Chérie, j'ai rétréci les gosses : pourquoi c'est un classique indémodable et magique de Disney

Simon Riaux | 3 janvier 2021 - MAJ : 03/01/2021 12:45
Simon Riaux | 3 janvier 2021 - MAJ : 03/01/2021 12:45

Disponible sur Disney+, Chérie, j'ai rétreci les gosses fut un beau succès familial pour le studio et un classique de vidéoclubs, qui usèrent des années durant leurs VHS de cette rocambolesque fable de science-fiction. Bien sûr, la nostalgie magnifie les souvenirs de nombreux spectateurs, mais ce divertissement moins anodin qu’il n’y paraît mérite peut-être bien d’être réévalué. 

 

DES EFFETS SPECIAUX GÉANTS 

Redécouvrir aujourd’hui le film de Joe Johnston (Jumanji, Captain America : First Avenger), c’est instantanément s’émerveiller devant ses effets spéciaux. Considérés comme très réussis en 1989, ils n’avaient néanmoins pas la même saveur qu’une trentaine d’année plus tard, en cela qu’ils nous donnent aujourd’hui l’illusion d’arpenter un véritable continent perdu. En effet, Terminator 2 et Jurassic Park n’étaient pas encore sortis, et la révolution technologique conséquente, qu’on pourra entrapercevoir dans Abyss, balbutie à peine. 

 

photoPas la moitié d'une abeille (enfin si)

 

Les perspectives hallucinantes, les décors démesurés, un bol de céréales aux airs de piscine olympique, ou encore la faune sauvage et dantesque d’un jardin transformé en jungle luxuriante : toutes ces folies qui passeraient aujourd’hui crème grâce à une armada de spécialistes des effets numériques, ont réclamé la coordination d’artistes traditionnels pendant des mois. 

C'est bien simple, quasiment chaque scène contient au moins un effet remarquable. D'un bon vieux laser qu'on croirait sorti de S.O.S. Fantômes en  passant par son bestiaire ou ses brins d'herbes devenus mangrove, le métrage se lance un défi délirant toutes les deux minutes.

 

photoTournage en stop motion (animation image par image)

 

Animation image par image, matte painting (fonds peints simulant un vrai paysage), marionnettes disproportionnées, jeux d’optiques... la quantité de tours dont use le film pour faire croire à son récit est tout bonnement stupéfiante. Stupéfiante et incroyablement réussie. Impossible de ne pas cligner des yeux aujourd’hui devant l’immersion que procurent ces créations, qui n’ont certes pas la fluidité des images de synthèse, mais qui confèrent à l’ensemble une dimension organique palpable, très rarement dupliquée avec succès par le Hollywood contemporain. 

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commentaires

Kyle Reese
05/01/2021 à 20:37

@Ethan

Ok, mais du coup tu trouve que le traitement de l'image de Tenet a été too much et que tu as vu des pixels moches sur ton écran ? Serait-ce dans les zones très sombres par ex ?

Ethan
04/01/2021 à 09:41

@Kyle Reese
Certains films sont today tournés avec de nouveaux formats tel que i max.

Soit les salles de ciné n'ont pas forcément les écrans adaptés. Et la hd ne suffit peut-être pas pour profiter de la séance.

Où peut-être est on arrivé à un moment où on ne plus améliorer l'image sans l'altérer : trop de pixels tue le pixel !

Xbad
03/01/2021 à 21:40

Culte culte culte

Ozymandias
03/01/2021 à 20:45

Ah le "c'était mieux avant", on va y avoir droit à chaque génération je crois...
Perso je trouve que c'était très bien avant, et c'est toujours très bien aujourd'hui !

Kyle Reese
03/01/2021 à 20:41

@Ethan

Peux-tu développer stp sur Tenet parce que là je ne vois pas du tout de quoi tu parle.

Bubble Ghost
03/01/2021 à 20:37

" Pourquoi c'est un classique indémodable et magique ? "... Par ce que c'est du Joe Johnston, avec Rick Moranis, que ça date des années 80, et juste avant l’ère du CGI à outrance ^^

Ethan
03/01/2021 à 19:09

@serie B & Z
Il y a aussi la perception qu'on en a. Le numérique et ses pixels rend obsolète les anciens films y compris ceux des années 80.
Le support analogique (sans hd) était adapté aux anciens films.

Le problème est que la hd est partout. Pour moi elle est une entrave à la liberté artistique.

De plus les pixels sur certains films font mal aux yeux, Tenet notamment

serie B & Z
03/01/2021 à 18:32

pour le côte artisanal, les trucages optiques, les maquettes, les animatroniques, le stop motion, c'est émouvant de regarder les vieux films, il y a des artisans derriere,
ce film est un bon exemple des anciennes techniques avant l'arrivee du numerique
au contraire, les cgi , les rendering, c'est froid, c'est du pixel, voire de la bouillie numerique affreuse, et çà viellit globalement assez mal le numerique, regardez les Stars wars de Lucas , ceux de 1998 à 2006, et vous voyez le carnage ou aussi le Jurassic de 1993 en 4k: çà ne passe plus, tu vois le gros Fake
mon film reference est le "clash des titans" en 1981 de Desmon Davis, c'est le film à regarder, le dernier film ou l'immense Ray Harryhausen a officié, le remake tout pourri de Letterier ne tient pas la comparaison du tout, même s'il peut être agreable au jeune public actuel biberonné au numerique

Ethan
03/01/2021 à 16:57

A cette époque l'offre de cinéma était plus diversifiée. Aujourd'hui il y a trop de films de super héros et de films creux. D'une certaine manière le niveau de culture a baissé.
Le numérique envahit tout mais avant les films étaient beaucoup plus agréable à regarder que ce soit niveau image et son

Dernier exemple de film décevant, Mission impossible fallout. Une des rare saga qui réussissait encore à surprendre. Pas mal ici l'ont adoré c'est vous dire

Ethan
03/01/2021 à 16:41

C'était une belle époque, peut-être que le cinéma ne pas faire mieux de nos jours
Les années 80 et 90 sont les périodes où il fallait vivre

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