Le showrunner de Star Trek : Discovery explique enfin pourquoi la série a autant de retard

Christophe Foltzer | 20 juin 2017 - MAJ : 09/03/2021 15:58
Christophe Foltzer | 20 juin 2017 - MAJ : 09/03/2021 15:58

Ah mais c'est qu'on va enfin l'avoir notre nouvelle série Star Trek dites donc. Il était temps. Parce que bon, avec presque un an de retard, on peut dire qu'elle a raté l'anniversaire de la saga. C'est malin.

L'annonce de la création de Star Trek : Discovery a constitué un petit événement puisqu'il s'agit d'une part de la première série télé dédiée à cette univers depuis de nombreuses années, mais aussi parce que c'était Bryan Fuller qui devait s'en occuper, ce qui n'est pas rien. Mais, évidemment, rien ne s'est passé comme prévu, le projet à pris du retard, Fuller a claqué la porte pour faire American Gods, les questions budgétaires n'ont pas tarder à arriver sur le tapis et finalement Alex Kurtzman a repris les choses en main et le tournage a enfin pu commencer.

 

Photo Sonequa Martin-Green, Michelle Yeoh

 

La série arrivera donc sur les écrans américains à partir du 24 septembre prochain et devrait nous présenter un tout nouvel équipage tout en mettant l'accent sur l'exploration, revenant ainsi aux racines de la saga. Aujourd'hui, c'est l'un des showrunners, Aaron Harberts, qui a décidé de sortir de son bureau pour expliquer au micro d'Entertainment Weekly l'un des grosses raisons méconnues de ces retards multiples :

"Il y a énormément de travail, d'artisanat et de customisation appliqué à chaque accessoire, chaque costume, chaque décor. Toutes ces choses ont dû être designées et manufacturées. Nous avons envoyé un costume-designer en Suisse pour qu'il choisisse l'usine qui allait construire les costumes de Starfleet. Plusieurs éléments de nos uniformes sont en impression 3D et certains de nos décors peuvent prendre jusqu'à six semaines pour être bâtis. CBS nous a donné le temps et l'argent nécessaires pour créer quelque chose que les fans trouveront dignes."

 

Photo Sonequa Martin-Green, Michelle Yeoh, Doug Jones

 

Certes, cela demande un certain temps de préparation et un énorme travail, mais réduire ce retard à des questions matérielle, ce serait comme noyer le poisson. Cela dit, quoi qu'elle fasse, la série ne pourra jamais faire comme si Bryan Fuller n'avait pas lancé le projet puisque l'une des questions récurrentes est quand même de savoir ce qu'il a laissé derrière lui. Et Alex Kurtzman se la joue beau joueur, comme il vient de le faire au micro de Collider :

"Il a laissé quelques empreintes sur la série. Quelqu'un a un jour dit que Bryan était ma licorne et c'est très vrai. C'est vraiment un scénariste hors du commun. Il est incroyablement brillant et j'ai adoré travailler avec lui et voir comment son esprit fonctionnait. Bryan était très impliqué dans American Gods et je pense que la dimension qu'a pris Star Trek l'a poussé à devoir choisir entre les deux. Il adore les deux projets, donc on s'est assis et on a discuté de ce que nous allions faire et du sens que la série allait emprunter pour la suite. Tant de choses sont présentes en termes d'histoire et d'installation, de personnages, d'idées et retournement de situation, et c'est de ça dont nous avons parlé."

Donc, vous voyez, tout le monde se fait des bisous, au fond. Chacun est concentré dans le seul intérêt du projet global. Et c'est beau. Après, est-ce que ce sera bien ? C'est une autre histoire...

 

Photo

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commentaires
zvide
25/09/2017 à 21:11

Série à fuir ...

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