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que pour beaucoup d'êtres humains, un after, c'est l'endroit où on se rend après une soirée trop arrosée, pour s'assurer de limiter efficacement son espérance de vie. Pratique loin de compter parmi les plus fines et profondes de notre civilisation, elle diffère grandement de celles portraiturées dans ce troisième chapitre de la saga dédiée au tassage de vertèbres adulescent.

Comme dans les deux précédents films, Tessa et Hardin ont très envie de faire la bête à deux dos, mais parce qu'il faut bien remplir un scénario, et donner du travail à quantité de seconds rôles, cette quête pour la dispersion de gamètes n'ira pas sans moult rebondissements, trempages de biscuits, mordillages de lèvres et crises existentielles. Les scénaristes parviendront-ils à raccrocher les wagons ? A raconter quelque chose ? Rien n'est moins sûr, mais le suspense est total.

 

Photo Josephine Langford, Hero Fiennes-TiffinMerci pour ce moment

 

Seance - 25 octobre

Ça parle de quoi ? Camille Meadows vient d'intégrer la prestigieuse " Edelvine Academy for Girls ". Peu après son arrivée, six filles l'invitent à se joindre à elles pour un rituel qui consiste à invoquer l'esprit d'une ancienne élève décédée qui hanterait les salles. Mais avant le matin, une des filles est morte, laissant les autres se demander ce qu'elles ont bien pu réveiller...

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que, ne nous le cachons pas, il est peu de plaisirs plus grands que de regarder étudiants et étudiantes se faire massacrer. Ils ont pour eux la beauté, la jeunesse, l'enthousiasme, les hormones, l'endurance aux drogues, à l'alcool et l'innocence. Ils méritent donc invariablement d'être transformés en sacs à viande et de subir le sort le plus infect qui soit.

Et on est en droit d'espérer que ce désir soit rempli, puisque Seance est écrit et réalisé par Simon Barrett. Vous ne connaissez peut-être pas son nom, mais l'homme est un scénariste rompu au cinéma de genre modeste et artisanal, collaborateur d'Adam Wingard (du temps où le monsieur s'essayait au slasher avec You're Next), tout en mettant en scène des segments du film anthologique V/H/S. Autant dire qu'il est tout à fait indiqué pour zigouiller de la post-adolescente nord-américaine.

 

photoUne belle brochette de victimes

 

Deux films de James Gray : Two Lovers et La nuit nous appartient - 29 octobre

Ça parle de quoi ? On pourrait expliquer en quoi le premier parle d'un homme malheureux et indécis, incapable de choisir entre deux femmes qui l'aiment ou qu'il aime. On pourrait rappeler comment La Nuit nous appartient met un patron de discothèque peu regardant sur la légalité aux prises avec sa propre famille, dynastie de policiers lui réclamant une loyauté sans faille. Ou tout simplement dire que chez James Gray on se raconte toujours la même passionnante histoire de transmission, d'impossible filiation et de nécessaire trahison.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que le cinéaste s'est imposé au fil des ans comme un conteur hors pair, capable d'explorer aussi bien le thriller, que la romance ou la fresque de science-fiction, avec la même ambition de porter des protagonistes passionnants, ravagés par de passionnants dilemmes intimes. Ses histoires sont traversées de figures d'hommes déchirés entre leurs valeurs, leurs aspirations et leurs passions, que la caméra de Gray capte souvent avec génie. 

Auteur de l'intime et du grandiose, il a su marier ces deux désirs à priori contradictoires pour donner une ampleur rare à ses longs-métrages, particulièrement criante dans les deux oeuvres qui rejoignent la plateforme. Two lovers transforme ainsi l'errance amoureuse du personnage de Joaquin Phoenix en un vertige existentiel d'une puissance rare, quand l'épopée policière de La Nuit nous appartient n'est jamais aussi puissamment déchirante ou spectaculaire que lors d'une poursuite en voiture faussement minimaliste, où nous assistons depuis l'habitacle d'un véhicule à une tragédie d'une violence symbolique totale.

 

Photo Joaquin Phoenix, Eva MendesQui a mis du Jul ?

 

Under the skin

Ça parle de quoi ? Une alien arrive sur Terre et prend la forme d'une Scarlett Johansson pour attirer les hommes et s'en nourrir.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que c'est l'un des films les plus étranges, fous, envoûtants et obscurs de ces dernières années, qui échappe à la compréhension cartésienne pour toucher à quelque chose de plus profond et fondamental. Imaginé par Jonathan Glazer (qui avait déjà marqué les esprits avec le mal-aimé Birth, avec Nicole Kidman) et le coscénariste Walter Campbell, à partir du livre Sous la peau de Michel Faber, Under the Skin est de ces expériences qui marquent durablement l'esprit.

À défaut de pouvoir en profiter sur un écran de cinéma, dans l'obscurité d'une salle obscure, c'est donc l'occasion de (re)donner une chance à ce film qui a évidemment divisé à sa sortie, de sa présentation en festival à sa sortie en salles. C'est aussi l'occasion de se souvenir que Scarlett Johansson, entre deux Marvelleries, est une actrice passionnante et potentiellement radicale.

La critique d'Under the Skin.

 

photo, Scarlett JohanssonLa vraie veuve noire

 

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