Après les sorties sabordées de The Hunt et Invisible Man, Blumhouse veut braver le confinement pour son prochain film

La Rédaction | 19 mai 2020 - MAJ : 19/05/2020 12:12
La Rédaction | 19 mai 2020 - MAJ : 19/05/2020 12:12

Alors que la pandémie de Covid-19 et la paralysie économique qu’elle entraîne déferlent toujours sur les Etats-Unis, Blumhouse chercherait un moyen de reprendre le chemin des tournages. 

Hollywood est actuellement à l’arrêt, des longs-métrages programmés ne pouvant sortir en salles, tandis que d’autres ont dû interrompre brutalement leur production, à des stades divers de fabrication. Un immobilisme contraint qui ne fait bien sûr pas les affaires des différents acteurs de l’industrie, et que Blumhousedans le cadre d’une alliance avec Universal, aimerait bien contourner. 

En effet, The Hollywood Reporter révèle que les deux entreprises plancheraient actuellement sur un projet de film d’horreur à micro-budget, dont les conditions de production permettraient au tournage de reprendre, afin de pouvoir très rapidement rencontrer le public. On ignore absolument tout du scénario ou de son concept, tout au plus le média américain précise-t-il que Blumhouse travaillerait à mettre sur pied une organisation l’autorisant à tourner malgré les restrictions sanitaires. 

 

photo, Elisabeth MossDistanciation filmique ?

 

Pour ce faire, plusieurs options seraient envisagées, comme par exemple tourner l’intégralité du métrage dans l’enceinte des studios Universal, sans aucune prise de vue extérieure ni déplacement de l’équipe, afin de créer un environnement de travail contrôlé au maximum. L’équipe quant à elle, se verrait réduite à sa plus simple expression, afin de rendre possible un tournage sans interactions physiques entre les participants. Si Blumhouse est coutumier de productions où les effectifs sont drastiquement réduits afin de resserrer les coûts, il sera néanmoins difficile d’assurer une absence de contacts entre les différents membres. 

Toujours d’après The Hollywood Reporter, le studio envisagerait de se passer purement et simplement d’un service de restauration, afin de limiter encore les risques. Néanmoins, toutes ces précautions pourraient bien s’avérer inutiles, car quand bien même la firme trouverait un concept et des professionnels en capacité de l’exécuter, il lui faudrait encore faire face à un écueil de taille. 

 

photo, Betty GilpinUn film qu'on ne pourra pas rater ?

 

En effet, jusqu’à nouvel ordre, aucun projet ne peut recevoir le feu vert sans recevoir l’aval des autorités de Los Angeles et de son comté. Or, rien ne permet d’affirmer que ces derniers seraient prêts à prendre le risque de se retrouver avec un foyer infectieux sur les bras pour les beaux yeux du 7e Art. 

Après avoir vu les exploitations de The HuntInvisible Man et désormais American Nightmare 5 sévèrement altérées par la pandémie qui fait rage actuellement, nul doute que Jason Blum a à cœur de renverser la vapeur. Quoi qu’il en soit, on ne s’étonnera pas que Blumhouse, qui s’est toujours appuyé sur un sens certain de la publicité, des concepts identifiables par le public et une économie resserrée, voit dans la situation actuelle un défi potentiellement rémunérateur. 

 

photo, Elisabeth MossQuand tu en as un peu marre de faire des films invisibles

commentaires

Thierry
20/05/2020 à 08:54

Le gros délire.

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