Dikkenek : du flop en salles au film culte, retour sur ce phénomène comique

Marion Barlet | 2 juillet 2020
Marion Barlet | 2 juillet 2020

Dikkenek s'est imposé comme un incontournable de la culture populaire, avec ses répliques cultes et ses personnages cinglés, mais qui n'ont pas fait l'unanimité lorsque le film est sorti (et encore aujourd'hui, hélas). Retour sur les coulisses d'une oeuvre grande gueule.

D'aucuns n'aiment toujours pas Dikkenek et ne voient pas l'intérêt d'une telle création, se mettant en porte-à-faux des passionnés du film, qui l'ont vu 10, 15, 100 fois et connaissent ses dialogues par cœur. Aujourd'hui encore, le film est sujet à controverses, mépris et délit de surcotage, mais appartient à la cinémathèque intérieure de beaucoup de spectateurs, qui s'auto-biberonnent de l'incessant délire qu'il constitue.

Les passionnés d'humour belge, cruel, cru, mordant, dégénéré et mal poli poncent leur version DVD ou Blu-ray plusieurs fois par an, et ils peuvent être fiers d'avoir sauvé la mise au film. Malgré son casting juteux, le film a été un échec commercial et critique à sa sortie en 2006, mais il s'est rattrapé grâce aux ventes physiques, au fil du temps. 

 

photo"Ma main à couper qu'ça va encore tourner autour du trou d'balle c't'histoire"

 

Le réalisateur, Olivier Van Hoofstadt a fait une entrée en matière remarquable avec Dikkenek, son premier long, mais n'a pas joui d'une postérité éclatante pour ses autres créations, dont deux longs-métrages : Go fast, sorti en 2007, et Lucky, qui sort en salles post-coronavirus. Son bijou initial reste une perle dans le paysage comique et dans l'esprit second degré au cinéma.

Retour sur un objet culte, sa production, son budget, son accueil, ses influences, ses picoles extradiégétiques et son créateur intempestif.

 

photo, François Damiens"Tu m'remettras la p'tite sœur"

 

UNE PRODUCTION AUDACIEUSE

Avant Dikkenek, Olivier Van Hoofstadt a compté à son actif trois courts-métrages : dans le premier, Snuff Movie, il tourne avec Marion Cotillard qui n'a alors que 15 ans, et il enchaîne avec Keo et Parabellum, dans lesquels joue José Garcia. Passionné depuis son enfance par le cinéma, il commence une école dans ce domaine, mais les cours ne lui plaisent pas, et il décide d'abandonner l'IAD (nom de l'école qu'on retrouve au début du métrage, lorsque Claudy donne une interview à deux étudiants pas bien cuits). Il s'inscrit alors en licence de philosophie et de lettres, mais ne cesse de filmer et de tenir des caméras sur son temps libre.

Dans l'article La vie après Dikkenek de 2015 (StreetPress), il a livré des informations sur la manière dont le film lui était venu, et comment il a pu être financé :

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commentaires

Nicotine46
08/07/2020 à 15:31

"Excuse-moi je ne t'avais pas vu"

Lucky
04/07/2020 à 11:13

Belle bouée gros con!!

Rorschach
03/07/2020 à 10:20

Vous avez ça, comment ça s'appelle... la shnouf!

Pseudo1
03/07/2020 à 10:14

Je le trouve moins culte dans sa globalité que d'autres films. Mais faut avouer qu'il y a des scènes déjà énormes à l'époque et toujours aussi drôles aujourd'hui.
Sans compter les répliques:
"Et cette manie que tu as de cracher partout comme un lama, c'est excessivement énervant"
"Sauce Dallas"
"Ou tu sors ou j'te sors, mais faudra prendre une décision"

Satan Lateube
03/07/2020 à 09:29

Cule, culte, ça dépend vraiment pour qui. pour moi c'est toujours une belle bouze.

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