Darren Aronofsky est un peu traumatisé par l'expérience Mother !, censé être l'un des pires films de l'année

Geoffrey Crété | 31 décembre 2017
Geoffrey Crété | 31 décembre 2017

Mother ! a été une expérience difficile pour son réalisateur.

C'était l'un des films les plus mystérieux et attendus de 2017 : la rencontre entre le talentueux Darren Aronofsky et l'un des actrices les plus incontournables de ces dernières années, Jennifer Lawrence, pour une étrange histoire aux frontières du cinéma de genre. C'est devenu en quelques semaines un cauchemar et une plaisanterie pour de nombreux spectateurs et critiques, déboussolés, exaspérés ou encore ennuyés par Mother.

Le rendez-vous prestigieux a vite gagné la bête étiquette de ratage cataclysmique, avec un bouche-à-oreille catastrophique et un box-office très maigre (environ 44,5 millions de dollars pour un budget officiel de 30).

 

 

Quelques mois après, alors que le film se retrouve dans plusieurs classements des meilleurs films de l'année (notamment chez nous), Darren Aronofsky est revenu sur l'expérience avec IndieWire. L'occasion pour lui de détailler la chose, qui était éprouvante avant même l'accueil du public :

« La manière dont on a terminé ce film était tellement précipitée, parce que le studio a avancé la date de sortie d'un mois (elle est passée du 13 octobre au 15 septembre, NDLR), ils voulaient qu'on aille en festival et qu'on en fasse un événement et qu'on voit ce qui se passe, et ça m'allait bien. Mais ça signifiait juste que j'allais travailler 20 heures par jour pendant un mois. Je n'ai pas eu d'été. Tout le mois d'août a été des journées de 20 heures, littéralement sept jours par semaine, pendant cinq semaines. Voilà le mois d'août. On l'a terminé. J'ai peut-être eu un jour ou deux de repos, puis j'ai dû mettre un costume pour Venise. C'était dingue. »

 

Photo , Darren Aronofsky

 Darren Aronofsky et Jennifer Lawrence sur le tournage de Mother !

 

Dès la présentation à la Mostra de Venise, Mother ! a profondément divisé. La sortie aux Etats-Unis a été encore plus violente, le film écopant d'une réputation désastreuse sur les indicateurs habituels de satisfaction. D'où un Darren Aronofsky aujourd'hui éreinté, malgré ses récentes déclarations plutôt légères et amusées :

« Je ne veux rien faire du tout en ce moment. Je veux me relaxer. Je suis un peu traumatisé par tout ça, et et je veux juste me détendre et rattraper la saison 3 de Rick et Morty, et la saison 7 de Game of Thrones, et The Deuce. Donc j'ai beaucoup de repos en vue. »

Qu'on aime ou pas Mother !, Aronofsky a en tout cas de bons goûts en matière de série, puisque Rick et Morty et The Deuce sont parmis nos coups de cœur de l'année.

 

Affiche

 

commentaires

tarzan
02/01/2018 à 15:40

les noueaux cinefils sont gaves de film desuper hereos ne coprene rien au cinema ce film est un chez d'eouvre

The riddler
02/01/2018 à 09:51

Un film que j'ai adoré détester. Car c'est ça le cinéma. Éprouver des émotions. Bonnes ou mauvaises. Une oeuvre dure à encaisser mais qu'on oublie pas.

Saion
02/01/2018 à 00:05

Tournage à Montréal, film de fou, par trop ambitieux, carrément casse-gueule mais qu’on a adoré!

Quisquose
01/01/2018 à 11:16

J'ai envie de dire, tant mieux que ce film ne plaise pas à tout le monde.
Pour les autres y'a Insidious 9.

Jl13-Aix
31/12/2017 à 19:38

C'est le film le plus nul que j'aie vu ces dernières années.

Ded
31/12/2017 à 19:38

Dieu et sa planète (le poète et sa maison). Mother nature (Lawrence) et ce qu'elle crée (elle retape la maison et enfante). Adam (Harris) suivi d'Eve (Pfeiffer dominatrice et manipulatrice) le lendemain, après qu'on ait remarqué sa plaie aux côté droit (Eve fut créée avec une côte d'Adam). Eve fait croquer la pomme (Harris casse la pierre dans le bureau). Dieu les chasse du paradis (le poète les chasse du bureau). Arrivent les fils qui s'entredéchirent (Caïn tue Abel). Le livre (la bible) finit, débarquent des centaines d'adorateurs fanatiques qui détruisent la planète. On a là un Dieu déphasé qui ne cherche qu'à être aimé pour exister. Qui donne tout, pardonne tout et qui participe à la destruction du monde (les religions détruisent tout et personne ne respecte la nature). L'enfantement se fait dans la douleur pure. Le fils de Dieu, innocent est tué et dévoré (ceci est mon corps). C'est le chaos qui entraîne l'Apocalypse. Et ce Dieu est tellement égoïste. Les ressources se raréfient (Mother ne prend plus son médicament). La violence, la cruauté (les bons sont tués) et le poète égoïste s'en fout, il a récupéré l'amour, il a cassé ses jouets, puérilement il se marre et recommencera avec d'autres...
Sans parler de la symbolique du médecin qui vient le voir parce qu'il est mourant, comme tous ces gens qui se convertissent quand ils sont malades, etc. etc.
Putain de bon film qui n'a sûrement pas du plaire aux culs-bénits !

Shagon
31/12/2017 à 18:22

Idiocracy en route ! On vit une époque de réaction instantanée et non de réflexion ( merci twitter). Ce film extraordinaire vient de nous montrer la violence de réactions de veaux zombies ultra-consommateurs qui vont nous cerner de plus en plus. Résistance face à la masse !

Geoffrey Crété - Rédaction
31/12/2017 à 14:44

@Blop

Le film est passionnément aimé par de nombreux personnes, spectateurs comme critiques. On l'a défendu dès sa sortie, et on le retrouve dans beaucoup de tops de cette fin d'année (tout comme Silence). C'est un film clivant certes, mais ne nous sentons pas trop seuls à le trouver excellent !

Blop
31/12/2017 à 14:35

Après cette avalanche de mauvaise critique je me suis posez la question si j'avais dès goût de chiotte car pour moi c'est un grand film. Un film qui traversera le temps. A mon avis il deviendra culte. Mais je reste sidéré par la violence des critiques.
En tout cas c'est mon best de l'année avec silence un autre grand film lui aussi malmené. Ou alors j'ai vraiment des goût de chiotte????

Keedz
31/12/2017 à 12:33

Son film est l’oeuvre ultime il dis tout de notre monde , de notre avenir l’Homme est voué à se détruire lui et son environnement, on a fait du mot humanité une qualitée par vanité alors que ça réel signification n’est que péjorative. Toutes les tempêtes, les inondations, incendies, réchauffement climatique, ce n’est pas la terre qui se meurt mais l’humantié. La terre restera toujours là lavée de l’espèce humaine et tout le cycle de la vie recommencera. Plusieurs extinctions massives ont déjà eu lieu sur terre laissant la place à d’autre espèces animales, l’Homme en fait partie est bientôt il devra laisser sa place . Voilà pour vous dire à quel point ce film me hante et a changé complètement ma vision de la vie

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