X-Men Origins : Wolverine - Critique

Laurent Pécha | 26 avril 2009
Laurent Pécha | 26 avril 2009

Brett Ratner aux commandes d'X-men 3, ce n'est finalement pas si mal que ça ! Avoir cette pensée en sortant de X-men origins : Wolverine laisse songeur sur la cohérence et l'efficacité d'un film entièrement consacré à l'un des mutants les plus charismatiques créés par Marvel. On ne va pas parler ici de déception puisqu'au fil des images découvertes via notamment les bandes-annonces et du temps précédent la sortie du film, on pressentait une œuvre bâtarde, loin d'être une des pierres angulaires du cinéma de super-héros comme l'ont été X-Men, Spider-Man ou autre Dark knight. Mais on espérait bien voir un gros film bourré d'adrénaline, à l'image de son héros, ne mâchant jamais ses mots et préférant vite en découdre à grands coups de griffes.   

Peine perdue puisque Wolverine suit un rythme finalement assez mou, s'emmêlant très vite les pinceaux dans deux histoires prometteuses que les auteurs du film ne parviendront jamais à rendre cohérentes, voire tout simplement intéressantes. Il y a un côté vitrine de Noël exaspérant dans ce Wolverine là. Cette idée de vous asséner un maximum d'enjeux (Stryker et sa quête du mutant ultime, la vengeance de Victor, demi-frère de Wolverine,...) et de personnages (un festival de mutants en tout genre) pour vous appâter durant une demi-heure prometteuse, à l'image d'un superbe générique d'ouverture (Wolverine et son frère traversant en plan séquence toutes les guerres américaines, de celle de l'Indépendance jusqu'au Vietnam) pour finalement ne jamais savoir sur quel pied danser.

 

 

Terriblement frustrant pour le spectateur, et on ne parle même pas du fan de la première heure qui se verra sans doute pousser à la vitesse grand V des boutons d'urticaire à la vision du traitement réservé à Gambit (entre massacre et hérésie au vu du potentiel du personnage) ou encore à Deadpool (je suis là au début...et puis à la fin histoire de...). Sans parler des idées aussi farfelues que débiles de faire croiser un jeune Cyclope et Wolverine alors même que dans le premier X-men, ils ne se connaissent clairement pas (à moins que la Fox et Marvel aient déjà prévu un reboot d'X-men). Plus le récit avance, aussi nébuleux qu'il soit (mieux ne vaut pas gratter autour des actions et comportements de certains protagonistes au risque de s'écrier un beau « c'est n'importe quoi »), et plus la frustration est de mise de voir disparaître des mutants qui n'ont même pas eu le temps d'exister.

 

 

Reste alors, THE mutant, celui qui donne le titre au film. Après un aparté succinct dans l'épisode 2, on attendait de pied ferme que les richesses entrevues (sans parler du passif connu pour les fans des comics) soient ici développées. Charismatique, Hugh Jackman a beau être toujours l'homme de la situation, il ne peut pas grand-chose face à l'inertie d'un script qui se contente au final de le faire jouer les amoureux transi puis un poil torturé. En quelques poignées de minutes, Singer nous en avait plus appris.

 

 

Assorti d'un tel bilan, Wolverine serait un échec retentissant, à mettre à côté d'un autre spin-off de « légende » (Elektra) s'il n'y avait pas quand même un certain savoir-faire derrière la caméra. On ne parle pas ici du réalisateur Gavin « Tsotsi » Hood à la mise en scène totalement impersonnelle mais plutôt des équipes techniques et notamment celles en charge des SFX qui assurent un rendu visuel des plus sympathiques. Quelques explosions ici ou là et quelques empoignades gentiment viriles (histoire que les plus jeunes puissent assister au spectacle) jouent les leurres cinématographiques. Cela dure tout juste le temps de la projection. Après, on a juste envie de revoir X-men 3 pour savoir si la réévaluation ne serait pas de mise.

 

 

Résumé

commentaires

Decker
09/06/2019 à 22:30

Film très sympa et très mésestimé...
On frise souvent le ridicule mais c'est dans la bonne humeur... Liev Schreiber en Sabretooth gomme l'erreur de casting du premier X-Men et Ryan Reynolds devient DeadPool...

Decker
09/06/2019 à 22:28

Film très sympa, est très mésestimé...
On frise souvent le ridicule mais c'est dans la bonne humeur... Liev Schreiber en Sabretooth gomme l'erreur de casting du premier X-Men et Ryan Reynolds devient DeadPool...

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