Darkman : le super-héros dark qui a amené au Spider-Man de Sam Raimi

Geoffrey Crété | 13 septembre 2020
Geoffrey Crété | 13 septembre 2020

Liam Neeson est Darkman pour Sam Raimi dans Darkman, le film de 1990, qui est né d'une envie de filmer Batman ou The Shadow.

Bien avant de très largement participer à la renaissance du genre avec Spider-Man en 2002 et ses suites, bien avant d'être choisi pour mener Doctor Strange in the Multiverse of Madness qui sortira en 2022, Sam Raimi tâtait du super-héros dans Darkman en 1990.

Avec Liam Neeson en haut de l'affiche, et Frances McDormand à ses côtés, Darkman a été un film majeur pour le réalisateur d'Evil Dead et Un plan simple, et une entrée remarquée dans la grosse industrie des studios.

Retour sur ce film de super-héros dark... avant la grande mode des super-héros dark.

 

photoArriver incognito à Hollywood

 

EVIL DEAL

Rembobinons. À la fin des années 80, Sam Raimi est encore loin des montagnes de fric hollywoodien, des gros studios et du grand public. Le sale gosse a émergé avec trois bouts de ficelles sanglantes et une bande de potes fidèles pour créer Evil Dead, tout petit budget qui attire l'attention et rencontre un succès inespéré en 1981. Cette histoire de bouquin des enfers tournera en arrière-plan dans sa première partie de carrière.

Car avant d'entrer dans la danse mortelle hollywoodienne avec Mort ou vif, Intuitions et bien sûr Spider-Man, le réalisateur s'approche pas à pas du feu destructeur : entre le premier Evil Dead et L'Armée des ténèbres, il réalise Mort sur le grill et Darkman, deux premières incursions douloureuses dans l'arène des studios, dont il va tirer d'importantes leçons.

Co-écrit avec les frères Coen, amis de Sam Raimi au point que Joel avait donné un coup de main sur le montage d'Evil Dead, Mort sur le grill est une sale expérience. La collaboration avec la boîte de production indépendante Embassy Pictures, a priori idéale puisqu'attachée à une certaine idée du cinéma (Godzilla, King of the Monsters!, Fog, Scanners, New-York 1997), sera un enfer : choix des acteurs, budget qui grimpe, coupes demandées, présence accrue sur le tournage, compositeur changé de force, montage sous contrôle... Tout le monde en ressort rincé, blasé, d'autant que le film est un flop en salles.

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commentaires

Pat Rick
15/09/2020 à 15:53

Excellent film.

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