Tokyo Godfathers : cette pépite d'animation japonaise à redécouvrir de toute urgence pour Noël

Déborah Lechner | 20 décembre 2020
Déborah Lechner | 20 décembre 2020

En 2003, le regretté Satoshi Kon a signé un autre chef-d'oeuvre d'animation japonaise, sa comédie dramatique Tokyo Godfathers

À l'approche des fêtes de fin d'année, on peut difficilement esquiver les sacro-saints téléfilms de Noël et autres comédies (Gremlins, Maman j'ai raté l'avion, La Course au jouet), certes cultes et qu'on aime beaucoup, mais qu'on connaît par coeur depuis un bon bout de temps. Il est donc temps, alors qu'il ne reste plus que quelques cases à ouvrir sur le calendrier de l'avent, de se pencher sur un film d'animation qu'on a un peu trop tendance à oublier, le formidable Tokyo Godfathers de feu Satoshi Kon. 

Ce film raconte comment trois sans-abris, Hana, une femme transgenre exubérante, Gin, un alcoolique mythomane blasé et Miyuki, une adolescente fugueuse au sale caractère, vont prendre sous leur aile un nourrisson abandonné dans la rue. D'indice en indice, ce trio de marginaux arpente la ville enneigée de Tokyo pour retrouver la mère du bébé baptisé Kiyoko, un faiseur de miracles protégé de tous les dangers par une aura divine. 

 

photo Joyeux bordel !

  

LA RELÈVE 

Si les studios d’animation américains, en particulier l’indétrônable Disney, sont encore légions dans le paysage cinématographique, on se réjouit d’avoir vu fleurir ces dernières années tout un tas de productions nippones très qualitatives dans nos sallesLe conte de la princesse Kaguya en 2014,  Souvenirs de Marnie en 2015, Le Garçon et la Bête et Your Name en 2016, Dans un recoin de ce monde en 2017, Silent Voice, Mary et la fleur de la sorcière ainsi que Miraï, ma petite sœur en 2018. Jusqu’à la déferlante de 2019 et 2020 avec Les Enfants de la merPromare, Le Mystère des pingouins, Wonderland, le Royaume sans pluie et Les Enfants du temps.

Avec le recul, il est de plus en plus évident que le Studio Ghibli et surtout les oeuvres d’Hayao Miyazaki ont joué un rôle décisif dans cette exportation de plus en plus massive des films d’animation japonais sur le grand écran occidental. Ce qui ne veut pas dire qu’on oublie que certains longs-métrages des années 80 et 90 comme Akira ou Ghost in the Shell ont également participé à cet éveil culturel en ayant formé une niche de fans pour finalement laisser une marque indélébile dans la culture populaire. 

 

photoUn successeur qui ne serait pas un imitateur

 

Mais le cinéaste à qui on doit Le Voyage de Chihiro et Princesse Mononoké (deux de ses films qui ont le plus résonné à l’international), a clairement ouvert cette niche à des spectateurs de tout horizon, qui n’étaient pas forcément familier du genre, grâce à la portée universelle de son cinéma et des thèmes qu’il aborde. À tel point que le réalisateur s’est imposé comme un maître incontesté de l’animation japonaise et que le public cherche désespérément celui (ou celle, on y croit encore) qui pourra prétendre lui succéder. 

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ?

Accèder à tous les
contenus en illimité

Sauvez Soutenez une rédaction indépendante
(et sympa)

Profiter d'un confort
de navigation amélioré

Newsletter Ecranlarge
Recevez chaque jour les news, critiques et dossiers essentiels d'Écran Large.

Vous aimerez aussi

commentaires

Ikea
24/12/2020 à 15:51

Grand film, comme tout les autres de Satoshi Kon en effet. J'ai adoré aussi son manga "Opus", une vraie pépite méta comme on en voit peu avec une histoire dingue, un peu comme si Otomo se trouvait enfermé dans son "Akira".

Mouais Bof...
20/12/2020 à 12:17

Que ce soit paprika ou Perfect Blue, le regretté Satoshi Kon à pondu que des chefs d'œuvre. Tokyo Godfather n'échappe pas à la règle.

Ses films ont toujours été des Experiences sensorielles de tous les instants.

Parti trop tôt malheureusement.

votre commentaire