Le réalisateur Steven S. DeKnight explique que Pacific Rim : Uprising a changé suite aux projections-test

Christophe Foltzer | 27 mars 2018
Christophe Foltzer | 27 mars 2018
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S'il y a bien un truc auquel on ne s'attendait pas, c'est que Pacific Rim : Uprising connaisse autant de succès à sa sortie au cinéma. C'est une bonne nouvelle pour les fans, mais c'est surtout une très bonne nouvelle pour les projections-test.

On ne va pas faire nos pisse-froids et dire qu'on a détesté Pacific Rim : Uprising alors que ce n'est pas le cas. Pris pour ce qu'il est, c'est à dire un film bourrin avec des monstres et des robots géants, il assure le job et visiblement le public n'en attendait pas plus quand on voit le succès que rencontre le film. Pourtant, on a toujours une pointe de regret que ce ne soit plus Guillermo Del Toro qui s'en occupe et qu'il exploite alors l'univers fascinant qu'il avait installé dans le premier volet.

 

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Le réalisateur avait en effet introduit quelques éléments narratifs discrets mais capitaux dans l'univers de Pacific Rim, comme les Précurseurs, les créateurs de Kaïjus, qui n'ont pas forcément été retenus en priorité par le public ces 5 dernières années. Et lorsqu'une suite apparait après autant de temps, il y a toujours le risque que les spectateurs aient oublié ces éléments. Et c'est là que les projections-test prennent tout leur sens ainsi que vient de l'expliquer le réalisateur Steven S. DeKnight au micro de Collider :

"Quand nous avons testé le film, l'un des plus grands commentaires que nous avons eu était que les gens ne trouvaient pas leurs repères dans ce monde. Ils aimaient le premier film mais ils l'avaient vu il y a 5 ans, donc ils ne s'en souvenaient pas vraiment. On voulait donc mettre un panneau au début pour expliquer tout ça et puis on s'est dit qu'on pouvait faire mieux que ça. On a eu l'idée d'une introduction assez fun de Jake et de sa vie et on est parti la tourner."

 

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Un souci de mâcher le travail à son spectateur donc, de simplifier la vision du film qui peut se comprendre. Mais les projections-test ont également servi à autre chose : renforcer les relations entre les personnages, notamment ceux de John Boyega et Scott Eastwood : 

"On avait l'impression que leurs personnages n'avaient jamais l'occasion d'explorer leur relation et on a décidé de la montrer. Même s'ils se prennent la tête, ils font néanmoins attention l'un à l'autre. Ce sont de vieux amis. Mais ils avaient besoin de plus, parce que sans ça, ils seraient juste deux types en train de se chamailler."

Et c'est donc comme ça que la scène de la cuisine est née. Alors oui, du coup, c'est plus clair. On rappelle que le principe de la projection-test est une pratique plus que courante à Hollywood et que, si dans ce cas, cela a plutôt aidé le film, généralement c'est l'inverse. Enfin, on dit ça d'un point de vue de l'auteur évidemment. Mais bon, là on parle de Pacific Rim : Uprising, donc ça n'entre pas vraiment en ligne de compte.

 

Photo Pacific Rim : Uprising

Scott Eastwood fuit devant cette conclusion un peu moisie...

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