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Daredevil : la pire adaptation de comics de tous les temps ?

Par arnold-petit
4 décembre 2020
MAJ : 21 mai 2024
Daredevil : Affiche

Daredevil, ce soir à 20h50 sur RTL9.

À l'heure où Daredevil pourrait réapparaître au cinéma, on revient sur les deux versions du film de Mark Steven Johnson, pour le meilleur et pour le pire.

La plupart de ceux qui l'ont vu essaient sûrement de l'oublier et de ne plus jamais y repenser, mais certains se souviennent peut-être de Daredevil. En 2003, alors que Marvel a cédé les droits d'exploitation de ses personnages et se trouve plus près de la faillite que de l'immense succès engrangé par les héros de son MCU, le film de Mark Steven Johnson débarque en salles. Après Blade, X-Men ou Spider-Man, sorti quelques mois plus tôt, c'est désormais au tour de Daredevil d'être adapté sur grand écran.

Après une première version de 2h13, le studio décide finalement d'allouer environ 30 millions supplémentaires aux 50 millions pour de nouveaux effets spéciaux et réduire la violence afin de faire passer la classification de R-Rated à PG-13 et ainsi toucher un public aussi large que possible. La version cinéma, réduite à 1h43, décide également de mettre l'accent sur la relation entre Matt Murdock (Ben Affleck) et Elektra (Jennifer Garner) et rajoute une scène de sexe justifiée par le fait que Matt reste avec Elektra alors qu'il entend quelqu'un appeler à l'aide.

 

Ben AffleckEn plein dans le mille... ou presque

 

À sa sortie, le film réalise d'excellents chiffres, mais le bouche-à-oreille a rapidement eu raison de ce bel engouement. Sans être un immense échec au box-office, avec presque 180 millions de recettes (dont 102 millions à domicile), il ne remporte néanmoins pas le succès escompté et ne réussit pas à convaincre la critique. Un Director's Cut est annoncé dans la foulée, avec les 30 minutes enlevées de la version cinéma, mais si elle améliore passablement le film, elle ne le sauve pas pour autant.

Considéré comme l'une des pires adaptations de comics au cinéma aux côtés de Catwoman (notre critique ici) ou encore Ghost Rider (également écrit et réalisé par Mark Steven Johnson), Daredevil a eu de trop grosses ambitions pour un premier film sur le héros de Hell's Kitchen et a souffert de plusieurs défauts, dans ses deux versions. Le film possède néanmoins plusieurs éléments corrects et utilise même certains procédés sur lesquels Marvel s'est appuyé plus tard pour bâtir son succès, comme un héros peu populaire auprès du grand public, un scénario inspiré d'un ou plusieurs arcs narratifs issus des comics ou une scène post-générique.

Désormais, Daredevil leur appartient et le personnage devrait réapparaître d'une façon ou d'une autre, étant donné la popularité acquise grâce à la série Netflix qui lui a redonné ses lettres de noblesse.

 

photo, Ben Affleck, Jon Favreau« Un film sur Iron Man, ça peut être pas mal finalement »

 

UN PACTE AVEC LE DIABLE

En 1997, la Fox prévoit déjà d'adapter Daredevil au cinéma, en même temps que les X-Men et les Quatre Fantastiques, les deux figures les plus populaires chez Marvel avec Spider-Man à l'époque.

Créé en 1964 par Stan Lee et Bill Everett, avec l'aide de Jack Kirby, Daredevil était considéré comme un héros de seconde zone dans l'univers de Marvel, jusqu'à ce que Frank Miller reprenne le titre dans les années 80. En tant que dessinateur et scénariste, il apporte une ambiance plus sombre, avec un personnage plus violent, dont la personnalité et les motivations deviennent plus complexes, permettant ainsi à Daredevil de se distinguer parmi les autres héros de Marvel et d'acquérir une certaine notoriété.

 

photoDaredevil par Frank Miller

 

Le projet d'adaptation est d'abord confié à Chris Columbus et Carlo Carlei, qui écrivent chacun une première ébauche, puis demandent à J. M. DeMatteis d'utiliser son expérience en tant que scénariste de comics pour ajouter d'autres éléments à l'histoire. Ce scénario, qui s'inspire largement du travail de Frank Miller, reprend d'abord les origines de Matt Murdock, en reliant toutefois le meurtre de son père au Caïd, puis se charge d'introduire plusieurs personnages essentiels dans l'univers de Daredevil, comme Foggy Nelson, Karen Page, Ben Urich, le Tireur ou Elektra. Si elle n'est pas parfaite et comporte beaucoup (trop) d'éléments à traiter, cette intrigue s'efforce de relier les personnages entre eux, de s'intéresser à leurs motivations et leurs relations, mais aussi de montrer la violence qui habite Matt Murdock.

Validé par Stan Lee en personne, le scénario ne parvient cependant pas à convaincre la Fox, qui perd finalement les droits d'exploitation de Daredevil. Le réalisateur Kevin Smith, également scénariste sur les comics du démon de Hell's Kitchen, entend parler d'une adaptation et tente de s'en emparer avec Miramax, en vain. Le projet atterrit temporairement chez Sony, qui entame des discussions avec Mark Steven Johnson. Puis en 2000, les droits sont finalement acquis par New Regency, avec un film prévu pour être écrit et réalisé par Mark Steven Johnson et distribué par la Fox. La boucle est bouclée en quelque sorte.

 

photo, Kevin SmithUn Kevin Smith sauvage apparaît

 

En regardant le film, on constate que plusieurs éléments du scénario originel ont été conservés, notamment l'intrigue autour de Matt Murdock, le Caïd (Michael Clarke Duncan), Elektra et le Tireur (Colin Farrell). Mark Steven Johnson reprend également l'hommage rendu aux auteurs et dessinateurs de Daredevil en utilisant leurs noms pour des personnages secondaires (en plus des caméos de Stan Lee, Frank Miller et Kevin Smith), mais aussi l'idée de retrouvailles entre Matt et Elektra sous la forme d'un jeu, qui pourraient correspondre au fameux combat dans le parc entre les deux personnages dans le film.

Mark Steven Johnson a déclaré être fan de Daredevil depuis son enfance et ça se ressent. Le film tente d'installer la même noirceur que dans les comics et multiplie les références, comme cette première image de Daredevil accroché à la croix de l'église au début du film, directement inspirée de la couverture du troisième numéro publié en 1999 quand le héros a été relancé par Kevin Smith, Joe Quesada et Jimmy Palmiotti. Idem pour le combat entre Elektra et le Tireur, reproduit quasiment à l'identique par rapport aux cases de Frank Miller.

En voulant plaire aux autres fans du héros aveugle, le réalisateur a voulu réunir tant bien que mal tout ce qu'il a aimé dans les comics, mais il a vu trop grand.

 

photoGuardian Devil

 

LE DIABLE DE TASMANIE

Sans être aussi atroce que Ghost Rider ou Elektra (on a consacré un dossier à la super-héroïne), Daredevil comporte quand même de nombreux défauts. En plus d'un Ben Affleck sans charisme et d'une Jennifer Garner de figuration (qui n'ont pas été aidés par les dialogues ou l'écriture de leurs personnages), on peut lui reprocher ses effets spéciaux immondes ou encore sa bande-son qui ressemble à une compilation adolescente du rock des années 2000, mais surtout un scénario qui va trop vite et dans tous les sens.

S'il s'inspire directement des comics, en reprenant des arcs narratifs qui ont redéfini Daredevil, Mark Steven Johnson prend quand même certaines libertés et effectue quelques modifications, de façon à pouvoir incruster tout ce qu'il veut dans le temps imparti. Des changements qui mettent à mal le héros, les autres personnages, l'histoire et donc le film, encore plus dans sa version cinéma raccourcie d'une demi-heure.

 

Photo Jennifer Garner, Ben AffleckC'est la salsa du démon

 

Les origines du héros sont présentées en l'espace de 20 minutes, de manière assez fidèle par rapport au premier numéro de 1964, mais en changeant quand même plusieurs détails essentiels. Dans le film, le jeune Matt Murdock (Scott Terra) devient aveugle à cause d'un accident de chantier où il reçoit des produits toxiques dans les yeux après avoir surpris son père en train d'extorquer quelqu'un. En revanche, dans les comics, il perd la vue en empêchant un vieil aveugle de se faire renverser par un camion de produits toxiques qui se renversent et atteignent ses yeux. Un petit détail, mais qui enlève toute la noblesse et l'héroïsme de l'action de Matt, dont la vie sera bouleversée pour toujours.

Daredevil est peut-être aveugle, mais tous ses autres sens sont décuplés et forment une espèce de radar lui permettant de se repérer dans l'espace et de plus ou moins voir. Sauf que le film ne s'attarde presque jamais sur les autres sens que l'ouïe et, si la représentation de la vision de Daredevil est assez bien trouvée, le personnage semble avoir besoin de créer un bruit ou d'entendre quelque chose pour former une image de ce qui se trouve autour de lui. Daredevil passe ainsi pour un héros de pacotille, qui ne pourrait plus se battre en cas de silence total (ce qui est bien évidemment faux).

 

Photo, Michael Clarke DuncanS'il ne pleut pas, c'est sans moi

 

Le personnage d'Elektra à lui seul représente toutes les erreurs commises par Mark Steven Johnson dans l'écriture de son scénario. Dans sa première apparition dans les comics, elle croise le chemin de Daredevil pendant qu'elle pourchasse un criminel dont la tête est mise à prix. Elle assomme le héros et les souvenirs de Matt nous montrent qu'ils se sont rencontrés à l'université et ont entretenu une relation amoureuse. Prise en otage par des terroristes, Matt la sauve mais elle voit son père mourir sous ses yeux, abattu par erreur par la police, et décide de quitter Matt en même temps que l'université. Ce n'est que plus tard qu'elle se retrouve confrontée au Tireur.

Dans le film, le personnage d'Elektra tombe amoureuse en deux temps trois mouvements d'un Matt Murdock qui la traque en suivant son odeur et insiste pour connaître son nom, au point d'échanger quelques coups « pour rire » avec la jeune femme au milieu d'un parc. Il l'emmène ensuite sur le toit d'un immeuble, puis lui dévoile qu'il est encore capable de voir sous la pluie, lui pose un lapin (ou couche avec elle selon la version) et danse avec elle pendant une soirée de gala avant le meurtre de son père.

Mark Steven Johnson aura beau recopier les cases de la mort d'Elektra des mains du Tireur autant qu'il veut, étant donné que son personnage ne possède pas la même histoire et la même relation avec Matt que dans les comics, la scène n'a finalement que peu d'impact émotionnel et ne semble servir que de prétexte pour faire apparaître Jennifer Garner dans une tenue sexy de ninja et justifier l'affrontement entre le Caïd et Daredevil.

 

Photo Jennifer GarnerJennifer Garner

 

Pire encore, le personnage de Daredevil est antipathique et ressemble à tout... sauf à un héros. Au-delà d'avoir un comportement inquiétant avec les femmes, Matt Murdock est un piètre avocat, qui perd le seul procès dont il s'occupe pleinement et se permet ensuite d'être absent au tribunal, laissant tout le travail à son ami Foggy (Jon Favreau).

En tant que Daredevil, il tue froidement le type qu'il n'a pas pu faire condamner, tabasse un voyou devant son fils ou balance le Tireur à travers une fenêtre, mais refuse de tuer le Caïd, pourtant responsable de la mort de son père, parce que « ce n'est pas moi le méchant », comme il le répète pendant tout le long du film. Difficile de le croire alors que ses différentes actions montrent qu'il est un vengeur masqué plus qu'un véritable justicier et ces belles paroles sont surtout à des excuses appelant à un Daredevil 2.

Un deuxième opus qui aurait dû voir le jour d'après la fin du film. Ben Urich (Joe Pantoliano) connaît l'identité de Daredevil, mais la garde pour lui, tout comme le Caïd, enfermé en prison, tandis qu'une scène post-générique, la première d'un film Marvel, nous montre que le Tireur est toujours aussi précis, même emplatré de la tête aux pieds, et déterminé à se venger du démon de Hell's Kitchen.

 

photoLe début d'une nouvelle ère pour Marvel


SYMPATHIE POUR LE DIABLE

Daredevil est une piètre adaptation, mais malgré tout ce qu'on peut lui reprocher, Mark Steven Johnson veut bien faire et le Director's Cut permet de mettre en lumière certaines bonnes idées. Si elle ne supprime pas pour autant les défauts de la version cinéma, elle approfondit la caractérisation des personnages et amène de la cohérence et de la fluidité au scénario sans queue ni tête en reliant les intrigues entre elles.

Certaines scènes sont rallongées ou rajoutées, permettant de profiter de Michael Clarke Duncan dans le rôle d'un Wilson Fisk imposant et apathique, qui massacre deux de ses gardes du corps sans aucune raison, simplement pour nous montrer qu'il est fort, dangereux et complètement psychotique. Mais pas plus que le Tireur, incarné par un Colin Farrell tellement en roue libre qu'il en devient risible. L'acteur est presque constamment dans le surjeu et offre des moments totalement incompréhensibles, comme lors de son contrôle à l'aéroport avant de rejoindre New York.

 

Photo Michael Clarke DuncanHobbs & Shaw avant l'heure

 

Les combats sont également plus longs, plus violents et rendent compte de la colère que déchaîne Matt Murdock lorsqu'il devient Daredevil, avec un impressionnant premier affrontement dans le bar, seul contre tous. Certains passages s'attardent sur ses blessures ou ses réveils douloureux, ce qui coincide avec le ton plus sombre que le film tente d'adopter et montre l'engagement du héros malgré sa cécité, un catholique qui enfile une tenue de démon la nuit tombée. Un costume purement dans le style des comics et qui n'a rien à envier au Spider-Man de Sam Raimi ou à ce que peuvent porter les personnages de certaines séries du Arrowverse.

Dans les 30 minutes supplémentaires du Director's Cut, Matt et Foggy rencontrent un repris de justice accusé d'avoir tué une prostituée, Dante Jackson (incarné par Coolio, le rappeur derrière « Gangsta's Paradise »). Les deux amis acceptent de le défendre, croisent Ben Urich, le journaliste obsédé par Daredevil, et continuent leur enquête, qui les mène finalement vers le bras droit du Caïd. L'enquête de Foggy et les recherches d'Urich se croisent et ils donnent leurs preuves à la police, lui permettant d'identifier Wilson Fisk et de l'arrêter. Même Karen Page (Ellen Pompeo), relayée à une malheureuse apparition dans la version cinéma, a le droit à un peu plus de temps d'écran en donnant un coup de main à Foggy dans la résolution de l'affaire.

 

photo, Jon Favreau, Ellen PompeoOui, Ellen Pompeo est dans ce film

 

Cette histoire, au-delà de montrer une facette moins glauque de Matt Murdock et de faire le pont entre les personnages principaux, montre un peu mieux la relation entre Matt et Foggy, ainsi que l'alchimie qui règne entre les deux amis devenus de jeunes avocats en galère, avec des échanges en pleine rue ou une séquence durant laquelle ils rentrent par effraction dans l'appartement de la victime pour réunir des preuves. Également le seul moment du film où Matt utilise son sens accru du toucher afin de récolter des indices. En supprimant ces interactions du film, Matt Murdock apparaît encore moins humain qu'il ne l'est déjà.

Daredevil est le produit de son époque, un temps où les films de super-héros n'étaient pas aussi populaires qu'aujourd'hui et ne savaient pas quelle direction emprunter. Le film de Mark Steven Johnson ressemble des fois au Batman de Tim Burton, puis au Batman & Robin de Joel Schumacher, il essaie de recopier le Spider-Man de Sam Raimi ou même Matrix des Wachowski. Hormis pendant quelques scènes, le film ne porte aucune vision, ne possède aucune identité et ne se contente que de refaire ce qui a été fait, mais en moins bien.

 

photo, Ben AffleckMatt Murdock ou Morpheus ?

 

En voyant le Director's Cut, on comprend que le film a été découpé, recoupé, tranché en morceaux et recollé de manière à ressembler à une adaptation plus traditionnelle de super-héros, avec une histoire d'amour, un ou plusieurs grands méchants et des scènes d'action pleine d'effets spéciaux et de ralentis. Sauf que tout va trop vite, tout le temps. Là où Christopher Nolan a réalisé une trilogie avec presque les mêmes éléments scénaristiques autour de Batman, Mark Steven Johnson a tout réuni dans un seul film de plus ou moins deux heures.

En plus d'être une mauvaise adaptation, Daredevil est la preuve que les films de super-héros ont pris une tout autre tournure après les sorties de X-Men de Bryan Singer et Spider-Man de Sam Raimi. Un objet aussi fascinant qu'effrayant, qui nous replonge à une période où les adaptations de comics empruntaient un nouveau virage, pour ainsi dire, à l'aveugle.

 

Affiche

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andarioch1

Un film qui va du très bon au pitoyable.
OK: certaines bastons sont folles, le duo Garner/ Affleck colle bien, de chouettes idées de réalisation, une foule détail qui est du petit lait pour ceux qui aiment la BD (notamment les noms des personnages hors persos classiques de DD sont des noms de scénaristes et dessinateurs Marvel (Miller, Bendis, Quesada), comme le type de la morgue joué par Kevin Smith qui s’appelle Kirby)
NOK: un Caïd trop rigolard, un Bulleye un poil too much, certaines bastons ratés, des bouts de scène ridicules (DD qui fourbi ses armes façon Stalloneries 80’s, beuerk!)

Bref, Johnson ne manque ni d’idées ni de passion mais encore une fois les executives n’ont pas fait leur boulot, soit en imposant des choses lamentables, soit en n’empêchant pas le réal de commettre de trop grosses erreurs de goût.

Kitano77

Rien de pire a mes yeux que ghost rider 2

Oui bon

Ne surtout pas sous-estimer Shazam qui est pour moi une telle bouse. Qu’il est dans une catégorie à part.

Kyle Reese

Non pas le pire, quelques belles idées de mémoire la vision de Daredevill avec la pluie par ex.
Les acteurs sont pas mal et l’histoire se tient. Le pire c’est Elektra ou presque rien ne se passe jusqu’au générique de fin. On se dit après séance , mais il est ou le film ?
Et Catwoman, avec pourtant une Hally Berry qui se donne comme jamais.

Marvelleux

Le film a beaucoup de défaut, mais pas mauvais pour autant.

seth

Moi j ai bien aimé ce film , qui même si il n est pas un chef d oeuvre, est loin d être pire a mes yeux que vengeurs 2 ou 4 pour ne citer que ces deux bouzes..apres le punisher de 1989 mérite lui aussi son article ..

Pulsion73

j’aimais bien la façon dont il percevait son environnement dans ce film. Ben Affleck dégageait une certaine noirceur à l’instar du combat qui se déroule dans le métro  » hè cette lumière au bout du tunnel, tu sais quoi, c’est pas le paradis c’est juste la ligne C ». Tout n’était pas à jeter, et on est bien au dessus de ce gros navet intersidéral de Catwoman.

Dicaprio

Le pire ? Non, loin de là.
Ce n’est clairement pas un chef d’œuvre mais ce n’est pas un mauvais film non plus.

Green Lantern, Catwoman, les 3 adaptations des 4 fantastiques, Suicide Squad, et la version totalement charcuté de Justice League sont eux de mauvais film.

En y réfléchissant dans le MCU on ne trouve pas tant de ratage que cela. Mais à côté il n’y a pas beaucoup de très bons films (sauf peut être les GoTG et Avengers 1 et 3). Tout le reste est très moyen, sans plus.

Tuk

A l’époque je l’avais vu au cinéma et l »avais trouvé vraiment pas terrible.
Mais force est de constater qu’il n’est pas pire que certain films de Marvel d’aujourd’hui et peut-etre meme mieux que certains…

RobinDesBois

La director’s cut est l’une des meilleures adaptations de tous les temps.