Mesrine - vol. 2 - L'ennemi public nº1 - critique mortelle

Laurent Pécha | 19 novembre 2008 - MAJ : 30/11/2018 14:53
Laurent Pécha | 19 novembre 2008 - MAJ : 30/11/2018 14:53

Après une première partie, L'Instinct de mort, qui laissait un goût d'inachevé, les premières minutes de L'Ennemi public n°1 confirment un drôle de sentiment : les deux heures précédentes étaient-elles si nécessaires tant la seconde partie du dyptique ambitieux du trio Langman (producteur), Richet (réalisateur) et Cassel (acteur) semble se suffire à elle-même. A tel point que les éléments glanés précédemment paraissent presque illusoires. Et Richet de le montrer à l'image avec un rythme et une mise en scène qui tranche totalement avec ce que l'on a pu voir dans le premier film. L'Ennemi public n°1 ou le folklore « mesrienien » revisité avec panache.

 

 

En résulte une œuvre spectaculaire qui met l'accent sur les principaux faits d'armes du personnage et un récit nettement moins neutre que son devancier, faisant de Mesrine une figure haute en couleurs (ce qu'il était) et au charisme certain. Il faut dire que Vincent Cassel est toujours aussi habité par le rôle et livre une performance peut être encore plus impressionnante (difficile de ne pas le voir récupérer un précieux César après cela).

Plus démagogique donc (même si la fin du film replace quelque peu maladroitement et tardivement la noirceur de l'ennemi public n°1), ce second volet souffre néanmoins, outre quelques énormes maladresses (Gérard Lanvin et son accent basque, musique omniprésente), des mêmes maux que son prédécesseur à savoir une capacité à simplement effleurer les événements et les personnalités sans jamais creuser vraiment dans l'intime du personnage et son entourage (Ludivine Sagnier en joli pot de fleur est l'exemple ultime).

 

Résumé

Mais incontestablement, l'énergie est là, le style aussi. De là à faire de Mesrine un grand film, certainement pas ! Mais un habile livre d'images, assurément !

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