Pour Dustin Hoffman, Hollywood n'a jamais été aussi nul

Jacques-Henry Poucave | 6 juillet 2015
Jacques-Henry Poucave | 6 juillet 2015

Malgré une carrière légendaire, on ne peut pas dire que l’immense Dustin Hoffman croule actuellement sous les projets. Dans une interview au micro de The Independant, l’acteur a expliqué que c’était peut-être la conséquence de la politique hollywoodienne.

« Je pense qu’en ce moment, la télévision est meilleure qu’elle n’a jamais été et je crois que jamais le cinéma n’a été aussi mauvais, du moins depuis 50 ans que je fais ce métier, ça n’a jamais été pire. »

Il faut dire que l’acteur, dont la carrière a explosé avec l’avènement du Nouvel Hollywood (Le Lauréat), ne reconnaît probablement plus ses petits au sein d’une industrie dont la cinéphilie semble avoir rétréci comme peau de chagrin.

« Je crois que la qualité des films que nous faisons n’est même plus le sujet, la seule question est de savoir s’ils rapportent assez d’argent. »

Pour le coup, si Dustin Hoffman émet un point de vue intéressant sur l’audace actuelle de la télévision américaine, il oublie un peu vite que « de son temps », les studios n’étaient pas moins obsédés par les profits et la rentabilité. La différence se situe probablement ailleurs.

Premièrement, lorsque sa carrière a décollé, les studios n’étaient pas encore la propriété de multinationales délirantes, dont le cinéma ne représente qu’une activité (particulièrement risquée) parmi d’autres. Enfin, si les patrons de studio des seventies étaient tout autant en quête de billets verts que leurs successeurs, mais ils avaient tous ou presque fait carrière dans le cinéma, et n’envisageaient pas le Septième Art comme un business anodin.

Une chose est sûre. On aimerait bien que les producteurs se rappellent combien Dustin Hoffman est un comédien d’exception.

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commentaires
Alix
09/07/2015 à 21:35

@ Jiju

Bonjour Jiju,
Je ne crois sincèrement pas être dans l'idéalisation d'un passé reconstitué tout comme je ne suis pas dans le mythe de la belle époque, j'ai 38 ans et je ne pense pas me rattacher à une époque en particulier.
Si tel était le cas, je considèrerais probablement que les séries américaines d'aujourd'hui par exemple seraient moins bien qu'hier, ce qui à mes yeux n'est pas le cas. Je pense d'ailleurs que beaucoup d'artistes américains de talent ont basculé dans les séries et cela pour notre plus grand plaisir. Je considère également que le cinéma asiatique s'est amélioré avec le temps. Mais honnêtement, si l'on voyait du passéisme dans le fait d'affirmer que le cinéma Italien (pour prendre un autre exemple) d'aujourd'hui est bien en dessous de l'âge d'or du cinéma italien de l'époque de la cinecitta, cela ne reviendrait-il pas à dire qu'il faut porter aux nues tout ce qui est nouveau juste parce que c'est nouveau?
Ce que j'essaie de vous dire c'est qu'on ne peut pas je pense affirmer qu'un film est meilleur sous prétexte qu'il est nouveau ou ancien. Car cela reviendrait potentiellement à dire qu'un film que l'on trouve sublime aujourd'hui sera nul dans 30 ans juste parce qu'il a pris 30 piges.
Sur la notion de grand cinéma américain, les films que je mentionne ne pourront jamais faire l'unanimité et en effet la liste est extrêmement subjective et elle est peut-être discutable.
Ce qui fait un grand film à mes yeux n'est pas lié au consensus auquel il est lié. C'est simplement les émotions qu'il peut me procurer. Le film m'a-t-il marqué ou non? C'est la question que je me pose. C'est aussi simple que ça. Je me fous de la dénomination "classique", "culte" et je me fous royalement que l'histoire en fasse un classique ou non, je n'ai pas besoin qu'un film soit validé par une critique consensuelle ou non ou autre pour l'apprécier.
Quant à la décadence du cinéma américain, je ne considère pas qu'elle soit à rattacher aux années 90. Je pense que depuis une quinzaine d'années le cinéma américain perd de sa qualité.
Je n'ai jamais affirmé cependant qu'il n'y avait pas d'œuvres fortes dans les années 2000 jusqu'à nos jours, j'estime seulement qu'il pourrait y en avoir bien plus.
Je ne voudrais pas insister mais je pose une question très simple ici, croyez-vous sincèrement que l'on puisse comparer un Thomas Anderson, Carax ou Winding-Refn à un Hitchcock, un Leone, un Spielberg ? Croyez-vous que l'on doit juger ces trois derniers sur l'adoubement dont ils ont été sujets ou sur les émotions qu'ils ont générés et qu'ils continuent encore de générer? Posez- vous la même question sur Anderson, Carax et Refn.
Bonne journée

Jiju
08/07/2015 à 09:20

@Alix

Etrange car auparavant je trouvais vos exemples de cites très banals, uniquement de gros classiques indiscutables (donc très difficile de vous croire quand vous dîtes que ce sont uniquement des films qui vous procurent une émotion grandiose : on ne peut pas décemment en être certain quand l'histoire en a fait des monuments du cinéma...) ; et maintenant je trouve vos exemples plus humains mais donc, beaucoup plus discutables.

J'ai beaucoup de mal à considérer Invasion Los Angeles, Poltergeist, Un poisson nommé Wanda comme de très grands films. Et beaucoup de vos exemples, même si je les apprécie, me semblent difficilement défendables de ce point de vue... Preuve qu'il s'agit avant tout d'une ressenti très, très personnel. Et donc je vous confirme définitivement qu'à ce niveau, les années 2000 offrent de merveilleux films, capables de réunir l'audace, l'originalité, l'émotion, l'intensité, et tout ce qu'on recherche au cinéma. Et si j'en avais l'envie et le temps, je pourrais sans inquiétude dresser une liste de comédies, drames, films de genre des années 90 et/ou 2000 pour continuer ce débat.

Mais c'est bien ce que je pensais : une fois sorti des monuments de l'histoire du cinéma sur lesquels la planète s'accorde sans trop de mal (et que vous pensiez les appréciez totalement indépendamment de leur statut, c'est une autre question qui me chiffonne...), vous démontrez que vous aimez une grande variété de genres et de films bien plus sujets à débat. Preuve que si vous regardez attentivement les années 2000 (peut-être avec un peu de recul lorsque le débat deviendra "les années 2020 sont atrocement nulles, regardez les années 2000 étaient tellement mieux!"), vous trouverez ou redécouvrerez des bijous.

Alix
08/07/2015 à 03:50

@ Phil
Je suis tout à fait conscient que les décennies précédentes ont produit des films médiocres et je n'ai jamais dit le contraire dans mes différents textes.
Ce que je dis c'est simplement que le cinéma américain produit à mon humble avis moins d'oeuvres marquantes qu'à une certaine époque.
@ Jiju, en fait il y a sincèrement beaucoup de choses intéressantes dans ce que vous dites.
Notamment le fait que les frontières entre cinéma hollywoodien, indépendant, d'auteur sont abstraites. Oui je pense que c'est vrai. Voilà pourquoi j'utiliserai plutôt le terme (peut-être inadéquat mais c'est vraiment celui qui me vient à l'esprit) de "grand cinéma américain".
Par contre je maintiens ce que je dis, et je pense qu'y voir du passéisme n'est pas approprié. Même si nous procédons par décennie, je pense que la décennie 2000/2010 ainsi que la décennie en cours sont nettement moins prolifiques en auteurs et en œuvres marquantes que les précédentes.
J'ai pris pour exemple les années 80 ci-dessous.
Je n'affirme pas que chacun des films doit être perçu par chacun comme un chef d'œuvre et en effet le passéisme peut favoriser l'immobilisme mais franchement je ne crois vraiment pas que nous ayons autant de films marquants depuis les années 2000. Ce que j'essaie de dire et peut-être que je le dis mal, c'est qu'il y a beaucoup de films américains associés à cette époque que je prends toujours plaisir à revoir.
Je n'éprouve pas souvent cette sensation avec le cinéma américain récent.
Bien sur cela n'engage que moi.
Je dois par ailleurs souligner que je ne juge pas un film en fonction du statut que la société ou l'imaginaire collectif lui donne.
Je le juge en fonction des émotions qu'il est capable de me procurer.
La notion d'auteur est indéniable concernant les réalisateurs que vous mentionnez mais le statut d'auteur ne garantit pas le talent. De même, si l'audace favorise la créativité et la qualité, elle ne garantit ni l'une ni l'autre. Certains prétendus auteurs se cachent derrière ce titre et derrière l'appellation d'origine contrôlée " film d'auteur" pour diffuser des œuvres insipides, prétentieuses et vides.
Et ça n'est pas parce qu'on sait manier la caméra, créer une atmosphère étrange ou vintage qu'on est un grand, ça n'est pas parce qu'on intègre quelques misérables éléments symbolistes que ça fait un grand film.
Je suis désolé, sans vouloir vous offenser, j'éprouve plus d'émotion devant les aventuriers de l'arche perdue, la mouche, Matrix (grands artistes à mes yeux même si je n'adhère pas à tout), aliens plutôt que de mater un mec qui change de costume toutes les cinq minutes et marche à poil dans la rue (Holly motors).
Je préfère me taper un fight club (Oui, Fincher est un grand auteur à mes yeux), hellboy 2, old boy, j'ai rencontré le diable ou terminator à un there will be blood long, creux et inutile ( même si je trouve au day Lewis est extra comme souvent).
On peut aussi faire des films divertissants et intelligents comme robocop ( version Verhoeven) par exemple qui est à la fois un divertissement de grande qualité et une satire des usa des eighties ainsi que du reaganisme.
On peut également mentionner invasion los angeles de Carpenter qui va dans ce sens.


Bonne route également

Quelques films des Années 80: ( peut-être quelques erreurs sur les dates ou sur les nationalités des films).
Retour vers le futur, indy, l'empire contre-attaque, mad max 2, conan le barbare, Die hard, gremlins, blues brothers, robocop, terminator, aliens, superman 2, ET, roger rabbit, l'empire du soleil, blade runner, ghostbusters, legend, les incorruptibles, bettlejuice, abyss, l'histoire sans fins, dark Crystal, la mouche, invasion los-angeles, Rambo, Raging bull, les affranchis, highlander, the shining, the thing, scarface, il était une fois en Amérique, the fog, poltergeist, les chariots de feu, greystoke, dead zone, excalibur, le secret de la pyramide, police fédérale los angeles, pale rider, brazil, cocoon, mission, un poisson nommé wanda, big, le choc des titans, sixième sens (celui de Mann), rain man, predator, ladyhawke, le bateau, amadeus, l'année du dragon, les liaisons dangereuses, éléphant man. Evil dead, full metal jacket, l'arme fatale, rain man, willow, blow out, la chair et le sang, certains freddy, stand by me, christine, l'étoffe des héros, les aventures de jack Burton, le prince des ténèbres, liaison fatale, pulsions, le verdict, angel heart, né un 4 juillet, les goonies, l'aventure intérieure, black rain, King of New York, wolfen, body double, à double tranchant, liaison fatale, hitcher, Victor Victoria, un fauteuil pour deux, couleur pourpre, outland, aux frontières de l'aube, princess bride, blue velvet, batman, hurlements, tootsie, the sorcerer ( merci pour votre contribution, j'ai vu ce dernier il y a deux mois et c'était très bien même si je trouve le désign des camions un peu démoniaques caricatural).

Jiju
07/07/2015 à 17:09

@Phil
Mais c'est exactement ce que je tente de dire ! Que cette opposition entre hier et aujourd'hui n'est ni pertinente ni intéressante. On garde toujours cette image plus belle du passé, parce que le temps a trié les films, le public et la presse ont classé les oeuvres incontournables, et ne reste qu'une vision idyllique et propre d'une époque qui était tout aussi chaotique.

Et je parlais de Sorcerer car il ressort bientôt, a acquis un statut über culte, mais a été totalement ignoré et méprisé à l'époque. Bon exemple donc pour dire qu'on ne peut pas affirmer qu'un film est apprécié à sa juste valeur par ses contemporains. (Et que ce soit un remake n'est pas vraiment la question, car remake ne signifie pas moins bien ou moins intéressant ; il y a quantité de remakes bien plus remarquables et inventifs que des films "originaux"... C'est un autre débat/
Et Friedkin n'a pas exactement dit ça : son intention a toujours été de faire un autre film, totalement différent du Clouzot, et Sorcerer est tout de même un film osé et original à bien des égards...)

Phil (l'original)
07/07/2015 à 16:31

@Jiju
Tu cites Sorcerer qui est quand même un remake du "Salaire de la peur" de Clouzot dont Friedkin disait déjà à l'époque qu'il ne pourrait surpasser l'original ! Pas grand chose à voir avec quelque chose d'original ou d'osé.

Je pense que comparer les époques de cette manière n'est pas une bonne idée parce qu'en dehors des chefs d’œuvre que tu cites - et Alix aussi - il faudrait voir le nombre de sombres merdes qui sortaient en même temps et qu'on a forcément oubliées... D'ailleurs c'est quelque part grâce aux vidéo clubs que dans les années 80 on a découvert la quantité astronomique de séries B et Z produites et qui arrivaient chez nous pas ce biais. (Il n'y avait pas non plus que ça, heureusement !)

Jiju
07/07/2015 à 15:19

@Alix

Mais la nuance entre cinéma hollywoodien et "américain" ou indépendant est de plus en plus abstraite, comme vous le dîtes après. Donc difficile de dire que Voyage au bout de l'enfer, Qu'est-il arrivé à Baby Jane, Le bon la brute et le truand sont hollywoodiens, et que mes exemples ne fonctionnent pas car ils sont "américains"....
Aujourd'hui, chaque studio ayant sa firme de ciné indé par ex, la frontière est purement de la comm.

Pour le reste, Spielberg, Leone, Hitchcock, Aldrich, Hawks, Ford, Carpenter, Cameron, Capra, Scorsese, Coppola, Kubrick, Wilder, Walsh, De Mille, Curtiz, Huston... Ce sont des exemples qui s'étalent sur de nombreuses décennies ! C'est presque absurde d'opposer ça aux 20 ou 30 dernières années pour dire que désormais, le "cinéma hollywoodien c'est plus ce que c'était".
Sur une telle échelle de temps, heureusement que vous pouvez citer autant d'artistes si talentueux.

Je n'ai pas dit que vous preniez en compte si l'oeuvre était appréciée à sa sortie : je dis que pour beaucoup de ces films/réal, l'accueil public/critique n'a pas été si fantastique à l'époque. Je donne l'exemple de Sorcerer qui a été ignoré à sa sortie... pour finalement devenir un classique intemporel au fil des années. L'histoire regorge d'exemples de films détestés, méprisés, ignorés, mais sauvés et réhabilités au fil des années.
DONC je tente de vous dire que c'est stérile de juger les dernières décennies par le prisme du "regardez avant ce qu'on avait", car quantité d'oeuvres sont revues d'un autre oeil avec le temps. Le "véritable génie est intemporel", c'est une belle phrase, mais la réalité est toute autre. Et à moins que vous ayez un âge très avancé, difficile de pouvoir assurer que vous auriez immédiatement adoré tous ces films dès leur sortie, avec la conviction immédiate que c'étaient des classiques (d'ailleurs, vous ne citez que des films et réalisateurs adoubés, certains avec le temps, donc soyons honnêtes franchement)

Et effectivement, si vous estimez que PT Anderson, Leos Carax, Fincher, les Wachowski ne sont pas des artistes importants, qui font preuve d'audace et de génie, et dont les oeuvres peuvent être revues de nombreuses fois pour apprécier leur valeur... Le "débat" n'a plus aucun sens.

Bonne route

Alix
07/07/2015 à 13:22

Bonjour Phil
Merci pour ton commentaire.
Je ne suis pas certain d'avoir compris ce que tu souhaitais me dire mais Il se peut que j'aie classifié abusivement certains films mentionnés dans ma liste dans les films hollywoodiens.
Mais je n'en suis pas sur.
Lorsque je parle de film hollywoodien, je ne parle pas nécessairement uniquement des films de commande ou d'auteurs/réalisateurs.
Le terme hollywoodien tel que je l'utilise (peut-être à tort) englobe tout simplement les films produits par les grandes firmes hollywoodiennes.
Mais peut-être faudrait-il encore définir clairement le terme "film hollywoodien".
Par contre, un film de qualité est pour moi un film qualité.
Qu'il soit un film de commande ou non.
Et le budget n'a pas d'importance pour moi.
C'est plutôt la politique des producteurs qui est souvent liée au budget et en effet comme tu sembles le souligner, plus le budget est élevé et moins les producteurs prendront des risques en général.
Bonne journée

Alix
07/07/2015 à 13:09

Bonjour Jiju
Mon commentaire se limitait uniquement au cinéma dit "Hollywoodien".
Je n'ai jamais dit que le cinéma américain ou que le cinéma mondial se limitait au cinéma Hollywoodien. Je n'ai jamais dit non plus que nous n'avions pas d'oeuvres fortes aujourd'hui. J'ai simplement mis en avant mon opinion selon laquelle le cinéma hollywoodien est en chute libre. De plus, je ne juge pas la qualité d'un film au fait qu'il soit apprécié à sa sortie ou non.
Je pense néanmoins que les œuvres que vous mentionnez sont pour la plupart anecdotiques et que même si elles ont été portées aux nues par une presse que j'estime être suiviste et consensuelle, plusieurs d'entre elles ne sont que d'immenses impostures.
Je ne crois sincèrement pas que l'on puisse comparer Nicolas Winding Refn, Paul Thomas Anderson ou Carax à des auteurs tels que Spielberg, Leone, Hitchcock, Aldrich, Hawks, Ford, Carpenter, Cameron, Capra, Scorsese, Coppola, Kubrick, Wilder, Walsh, De Mille, Curtiz, Huston etc. Soyons sérieux et honnêtes!
Alors certes vous pourrez toujours y voir du passéisme mais la vérité c'est que le véritable génie est intemporel même si certaines conventions peuvent changer à travers le temps.

Si je devais citer quelques auteurs que je trouve fabuleux ces dernières années, je citerai vraisemblablement Denis Villeneuve surtout pour son fabuleux "incendies" et Park Chan Wook pour Old Boy par exemple, Bong Joon Ho pour snowpiercer, Zhang Yimou et bien d'autres...
Pour revenir au cinéma hollywoodien, Brad Bird et JJ Abrahams, Guillermo Del Toro (Hellboy 2) ont tous deux beaucoup de talent pour faire naître une certaine magie dans le cinéma hollywoodien récent.

Mais tout ça n'est qu'un avis personnel.
Bonne journée

Phil (l'original)
07/07/2015 à 10:56

@ Alix
Si tu as assez raison, tu dis aussi tout et son contraire dans ton commentaire puisque justement les films que tu cites à la fin sont des films "d'auteurs/réalisateurs" et non de producteur ! Le vrai basculement - initié par Spielberg (les dents de la mer est une commande) - est arrivé dans les années 80 quand les producteurs ont repris le pouvoir sur les films avec le duo Simpson/Bruckheimer.
Sans soutenir la politique actuelle des studios, je comprends que des films coûtant 150 millions de dollars (hors promo) sont de vrais risques et du coup, c'est le marketing qui l'emporte sur la créativité. Ce qu'il manque actuellement ce ne sont ni les films indépendants, ni les auteurs et réalisateurs de talent, mais des films au budget "moyen" 20 à 50 millions de dollars qui eux peuvent se permettre d'être créatifs en ayant suffisamment de moyens pour offrir du spectacle. Terminator, Retour vers le futur, Alien et bien d'autres étaient de cette veine.

JIju
07/07/2015 à 10:51

C'est juste passéiste et flemmard de se raccrocher à des classiques qui, parfois, n'ont même pas été appréciés à leur sortie

Gone Girl
Social Network
Mad Max Fury Road
The Dark Knight
Holy Motors
The Master
There will be blood
Zero Dark Thirty
Cloud Atlas
Spring Breakers
Her
Enemy
Gravity
Captain Phillips
Le Passé
Upstream Color
La Vie d'Adèle
Drive
Only God Forgives
Take Shelter
.....

C'est une liste entièrement subjective mais je crois qu'il a beaucoup de films récents qui font le poids. Des objets audacieux et passionnants, sur un spectre très large.
Il y a encore des auteurs très forts, et on en découvre de nouveaux chaque année.
Faut juste avoir le recul nécessaire, et pas se raccrocher simplement aux films érigés au rang de classiques indiscutables, et donc le base du cinéphile ordinaire

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