Wonder Woman : le pouvoir de l'amour va-t-il sauver DC ?

Jacques-Henry Poucave | 12 juin 2017
Jacques-Henry Poucave | 12 juin 2017

D’aucuns prédisaient il y a peu une fin sinistre pour les aventures des super-héros DC. Mais la réussite de Wonder Woman est venue bouleverser cette prophétie de mauvaise augure.

Quoi que vous pensiez de Wonder Woman, son éclatante entrée au panthéon des super-héros adaptés au cinéma a de quoi réjouir, en cela qu’elle rebat un minimum les cartes du genre.

Mais quelles seront les conséquences de ce succès sur le DCEU, l'univers cinématographique de DC ? Comment va-t-il influer sur les plans de ses producteurs, après les controversés Batman v Superman : L'Aube de la justice et Suicide Squad, alors que Justice League arrive le 15 novembre ?

 

Photo Robin WrightRobin Wright, Amazone et gros joker du film 

 

CARTON PLEIN

C’est un fait suffisamment important pour être noté : depuis Man of Steel, Warner est parvenu pour la première fois à réunir public et critique. Non seulement la presse et les spectateurs se rejoignent dans leur appréciation positive du film, mais Wonder Woman devrait également esquiver toute analyse négative quant à sa carrière au box-office.

On se souvient en effet que malgré des salles remplies et une curiosité indiscutable des cinéphages, Man of Steel ainsi que Batman v Superman avaient été jugés comme décevants en termes de recettes, le studio ayant investi massivement sur ces projets. L'aventure solo de Superman avait engrangé environ 668 millions dont 291 aux Etats-Unis, pour un budget officiel de 225 millions. Sa rencontre avec Batman a coûté plus cher (officiellement 250, sans compter un marketing massif), et a cumulté un peu plus de 873 millions. Impossible de ne pas comparer aux écuries Marvel : Captain America : Civil War, sorti deux mois après avec un coût à peu près similaire, a terminé sa carrière à 1,1 milliard.

Wonder Woman semble avoir un avenir plus glorieux, après un démarrage triomphal et une chute de fréquentation très basse (-44%) en deuxième semaine, preuve d'une satisfaction réelle et inédite (-62% pour Man of Steel, -69% pour Batman v Superman, -65% pour Suicide Squad). Moins coûteux (150 millions de budget) et confirmant aux Etats-Unis son succès après un beau début de carrière, le film de Patty Jenkins devrait régner en maître dans le coeur des spectateurs comme dans le porte-monnaie de Warner.

 

Photo Gal GadotGal Gadot, véritable emblème de la réussite de Warner

 

LOVE IS IN THE AIR

Deuxième réussite du film : avoir su capitaliser et bénéficier du climat politique. Peu importe les débats soulevés par le féminisme du film ici et là, la question de savoir si le métrage est ou non sincère dans sa démarche, efficace, pertinent, ou contradictoire à force de maladresse : le public et son ressenti ont tranché.

Perçu comme le premier blockbuster réalisé par une femme, mettant en scène une héroïne de surcroit, Wonder Woman arrive juste à temps pour incarner (et trancher ?) les débats qui secouent actuellement Hollywood et par capillarité, la planète cinéma dans son ensemble. Le film s’impose comme un symbole de l’empowerement, et ces lauriers progressistes vont faire du bien à Warner, mais également à un genre qui souffre encore d’être appréhendé comme un divertissement de masse pour adolescents en pleine montée d’hormones.

 

Photo Gal Gadot, Patty JenkinsGal Gadot et Patty Jenkins en plein tournage

 

8ème MARVEL DU MONDE

Il s’agit peut-être du plus étonnant tour de force accompli par Wonder Woman. À lire la plupart des articles consacrés au film ainsi que les innombrables témoignages qui abondent sur les réseaux sociaux (jusqu’aux commentaires sur les papiers consacrés ici au métrage), l’effort de Patty Jenkins est largement considéré comme la preuve d’une patte DC arrivée à maturité, une alternative au Marvelverse ultra-normé produit par Disney.

Perception d’autant plus surprenante que Wonder Woman est probablement le produit le plus ouvertement Marvelien produit par Warner Bros. Première fabrication de DC Films sous la houlette de Geoff Johns (co-scénariste de Wonder Woman et producteur de Justice League), le film s’articule autour d’une origin story qui n’essaie même pas de dissimuler sa proximité avec le Captain America, recycle le package humoristique établi par Marvel, tout en abandonnant la charte esthétique établie par Zack Snyder à l’occasion de Man of Steel.

Un constat qui n’interdit nullement d’apprécier le film, mais confère à son statut de « renaissance DC », une certaine ironie.

 

Photo Gal Gadot"Et tu n'oublies pas la vanne sur la taille de... enfin... tu vois quoi."

 

LA JUSTICE ÉLAGUE

Il y a quelques semaines encore, Justice League était regardé par les commentateurs de tout poil (mais pas nous) comme une catastrophe en devenir. Nuancer cette atmosphère cynique et loin d’être légitime n’est pas le moindre mérite du film de Patty Jenkins.

Avec sa réussite saluée en masse et la reprise en main de Joss Whedon, suite à un drame personnel qui a obligé Zack Snyder à quitter un temps la production, on est en droit d’espérer que cette première réunion de l’écurie DC ne sera pas assassinée impitoyablement avant sa découverte par le public et la presse.


 

 

Pour autant, rien n’est gagné. Après une gestation aussi complexe que douloureuse, le blockbuster aura fort à faire pour se transformer en un succès aussi indiscutable que Wonder Woman.

 

Equipe

Vers un rôle plus important pour Wonder Woman au sein de la Justice League ?

 

Annoncer le renouveau de DC Films et de son univers étendu sur la seule foi du succès des aventures de Diana Prince serait tout aussi absurde que d’en prédire l’irrémédiable chute. Bien malin celui qui saura prédire la réception des prochains blockbusters du DC Universe.

Mais pour la première fois depuis quelques années, ce dernier va bénéficier d’une relative bienveillance, qui ne peut que rasséréner un peu ses acteurs, et permettre à chacun de l’évaluer (ou de revisiter) à sa juste valeur.

 

Affiche

commentaires

Un blase
14/06/2017 à 14:40

@ El

Dans ce cas, je vous delivre un mea culpa de ma part.....
A la prochaine ;)

Geoffrey Crété - Rédaction
13/06/2017 à 17:09

Cher blasé,

Parce qu'on est à chaque fois curieux quand vous nous accusez de plagier ce site, dont vous assurez gentiment la promo, on va vérifier ce qui vous met dans ces états.

On suppose ici que c'est l'article "Wonder Woman’s secret weapon is its superhero romance". Article publié le 13 juin.
Regardez bien : notre article a été publié le 12. Détail non négligeable.

On n'ira certainement pas dire qu'on a été plagiés cela dit : un film comme Wonder Woman est sur-traité par tous les médias, donc les angles forts et évidents se recroisent.
Et si notre article est titré sur le pouvoir de l'amour, vous remarquerez en le lisant que la romance n'est clairement pas notre axe principal. L'image est simplement là pour symboliser le film et son héroïne, et leur impact (notamment d'un point de vue business) sur les productions DC.

un blasé
13/06/2017 à 15:55

Allez encore un article pompé à AV Club

sandman
13/06/2017 à 12:25

le casse c... reviens, alors bon depuis le départ je trouve que gal gabot est pas taillé pour le rôle, que ce soit en physique ou dans son jeux, vu les premières images je m'attendait à une merde sans noms comme beaucoup de prods héroiques, car on va pas ce mentir il y a eu beaucoup de merde, ou d'adaptation qui n'ont rien à voir avec les comics mais là.... je suis content de m'être trompé ^^ franchement pas mal je ne m'attendais pas à ça, bon il y a des lacunes normal, la perfection n'existe pas... Mais en tout cas, les combats, chorégraphies, les effets spéciaux et le scénar son pas mal, et gal gabot est pas trop mal, une pointe d'humour, bon le féminisme on le sens mais bon légé, donc tout un foin pour rien avec leur truc de l'onu et tout leur baratin ^^ dommage que steve trevor soit remisé au rôle de sidekick, on le voit pas asez en action je trouve... mais en tout cas loin de la merde sans nom annoncé par tous, donc j'invite ceux qui ont des doutes, ou qui come moi sont exigent dans le domaine à quand même allez le voir

LaTeub
13/06/2017 à 12:12

Yes, Arnaud, Troll un jour Troll toujours, pas la peine de se fatiguer pour un déchet pareil...

Arnaud
13/06/2017 à 11:21

LaTeub, don't feed the troll !!!!
Il fait expres le mec, ca se voit trop ....

LaTeub
13/06/2017 à 11:05

Paf! Les deux mains même mais dans ta gueule!^^ Aller petit gars, prends ton traitement s'il te plait...

Paf !
13/06/2017 à 09:38

Gal gadot est moche et je maintiens !

l'attaque des clones encules l'empire contre-attaque et de loin !

Attack of the clones: best star wars ever !

Bs
12/06/2017 à 23:25

la redaction
WW n'a rien de marvelien... les films dc on toujours eu de l'humour. juste qu'il à toujours été fins et bien placé. Ils ont su faire évoluer l'identité de leurs films comme vous l'avez dit. mais pensez automatiquement que le succès de WW est du à un rapprochement à ceux de Marvel. c'est dire que sur le long terme la philosophie dc disparaîtra .

corleone
12/06/2017 à 17:34

"on peut dire tout ce qu'on veut c'est une merde.

comme tout les films de super-héros d'ailleurs...
qu'ils crèvents tous ses films."


"j'en regarde parce que certains sont biens, mais 9,5/10 sont des gros bousins !"

Dixit le même trou du cul !!!!!

#Neuneusement votre.

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