Once Upon a Time in Hollywood, Us, Joker... nos plus grandes attentes de 2019

Créé : 29 décembre 2018 - La Rédaction
Photo Brad Pitt, Leonardo DiCaprio
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La rédaction regarde 2019 d'un œil plein d'envies et d'espoirs.

2019 offre déjà un certain nombre de choses susceptibles de créer l'attente et l'excitation. Avant nos bilans de 2018, la rédaction pose donc un petit regard sur l'année qui arrive, avec la liste de nos principales attentes.

NB : une partie de l'équipe ayant déjà vu Bienvenue à Marwen, La FavoriteBoy ErasedEdmondLes EternelsGreen Book : Sur les routes du sudSi Beale Street pouvait parlerArctic ou Ralph 2.0, les titres sont quasi absents.

 

photoLa Favorite, déjà vu par plusieurs rédacteurs mais toujours très attendus

 

SIMON RIAUX

3 FROM HELL

Rob Zombie aura brillé aussi bien du côté de l’horreur référentielle et protéiforme (d’aucuns diraient Tarantinienne) de La Maison des 1000 morts, que du côté du pur trip expérimental avec ses Lords of Salem. Il n’empêche, le réalisateur a bien du mal à boucler ses budgets et son chef d’œuvre, The Devil's Rejects demeure le sommet de sa carrière.

C’est pourquoi le voir poursuivre l’aventure avec 3 From Hell pourrait être l’occasion de retrouver le meilleur de son cinéma et sa sanglante sève. Parmi les rares représentants d'un cinéma d'horreur carnavalesque et picaresque, il demeure un des créateurs les plus iconoclastes de sa génération.

 

photoSheri Moon Zombie

 

ADORATION

Pour qui goûte les récits obsessionnels, organiques et vénéneux, le cinéma de Fabrice Du Welz est précieux. C’est pourquoi il y a de quoi attendre avec énormément de curiosité Adoration, qu’il monte en ce moment-même. Nous y suivrons un jeune garçon, tombé éperdument amoureux d’une jeune fille, internée dans l’asile où travaille sa mère. Avec les brillants Fantine HarduinGwendolyn Gourvenec et Benoît Poelvoorde, on s’attend à être sévèrement secoués.

On l'oublie souvent, mais de Calvaire à AlléluiaFabrice Du Welz aura essentiellement narré des histoires d'amour. Amour impossible, amour toxique, mais toujours amour absolu. Une quête qu'il semble poursuivre et approfondir encore avec Adoration.

 

 

BENEDETTA

Une mère supérieure intrigante, ambitieuse, lesbienne et finalement emprisonnée par les autorités ecclésiastiques, voilà un sujet en or pour Paul Verhoeven. Pourfendeur de la bien-pensance, de la bienséance, grand médecin légiste d’un corps social obnubilé par les apparences et la raison du plus fort, le Hollandais violent pourrait faire des merveilles avec Benedetta. D’autant plus qu’il en a confié le rôle titre à la brillante Virginie Efira, à laquelle il avait déjà donné un rôle marquant dans Elle.

Et on ne le cache pas, le voir revenir au film d'époque, c'est un peu le rêve d'assister à un retour en furie du grand Paulo, dont La Chair et le sang demeure depuis plus de trente ans un trauma pour un paquet de cinéphiles.

 

photo, Virginie EfiraVirginie Efira

 

GEOFFREY CRÉTÉ

US

Get Out a été porté si vite, si loin, qu'il en a sans surprise payé le prix - celui des "petits" films envoyés dans la stratosphère, et donc férocement vus, consommés et critiqués par tout le monde par la suite. Qu'importe, le choc a pour beaucoup été réel face à ce descendant de Twilight Zone particulièrement malin, étrange et saisissant.

Avec toute la pression qui va avec, Us est donc un rendez-vous pris d'avance. Cette histoire longtemps restée mystérieuse, censée tourner autour d'invités surprise qui perturbent une petite soirée, a dévoilé son vrai visage avec la première bande-annonce. Et quel visage : celui d'une histoire là encore tordue, où une famille est attaquée par ses doubles, comme un miroir déformé et horrifique de leur soit-disant bonheur.

Une idée familière dans le cinéma de genre, avec un délicieux côté Body Snatchers, mais qui donnera lieu à une fable inévitablement sociale et brûlante entre les mains de Jordan Peele. Avec en plus un superbe casting, avec notamment Lupita Nyong'o en première ligne. En salles le 20 mars.

 

Affiche US

  

CONVOI EXCEPTIONNEL

Bertrand Blier, tu nous manques. Depuis le très beau Bruit des glaçons en 2010, tu n'es plus là. Te voir revenir est donc une grande nouvelle, surtout quand c'est avec ton précieux Gérard Depardieu, auquel tu as offert quelques-uns de ses meilleurs films (Tenue de soirée ! Trop belle pour toi ! Les Valseuses Buffet froid !). Qu'il soit au premier plan avec Christian Clavier, qui a bien besoin de refaire du cinéma, est une autre raison, d'autant que le casting autour est comme toujours très beau : Edouard BaerJérémie RenierSylvie TestudAlexandra LamyAudrey DanaBouli Lanners...

Convoi exceptionnel a en plus l'air d'être une belle partie de malin plaisir, puisqu'il sera question d'un homme qui rencontre celui qui possède le scénario de sa vie. De quoi imaginer et espérer un nouveau numéro réflexif et meta sous forme de gigantesque mise en abyme, où le grand auteur et cinéaste que tu es dira au public de 2018 à quel point tu es important dans le paysage français. Et nul doute que la sortie de ce Convoi sera l'occasion pour tout le monde de reparler de tes classiques indémodables. Vivement le 13 mars.

 

Photo , Gérard Depardieu, Bernard Blier Depardieu et Blier père dans Buffet froid

 

PROXIMA 

Deux raisons : Alice Winocour et Eva Green. La première est la réalisatrice derrière Augustine et surtout Maryland, beau thriller avec Diane Kruger passé un peu inaperçu, où elle démontrait un beau talent en terme de mise en scène. La seconde est une des actrices les plus fascinantes et étonnantes actuellement, qui a prouvé avec ses rôles les moins mainstream un coffre dramatique dément (Penny DreadfulWhite BirdPerfect senseCracks).

Leur rencontre pourrait donc être passionnante, d'autant que ce sera sur un territoire excitant : l'histoire d'une astronaute (Eva Green) qui se prépare à quitter sa vie terrestre, et donc sa fille de 7 ans, afin de partir dans l'espace pour une mission. Un drame entre Terre et étoiles, tourné entre la France, la Russie, le Kazakhstan et l'Allemagne, qui redonnera un rôle de mère à l'actrice. Et pourrait conjurer le mauvais sort de sa filmo française après le futur nanar D'après une histoire vraie de Polanski. Matt Dillon et Lars Eidinger sont aussi de la partie.

 

Photo Alicia Vikander, Eva Green  Et on attend toujours Euphoria avec Alicia Vikander

 

ALEXANDRE JANOWIAK

THE IRISHMAN

Après 26 ans d'attente, Martin Scorsese a finalement concrétisé son superbe Silence en 2016. Grâce à l'aide de Netflix, un autre de ses rêves va atterrir sur nos écrans en 2019 : The Irishman. Prévu depuis 2008, le film sonnera l'heure des retrouvailles du cinéaste avec Robert De Niro, Joe Pesci et Harvey Keitel et aussi sa première collaboration avec l'immense Al Pacino.

Racontant l'histoire mafieuse entre Jimmy Hoffa et Frank Sheeran, le long-métrage sera une "véritable tragédie grecque" si l'on en croit Martin Scorsese lui-même. Avec son budget faramineux de 120 millions de dollars (ou plus), le film usera aussi de technologies ultra modernes pour rajeunir ses acteurs sur plus de 40 ans. D'ici à nous livrer une épopée aussi grandiose et forte que Il était une fois en Amérique ? On croise les doigts.

 

Photo Robert De Niro, Joe PesciRobert De Niro et Joe Pesci à nouveau réunis, 13 ans après Raisons d'Etat

 

AD ASTRA

En 2017, James Gray nous offrait une sublime aventure intimiste et une épopée mystique totalement dingue, émouvante, humaniste... avec The Lost City of Z. Avec son nouveau projet, il s'éloigne encore de ses premières amours new-yorkaises en nous menant dans l'espace avec Ad Astra.

Son long-métrage de SF spatiale sera, cependant, toujours l'occasion d'étudier en profondeur la famille et ici la relation entre un père et son fils. Mené par Brad Pitt et Tommy Lee Jones, accompagnés par la superbe Ruth Negga (Loving), le film s'annonce épique, mystérieux et mélancolique. Le réalisateur de Two Lovers l'a lui même décrit comme un mélange de Apocalypse Now, 2001, l’odyssée de l’espace, Blade Runner et Metropolis. Comment donner plus envie ?

 

affiche, Brad PittBrad Pitt en route vers les étoiles

 

ONCE UPON A TIME IN HOLLYWOOD

Dur de choisir parmi la ribambelle de films très alléchants prévus pour 2019 que sont The Woman in the WindowMa vie avec John F. DonovanVox LuxLe DaimPale Blue DotVelvet Buzzsaw ou encore The Dead Don't Die. Pour autant, impossible de ne pas citer le prochain long-métrage de Quentin Tarantino comme l'un des films les plus attendus de l'année.

Après son superbe western en huis-clos Les Huit Salopards, sorte de condensé ultime de l'ensemble de sa filmo, le cinéaste nous revient avec un projet ultra excitant. Avec Brad Pitt et Leonardo DiCaprio pour leader un casting totalement démentOnce Upon a Time in Hollywood nous promet une folle histoire meta, cynique, nostalgique et sanglante dans le Los Angeles de l'année 1969. Une année à l'été tumultueux et riche entre Woodstock, l'accident de Chappaquiddick, les premiers pas sur la Lune, la naissance du nouvel Hollywood et les meurtres de la Famille Manson.

D'après le chef opérateur Robert Richardson, fidèle de Tarantino, le film oscillerait "entre humour, sérieux, donne des frissons, c'est espiègle, c'est difficile à décrire mais c'est vraiment très Tarantinesque."  Pour DiCaprio, il s'agit "d'un des scénarios les plus grandioses" qu'il ait lu. Quant à Tarantino, il le décrit comme "son film le plus proche de Pulp Fiction".  Vivement le 9 août 2019.

 

Photo Brad Pitt, Leonardo DiCaprioLeonardo DiCaprio et Brad Pitt

 

PRESCILIA CORRENTI 

CAPTAIN MARVEL

Avec l’arrivée de Jon Favreau avec Iron Man en 2008 qui a marqué le début de l’ère du Marvel Cinematic Universe, les super-héros ont pullulé sur nos écrans. A raison d’au moins un film de super-héros par an, les spectateurs ont vu défiler une horde de justiciers en tout genre venus des quatre coins des panels de comics. En passant par des figures comme Thor, Star Lord (Les Gardiens de la Galaxie), l’iconique Captain America, Batman ou le classique Superman Marvel et DC ont surtout mis en avant des figurines masculines et non féminines. 

Pourtant, ce ne sont pas les femmes fortes qui manquent à l’appel. Entre Spider-Woman, Gamora ou encore Black Widow (pour ne citer qu’elles), il y a de la matière. De leur côté, DC sentant le vent du girl-power et du féminisme au cinéma a décidé de lancer son premier film de super-héroïne avec Wonder Woman en 2017. La recette a bien marché et Marvel a donc décidé de "copier" un petit peu l’idée en adaptant Captain Marvel sur grand écran.

A ceci près que Captain Marvel a l’air nettement plus prometteur que Wonder Woman. Dans un premier temps parce que Brie Larson semble réellement interpréter une femme forte, intrépide et vaillante et non une poupée barbie au brushing parfait qui se la joue héroïne barbare et amazone. Avec Anna Boden à la réalisation et un petit casting sympathique composé de Jude Law ou encore Samuel L. Jackson, Captain Marvel  pourrait bien amener un nouveau vent de fraîcheur sur l’ère des super-héros. 

 

 

JOKER

Dans toute l’histoire de Batman au cinéma, le célèbre antagoniste n’a été incarné par un acteur que trois fois sur le grand écran. Une première sous les traits de Jack Nicholson dans le Batman de Tim Burton, une deuxième dans The Dark Knight de Christopher Nolan, campé par Heath Ledger et la dernière grâce à Jared Leto dans Suicide Squad (lequel on préfèrera d'ailleurs oublier). Pourtant cet illustre némésis du Chevalier Noir a aussi son bout d’histoire à raconter.

C’est donc dans cette optique que Todd Phillips a décidé d’ancrer son prochain long-métrage, en choisissant le méchant le plus iconique de Batman, et en racontant sa génèse grâce à l’interprétation de Joaquin Phoenix dans le rôle de l’antagoniste-titre. En tout point, Joker peut être un film attrayant : Gotham plongée dans les années 80, pulullant de vermines et de criminels, un Joaquin Phoenix qui donne clairement tout ce qu’il a dans le ventre pour entrer au mieux dans la peau de son personnage, un joli casting (Robert De Niro, Zazie Beetz) et surtout une inspiration issue de l’un des meilleurs comibook sur le Joker, Killing Joke d’Alan Moore et Brian Boland. 

Alors évidemment on pourrait penser que faire un film sur le Joker sans Batman, c’est allez tout droit vers l’échec, tellement l’un ne va pas sans l’autre, mais l’espoir fait vivre non ? En tout cas, nous on y croit. 

 

Photo Joaquin Phoenix"Salut, j'espère que t'y crois toi aussi au film"

 

HELLBOY

Hellboy c’est avant tout une série de comics écrite par Mike Mignola qui par la suite a connu l’adaptation sur grand écran sous les traits de Ron Perlman et sous la direction de Guillermo del Toro en 2004 (Hellboy) et 2008 (Hellboy II - Les légions d'or maudites).

Si Hellboy est aussi attendu ce n’est pas pour rien. Depuis plus de 11 ans, le justicier venu des enfers n’avait pas eu le droit à une nouvelle adaptation. Alors forcément, une réapparition c'est une perspective alléchante. D’autant plus que ce grand reboot est orchestré par Neil Marshall qui avait réalisé The Descent et deux épisodes sur Game of Thrones, et est chapeauté de loin par Mike Mignola. Rien que ça, ça suffit à redonner le sourire. Côté casting, on retrouve tout de même David Harbour, l’ex-shérif de Stranger Things, Ian McShane et Milla Jovovich qui décidément ne tourne que dans des films de ce genre. 

Tout ça pour dire qu’à la vue des premières affiches, et de la première bande-annonce, Hellboy s’annonce comme un subtil mélange entre la comédie noire et l’horreur. Il ne reste plus qu’à voir à la sortie si le long-métrage réussit à tenir ses promesses et tient son pari de nous en mettre plein la rétine sans tomber dans l'excès d'humour gras. Franchement, regardez-moi cette affiche, ça ne vous donne pas envie ?

 

Affiche

 

CAMILLE VIGNES

BIENVENUE À MARVEN

Robert Zemeckis revient après deux ans d’absence pour mettre un nouveau coup de pied dans le cinéma d’animation et on a vraiment très envie de voir ça.

Non seulement il s’empare d’une histoire vraie, celle de Mark Hogancamp, victime d'une amnésie totale après avoir été sauvagement agressé. Une histoire déjà remarquablement bien racontée dans le documentaire Marwencol, mais que le réalisateur de Retour vers le futur semble reprendre avec le brio qu’on lui connait. Tourné en live et en motion capture, Bienvenue à Marwen, semble être une bouffée d’air frais condensée dans des images exceptionnelles. Une production originale qui veut montrer que l’art est un moyen de guérir.

Si le film comble nos attentes, l’année 2019 commencera très fort. 

 

photoUne fine équipe menée par Steve Carell

 

LA FAVORITE

L’humour loufoque du réalisateur Yorgos Lanthimos, qu’on aime vraiment beaucoup, viendra percer nos écrans dès le 6 février dans une oeuvre radicalement différente de ce qu’il propose d’habitude. 

La Favorite est un film d’époque où Emma Stone donnera la réplique à Rachel Weisz et Olivia Colman au sein de la cour anglaise de la reine Anne. L’univers du XVIIIe est inédit chez le cinéaste grec Yorgos Lanthimos puisque d’habitude, il ancre ses récits dans l’époque contemporaine. Mais dans La Favorite il semble déployer le scénario de Deborah Dean Davis et Tonny McNamara avec le ton décalé et absurde qu’on lui connait, le tout avec des costumes, des décors et des placements de caméra époustouflants. 

Bref, on a hâte !

 

photo, Olivia ColmanRachel Weisz et Olivia Colman dans un duo dinguo

 

US

Si Jordan Peele frappe aussi fort dans le cinéma d’horreur avec Us qu’avec Get Out, alors on sera conquis. En tout cas la promesse de voir à nouveau un cauchemar éveillé est bel et bien là. On ne sait pas grand chose sur ce film, si ce n’est que son réalisateur semble reprendre en partie la recette du succès de sa première réalisation. Un couple, ses enfants et des amis dans une maison de campagne isolée.

À l’inverse, l’ambiance menaçante ne devrait pas venir de l’intérieur même de la famille mais d’une rencontre avec des individus extérieurs. Si on pensait au départ que l'intrus venant torturer la famille serait humain, il semblerait qu'on se soit trompé. Jordan Peele a fait un tour du côté des monstres. Ça nous rend encore plus curieux.

Un film qui promet d'être intimiste, intense et décalé que Get Out. Il ne reste plus qu’à attendre le 20 mars 2019 pour savoir si Jordan Peele aura réussi à faire de son film quelque chose d'aussi tordu qu'il le voulait.

 

photoUne famille en route pour un cinéma et aller voir Us

 

LINO CASSINAT

SUNSET

Qu'y a-t-il à attendre en particulier d'un drame historique sur une vendeuse de chapeaux hongroise ? Dit comme ça un peu tout et rien finalement. Sauf que celui-ci est réalisé par László Nemes, qui signe sa deuxième oeuvre après un des meilleurs films de 2015, le génial Le Fils de Saul (Oscar du meilleur film étranger et Grand prix au Festival de Cannes).

Ce dernier est un tel prodige débordant de cinéma, un tel cataclysme émotionnel, qu'on attend avec impatience la prochaine proposition du réalisateur, quel que soit le sujet. Sunset nous racontera la trajectoire émancipatrice d'une jeunne femme à Budapest à la veille de la Première Guerre mondiale, et même s'il n'a pas fait grand bruit pendant sa tournée des festivals, il nous tarde de poser les yeux dessus.

 

PhotoSuperbe Jakab Juli

 

RADEGUND

Terrence Malick, c'est un peu un film sur deux depuis The Tree of Life. Pour un chef d'oeuvre comme ce dernier, il faut encaisser un À la merveille intéressant mais en roue libre, pour un flamboyant Knight of Cups, il faut se farcir le boiteux Song to Song. Alors logiquement, après l'inutile Voyage of Time - Au fil de la vieRadegund devrait nous faire scintiller la rétine, lui qui signe son retour aux films historiques après La Ligne rouge et Le Nouveau Monde qui firent sa gloire.

Cependant il semblerait que ce soit un faux retour en arrière qui nous attend, et pour deux raisons. D'une part, Terrence Malick quitte pour la première fois les terres américaines pour l'Europe. Tourné en Allemagne avec un casting 100% germanophone, Radegund cache derrière son titre l'histoire de Franz Jägerstätter, figure historique autrichienne qui a refusé de prendre les armes pour le Troisième Reich. D'autre part, le changement de location et d'équipe s'accompagne également, semble-t-il, d'un changement de forme pour le réalisateur, qui annonce cette fois un film très différent de ce à quoi il nous a habitué ces derniers temps, puisque cette fois le film est écrit à l'avance.

On est évidemment très curieux de voir ce que produira le retour d'un cadre dans la création artistique d'un réalisateur connu ces dernières années pour sa forme libre et improvisée et son écriture (ou réécriture) a posteriori, une approche qui faisait toute la formidable vitalité de son style. Radegund a donc plus des airs d'évolution que de retour aux sources peinard et cela ne fait que croître notre intérêt pour le film.

 

PhotoL'unique photo connue du film

 

L'ÉCHELLE DE JACOB (REMAKE)

Oeuvre d'horreur psychologique culte de chez culte à l'influence considérable (au hasard, la saga Silent Hill, Sixième sens, et, cela n'aura pas échappé à certains tant les fins sont similaires, Inception) mais ignorée en son temps, L'Échelle de Jacob était une réussite à tous points de vue, une formidable expérience traumatisante. Donc, évidemment en ces temps troublés, suite tardive ou remake gratuit.

Comme le film se tient d'un seul tenant c'est un remake qui nous attend. Alors que les soupirs blasés de tous les fans du film s'entendent d'ici jusqu'à Jupiter à l'annonce de cette nouvelle (dont les nôtres, ne nous en cachons pas), il y a peut être quand même de quoi espérer un peu. Même si le projet a été confié au faiseur David M. Rosenthal (dont on a salué son How It Ends sur Netflix), après Suspiria, The Haunting of Hill HouseHérédité (ou moins récemment It Follows), il semblerait qu'Hollywood soit enfin en capacité de concevoir l'horreur de manière plus intéressante et fine que le torture porn bourrin ou le petit tour de train fantôme inoffensif à la Blumhouse.

On ne le manquera pas de toute façon, rien que parce qu'on adore l'oeuvre originale et par curiosité, et on se garde la possibilité d'être surpris par une équipe de quasi-inconnus et une paire de scénaristes qui en est à ses débuts. Après tout, L'Échelle de Jacob fut en son temps réalisé lui aussi par un yes man, et de l'inconnu pourrait surgir un nouveau coup de théâtre ! ... Bon ok, c'est vrai que le casting du remake est à pleurer de désespoir. En vrai, on y croit !

 

Image 150164L'affiche du film original

commentaires

Karev 30/12/2018 à 21:28

"Hum. Etonnant le parti-pris Captain Marvel vs Wonder Woman..."

...et complètement ridicule.

M1Pats 29/12/2018 à 23:40

Chaque Malick je l attend avec impatience

M1Pats 29/12/2018 à 23:39

Haha c est tout a fait ça @Tonton Mario, le film le plus attendu de 2019 dans le monde entier n est finalement pas si attendu que ça sur EL, alors qu ils vont balancer autant d articles dessus que sur presque la totalité des films cités ici, perso je trouve ça bizarre ^^

bonané atous 29/12/2018 à 19:47

Moi, c'est le dernier film de John Mctiernan que j'attends. J'attends toujours mdr.

Tim Lepus 29/12/2018 à 18:59

En espérant ne pas être aussi déçu que par 2018, qui est pour moi une année remarquablement médiocre, mes quelques espoirs pour 2019 restent un brin auteuristes. Je partage l'attente pour le James Gray. J'ai hâte du retour de Henry Selick avec Wendell & Wild. J'espère que Ulrich Köhler redressera un peu la barre branlante de l'École de Berlin avec In My Room. Et Doubles vies de Assayas. Très bonne fin d'année à toutes et tous, rédactrices et rédacteurs, et lectrices et lecteurs. Le meilleur à tous.

k.russel87 29/12/2018 à 18:44

Pour moi c’est John Wick 3 le plus attendus.
Mais j’attend aussi beaucoup Joker et le nouveau QT (surtout pour Kurt Russell)

Dirty Harry 29/12/2018 à 18:27

On est gâté en début d'année, l'immense Clint revient devant et derrière la caméra. Sa Mule est le projet qui me branche le plus (avec un pseudo comme le mien forcément...), The Glass, le Daim, Bienvenue à Marwen, le Verheoven et le Tarantino évidemment mais aussi le De Palma (a t il retrouvé la niaque ?) et je partage votre lettre d'amour pour Blier.

Bob nims 29/12/2018 à 16:51

On attend surtout TOUS les prochains Nic cage !!!

blackchab 29/12/2018 à 16:44

Vous demandez plus de diversité et un jugement plus égalitaire mais vous résumé Wonder woman à une barbie l'hypocrisie a l'état pure, et vous
WW n'était pas un film féministe et ce qui la rend intéressant plus tôt que Captain SJW.

Mad 29/12/2018 à 16:01

Que de grands et beaux films attendus ! Si seulement vous pouviez en parler continuellement au lieu de pondre 36 articles sur les mauvais blockbusters. Prenez le risque d'éduquer votre communauté plutôt que de leur proposer la nouvelle image du super-héros attendu qui tape une pose. Ok vous pourriez perdre de l'argent. 50/50 alors ? Je sais pas... On a toujours une critique d'un vrai film mais jamais d'articles sur une nouvelle image ou un nouveau trailer. Moi ça m'interesse ! M'en branle de Disney. :'(

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